Définition
Un système de numération est un triplet (X , I , ϕ), où X est l'ensemble à énumérer, I est un ensemble fini ou dénombrable de chiffres et ϕ est une application injective dans les suites de chiffres Φ:X↪IN, x↦(ϵn(x))n≥1.
En notation décimale, X est l'ensemble des entiers naturels, I={0,1,2,3,4,5,6,7,8,9} est l'ensemble des chiffres décimaux et la suite associée à un nombre entier est la suite de ses chiffres décimaux.
L’application ϕ est appelée application de représentation, et ϕ(x) est la représentation de x∈X.
Les suites admissibles sont définies comme les représentations images ϕ(x), pour x∈X.
Exemples
- La représentation q-adique, ou écriture en base q: tout entier naturel s'écrit de manière unique comme n=∑i=0Nϵk(n)qk, avec les chiffres 0≤ϵk(n)<q et ϵN(n)=0 où N=⌊log(q)log(n)⌋+1 est le nombre de chiffres de n en base q. De même, tout réel peut s'écrire, de manière unique si son développement est propre (pas de suite infinie de q-1 comme 0,999...=1), comme n=∑i=−∞Nϵk(n)qk.
- La représentation de Zeckendorf: Les nombres de Fibonacci F0 = 1, F1 = 2, Fn + 2 = Fn + 1 + Fn permettent d'écrire tout entier naturel de manière unique comme n=∑i=0Nϵk(n)Fk, avec les chiffres ϵk(n)∈{0,1} et ϵN(n)=0.
- La représentation en fractions continues: Tout nombre réel peut s'écrire (de manière unique si le développement est propre) x=a0+a1+a2+a3+…111 avec a0∈Z et ak∈N∗ pour k>0.
- La β-numération où β est une base non entière, la base d'or en est un exemple.
- La décomposition en nombres premiers est un système de numération,
∀n∈N∗,∃!(αp)p∈P∈N(P):n=∏p∈Ppαp.
- Le système modulaire de représentation (RNS) permet, à l'aide d'une base {m1,m2,…,mn} de modules mutuellement premiers entre eux, d'énumérer tous les nombres entiers 0≤x<M jusqu'à M=∏i=1nmi par leur suite de restes (x(modmi))1≤i≤n en utilisant le théorème des restes chinois.
Système de numération fibré
Les chiffres proviennent d'une transformation non injective T:X→X
- En représentation q-adique, le "chiffre des unités" est donné par ϵ(n)=n(modq) et la suite des chiffres par εk(n) = ε(T(n)) où T est l'application T(n) = (n − ε(n)) / q.
- La suite des chiffres de la représentation en fractions continues provient de ϵ(x)=⌊1/x⌋ et l'application de Gauss T(x) = 1 / x − ε(x).