Jean-Pierre Blanchard
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Jean-Pierre Blanchard, ou Jean-Pierre François Blanchard, né aux Andelys (Eure) le 17 juillet 1753 et mort à Paris le 7 mars 1809, est un autodidacte français qui s’illustra dans la conquête des airs en ballon.

Fils d’un ouvrier tourneur, il montre dès l’enfance son goût (Pour la faculté de juger les belles choses, voir Goût (esthétique)) pour l’invention et la mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de transmission, pistons, ...), bref, de tout ce qui...). Il construit des automates puis conçoit une voiture à pédale. Plus tard, il met au point (Graphie) une machine hydraulique (L'hydraulique désigne la branche de la physique qui étudie les liquides. En tant que telle, les champs d'investigation qu'elle propose regroupent plusieurs domaines :) pour alimenter Château-Gaillard en eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.), expérience renouvelée à Vernon puis à Grenoble.

Mais c’est la conquête des airs qui le passionne. Il travaille à un " vaisseau volant ayant la forme d’un oiseau, muni de six ailes et de gouvernail (Le gouvernail est une partie mobile d'un bateau, ou d'un avion.) ". Il organise une démonstration (En mathématiques, une démonstration permet d'établir une proposition à partir de propositions initiales, ou précédemment démontrées à...) publique le 5 mai 1782 mais ne pourra décoller.

Suivant l’exemple des frères Montgolfier (On entend par frères Montgolfier, Joseph-Michel Montgolfier (° 26 août 1740 - † 26 juin 1810) appelé souvent Joseph, et Jacques-Étienne Montgolfier (° 6 janvier 1745 - † 2 août 1799) appelé souvent Étienne, son...) qui ont fait voler un ballon avec deux passagers gonflé à l’air chaud l’année précédente, il construit un ballon gonflé à l’hydrogène et muni d’une hélice (Hélice est issu d'un mot grec helix signifiant « spirale ». Un objet en forme d'hélice est dit hélicoïdal.) et de rames en plumes mues à la force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou encore une vertu morale...) des bras. Le 2 mars 1784, la foule rassemblée sur le Champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:) de Mars à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du...) assiste à l’ascension d’un aérostat (Un aérostat est un aéronef « plus léger que l'air », dont la sustentation est assuré par la poussée d'Archimède, contrairement à un aérodyne.) habité. Le ballon, poussé par le vent (Le vent est le mouvement d’une atmosphère, masse de gaz située à la surface d'une planète. Les vents les plus violents connus ont lieu sur Neptune et sur...), franchit la Seine et revient pour se poser rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les différents quartiers, s'inscrivant de ce fait dans un réseau de voies à...) de Sèvres.

La traversée de la Manche en 1785
La traversée de la Manche en 1785

Le 7 janvier 1785, Blanchard et son ami et mécène américain John Jeffries traversent la Manche de Douvres à Guines en 2 heures (L'heure est une unité de mesure  :) 25 minutes ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. Cartographie géologique ; la minute de terrain est la carte originale, au...), à bord d’un ballon gonflé à l’hydrogène. Cet exploit eut un retentissement dans toute l’Europe et Blanchard se rendit dans de nombreux pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la...) faire des démonstrations de vol en ballon ainsi que des essais avec des animaux d’un parachute (Le parachute est un dispositif destiné à freiner le mouvement, principalement vertical d'un objet ou d'une personne.) auquel il travaille.

Il alla aux États-Unis faire des présentations, au cours de l'une desquelles son fils trouvera la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des étoiles). Chez les organismes...). Lui-même tombe de son ballon en 1808 à La Haye. Revenu à Paris, il y meurt le 7 mars 1809. Sa seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une...) femme, Madeleine Sophie Armant, qui l’accompagnait depuis 1805, poursuit les présentations de vol libre (Le vol libre est l'activité sportive ou de loisir consistant à voler avec un planeur ultra léger (PUL) sans motorisation.). Elle y laisse également la vie (La vie est le nom donné :) à Paris le 6 juillet 1819, son ballon s’étant enflammé.

Bibliographie

  • Edouard Pelay, " Pierre Blanchard, aéronaute ; histoire de ses ascensions ", dans Bulletin des amis des monuments rouennais, 1899
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