| AH-56 Cheyenne | |
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| Rôle | Hélicoptère de combat |
| Constructeur |
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| Premier vol | 21 septembre 1967 |
| Mise en service | Resté à l'état de prototype |
| Date de retrait | Fin du programme en 1972 |
| Nombre construit | 10 |
| Équipage | |
| 1 pilote, 1 canonnier | |
| Motorisation | |
| Moteur | General Electric T64-GE-16 |
| Nombre | 1 |
| Type | Turbomoteur |
| Puissance unitaire | 3 925 ch |
| Nombre de pales | 4 |
| Dimensions | |
| Diamètre du rotor | 15,62 m |
| Longueur | 16,64 m |
| Hauteur | 4,18 m |
| Masses | |
| À vide | 5 879 kg |
| Avec armement | 8 300 kg |
| Maximale | 11 739 kg |
| Performances | |
| Vitesse de croisière | 362 km/h |
| Vitesse maximale | 407 km/h |
| Plafond | 6 100 m |
| Vitesse ascensionnelle | 15,23 m/min |
| Distance franchissable | 1 408 km |
| Armement | |
| Externe | Canon de 30 mm |
| Avionique | |
| Roquettes, missiles TOW | |
| modifier | |
Le Lockheed AH-56 Cheyenne était un programme d'hélicoptère d'attaque, destiné à prendre la relève du Bell AH-1 Cobra, dont on mesurait les déficiences en termes de puissance de feu, de survavibilité et de vitesse. L'AH-56 est un appareil intéressant, hybride entre un hélicoptère et un aéronef à voilure fixe. Le rotor principal ne fournit qu'une partie de la portance, le reste étant fourni par les ailes quand la vitesse devient suffisante, la propulsion, est elle entièrement le fait d'une hélice propulsive.
Cependant, en raison des dépassements de coûts et de la modification de la demande par l'US Army, le prometteur AH-56, fut finalement abandonné au profit de l'AH-64 Apache.
L'expérience de l'armée américaine dans les premières années de la guerre du Viêt Nam montra rapidement le besoin de disposer d'un hélicoptère d'escorte et d'attaque lourdement armé, capable d'opérer la nuit ou par mauvais temps pour identifier et attaquer des cibles, à l'aide de missiles ou au canon.
En octobre 1964, l'US Army lança l'AAFS (Advanced Aerial Fire-support System) avec des demandes très optimistes pour un hélicoptère à l'époque: une vitesse de 400 km/h et un rayon d'action de 3 900 km était exigé.
Lockheed répondit à l'appel d'offre et en sortit vainqueur en novembre 1966, avec un appareil qui ne ressemblait à rien de ce qui avait déjà été construit auparavant.
Malheureusement, la mise au point de cet appareil se révéla être un véritable cauchemar, pour les ingénieurs, comme pour les pilotes.
L'électronique posa des problèmes pendant des années, dont certains ne furent jamais résolus, mais plus grave, l'hélicoptère lui même présentait des problèmes de stabilité, que le rotor propulsif de queue ne pouvait contrôler. Les ingénieurs de Lockheed parvinrent à résoudre bon nombre de problèmes, mais le programme fut annulé en 1972 lorsqu'il devint évident que la mission dévolue au Cheyenne pouvait être accomplie par des appareils plus légers et surtout moins complexes.
Le concept d'hélicoptère de combat tout temps n'existant pas à cette époque, les ingénieurs de Lockheed durent innover, et créèrent un hélicoptère unique dans les annales de l'aviation.
Extérieurement, le Cheyenne se distinguait par un train tricycle et deux ailes de petites dimensions, destinées à transporter les missiles et à fournir la portance nécessaire au vol à grande vitesse, le pilote et le copilote/canonnier était assis dans un cockpit en tandem comme sur bon nombre d'hélicoptère de combat en conception et actuels (AH-1 Cobra, AH-64 Apache) avec le canonnier devant et le copilote situé plus haut derrière.
La particularité du Cheyenne était sans conteste la présence d'un troisième rotor tripale, situé sur la queue en sus du rotor anticouple et perpendiculaire à ce dernier. La fonction de ce troisième rotor était de propulser l'appareil à grande vitesse, de la même manière que les hélices du B-36 Peacemaker de chez Convair. A grande vitesse, presque toute la puissance disponible du turbopropulseur General Electric T64-16 allait vers ce rotor propulsif de queue.
Cette configuration permet au Cheyenne, d'atteindre des vitesses importantes de l'ordre de deux cent nœuds, mais lui interdit son classement parmi les hélicoptères.
L'autre révolution du Cheyenne se situait au niveau de l'avionique : l'AH-56 possédait un équipement électronique qui surpassait celui de bon nombre de chasseurs de l'époque, et comprenait équipement de navigation et de vision nocturne, viseur holographiques montés sur le casque des pilotes, équipement de visée et de tir.
L'armement devait se composer d'un canon de 30 mm ainsi que d'un lance-grenade montés dans une tourelle sous le fuselage, ainsi que de missile antichar TOW à visée optique et de roquettes non guidée.
Son armement en tourelle, autre innovation, est placé au centre du ventre de l'appareil, le membre d'équipage l'utilisant se retrouvant derrière le pilote. Cependant, cette tourelle est capable d'être pointée sur 360 degrés d'azimut, le siège du canonnier pivotant en même temps qu'elle, malgré un angle mort de 120° à partir du cockpit, l'armement peut-être pointé néanmoins sur tout l'azimut, grâce à un viseur périscopique.