Jacques Monod - Définition et Explications

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Introduction

Jacques Monod
Naissance 9 février 1910
Paris (France)
Décès 31 mai 1976
Cannes (France)
Nationalité France française
Champs Biochimie (La biochimie est la discipline scientifique qui étudie les réactions chimiques ayant lieu...), biologie moléculaire (La biologie moléculaire (parfois abrégée bio mol ou BM) est une discipline...)
Institution Institut Pasteur (L’Institut Pasteur est une fondation française privée à but non lucratif qui...)
Célèbre pour Travaux sur la transcription des gènes
Distinctions Prix Nobel de physiologie (La physiologie (du grec φύσις, phusis, la nature, et...) ou de médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la...)

Jacques Monod, né à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région...) le 9 février 1910 et mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si...) à Cannes le 31 mai 1976, est un biologiste (Sur les autres projets Wikimédia :) et biochimiste français de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est...) Pasteur de Paris, lauréat en 1965 du Prix Nobel de physiologie ou médecine.

Biographie

Jacques Monod est un descendant du pasteur Jean Monod, apparenté à Théodore Monod (Théodore André Monod, né le 9 avril 1902 à Rouen et mort le...), à Jérôme Monod, à Michel Hollard et au réalisateur Jean-Luc Godard. Son fils Philippe Monod est physicien (Un physicien est un scientifique qui étudie le champ de la physique, c'est-à-dire la...).

Jacques Monod fut résistant pendant la Seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui...) Guerre mondiale, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) comme son demi-frère Philippe Monod.

Il fait l'essentiel de sa carrière au sein de l'Institut Pasteur de Paris et devient professeur à la faculté des Sciences de Paris, puis professeur au Collège de France (Le Collège de France, situé au no 11 place Marcelin-Berthelot dans le quartier latin...) et enfin directeur de l'institut Pasteur de 1971 à 1976.

En 1965, il reçoit le Prix Nobel de physiologie ou de médecine avec François Jacob (François Jacob, né le 17 juin 1920 à Nancy, est un chercheur en biologie...) et André Lwoff (André Michael Lwoff, né le 8 mai 1902 à Ainay-le-Château et mort le...) pour ses travaux en génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est...). Son livre Le Hasard et la Nécessité (1970) a eu un très fort retentissement, amenant les débats sur la biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant....) sur la place publique. Jacques Monod y expose ses vues sur la nature et le destin de l'humanité dans l'univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.), concluant ainsi son essai : « L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers, d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. A lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »

Il était proche du philosophe Karl Popper (Karl Raimund Popper (28 juillet 1902 à Vienne, Autriche - 17 septembre 1994) est l'un des plus...), qui lui dédia l'édition française de 1978 de La Société ouverte et ses ennemis.

Il adhère au Parti communiste français au sortir de la guerre mais s'en éloignera après quelques années, notamment au moment de l'affaire Lyssenko.

Il est enterré dans le Cimetière du Grand Jas à Cannes.

Distinctions

  • Croix de guerre en 1945.
  • Médaille de la Résistance en 1945.
  • Chevalier de l'Ordre des palmes académiques (Les Palmes académiques constituent une décoration française (héritières...) en 1961.
  • Officier de la Légion d'honneur en 1963.
  • Prix Nobel de physiologie ou de médecine en 1965.
  • Membre étranger de la National Academy of Sciences en 1968.

Apports scientifiques

Les apports de Jacques Monod à la biologie moléculaire sont considérables. Intéressé par la génétique des micro-organismes, il postule puis mettra en évidence l'existence d'une molécule (Une molécule est un assemblage chimique électriquement neutre d'au moins deux atomes, qui...) servant de lien entre le génome (Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une...) (ADN) et les protéines : l'ARN messager. Avec François Jacob, corécipiendaire du prix Nobel la même année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié...), il démontre la notion d'opéron dans les bactéries (Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées...). Un opéron étant une unité génétique composée de plusieurs enzymes dont l'expression est régulée par le même promoteur. La notion de promoteur est aussi due à ces deux scientifiques.
Il élabore en 1965 avec Jean-Pierre Changeux et Jeffries Wyman le concept d'allostérie, un mode de régulation (Le terme de régulation renvoie dans son sens concret à une discipline technique, qui se...) majeur des enzymes. L'article publié dans le Journal of Molecular Biology est l'un des plus cités au monde (Le mot monde peut désigner :).

Jacques Monod a obtenu le Prix Nobel parce qu’il a montré que l’ADN est le point (Graphie) de départ des réactions biochimiques qui, par l’intermédiaire de l’ARN, produisent les protéines nécessaires à la vie (La vie est le nom donné :) des cellules. Pour Monod, l’ADN a le rôle primordial d'un centre de commande (Commande : terme utilisé dans de nombreux domaines, généralement il désigne un ordre ou un...) dans le métabolisme (Le métabolisme est l'ensemble des transformations moléculaires et énergétiques...) cellulaire. Avec François Jacob, il est un de ceux qui ont popularisé l'idée qu'un programme génétique dirige la vie et le développement des êtres vivants.

Fort de son succès, il publie un livre, Le Hasard et la Nécessité, en 1970, dans lequel il écrit le passage suivant : « Il n’est ni observé, ni d’ailleurs concevable, que l’information soit jamais transférée dans le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but...) inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de...) (c’est-à-dire de l’ARN vers l’ADN). C’est l’un des principes fondamentaux de la biologie moléculaire. »

Cette affirmation, qui n'est que la reprise du dogme central de la biologie moléculaire énoncé par Francis Crick (Francis Harry Compton Crick (né le 8 juin 1916 à Northampton en Angleterre et...) en 1958, ne s'est pas avérée dans le domaine de la virologie : les rétrovirus, comme le VIH ou le virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise...) de la grippe (La grippe (ou influenza) est une maladie infectieuse fréquente et contagieuse causée par...) possèdent une information génétique conservée sous forme d'ARN et rétro-transcrite en ADN au moment de son insertion dans le génome de l'hôte. Cette rétro-transcription est rendue possible par la transcriptase inverse, dont la description a été publiée la même année par Howard Temin (Howard Martin Temin, né le 10 décembre 1934 à Philadelphie en Pennsylvanie...). En 1989, l'existence de la transcriptase inverse bactérienne fut confirmée par S. Inouye et W. Maas aux USA.

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