Edgar Frank Codd
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Edgar Frank Codd (23 août 1923 - 18 avril 2003) fut un informaticien britannique. Il est considéré comme l'inventeur du modèle relationnel des SGBDR. Malgré le succès du langage SQL qui a suivi, Edgar F. Codd dénoncera cet outil qu'il considère comme une interprétation incorrecte de ses théories.

L'article de E. F. Codd qui fonde le modèle relationnel (Le modèle relationnel est une manière de modéliser les informations contenues dans une base de données qui repose sur des principes mathématiques inventés par E.F. Codd. Ce qu'on...) est " A Relational Model of Data for Large Shared Data Banks", CACM 13, No. 6, June 1970, mais une première description de ce modèle avait déjà été publiée l'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) précédente dans un rapport technique : " Derivability, Redundancy, and Consistency of Relations Stored in Large Data Banks ", IBM Research Report RJ599.

Biographie

Edgar Frank Codd (Edgar Frank Codd (23 août 1923 - 18 avril 2003) fut un informaticien britannique. Il est considéré comme l'inventeur du modèle relationnel des SGBDR. Malgré le succès du langage SQL qui a suivi, Edgar F. Codd...) est né à Portland dans le Dorset. Il a étudié les mathématiques et la chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des espaces d'investigations...) à l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au moment où...) d'Exeter, Oxford, avant de servir en tant que pilote dans la Royal Air Force (La Royal Air Force (force aérienne royale en anglais, le plus souvent abrégée en RAF) est l'armée de l'air de l'armée britannique. Elle forme avec la British Army et la...) pendant la Seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est une...) Guerre mondiale. En 1948 il déménagea à New York (New York , en anglais New York City (officiellement, City of New York) pour la distinguer de l’État de New York, est la principale ville des États-Unis, elle compte a elle seule 8 143 200 habitants. Son...) pour travailler chez IBM comme programmeur (En informatique, un développeur (ou programmeur) est un informaticien qui réalise du logiciel en créant des algorithmes et en les mettant en œuvre dans un langage de programmation.) mathématique (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et les...). En 1953, irrité par le sénateur Joseph McCarthy, Codd émigra à Ottawa. Ce n'est qu'une décennie (Une décennie est égale à dix ans. Le terme dérive des mots latins de decem « dix » et annus « année.) plus tard qu'il revint aux États-Unis et reçut son doctorat (Le doctorat (du latin doctorem, de doctum, supin de docere, enseigner) est généralement le grade universitaire le plus élevé. Le titulaire de ce...) en informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le traitement automatique de l'information par des machines telles que les...) de l'Université du Michigan à Ann Arbor. Deux ans après il rejoignit le centre de recherches d'Almaden d'IBM à San Jose en Californie.

Dans les années 60-70 il établit ses théories d'arrangement (La notion d'arrangement est utilisée en probabilités, et notamment pour les dénombrements en analyse combinatoire.) de données qu'il publia en 1970 dans son article " Un modèle apparenté des données pour de grandes banques de données partagées. " À sa déception, IBM tarda à exploiter ses suggestions et les premières applications de ses théories furent développées par des entreprises concurrentes. Ce fut par exemple le cas pour la base de données (En informatique, une base de données (Abr. : « BD » ou « BDD ») est un lot d'informations stockées dans un dispositif informatique. Les technologies...) Oracle développée (En géométrie, la développée d'une courbe plane est le lieu de ses centres de courbure. On peut aussi la décrire comme l'enveloppe de...) par Larry Ellison (Larry Ellison né Lawrence Joseph Ellison le 17 août 1944 à New York dans une famille juive d'Europe de l'Est, États-Unis) est un homme d'affaire...) d'après les idées de Codd.

Codd a continué à développer et à étendre son modèle de données relationnelles, parfois en collaboration avec Chris Date. Une des formes normales dans la normalisation de base de données, la forme normale ( Forme normale (bases de données relationnelles) Forme normale (lambda-calcul) En calcul des propositions: formes normales conjonctives et formes normales disjonctives En théorie des langages formels : Forme...) de Boyce-Codd, est baptisée du nom de Codd.

Edgar Codd a également inventé la limite OLAP et a écrit les douze lois du traitement analytique en ligne. Codd a également contribué à la connaissance dans le secteur des automates cellulaires.

Codd reçu le prix Turing en 1981.

Le vendredi 18 avril 2003, Edgar F. Codd est mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des étoiles). Chez les...) d'un arrêt cardiaque à son domicile sur l'île (Une île est une étendue de terre entourée d'eau, que cette eau soit celle d'un cours d'eau, d'un lac ou d'une mer. Son étymologie latine, insula, a donné l'adjectif...) de Williams (Floride) à l'âge de 79 ans.

Les 12 règles de Codd

Les 12 règles de Codd sont un ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme...) de règles édictées par Edgar F. Codd, conçues pour définir ce qui est exigé d'un système de gestion de base de données (SGBD) afin qu'il puisse être considéré comme relationnel (SGBDR).

  • Règle 1 : La règle de l'information:
Toute l'information dans la base de données est représentée d'une et une seule manière, à savoir par des valeurs dans des champs de colonnes de tables.
  • Règle 2 : La règle garantie d'accès:
Toutes les données doivent être accessibles sans ambiguïté. Cette règle est essentiellement un ajustement de la condition fondamentale (En musique, le mot fondamentale peut renvoyer à plusieurs sens.) pour des clefs primaires. Elle indique que chaque valeur scalaire (Un vrai scalaire est un nombre qui est indépendant du choix de la base choisie pour exprimer les vecteurs, par opposition à un pseudoscalaire, qui est un nombre qui peut dépendre de la base.) individuelle dans la base de données doit être logiquement accessible en indiquant le nom de la table contenante, le nom de la colonne contenante et la valeur principale primaire de la rangée contenante.
  • Règle 3 : Traitement systématique (En sciences de la vie et en histoire naturelle, la systématique est la science qui a pour objet de dénombrer et de classer les taxons dans un certain ordre, basé sur des principes...) des valeurs nulles:
Le système de gestion de bases de données doit permettre à chaque champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:) de demeurer nul (ou vide). Spécifiquement, il doit soutenir une représentation "d'information manquante et d'information inapplicable" qui est systématique, distincte de toutes les valeurs régulières (par exemple, "distincte de zéro (Le chiffre zéro (de l’italien zero, dérivé de l’arabe sifr, d’abord transcrit zefiro en italien) est un symbole marquant une position vide dans l’écriture des nombres en...) ou tous autres nombres," dans le cas des valeurs numériques), et ce indépendamment du type de données. Cela implique également que de telles représentations doivent être gérées par le système de gestion de bases de données d'une manière systématique.
  • Règle 4 : Catalogue en ligne actif basé sur le modèle relationnel:
Le système doit supporter un catalogue en ligne, intégré, relationnel, accessible aux utilisateurs autorisés au moyen de leur langage d'interrogation régulier. Les utilisateurs doivent donc pouvoir accéder à la structure de la base de données (catalogue) employant le même langage d'interrogation qu'ils emploient pour accéder aux données de la base de données.
  • Règle 5 : La règle complète de sous-langage de données:
Le système doit soutenir au moins un langage relationnel qui:
(a) a une syntaxe linéaire
(b) peut être employé interactivement et dans des programmes d'application,
(c) supporte des opération de définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la division entre les définitions réelles et les définitions...) d'informations supplémentaires (incluant des définitions de vues), de manipulation de données (mise à jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure...) aussi bien que la récupération), de contraintes de sécurité et d'intégrité, et des opérations de gestion de transaction (commencer, valider et annuler une transaction).
  • Règle 6 : La règle de mise à jour (Une mise à jour, souvent abrégé en MAJ ou MàJ, est l'action qui consiste à mettre « à jour », ou bien « à...) des vues :
Toutes les vues pouvant théoriquement être mises à jour doivent pouvoir l'être par le système.
  • Règle 7 : Insertion, mise à jour, et effacement de haut niveau:
Le système doit supporter les opération par lot d'insertion, de mise à jour et de suppression. Ceci signifie que des données peuvent être extraites d'une base de données relationnelle dans des ensembles constitués par des données issues de plusieurs tuples et/ou de multiples table. Cette règle explique que l'insertion, la mise à jour, et les opérations d'effacement devraient être supportées aussi bien pour des lots de tuples issues de plusieurs tables que juste pour un tuple unique issu d'une table unique.
  • Règle 8 : L'indépendance de donnée (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens...):
Les modifications au niveau physique (comment les données sont stockées, si dans les rangées ou les listes liées etc...) ne nécessitent pas un changement d'une application basée sur les structures.
  • Règle 9 : L'indépendance de donnée (Dans les technologies de l'information, une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction,...) logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος), terme inventé par Xénocrate signifiant à la fois raison, langage, et raisonnement) est dans une première approche...):
Les changements au niveau logique (tables, colonnes, rangées, etc) ne doivent pas exiger un changement dans l'application basée sur les structures. L'indépendance de données logiques est plus difficile a atteindre que l'indépendance de donnée physique.
  • Règle 10 : L'indépendance d'intégrité:
Des contraintes d'intégrité doivent être indiquées séparément des programmes d'application et être stockées dans le catalogue. Il doit être possible de changer de telles contraintes au fur (Fur est une petite île danoise dans le Limfjord. Fur compte environ 900 hab. . L'île couvre une superficie de 22 km². Elle est située dans la Municipalité de Skive.) et à mesure sans affecter inutilement les applications existantes.
  • Règle 11 : L'indépendance de distribution:
La distribution des parties de la base de données à de diverses localisations devrait être invisible aux utilisateurs de la base de données. Les applications existantes devraient continuer à fonctionner avec succès :
(a) quand une version distribuée du système de gestion de bases de données est d'abord présentée ; et
(b) quant des données existantes sont redistribués dans le système.
  • Règle 12 : La règle de nonsubversion:
Si le système fournit une interface (Une interface est une zone, réelle ou virtuelle qui sépare deux éléments. L’interface désigne ainsi ce que chaque élément a besoin de connaître de l’autre...) de bas niveau , alors cette interface ne peut pas être employée pour contourner le système, par exemple, pour contourner une contrainte relationnelle de sécurité ou d'intégrité.

On considère parfois une règle 0, qui stipule (En botanique, les stipules sont des pièces foliaires, au nombre de deux, en forme de feuilles réduites située de part et d'autre du pétiole, à sa base, au point d'insertion sur la tige.) que l'intégralité des fonctions du SGBDR doit être accessible par le modèle relationnel. Codd formula six autres règles en 1990.

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