Métro de Paris
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Culture

Les musiciens du métro

Les musiciens du métro parisien sont une tradition très ancienne. En revanche, c'est seulement depuis 1997 et la création par la RATP de la structure Espace Métro Accords (EMA) que cette activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) n'est plus tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) à fait ouverte à tous.

Afin d'éviter les désagréments occasionnés aux voyageurs, les musiciens désireux de se faire connaître et/ou de « gagner leur pain » en jouant dans cet environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux...) sonore tout à fait particulier, se doivent de se renseigner auprès de la structure Espace Métro Accord pour passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) une audition (L'audition est le fruit d'un mécanisme complexe assuré principalement par les deux oreilles (pour permettre la perception binaurale stéréophonie)et les voies centrales avec notamment un...) auprès d'un jury. S'ils sont acceptés, il reçoivent une carte de musicien EMA qu'ils doivent porter sur eux et ont interdiction de jouer sur les quais et dans les rames.

Ce dispositif limite largement la place pour les amateurs puisque l'intérêt de la RATP (La Régie autonome des transports parisiens (RATP) est une entreprise publique désignée par le STIF pour assurer la gestion du métro et d'autres transports urbains de Paris...) est de proposer aux voyageurs les meilleurs musiciens possibles. Cette tradition a depuis toujours (et aujourd'hui encore) permis à nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de musiciens et chanteurs de faire leurs premières armes face à leur futur public. Citons par exemple « Alain Souchon, Manu Dibango, Jacques Higelin, Touré Kunda, Dany Brillant, Ben Harper, ou plus récemment Lââm, Anis ou encore William Baldé ».

En contrepartie de ce système, l'EMA propose aujourd'hui aux plus populaires de ses musiciens l'édition de disques (compilations des musiciens du métro) et leur production sur des scènes de festivals d'Île-de-France (Solidays...).

Le métro au cinéma (On nomme cinéma une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Le terme désigne indifféremment aujourd'hui une salle de projection...)

Station aérienne Glacière de nuit (ligne 6).

Certains films ont fait un thème majeur du métro : Les Portes de la nuit (Marcel Carné, 1946), Subway (Luc Besson, 1985), Peur sur la ville (Henri Verneuil, 1975) ou La Grosse Caisse (Alex Joffé, 1965). On peut citer également Le Samouraï (Jean-Pierre Melville, 1967), Mauvais sang (Leos Carax, 1986) et L'Ami américain (Wim Wenders, 1977).

Il existe une station que la plupart des gens connaissent, mais qu'ils n'ont jamais eu l'occasion de parcourir au quotidien : la station Porte des Lilas - Cinéma. En effet, cette station se situe sur la voie des Fêtes et la voie navette (Une navette spatiale, dans le domaine de l'astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer d'autres missions, telles que...), entre les lignes 3 bis et 7 bis, et n'est ordinairement pas accessible au public. Ses quais ont été réaménagés par la RATP en studio de cinéma, elle est utilisée pour des tournages de films et de publicités, difficiles dans des stations en usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.) à cause de la durée de fermeture (Le terme fermeture renvoie à :) nocturne trop courte pour monter un plateau de tournage. Elle est également utilisée pour la réalisation de films publicitaires ayant le métro pour cadre. Les décors, et notamment les panneaux comportant le nom de la station, sont adaptés au film concerné.

Parmi les principaux films qui y ont été tournés, on peut citer : Le fabuleux destin d'Amélie Poulain (la station Abbesses du film), Une Époque formidable..., Les Rois mages ou encore Paris, je t'aime.

Zazie dans le métro (Louis Malle, 1960) et Le Dernier Métro (François Truffaut, 1980) font référence de par leurs titres au métro parisien en n'y jouant pourtant qu'un rôle symbolique.

Le métro dans la littérature

Le monde (Le mot monde peut désigner :) du métropolitain est évoqué dans de nombreux ouvrages, dont Le tout sur le tout d'Henri Calet, Les faux frères de Paul Guimard, deux pages du journal de Kafka dans lequel il explique que le métro lui fait appréhender l'âme parisienne, sa rapidité, son mouvement. Mais bien d'autres écrivains ont évoqué le métro : Louis Aragon, Jean Cocteau, Jacques Prévert, Claude Roy, Robert Desnos, Léon-Paul Fargue ou encore Marcel Allain dans la série Fantômas, où ce dernier dérobe la rame de métro 126 entre les stations Anvers et Barbès dans Fantômas vole des blondes. Le métro est également le fil conducteur du premier ouvrage de Lorànt Deutsch intitulé Métronome, l'histoire de France au rythme du métro parisien.

Le métro dans la chanson

De nombreuses chansons ont également pris pour thème le métro tels que Le Poinçonneur des Lilas de Serge Gainsbourg, Le métro de Léo Ferré, Métro d'Yves Montand, Y'a D'la Joie de Charles Trenet, ou Le Métro de Paris d’Édith Piaf sans oublier Bercy Madeleine de Pierre Perret, The Metro de Berlin ou encore Métro du groupe Java. Par ailleurs, le clip Un autre monde (1986) du groupe de rock français « Téléphone » a été tourné dans une rame de la ligne 6 du métro.

En juillet et août 2009, les textes des artistes se produisant lors du festival Rock en Seine du 28 au 30 août 2009 dans le parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et chemins destinés à la chasse, à la promenade ou à l’agrément. Il...) de Saint-Cloud sont affichés dans les rames de métro et de RER.

Le métro et la numismatique

La numismatique a honoré le métro de Paris par l’édition de quelques médailles, notamment :

  • un hommage aux constructeurs en 1912 ;
  • le cinquantenaire du métro en 1950 ;
  • un hommage à Fulgence Bienvenüe ;
  • des prix du département de la Seine.

Le lapin (Le mot lapin (/lapε̃/) est un terme très général qui désigne plus d'une vingtaine d'espèces de mammifères à grandes oreilles de...) rose du métro

Le lapin du métro parisien est un autocollant (Un autocollant (ou sticker, de l'anglais to stick, coller) est un support de texte ou d'images disposant sur sa face inférieure d'une fine couche d'adhésif permettant de le...) placé sur les portes des rames depuis la fin des années 1970 et destiné à avertir les usagers, en particulier les enfants, des risques présentés en laissant ses mains sur les portes lors de leur ouverture. Son dessin s'est modernisé au fil du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.), il est depuis la décennie (Une décennie est égale à dix ans. Le terme dérive des mots latins de decem « dix » et annus « année.) 2000 habillé d'un ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout »,...) jaune (Il existe (au minimum) cinq définitions du jaune qui désignent à peu près la même couleur :). On le retrouve depuis sa création sur divers réseaux français, dans le métro de Lille (Le métro de Lille est un réseau métropolitain desservant la ville de Lille (Nord, France) et une partie de son agglomération. Il a été le premier métro à employer la...) par exemple. Ce lapin a fait l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être désigné par une étiquette verbale. Il est défini par les...) de divers détournements, par les « anti-pub » notamment, mais aussi pour des versions humoristiques parfois grivoises. Ce lapin est devenu un véritable élément de culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :) populaire au fil des années, et se retrouve à l'image du « Mind the gap » du métro londonien, représenté sur divers produits dérivés, comme des aimants ou T-shirts.

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