Projet de la Baie-James - Définition et Explications

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Introduction

La centrale LG-1.
L'intérieur de la centrale Robert-Bourassa.

Le Projet de la Baie-James (ou Complexe La Grande) désigne une série d'aménagements hydroélectriques construits pour Hydro-Québec (Hydro-Québec est une société d'État québécoise fondée en 1944. Son unique actionnaire est le gouvernement du...) sur la Grande Rivière (En hydrographie, une rivière est un cours d'eau qui s'écoule sous l'effet de la gravité et qui se jette dans une autre rivière ou dans un fleuve, contrairement au fleuve qui se jette,...), dans le Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) du Québec, entre 1974 et 1996.

Le bassin versant (Un bassin versant ou bassin hydrographique est une portion de territoire délimitée par des lignes de crête, dont les eaux alimentent un exutoire commun : cours d'eau ou lac. La ligne...) du Complexe hydroélectrique La Grande comprend environ 177 000 km2, soit 12 % de la superficie (L'aire ou la superficie est une mesure d'une surface. Par métonymie, on désigne souvent cette mesure par le terme...) du Québec. La construction de la première phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) du projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une...) s'est élevée à 13,7 milliards de dollars canadiens.

La production électrique annuelle des 8 centrales du Complexe La Grande s’élève à environ 83 térawattheures (TWh), et représente environ 43 % de l’électricité consommée au Québec — estimée à 193 TWh en 2003. Les centrales du complexe La Grande ont une puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) installée de 16 021 mégawatts (MW) et ses installations fonctionnent en moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques...) à 60 % de leur capacité. Cette capacité de production équivaut à celle d'un pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²),...) tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) entier, comme la Belgique.

La construction de trois nouvelles centrales entre 2003 et 2011 — Eastmain-1, Eastmain-1-A et Sarcelle — et la dérivation du cours supérieur de la rivière Rupert vers les centrales de la Grande Rivière augmentera la capacité installée du complexe à 17 389 MW et la production totale à environ 94 TWh. L'augmentation anticipée de la pluviosité de la région due au réchauffement climatique (Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire, ou réchauffement global, est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de l'atmosphère,...) devrait augmenter cette production.

Situation géographique

Projet de la Baie-James (Le Projet de la Baie-James (ou Complexe La Grande) désigne une série d'aménagements hydroélectriques construits pour Hydro-Québec sur la Grande...), 1972-2006

La région de la Baie-James, ou Jamésie est un territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences humaines. Dans le dictionnaire de...) de 350 000 km2 — équivalent à 20 % du territoire du Québec ou aux deux-tiers de la superficie de la France — bordé (Le bordé est l'ensemble des bordages, c'est-à-dire l'ensemble des parties qui constituent la coque d'un bateau. Dans la construction européenne, le bordé est fixé extérieurement sur les membrures (charpente interne). Dans...) par les 49e et 55e parallèles de latitude (La latitude est une valeur angulaire, expression du positionnement nord-sud d'un point sur Terre (ou sur une autre planète), au nord ou au sud de l'équateur.) Nord, par la baie James à l’ouest et la ligne de partage des eaux entre les bassins versants de la baie James et du fleuve (En hydrographie francophone, un fleuve est un cours d'eau qui se jette dans la mer ou dans l'océan – ou, exceptionnellement, dans un désert, comme pour l'Okavango. Il se distingue d'une rivière, qui se jette dans un autre...) Saint-Laurent à l'est. Le relief (Le relief est la différence de hauteur entre deux points. Néanmoins, ce mot est souvent employé pour caractériser la forme de la surface de la Terre.) de la région est peu prononcé et se compose de trois régions : une plaine (Une plaine est une forme particulière de relief, c'est un espace géographique caractérisé par une surface topographique plane, avec des pentes relativement faibles. Elle se trouve à basse altitude, les vallées y sont...) côtière de 150 km, un plateau ondulé qui atteint une élévation maximale de 400 m et les monts Otish à l'est du territoire, dont les sommets atteignent de 900 à 1 100 m.

Le territoire fait partie du Bouclier canadien et repose sur un socle de roches ignées et métamorphiques datant du précambrien. Le relief a été façonné par les glaciations, dont la plus récente s'est terminée il y a moins de 6 000 ans. Le retrait des glaciers a laissé plusieurs dépôts de matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) meubles ; de la moraine, de l'argile (L'argile (nom féminin) est une roche sédimentaire, composée pour une large part de minéraux spécifiques, silicates en général d'aluminium plus ou moins...) silteux et des sables fins. Le processus normal d'érosion a ensuite façonné le réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit...) hydrographique actuel.

La séismicité naturelle du territoire est faible. Un tremblement (Les tremblements sont des mouvements anormaux involontaires, rythmiques et oscillatoires, de faible amplitude. Ils peuvent être uni ou bilatéraux.) de terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus grande et la...) d'une magnitude de 5 à l'échelle de Richter (La magnitude d'un tremblement de terre mesure l'énergie libérée lors d'un séisme. Plus la magnitude est élevée, plus le séisme a libéré d'énergie. Il s'agit d'une échelle...) est survenu en 1941 ; son épicentre était situé à environ 150 km de la centrale LG-3. On a cependant mesuré des épisodes de séismicité induite lors du remplissage des réservoirs. Ainsi, le remplissage du réservoir de LG-3 a provoqué des tremblements de terre dans une région située à 50 km en amont du barrage (Un barrage est un ouvrage d'art construit en travers d'un cours d'eau et destiné à réguler l'écoulement naturel de l'eau pour permettre l'écoulement recherché.) principal. Une de ces secousses a atteint une magnitude proche de 4 en 1983.

Le climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps...) de la région est de type subarctique. Les hivers sont longs et durent, en moyenne, du 22 octobre au 4 mai. Les étés sont courts et doux ; la température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et étudiée en thermométrie. Dans la vie courante, elle est reliée aux sensations de froid et de chaud, provenant du...) y atteint en moyenne 13,6 °C en juillet, alors qu'elle descend à –22,9 °C en janvier. La région enregistre des précipitations moyennes de 765 mm par année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.), dont un tiers sous forme de neige (La neige est une forme de précipitation, constituée de glace cristallisée et agglomérée en flocons pouvant être ramifiés d'une infinité de façons. Puisque les...). Les plus fortes précipitations mensuelles se produisent en été et l'épaisseur de neige en hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.) varie de 50 à 100 cm. Il s'agit de précipitations nettement moindres que celles enregistrées à Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du...), qui reçoit une moyenne annuelle de 1 050 mm .

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