Paramoteur
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Paramoteur monoplace décollage à pied
Paramoteur monoplace décollage à pied

Le paramoteur est un aéronef de la catégorie des aérodynes. Il est composé d'une voile de parapente, et d'un moteur léger intégré à une cage de protection portée sur le dos (En anatomie, chez les animaux vertébrés parmi lesquels les humains, le dos est la partie du corps consistant en les vertèbres et les côtes. Les dorsaux étaient les muscles les...) du pilote. Une hélice (Hélice est issu d'un mot grec helix signifiant « spirale ». Un objet en forme d'hélice est dit hélicoïdal.) offre la poussée (En aérodynamique, la poussée est la force exercée par le déplacement de l'air brassé par un moteur, dans le sens inverse de l'avancement.) nécessaire.

Le décollage (Le décollage est la phase transitoire pendant laquelle un aéronef passe de l'état statique - au sol - vers le vol.) se fait à pied ou assis sur un chariot (Un chariot est un plateau équipé de quatre roues, et sert au transport de charges. Par extension on inclut également ceux à trois ou cinq roues, parlant alors de chariots à trois ou cinq points d'appui. Un...) équipé de roues (La roue est un organe ou pièce mécanique de forme circulaire tournant autour d'un axe passant par son centre.) ou de skis. Il existe des paramoteurs à une ou à deux places.

Sécurité

Plusieurs facteurs font du paramoteur (Le paramoteur est un aéronef de la catégorie des aérodynes. Il est composé d'une voile de parapente, et d'un moteur léger intégré à une cage de protection...) un aéronef (Un aéronef est un moyen de transport capable d'évoluer au sein de l'atmosphère terrestre. On distingue deux catégories d'aéronefs : l'aérostat et...) parmi les plus sûrs. Contrairement au parachute (Le parachute est un dispositif destiné à freiner le mouvement, principalement vertical d'un objet ou d'une personne.), si la voile (Les Voiles sont l’une des 88 constellations du ciel, visible essentiellement de l’hémisphère sud. Incluse à l’origine...) ne se déploie pas, le pilote et son appareil restent au sol. De plus, la position du pilote accroché sous la voilure augmente la stabilité de l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un...). Si un pilote lâche toutes les commandes, l'appareil se redressera automatiquement pour reprendre sa position naturelle.

En plus de permettre le décollage à partir du sol donc d'éviter d'avoir à se jeter au bas d'une montagne (Une montagne est une structure topographique significative en relief positif, située à la surface d'astres de type tellurique (planète tellurique, satellites comme la Lune), et faisant...), la présence du moteur (Un moteur (du latin mōtor : « celui qui remue ») est un dispositif qui déplace de la matière en apportant de la puissance. Il effectue ce travail à partir d'une énergie (éolienne,...) permet également de bénéficier d'une puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) de poussée "sur demande" qui n'est pas disponible en parapente (Le parapente est un aéronef dérivé du parachute, permettant la pratique du vol libre. De nos jours, son utilisation, qui constitue un loisir et un sport, est indépendante du parachutisme et se rapproche plus...).

L'appareil est facile à manier et il peut effectuer un virage de faible rayon. Sa vitesse (On distingue :) de déplacement ( En géométrie, un déplacement est une similitude qui conserve les distances et les angles orientés. En psychanalyse, le déplacement est mécanisme de défense déplaçant la valeur, et finalement le sens En architecture...) par rapport au sol est d'environ 40 km/h à ajouter ou soustraire à la vitesse du vent (Le vent est le mouvement d’une atmosphère, masse de gaz située à la surface d'une planète. Les vents les plus violents connus ont lieu sur Neptune et sur Saturne. Il...).

En vol, un arrêt volontaire ou non du moteur a pour effet de transformer le paramoteur en simple parapente. Si le pilote a pris soin de toujours évoluer à portée d'une zone d'atterrissage (L’atterrissage désigne, au sens étymologique, le fait de rejoindre la terre ferme. Le terme recouvre cependant des notions différentes suivant qu'il est employé dans le domaine...) sécurisée, les pannes entraînent alors rarement de conséquences fâcheuses. D'ailleurs, la majorité des atterrissages s'effectuent moteur coupé (Un coupé est une voiture fermée, à deux portes (parfois trois avec hayon ou quatre comme l'ont fait certains constructeurs américains) et possédant deux, quatre ou cinq places. Il est...).

L'appareil ne requiert que très peu d'espace pour le décollage et l'atterrissage. En fonction de la vitesse des vents, il aura éventuellement besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins...) d'un seul pas à quelques mètres pour le décollage alors qu'il n'est pas rare que les atterrissages s'effectuent simplement en posant les pieds au sol.

Réglementation

En France, pour pouvoir pratiquer légalement le paramoteur, il convient de passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) un brevet théorique, puis pratique. Ce brevet est délivré par la DGAC(Direction Générale de l'Aviation (L'aviation est une activité aérienne définie par l'ensemble des acteurs, technologies et règlements qui permettent d'utiliser un aéronef dans un but...) Civile).

En France

Les paramoteurs sont considérés, en France, comme des ULM, les monoplaces pouvant être, dans certaines conditions, placés dans la sous-catégorie des PULMA.

Contrairement au parapente, le brevet de pilote est obligatoire. Il est délivré, pour la partie théorique, par le district aéronautique (L'aéronautique inclut les sciences et les technologies ayant pour but de construire et de faire évoluer un aéronef dans l'atmosphère terrestre.) et pour la partie pratique, par un instructeur qualifié et enregistré auprès du district aéronautique.

L'examen de la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) consiste en un questionnaire (Les questionnaires sont un des outils de recherche pour les sciences humaines et sociales, en particulier la psychologie, la sociologie, le marketing et la géographie.) de 40 questions, portant sur l'aérologie, les facteurs physiologiques, le matériel, la navigation (La navigation est la science et l'ensemble des techniques qui permettent de :) et la réglementation. (questions communes au Brevet Base Pilote privé avion) ... 30 bonnes réponses sont exigées.

Pour devenir un pilote autonome, choisissez une école sérieuse (affiliée ou non à la FFPLUM) animée par des professionnels.

Après avoir acheté votre matériel, il faudra l'identifier auprès du district aéronautique

Des différentes disciplines de vol motorisé, le paramoteur est parmi l'une de celles qui connaissent le moins d'accidents graves.[1]

Au Canada

Au Canada, le paramoteur est considéré comme un parachute motorisé. Il est classé dans la catégorie des avions ultra-légers. Son pilote doit détenir un certificat médical et - au minimum - un permis de pilote d'avion (Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d'un engin sans moteur,...) ultra-léger (paragraphe 401.03(1) du Règlement de l'aviation canadien) qui peut être restreint au parachute motorisé. Au même titre que tous les avions, le paramoteur se doit de détenir une immatriculation en règle.[2]

Le code d'éthique

Comme pour le parapente, il faut l'autorisation du propriétaire du terrain de décollage, ainsi que celle du propriétaire du terrain d'atterrissage prévu. Il faut également déclarer par simple lettre au maire (Le maire représente l'autorité municipale. Dans de nombreux cas, il est le détenteur du pouvoir exécutif au niveau d'une ville ou communal en France et au Québec. Dans un gouvernement à gérance municipale comme dans certaines villes du...) de la commune que l'on va utiliser un terrain de sa commune pour atterrir/décoller.

Suivant leur expérience, certains pilotes se font plaisir en rasant le sol (pratique qu'on appelle dans le jargon le "Radada" ), d'autres se servent (Servent est la contraction du mot serveur et client.) de leur motorisation auxiliaire pour grimper de quelques centaines de mètres puis voler sans moteur comme en parapente.

Afin de progresser davantage encore, il restera à trouver un club pour partager votre expérience.

Les 'ailes' utilisées sont des ailes de parapente, parfois après adaptation spécifique pour la pratique du paramoteur (pour des raisons techniques et de poids). Toutefois, certains chariots " lourds " utilisent des voiles parachute rectangulaires.

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