Chemin de fer Martigny-Châtelard
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La ligne Martigny-Châtelard est une ligne de chemin de fer à voie unique à écartement métrique de 18,363 km reliant la gare de Martigny à la frontière française au lieu-dit le Châtelard (ou, plus précisément l'Île) (commune de Finhaut). Ouverte au public au début du XXe siècle, cette ligne est exploitée par une société privée, la compagnie du Martigny-Châtelard (MC).

Ligne Martigny-Châtelard
Longueur : 18,363 km
Mise en service : 1906-1908
Écartement : métrique
Nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de voies : 1 voie
Pente maximale : 200 ‰
Exploitant : TMR
Électrification : 800 V continu par
3e rail (Un rail (ou lisse en québécois) est une barre d’acier profilée. Deux files parallèles de rails mis bout à bout forment...) et caténaire (Une ligne aérienne de traction électrique est appelée:)
Signalisation : BAL
Types de trafic : Mont-Blanc Express (Express est un langage informatique servant à spécificier formellement des données. Il a fait l'objet d'une normalisation (ISO 10303-11).)
Légende
0,000 Martigny
0,580 La Batiaz (halte)
1,145 Les Fumeaux (halte)
3,914 Vernayaz (dépôt, poste de commandement)
5,808 La Planaz (ancien arrêt de service)
6,579 Le Pontet (ancien arrêt de service)
7,403 Salvan
8,814 Les Marécottes
9,348 La Médettaz (halte)
Viaduc (Un viaduc est un ouvrage d'art routier ou ferroviaire qui franchit une vallée, une rivière, un bras de mer ou tout autre obstacle et qui présente une hauteur ou une longueur, parfois les...) du Triège (47 m)
10,567 Le Trétien
13,310 Grand tunnel (Un tunnel est une galerie souterraine livrant passage à une voie de communication (chemin de fer, canal, route, chemin piétonnier). Sont apparentés aux tunnels par leur mode de construction les grands ouvrages hydrauliques...) de Lachat (579 m)
13,945 Finhaut
Viaduc des Torrents (70 m)
16,194 Le Châtelaret (ancien arrêt de service)
16,978 Le Châtelard-VS (halte)
18,072 Le Châtelard-Frontière
18,363 Pont (Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours d'eau, voie de communication, vallée, etc.) en passant par-dessus cette séparation. Le franchissement supporte le passage d'hommes et de...) sur l'Eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) Noire (frontière française)
Ligne Saint-Gervais-Vallorcine (La ligne Saint-Gervais - Vallorcine est une ligne de chemin de fer à voie unique, à écartement métrique, de 36,5 km reliant la gare de Saint-Gervais - Le Fayet à Vallorcine et à la frontière suisse (le...)

Contact avec les autres réseaux

  • À Martigny, la ligne est en correspondante avec le réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on appelle nœud (node) l'extrémité...) CFF à voie normale (ligne du Simplon).
  • Au-delà de la frontière (Une frontière est une ligne imaginaire séparant deux territoires, en particulier deux États souverains. Le rôle que joue une frontière peut fortement...), elle se prolonge en France jusqu'à Saint-Gervais-Le Fayet via Chamonix : c'est la ligne Saint-Gervais-Vallorcine.
Le Châtelard-Frontière, été 2001 : au premier plan, une automotrice ABDeh 4/4 (probablement n°8) assure la correspondance d'une rame Z800 de la SNCF (à l'arrière-plan).
Le Châtelard-Frontière, été 2001 : au premier plan, une automotrice ABDeh 4/4 (probablement n°8) assure la correspondance (La correspondance est un échange de courrier généralement prolongé sur une longue période. Le terme désigne des échanges de courrier personnels plutôt qu'administratifs.) d'une rame Z800 de la SNCF (La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) est l'une des principales entreprises publiques françaises. Elle exerce une double activité :) (à l'arrière-plan).

Caractéristiques techniques

  • Écartement des rail : 1000 mm.
  • Profil en long : parcours plat de Martigny à Vernayaz (altitude : 457,35 m), puis section à crémaillère jusqu'à Salvan (altitude : 933,85 m). La ligne continue à monter, sans crémaillère, jusqu'à Finhaut (altitude : 1224,05 m), puis redescend légèrement en direction du Châtelard-Frontière (1115,74 m).
  • Électrification par troisième rail (Le troisième rail est une technique d'alimentation en énergie électrique d'un système de transport ferroviaire, utilisé en particulier dans les réseaux de métro ou...) latéral ou caténaire (selon les sections), en courant continu (Le courant continu est un courant électrique indépendant du temps ou, par extension, un courant périodique dont la composante continue est d'importance...) 850 V (750 V à l'origine).
  • Section à crémaillère de type Strub entre Vernayaz et Salvan. Sur cette section de 1 914 m, la déclivité maximale atteint 200 mm/m.
  • Principaux ouvrages d'art :
    • 5 viaducs, dont les audacieux viaduc du Triège et viaduc des Torrents.
    • de nombreuses galeries pare-avalanche
    • 9 tunnels, dont le plus long, le grand tunnel de Lachat, mesure 579,52 m de long
  • Exploitation : depuis les années 1970, la ligne utilise un système de bloc automatique (L'automatique fait partie des sciences de l'ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l'analyse, de la commande et, de la régulation...) lumineux. Le poste de commandement ainsi que les ateliers sont installés à Vernayaz.

Matériel roulant

  • quatre automotrices ABDeh 4/4 n°4 à 8, livrées entre 1957 et 1964, de 48 places.
  • six voitures (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le transport terrestre de...) pilotes ABDt n°63 à 68, livrées également entre 1957 et 1964, de 60 places.
  • une rame à grande capacité datant de 1979, composé de l'automotrice BDeh 4/4 n°501 (de 44 places) et de deux voitures-pilotes, les Bt n°601 et 602 (de 58 places assises et 42 debout)
  • deux rames automotrices BDeh 4/8 n°821/822 et 823/824, identiques au matériel Z800 de la ligne Saint-Gervais-Vallorcine (commande groupée de 5 automotrices en tout). Ce matériel est qualifié de matériel d'interconnexion, car il peut circuler aussi bien en France qu'en Suisse, de façon à assurer des relations directes Saint-Gervais - Martigny.
  • des wagons de marchandises
  • des chasse-neige (Un chasse-neige est un engin destiné au déneigement, c'est-à-dire à débarrasser la voirie de la neige pour la rendre praticable aux autres véhicules.) et du matériel de service

Activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.)

Actuellement, cette ligne transporte environ 250 000 voyageurs par an. Le maximum a été atteint en 1965 avec 414 447 voyageurs.

Le trafic marchandises est presque nul aujourd'hui.

Des services directs de Saint-Gervais à Martigny circulent sous l'appellation " Mont-Blanc Express ".

Historique

  • 10 juin 1902 : constitution de la Compagnie du Chemin de fer (Le chemin de fer est un système de transport guidé servant au transport de personnes et de marchandises. Il se compose d'une infrastructure spécialisée, de matériel roulant et de...) de Martigny au Châtelard - ligne du Valais à Chamonix.
  • 20 août 1906 : La section Martigny - Le Châtelard-Frontière est ouverte.
  • 01 juillet 1908 : La section Le Châtelard-Frontière - Vallorcine est ouverte.
  • années 1920 : les CFF font appel à chemin de fer Martigny-Châtelard (La ligne Martigny-Châtelard est une ligne de chemin de fer à voie unique à écartement métrique de 18,363 km reliant la gare de Martigny à la frontière française au lieu-dit le Châtelard (ou, plus précisément l'Île) (commune...) pour la construction du barrage (Un barrage est un ouvrage d'art construit en travers d'un cours d'eau et destiné à réguler l'écoulement naturel de l'eau pour permettre l'écoulement recherché.) de Barberine. Le trafic marchandises monte en flèche : 23 023 tonnes en 1923.
  • années 1970 : construction du barrage d'Émosson sur le même site que celui de Barberine. Le trafic marchandises connaît une nouvelle embellie : 22 450 t en 1973. En raison de l'augmentation du trafic, la ligne se dote d'un système de bloc automatique lumineux pour augmenter les cadences et améliorer la sécurité. Cette installation sera entièrement rénovée. Les travaux débuteront en 2005.
  • 1997 : mise en service du matériel d'interconnexion, commandé en commun avec la SNCF exploitant la ligne Saint-Gervais-Vallorcine.
  • 2000 : fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une substance constituée de molécules toutes identiques,...) des chemins de fer Martigny - Châtelard (MC) et Martigny - Orsières (MO) en une seule entreprise : Transports (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre.) Martigny et Régions (TMR SA)
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