Organisation météorologique mondiale - Définition et Explications

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Introduction

Organisation météorologique mondiale
Flag of the World Meteorological Organization.svg
Organe de l’ONU
Type d'organisation Agence spécialisée de l'ONU
Acronymes OMM, WMO
Chef Président
Russie Alexandre Bedritsky
Statut Active
Établi 1950 à Genève
Site web (Un site Web est un ensemble de pages Web hyperliées entre elles et mises en ligne à une adresse Web. On dit aussi site Internet par métonymie, le World Wide Web reposant sur Internet.) http://www.wmo.int/
Organisation(s) parent

L'Organisation météorologique mondiale (OMM, en anglais World Meteorological Organization ou WMO) est une institution spécialisée des Nations unies. Son rôle est de participer à l'élaboration des normes qui permettent la standardisation des mesures météorologiques, leur échange international pour la veille et la prévision météorologique (La prévision météorologique est une application des connaissances en météorologie et des techniques modernes de prises de...), leur archivage (L'archivage est l'action de mettre en archive, d'archiver. Employé surtout à l'origine pour les seuls documents électroniques, comme un synonyme de stockage ou de sauvegarde, il tend de...) pour les études climatiques ainsi qu'une application pertinente de cette information. L'OMM traite également de l'hydrologie opérationnelle.

Le congrès de l'OMM, aidé de commissions techniques, adopte ces normes et recommandations pour faciliter la prise en compte des facteurs météorologiques, climatiques et hydrologiques dans toutes les activités humaines : préservation des personnes et des biens, transports (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre.) (notamment aériens), agriculture, évaluation des ressources en eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.), diffusion (Dans le langage courant, le terme diffusion fait référence à une notion de « distribution », de « mise à disposition » (diffusion d'un...) de l'information par les médias (On nomme média un moyen impersonnel de diffusion d'informations (comme la presse, la radio, la télévision), utilisé pour communiquer. Les médias permettent de...).

L'OMM a institué la Journée mondiale de la météorologie le 23 mars pour commémorer l'entrée en vigueur de sa convention en 1950.

Historique

Les débuts de la coopération

La prise de conscience de l'importance de la collaboration mondiale dans le domaine de la météorologie n'est pas récente : en août 1853 se tient à Bruxelles la première conférence internationale de météorologie maritime. À cette époque, les puissances économiques s'aperçoivent de l'intérêt que peut offrir une meilleure compréhension des climats océaniques en ce qui concerne la sûreté et la rapidité de la navigation (La navigation est la science et l'ensemble des techniques qui permettent de :) commerciale entre l'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du...) et les autres continents. L'invention du télégraphe (Le télégraphe (du grec τηλε têlé, loin et γραφειν graphein, écrire) est un système destiné à transmettre des messages d'un point à un...) presque au même moment permet en outre l'échange en temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) réel des informations. 12 météorologues de différents pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui subsiste le plus souvent sous forme de...) (Belgique, Danemark, États-Unis, France, Grande-Bretagne (La Grande-Bretagne (en anglais Great Britain) est une île bordant la côte nord-ouest de l'Europe continentale. Elle représente la...), Norvège, Pays-Bas, Portugal, Russie, Suède) se réunissent donc en Belgique et décident d'échanger quotidiennement leurs observations. Ils établissent tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) d'abord des règles communes pour la prise des mesures et la description des observations, puis se mettent d'accord sur la manière de les transmettre. L'objectif est d' « établir un système uniforme d'observations météorologiques en mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.) et de contribuer ainsi à l'élaboration d'un plan général d'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir...) des vents et des courants océaniques ».

À la suite de ces développements, dont les conséquences apparaissent fructueuses pour les pays participants, une volonté d'élargissement de la coopération naît et on pense alors à créer une organisation (Une organisation est) pour coordonner les efforts au niveau international. Le premier Congrès météorologique international à Vienne en 1873 donne naissance à l'Organisation météorologique internationale (OMI).

En septembre 1947, lors de la conférence des directeurs des services météorologiques nationaux de Washington, la convention de l'OMM est adoptée unanimement. Elle entre en vigueur le 23 mars 1950. En décembre 1951, l'OMM devient une agence spécialisée des Nations-Unies, au même titre que l'OACI, créée quelques années plus tôt, et remplace l'OMI au centre de la coopération mondiale.

Les projets internationaux

Dès lors, l'OMM lance un certain nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de projets destinés à améliorer la connaissance du climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps...) et la prévision météorologique mondiale. On peut citer entre autres :

  • 1951 : mise en place du système d'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très grande...) globale de la couche d'ozone (L’ozone (ou trioxygène) est un composé chimique comportant 3 atomes d’oxygène (O3). Sa structure est une résonance entre...)
  • 1963 : lancement de la ou VMM
  • 1971 : mise en place du projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande diversité de contribution, et...) Cyclones tropicaux, remplacé plus tard par le programme Cyclones tropicaux
  • 1972 : regroupement des activités dans le domaine de l'hydrologie opérationnelle au sein du programme Hydrologie opérationnelle de l'OMM
  • 1977 : mise en place de IGOSS conjointement avec la Commission océanographique internationale et l'UNESCO
  • 1979 : première Conférence mondiale sur le climat, qui conduit à la création du programme Climat mondial de l'OMM
  • 1985 : convention de Vienne sur la protection de la couche d'ozone
  • 1987 : protocole de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance et des affaires...) sur les substances nuisibles à la couche d'ozone
  • 1988 : création du GIEC, conjointement avec le PNUE
  • 1989 : extension de la VMM à la surveillance de la composition atmosphérique
  • 1992 : conférence des Nations-Unies sur l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques...) et le développement, mise en place de GCOS (GCOS /jee'kohs/ (General Comprehensive Operating System) est une famille de système d'exploitation orientée mainframes. La première version a été développée par General Electric à partir de 1962; nommée...)
  • 1993 : lancement de WHYCOS, programme de coopération internationale dans le domaine de l'observation hydrologique
  • 1995 : mise en place de CLIPS, un programme destiné à aider les services météorologiques et hydrologiques nationaux à prendre en compte les dernières avancées technologiques en matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. La matière occupe...) de climatologie et à délivrer aux usagers intéressés une information précise et pertinente
  • 2003 : lancement du programme de prévention (La prévention est une attitude et/ou l'ensemble de mesures à prendre pour éviter qu'une situation (sociale, environnementale,...) des catastrophes naturelles, ainsi que du programme spatial de l'OMM

Les actions de l'OMM depuis sa création

Durant les années 1950, l'OMM se consacre principalement à la mise en place d'un cadre commun destiné à permettre la coopération dans le domaine international. Il s'agit en premier lieu de la signature d'accords sur des procédures communes d'observation et de transmission des données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.), ainsi que sur des normes techniques. L'organisation travaille aussi à développer les échanges rapides de données entre les différents services météorologiques nationaux. Elle commence à développer une assistance technique aux pays les plus en retard dans le domaine et améliore les services fournis, essentiellement pour la marine et l'aviation civile (L'aviation civile désigne tout ce qui est relatif à l'aviation non militaire. Cela englobe donc le transport civil de passagers et de marchandises.).

Les années 1960 constituent un tournant dans l'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) de la prévision météorologique, grâce à l'apparition de deux technologies aujourd'hui incontournables : les satellites (Satellite peut faire référence à :) d'observation et les supercalculateurs. Les satellites permettent d'étendre la portée des observations en incluant des territoires autrefois non surveillés, et offrent ainsi une meilleure compréhension des phénomènes météorologiques. Les supercalculateurs, quant à eux, rendent possible la mise au point (Graphie) de modèles numériques de prévision. Parallèlement à cela, des initiatives continuent à voir le jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa...) pour développer la coopération entre services météorologiques nationaux dans leurs activités de base : observation par la VMM, hydrologie grâce au programme d'hydrologie opérationnelle...

Dans les années 1970, les états commencent à prendre conscience de l'importance des risques liés au changement climatique et de l'impact de l'activité humaine sur le climat. Le sujet est amené en même temps par les scientifiques qui observent des événements climatiques plus nombreux et plus dévastateurs, et par les politiques qui doivent faire face aux premières crises pétrolières. Des inquiétudes naissent quant à l'autonomie énergétique des états, en particulier ceux du monde (Le mot monde peut désigner :) occidental dont les besoins en énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.) sont principalement couverts par leurs importations de pétrole (Le pétrole est une roche liquide carbonée, ou huile minérale. L'exploitation de cette énergie fossile est l’un des piliers de...) des pays du Moyen-Orient. Si la crise perdure, de nouvelles sources d'énergie devront être utilisées pour subvenir aux besoins de la population. Le développement à grande échelle (La grande échelle, aussi appelée échelle aérienne ou auto échelle, est un véhicule utilisé par les sapeurs-pompiers, et qui emporte une échelle escamotable de grande hauteur. Le...) de l'utilisation des énergies renouvelables permet dans le même temps de réduire la dépendance énergétique des états, et d'afficher une politique de lutte contre la pollution (La pollution est définie comme ce qui rend un milieu malsain. La définition varie selon le contexte, selon le milieu considéré et selon ce que l'on peut entendre par malsain [1].) et le changement climatique, très valorisante aux yeux du public. Les états développés profitent donc de la conjoncture économique pour appuyer le développement des initiatives de l'OMM en matière de détection et d'attribution du changement climatique. En 1979 a ainsi lieu la première conférence mondiale sur le climat à Genève, sur la proposition du PNUE et de l'OMM. Cette conférence se contente d'en appeler à un renforcement des observations ; elle ouvre d'ailleurs le programme climatologique mondial de l'OMM.

Les réflexions sur le climat mondial ouvrent le voie à de nombreux débats dans les années 1980 sur les possibilités de limiter le bouleversement climatique. L'OMM est un élément moteur (Un moteur (du latin mōtor : « celui qui remue ») est un dispositif qui déplace de la matière en apportant de la puissance. Il effectue ce travail à partir d'une énergie (éolienne,...) de ces démarches. Elle invite les services nationaux à se préparer à l'intégration de nouveaux éléments dans leur périmètre (Le périmètre d'une figure plane est la longueur du bord de cette figure. Le calcul du périmètre sert par exemple à déterminer la quantité de...) d'activités, et met en place une série de nouveaux programmes liés à l'étude de l'environnement : convention sur l'ozone, pollutions atmosphériques, changement climatique. À la même époque est créé le GIEC, conjointement avec le PNUE.

L'engagement de l'OMM dans la prévention du changement climatique est confirmé plus tard, dans les années 1990 et au début du XXIe siècle par le lancement du système d'observation climatologique global GCOS, la mise en place du programme sur la prévention des catastrophes naturelles, et la deuxième conférence mondiale sur le climat.

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