Corentin Louis Kervran - Définition

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Introduction

Corentin Louis Kervran est un scientifique français né à Quimper en 1901 et mort en 1983.

Fonctionnaire de l'État français après 1945, il s'occupe des effets radiologiques pour la médecine du travail. Il doit sa notoriété à son engagement dans l'hypothèse d'une transmutation biologique des éléments chimiques au sein des êtres vivants, dite transmutation nucléaire à froid ou Effet Kervran. Cette hypothèse est issue, d'une confrontation avec des cas d'intoxication à l'oxyde de carbone (carboxémie) chez les ouvriers soudeurs en 1935 et 1936 alors qu'il est membre du comité d'hygiène de la Seine. Devant l'impossibilité, à la suite de nombreux contrôles et expériences, de trouver une source d'oxyde de carbone, il en vient à conclure que la production d'oxyde de carbone est endogène: L'azote N2 (poids atomique 28=14+14) de l'air, "dynamisé" par la chaleur intense de la soudure se transformerai en CO (poids atomique 28=12+16) à l'intérieur de l'organisme. La solution du problème consistera à fournir des masques avec un tuyau permettant de respirer l'air à l'arrière du soudeur, donc éloigné de la source d'azote "dynamisé". Il publie plusieurs ouvrages, mais aucun article en revue. Ces travaux sur la transmutation ne trouvent aucun écho dans le domaine scientifique. Pour ses hypothèses, il a collaboré dans les derniers temps avec Olivier Costa de Beauregard, connu pour son adhésion spiritualiste.

Biographie

Louis Corentin Kervran a été nommé en tant qu'expert pour s'occuper du syndrome d'irradiation aiguë par le gouvernement français en 1945.

Il était membre de la New York Academy of Sciences, Directeur et chargé de conférences de l'Université de Paris (voir ci-dessous ses titres), Membre du Conseil d’Hygiène de la Seine, et de la Commission du Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique (1966).

Il consacre plusieurs livres sur ses hypothèses de transmutations biologiques des éléments.

C'est à son instigation et avec sa coopération qu'en 1974, Olivier Costa de Beauregard a proposé une hypothèse théorique à base de neutrinos de ce phénomène. ( PB ) 20 chercheurs ont participé, p 264 il liste les laboratoires qui ont participé, mais dit "Afin d'éviter toute polémique, je ne citerai pas de noms", p 265 à 283 il relate ses principaux courriers avec Costa.

Il a été proposé en 1975 pour le Prix Nobel de physiologie ou de médecine, en temps que membre de l'Académie des Sciences de New York, par Hiroshi Maruyama de la Faculté de médecine d'Osaka, et supporté par le Professeur L. Tanon, président de l'Académie de Médecine de Paris.

En 1975, il cite 165 références bibliographiques (sur 10 ans), et en 2003, 120 personnes de 15 nationalités différentes ont participé à la conférence annuelle de fusion froide ICCF 10 à Boston.

Ses livres et articles sont traduits en italien, anglais, japonais et espagnol.

Le Professeur L. Tanon, Président du Conseil Supérieur d'Hygiène de France et Président de l'Académie de Médecine, a préfacé son premier livre en 1962.

Il décrit lui-même précisément son rôle et ses titres :
p 18 : "... j'intervenais pour obtenir une règlementation préventive efficace ... pour protéger le personnel physicien ou médical qui utilisait les substances radio-actives ... après 1945, je fus appelé à Paris comme seul délégué scientifique près d'un ministre, afin de le représenter dans toutes les commissions ministérielles et interministérielles chargées notamment d'étudier la protection contre les effets de la radioactivité. De ce fait j'étais par arrêtés nommé membre d'autres commissions ... d'autres ministères (Intérieur, Protection civile, Santé publique, Industrie, normalisation etc.) J'étais directeur, aux services extérieurs ; le directeur général du ministère était, dans les commissions de ce ministère, nommé par les mêmes arrêtés que moi, lui ..., tandis que je l'était à titre personnel, chargé de l'aspect scientifique, du fait de mes travaux dans ce domaine, remontant alors à 10 ans."
p 21 : "Du fait de ma position, unique en France, à la charnière de la physique et de la biologie, il m'était demandé de présenter mes travaux dans l'enseignement supérieur. ... au CNAM ... examinateur à l'oral, deux jours par an. À la Faculté de Médecine de Paris ... au jury, à l'oral, pour un certificat de spécialité. ... Il m'était demandé des cours à la faculté de Paris avec le titre de "chargé de conférences". Tandis que dans un institut relevant directement de l'Université de Paris je donnais une trentaine d'heures de cours par an, avec le titre de "Directeur de conférences". On trouvera aussi mon nom dans les annuaires des enseignants à "Sciences Po". J'avais en outre à orienter l'action des médecins du travail."

En 1993, il reçoit le prix parodique Ig Nobel de physique pour sa conclusion que le calcium des coquilles d'œufs de poule est créé par un processus de fusion froide.

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