Université de Franche-Comté
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Introduction

Université de Franche-Comté
Université de Franche-Comté
Informations
Fondation 1423/1691
Type Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux...) publique
Régime linguistique Français
Localisation
Ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune, par opposition aux...) Besançon (Doubs)
Pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui subsiste...) France France
Campus (Un campus (du mot latin désignant un champ) désigne l'espace rassemblant les bâtiments et l'infrastructure d'une université ou d'une école située hors d'une...) Besançon, Belfort, Montbéliard, Vesoul et Lons-le-Saunier
Chiffres clés
Étudiants 20 000
Divers
Site internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World...) www.univ-fcomte.fr/

L'université de Franche-Comté est une université française, dont le siège est à Besançon. Le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) moyen d'étudiants au fil des années est de 20 000, répartis sur 5 sites: Besançon (Doubs), Belfort (Territoire de Belfort), Montbéliard (Doubs), Vesoul (Haute-Saône) et Lons-le-Saunier (Jura).

Histoire

La première idée d'une Université en Franche-Comté à Gray remonte en 1287 à Othon IV, alors souverain du Comté de Bourgogne. Mais il faut attendre 1423 pour que le duc Philippe le Bon ouvre à Dole l'Université des deux Bourgognes (la "ducale", l'actuelle Bourgogne et la "comtale", l'actuelle Franche-Comté) qui comprend trois facultés : théologie, droit canon et droit civil, médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie), son...). Le corps professoral, essentiellement comtois, est renforcé de temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) à autre de quelques "ténors" étrangers recrutés à prix d'or, notamment des juristes italiens, dont Anselme de Marenches et Nicolas Belloni, qui donnent à Dole un rayonnement (Le rayonnement, synonyme de radiation en physique, désigne le processus d'émission ou de transmission d'énergie impliquant une...) international. En 1562, Dole compte 268 étudiants, dont 45 comtois et 223 étrangers. Un siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération humaine et faisait 33 ans 4 mois (d'où peut être l'âge...) plus tard, les étudiants originaires des Pays-Bas espagnols (Hollande et Belgique actuelles) sont encore assez nombreux pour se grouper en une "nation flamande".

Mais Dole, punie pour avoir trop longtemps résisté à la conquête française, perd son rôle de capitale (Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique ou sportif, dans ce cas on parle aussi de...) de Franche-Comté au profit de Besançon où Louis XIV transfère l'Université en 1691. Ce transfert ne se réalise pas sans difficulté : c'est Louis XIV qui octroie des subsides de fonctionnement à l'Université, la ville ayant refusé toute aide financière. Malgré ces débuts difficultueux, l'Université, qui se compose de trois facultés - théologie, droit, médecine - participe au grand épanouissement que connaissent la ville et la province au XVIIIe siècle. Une ombre (Une ombre est une zone sombre créée par l'interposition d'un objet opaque (ou seulement partiellement opaque) entre une source de lumière et la surface sur laquelle se réfléchit cette...) est portée au tableau (Tableau peut avoir plusieurs sens suivant le contexte employé :) cependant avec l'ouverture à Dijon, en 1723, d'une faculté de droit canon et de droit civil, en dépit de la promesse du Roi selon laquelle il n'y aurait qu'une Université pour les deux Bourgognes (Louis XV ouvrira plus tard à Besançon une chaire de droit public, véritable innovation au royaume de France).

Sous Louis XVI, les crises politiques, sociales, économiques et financières, latentes ou patentes, reléguent dans la pénombre l'Université dont les ressources s'amenuisent. Le coup de grâce est donné par le décret de la Convention du 15 septembre 1793 qui supprime toutes les universités de l'ancien régime.

Napoléon rétablit l'enseignement (L'enseignement (du latin "insignis", remarquable, marqué d'un signe, distingué) est une pratique d'éducation visant à développer les connaissances d'un élève...) supérieur en faisant peu de cas toutefois d'un passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations successives du monde et s'oppose au futur sur une échelle des temps centrée sur le présent....) prestigieux : l'enseignement médical est régularisé, mais l'académie de Besançon (L'académie de Besançon, circonscription éducative française gérée par un recteur d'académie, chancelier des Universités, regroupe l'ensemble des...) ne reçoit, officiellement, que les facultés de théologie, de sciences et de lettres, sans obtenir la faculté de droit. Dans les faits, la faculté des lettres est la seule faculté comtoise jusqu'en 1845, puisque la théologie n'est représentée que par les cours du Grand séminaire et la faculté des sciences, victime des compressions budgétaires de la Restauration, en est restée au stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe ?στημι istêmi, « se tenir droit et ferme ») est un équipement sportif.) de l'inauguration. A la rentrée universitaire de 1845, sous la pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée à la surface sur laquelle elle s'applique.) massive (Le mot massif peut être employé comme :) des personnalités locales, Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien,...) vote les crédits nécessaires et la faculté des sciences peut enfin fonctionner.

À la fin du XIXe siècle, à la faveur de l'impulsion donnée (Dans les technologies de l'information, une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction, d'un événement, etc.) par la IIIe République, divers aménagements et créations consolident l'Université qui, en particulier, s'enrichit d'un Observatoire en 1882, et réorganise l'école de médecine en 1889. Le nombre des étudiants, longtemps modeste (au point (Graphie) que Paris émet à plusieurs reprises des projets de suppression de facultés bisontines), commence à se redresser et passe de 180 en 1890, à 245 en 1900.

Au XXe siècle, l'université poursuit son chemin vers de nouvelles conquêtes, quelquefois durement acquises. En 1920 elle obtient, avec le concours de la ville, la création d'une école de droit (les cours sont donnés par des praticiens, magistrats, membres du Barreau, hauts fonctionnaires... et les examens sont passés à Dijon) et en 1964, la création d'un Collège (Un collège peut désigner un groupe de personnes partageant une même caractéristique ou un établissement d'enseignement.) universitaire de droit, placé sous la tutelle scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) de la faculté de droit de Dijon.

Le brutal gonflement des effectifs après la Deuxième Guerre mondiale (600 étudiants en 1938, 780 en 1945, 3 300 en 1963, 11 000 en 1972) écarte définitivement les menaces de suppression et permet de transformer en facultés de plein exercice, l'école de médecine (1967) et le collège de droit (1968). Dans le même temps, sont créés les IUT (1967), l'UER d'éducation physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la...) et sportive (1975), le Centre de Linguistique Appliquée (1961), et se construisent le bâtiment des sciences naturelles place Leclerc (1957), le campus de la Bouloie (à partir de 1962), tandis que la faculté des lettres amorce son extension sur place, entre les rues Mégevand et Chifflet.

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