R-7 Semiorka - Définition et Explications

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Introduction

R7 au Centre panrusse des expositions.

La R-7 Semiorka (du russe Семёрка signifiant « Petit 7 », code OTAN SS-6 Sapwood) est la toute première fusée (Fusée peut faire référence à :) à avoir placé un satellite (Satellite peut faire référence à :) en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que dessine dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous l'effet de la gravitation.) autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres...) de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus grande et la plus massive des quatre...). À la base, cette fusée est formée sur le modèle d'un missile (Un missile est un projectile autopropulsé et guidé, constitué de :) intercontinental russe créé en 1956. La fusée en elle-même, mise en œuvre par Sergueï Korolev (Sergueï Pavlovitch Korolev (aussi cité comme Sergueï Koroliov ou dans sa forme anglaise Sergey Korolyov, en russe ?????? ???????? ???????) (13 janvier 1907, Jitomir, Ukraine - 14 janvier 1966, Moscou, Russie) était un ingénieur...), est effectivement achevée en 1957. Elle a été construite dans l'Usine n° 1 de Samara.

Origine

La version de base du lanceur ( Lanceur, terme de l'astronautique Lanceur, terme du baseball ) est de type « un étage et demi », constitué d'un corps central et de quatre accélérateurs. Chaque élément possède un moteur (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou travail.[réf. nécessaire]) quadrichambre RD-107 ou RD-108 pour le corps central. Il s'agit d'un groupe de propulsion (La propulsion est le principe qui permet à un corps de se mouvoir dans son espace environnant. Elle fait appel à un propulseur qui transforme en force motrice l'énergie fournie par le...) comprenant un seul système de pompes et quatre ensembles chambre de combustion/tuyère dont la poussée (En aérodynamique, la poussée est la force exercée par le déplacement de l'air brassé par un moteur, dans le sens inverse de l'avancement.) unitaire ne dépasse pas celle d'un V-2 (250 kN) dont les Soviétiques, comme les Américains, avaient largement repris la technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :). Des moteurs verniers s'y ajoutaient pour le contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) en roulis (quatre sur l'étage central, deux sur chaque accélérateur). La fusée était haute de 30 mètres, pour un poids (Le poids est la force de pesanteur, d'origine gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique en raison uniquement du voisinage de la Terre. Elle est égale à l'opposé de la résultante...) de 267 tonnes, les boosters latéraux étaient hauts de 20 mètres sur 2,6 de diamètre (Dans un cercle ou une sphère, le diamètre est un segment de droite passant par le centre et limité par les points du cercle ou de la...), sa charge utile (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un...) était de 5,3 à 5,5 t.

A l'origine, la R-7 était conçue comme missile balistique intercontinental (Un missile balistique intercontinental (abrégé en ICBM, qui provient de l'anglais intercontinental ballistic missile) est un missile balistique à longue portée (plus de 5 500 km ou 3 500...). Alors que les Américains avaient préféré attendre de disposer de bombes H (beaucoup plus légères que les bombes A) pour développer de telles armes, les Soviétiques, eux, avaient développé ce missile capable de lancer des bombes A pesant 5 tonnes. En conséquence, le R-7 était deux fois plus grosse que l'Atlas américaine.

Le missile consistait en un étage principal et quatre étages d'accélération (L'accélération désigne couramment une augmentation de la vitesse ; en physique, plus précisément en cinématique, l'accélération est une grandeur vectorielle...) (boosters). Cette solution, par rapport à un bi-étage classique, permettait de démarrer tous les moteurs sur le banc de tir, donc d'abandonner le tir en cas de défaillance de l'un d'eux, capacité précieuse pour une fusée conçue au début des années 1950, époque où la fiabilité (Un système est fiable lorsque la probabilité de remplir sa mission sur une durée donnée correspond à celle spécifiée dans le cahier des charges.) des moteurs était très faible. D'ailleurs, l'Atlas avait été conçue dans la même optique (L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière, du rayonnement électromagnétique et de ses relations avec la vision.), ayant également tous ses moteurs allumés avant le décollage (Le décollage est la phase transitoire pendant laquelle un aéronef passe de l'état statique - au sol - vers le vol.).

Ironiquement, la R-7 peut pratiquement se considérer comme un échec dans le rôle pour lequel elle a été initialement conçue, celui de missile stratégique. Le missile n'est pas resté en service longtemps. Trop encombrant pour être lancé d'un silo, trop long à lancer (à cause de la manipulation de l'oxygène (L’oxygène est un élément chimique de la famille des chalcogènes, de symbole O et de numéro atomique 8.) liquide), surdimensionné une fois les bombes H disponibles il a vite été supplanté par des missiles à ergols liquides stockables et n'est resté en service que de 1960 à 1967 dans les troupes des missiles stratégiques. En revanche, la R-7 est pour beaucoup le lanceur spatial le plus réussi de l'histoire.

Le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande diversité de...) d'utiliser le missile R-7 comme lanceur spatial commence après que Sergueï Korolev ait expliqué la possibilité d'envoyer un laboratoire orbital appelé Objet D au premier secrétaire du parti communiste, Nikita Khrouchtchev lors d'une inspection en janvier 1956. Ce projet trop ambitieux prit du retard, et le développement d'un engin de petite taille fut décidé un an après.

Les premiers essais de lancement du missile seul sont des échecs. Le 15 mai 1957, le premier tir échoue après un vol de 100 secondes à cause de l'explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de gaz. Plus cette transformation s'effectue...) d'un des moteurs. Les deux suivants ne sont pas plus des réussites ; lors des quatrième et cinquième tirs du 21 août et du 7 septembre, les étages supérieurs de la fusée se désagrègent. Face à la possibilité, d'après les services de renseignement soviétiques, d'un essai américain, il est décidé de lancer le satellite PS-1 le 6, puis le 4 octobre.

C'est donc depuis le cosmodrome de Baïkonour, Kazakhstan, le 4 octobre 1957, que la première fusée R7-Semiorka est lancée avec succès, avec dans sa coiffe le satellite Spoutnik 1 (Spoutnik 1 (??????? 1, litéralement « compagnon » en russe, soit un "satellite") fut le premier satellite artificiel. Il fut lancé le 4...). Il s'agissait d'une version à peine modifiée du missile intercontinental, le satellite et une petite coiffe remplaçant l'énorme ogive atomique et son bouclier atmosphérique.

Fort de ce succès, Khrouchtchev demanda le lancement d'un autre satellite seulement un mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) après le premier. Korolev et ses équipes travaillèrent sur le lancement d'un animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe, c’est-à-dire qu’il se...), à bord de Spoutnik (Tiré du mot russe ??????K (« compagnon de route » ou « satellite »), le terme Spoutnik désigne une série de satellites lancés par URSS au tout début de la conquête de l'espace.) 2. Le tir suivant se fit donc le 3 novembre 1957 avec succès.

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