Adi Shamir
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Adi Shamir à la conférence CRYPTO 2003.
Adi Shamir à la conférence CRYPTO 2003.

Adi Shamir est un cryptologue et professeur au département de mathématiques appliquées du Weizmann Institute of Science depuis 1984, où il occupe la chaire Borman de science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large....) informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport...).

Adi Shamir (Adi Shamir est un cryptologue et professeur au département de mathématiques appliquées du Weizmann Institute of Science depuis 1984, où il occupe la chaire Borman de science...) est né à Tel Aviv, en Israël, en 1952. Le cryptosystème RSA, découvert en 1978 par lui même, Ron Rivest et Len Adleman, fut le premier à mettre en œuvre le concept de chiffrement (En cryptographie, le chiffrement (parfois appelé à tort cryptage) est le procédé grâce auquel on peut rendre la compréhension d'un document impossible à toute personne qui n'a...) asymétrique, dont les fondements furent posés par Whitfield Diffie et Martin Hellman en 1976.

Biographie

Adi Shamir est l'une des figures emblématiques de la cryptographie (La cryptographie est une des disciplines de la cryptologie s'attachant à protéger des messages (assurant confidentialité, authenticité et...) et de la cryptanalyse à travers le monde (Le mot monde peut désigner :). Il a introduit et mis en œuvre la notion de partage du secret qui s'est révélée être une idée fondamentale (En musique, le mot fondamentale peut renvoyer à plusieurs sens.), utilisée non seulement dans la pratique, mais également dans des centaines de travaux théoriques. Sa proposition de générateurs pseudo-aléatoires, fondée sur l'inviolabilité de la fonction RSA, a inspiré le développement de la théorie de la génération d'aléa.

Adi Shamir est, de loin, l'expert le plus éminent en cryptanalyse. Ses plus grandes réussites, dans ce domaine, sont les attaques sur les cryptosystèmes basés sur le problème du sac à dos (En anatomie, chez les animaux vertébrés parmi lesquels les humains, le dos est la partie du corps consistant en les vertèbres et les côtes. Les dorsaux étaient les muscles les...), qu'il a essentiellement éliminés du paysage (Étymologiquement, le paysage est l'agencement des traits, des caractères, des formes d'un espace limité, d'un « pays ». Portion de l'espace terrestre saisi...) cryptographique, et l'invention de la cryptanalyse différentielle, première méthode d'attaque systématique (En sciences de la vie et en histoire naturelle, la systématique est la science qui a pour objet de dénombrer et de classer les taxons dans un certain ordre, basé sur des principes divers....) des algorithmes de chiffrement par bloc.

Co-inventeur du célèbre schéma d'identification du "Fiat-Shamir", Adi Shamir a ainsi établi l'intérêt pratique des preuves sans transfert d'information, dites aussi "zero-knowledge", dans le contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent. Le concept de contexte issu traditionnellement de...) de l'authentification (L'authentification est la procédure qui consiste, pour un système informatique, à vérifier l'identité d'une entité (personne, ordinateur...), afin d'autoriser...) et du contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) d'accès. Les travaux qu'il a ensuite conduits avec ses élèves sur les preuves à témoin indistinguable et les preuves "zero-knowledge" non interactives sont aujourd'hui des pierres angulaires de la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne...) théorique en cryptographie.

Enfin, Adi Shamir a apporté des contributions décisives dans d'autres domaines de l'informatique, notamment en théorie de la complexité (La théorie de la complexité s'intéresse à l'étude formelle de la difficulté des problèmes en informatique. Elle se distingue de la théorie de la calculabilité qui s'attache à savoir si un problème peut être résolu par un...) algorithmique (L'algorithmique est l’ensemble des règles et des techniques qui sont impliquées dans la définition et la conception d'algorithmes, c'est à dire de processus...) où il a établi l'identité des classes de complexité (La complexité est une notion utilisée en philosophie, épistémologie (par exemple par Anthony Wilden ou Edgar Morin), en physique, en biologie (par exemple par Henri Atlan), en sociologie, en...) IP et PSPACE.

Études

Shamir reçoit un BS en mathématiques (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et...) à l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au moment où...) de Tel Aviv en 1973 suivi d'un MSc (En France un MSc est un diplôme d’enseignement supérieur accrédité par la Conférence des grandes écoles.) et d'un doctorat (Le doctorat (du latin doctorem, de doctum, supin de docere, enseigner) est généralement le grade universitaire le plus élevé. Le titulaire de ce grade est le docteur. Selon les pays et les...) en informatique à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute...) Weizmann (1975-1977). Sa thèse (Une thèse (du nom grec thesis, se traduisant par « action de poser ») est l'affirmation ou la prise de position d'un locuteur, à l'égard du sujet ou du...) est intitulée " Points fixes dans les programmes récursifs " . Après une année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) à l'Université de Warwick, il travaille au Massachusetts Institute of Technology de 1977 à 1980 avant de retourner à l'Institut Weizmann.

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