Liste des toponymes juifs en France

Liste des toponymes juifs en France - Définition et Explications

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Introduction

Les toponymes juifs en France sont nombreux et témoignent de plus de 2000 ans d'histoire des Juifs en France. Beaucoup notamment rappellent la présence des Juifs avant leur expulsion du royaume au XIVe siècle.

Rues et lieux-dits

Rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les différents quartiers, s'inscrivant de ce...) de la Juiverie et rue des Juifs

Pour ce qui est des rues, les toponymes juifs les plus courants sont les « rues de la Juiverie », les « rues des Juifs » ou encore les « rues aux Juifs ». Selon le professeur Norman Golb, l'expression « rue aux Juifs » était une traduction du terme vicus judaeorum que les Romains appliquaient, à l'origine, au quartier ou au faubourg et éventuellement à la rue principale du quartier juif. La rue aux Juifs se trouve d'habitude dans le quartier le plus ancien de la ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200...) ou du village (Un village est, à la campagne ou à la montagne, un ensemble d'habitations, de bâtiments à usages divers, de fermes... de proportion modérée (quelque dizaines de...). Dans les autres cas, c'est une très longue rue située en pleine campagne (La campagne, aussi appelée milieu rural désigne l'ensemble des espaces cultivés habités, elle s'oppose aux concepts de ville, d'agglomération ou de milieu urbain....).

Ces rues actuelles ne représentent pas tous les lieux où étaient présents les Juifs comme le montre la carte de Normandie publiée par Norman Golb ou encore l'étude de Frédéric Viey sur les Juifs de Picardie (toutes deux indiquées en liens externes). Pour la plupart, ces noms de rues remontent au Moyen Âge sauf en Provence, d'où les Juifs ne furent expulsés qu'au début du XVIe siècle, et en Alsace, où l'implantation (Le mot implantation peut avoir plusieurs significations :) juive fut parfois plus récente. Ces villes ou villages sont représentés sur la carte de l'article Juiverie.

Rues et lieux-dits de la juiverie

Rue juiverie à Lyon
Rue juiverie, en fait une impasse, à Dieulefit

Le mot juiverie se retrouve dans de nombreux noms de places, rues ou impasses, par exemple à Alençon, Alet-les-Bains, Apt, Avignon (rue de la vieille juiverie), Bagnols-sur-Cèze, Beaupréau, Bernis, Béziers (renommée rue de la Petite-Jérusalem dans les années 2000 parce que juiverie aurait été politiquement incorrect), Bué, Carpentras (rue de la juiverie et rue de la vieille juiverie), Chalabre (impasse juiverie), Châlons-en-Champagne (rue de la petite juiverie), Chambéry, Changé, Châteauneuf-de-Gadagne, Châteauneuf-du-Rhône, Châtillon-sur-Seine, Crémieu, Le Croisic, Dieulefit, Digne-les-Bains, Donzère, Draguignan, Épernay (rue de la Juiverie que la municipalité a proposé de débaptiser, trouvant le nom politiquement incorrect), Étampes, Fanjeaux, Fréjus, Guérande, L'Isle-sur-la-Sorgue, Istres, Lorgues, Lourmarin, Lyon, Malaucène, Le Mans, Marvejols, Montaigu (Vendée), Montélimar, Montmirail (Marne), Montrichard, Mortagne-sur-Sèvre, Nantes, Niort, Nyons, Parthenay où l'on trouve aussi une cour à Moïse, Pélissanne, Pernes-les-Fontaines, La Perrière, Pézenas, Pignans, Le Pin-en-Mauges(rue de la juiverie et impasse juiverie), Pontlevoy, Richebourg, Riez, Robion, Saint-Gilles (Gard), Saint-Paul-Trois-Châteaux, Sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine....) ("rue de la petite juiverie" et "rue de la grande juiverie"), Sézanne, Valence, Valensole, Vienne et Vitry-en-Perthois (une des plus vieilles communautés juives de France remontant au IIe siècle).

On trouve des lieux-dits la Juiverie à Cangey, Courgains, La Flèche, La Haie-Fouassière, Lignières-la-Carelle, Saint-Fulgent-des-Ormes, Saint-Georges-du-Bois, Saint-Herblain. On trouve d'autres graphies de juiverie comme la Juerie, à Grazay et des ruines appelées la Juifferie au Mesnil-Aubert.

Variantes autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres Erythrotriorchis,...) des mots « juiverie » et « juifs »

Une rue Judaïque existe à Bordeaux.

À Clermont-Ferrand existe une rue Fontgiève qui signifie la fontaine des Juifs.

À Toulouse, la rue Joutx-Aigues, dans le quartier de la Dalbade, dans le quartier juif du Moyen Âge, peut donner lieu à deux étymologies comme l'indiquent les plaques de cette rue: joutx-aigues viendrait de josaica (ou encore judaïque) ou de judeis aquis ou encore les eaux juives donc le mikve (?). Pierre Salies écarte l'hypothèse des eaux, la forme latine judeis aquis étant une manifestation précoce de la déformation de josaica. Il existait aussi une rue des Juifs, ou carreiròt (ruelle) qui débouchait sur la rue Jouxt-Aigues. Enfin, l'actuelle rue Bernard-Mulé, alors hors des murs, s'est appelée chemin des Juifs, puis rue des Juifs, suite à l'installation probable de Juifs, chassés de leur quartier par le grand incendie de 1463, avec synagogue et cimetière, au-delà de la porte Montolieu. Il existe aussi une rue Jouxaigues à Lavaur (Tarn).

Dans le Vieux-Nice, la rue Benoît Bunico est aussi identifiée par des plaques en niçard indiquant Carriera de la juderia (rue de la juiverie). Benoît Bunico est le député niçois au parlement de Turin (Turin (Türìn en piémontais - Torino en italien) est une ville, chef-lieu de la province de même nom et capitale du Piémont en Italie.) (1848-1850) qui fit abolir en 1848 l'obligation (déjà non respectée depuis l'occupation de Nice par les Français sous la Révolution et l'Empire) de résidence (Le nom de résidence est donné à un ensemble de voies souvent qui forment une boucle ayant la particularité de desservir des mêmes logements appelées également résidence. Ce terme vient du verbe latin residere qui signifie rester assis...) pour les Juifs dans le ghetto.

A Metz, la rue de la Juiverie s'appelle En Jurue.

Rue des Juifs et rue juive

Plaque de la rue des Juifs à Bergheim
La rue des Juifs à Commercy
Rue des Juifs à Bouxwiller
La rue des Juifs à Strasbourg
Rue des Juifs à Granville
Rue des Juifs à Nettancourt
Rue des Juifs à Saint-Blimont

Selon Norman Golb, les rues des Juifs en ville rappellent les quartiers juifs alors que celles en pleine campagne rappelleraient l'existence de fermes cultivées par les Juifs.

On trouve des rues (ou ruelles ou voies ou lieux-dits) des Juifs à Agen, Argentan, Argoules, Arnaville, Arquèves, Augny, Aumale, Aups, Authumes, Autrécourt-sur-Aire, Bacqueville-en-Caux, Barembach, Baugé, Baume-les-Dames, Bavay, Bazoches-sur-Vesles, Beaufort-en-Vallée, Behonne, Bergheim, Berlaimont, Bermonville (lieu-dit Les Juifs), Bernaville, Billy-sous-Mangiennes, Blevaincourt, Blois, Bogny-sur-Meuse, Boncourt-sur-Meuse, Boulay-Moselle, Bourges, Bouxwiller, Brezolles, Brie-Comte-Robert, Brognon (Ardennes), Brumath, Bruyères-le-Châtel, Buchy, Bugnicourt, Buis-les-Baronnies Buxy, Caen, Cambrai, Castilly (Hamel aux Juifs), Cerisy-la-Salle (rue Juifs), Chablis, Chaillon, Châlons-en-Champagne, La Chapelle-Gaceline, Charny-sur-Meuse, Chartres, Chevillon, Chuisnes, Cires-lès-Mello, Clermont-Ferrand, Commercy, Corny-Machéroménil, Coullemont, Courtenay (Loiret), Cousolre, Crasville (Manche), Darnétal, Daubeuf-la-Campagne, Dompierre-sur-Helpe, Douai, Drachenbronn-Birlenbach, Dury, Écardenville-la-Campagne, Échenoz-la-Méline, Épernon, Estrun, Étréaupont, Étrepy, Fénétrange, Ferreux-Quincey, Flavy-le-Martel, Florent-en-Argonne, La Folie (La folie désigne, en langage populaire, l'état d'une personne dont le discours et/ou les actions, le comportement ne semblent avoir aucun sens pour l'observateur. Elle peut être passagère ou...) (Calvados), Fontaine-Guérin, Fraillicourt (cour Juifs), Francourville, Fresnois-la-Montagne, Frœningen, Gaillefontaine, Gauville (Somme), Gennes (Maine-et-Loire), Gerstheim, Gespunsart, Giverny, Gondrecourt-le-Château, Gonnelieu, Gorron, Gourdon (Lot), Granville, Gray (Haute-Saône) (chemin du cimetière des Juifs), Hagenbach, Hannogne-Saint-Rémy, Haute-Amance, Hautmont, Havrincourt, Honnecourt-sur-Escaut, Huppy, Ingersheim, Jeanménil, Joigny, Joigny-sur-Meuse, Kingersheim, Krautergersheim, Laferté-sur-Aube, Lafresguimont-Saint-Martin, Lagnieu, Lametz, Landifay-et-Bertaignemont, Landouzy-la-Ville, Lays-sur-le-Doubs, Ligny-le-Châtel, Lingolsheim, Livry-sur-Seine,Marigny-le-Châtel, Maroilles, Marolles-sous-Lignières, Marseille (traverse du cimetière des Juifs) Matougues, Maulévrier, Mécrin, Merlieux-et-Fouquerolles, Mervent, Mézangers, Mignières, Milly-la-Forêt, Mommenheim, Montcenis, Montebourg, Monthermé, Montmartin-sur-Mer, Moyen, Montmorency-Beaufort, Montreuil (Pas-de-Calais), Montreuil-l'Argillé, Mulhouse, Mussy-sur-Seine, Mutzig, Nettancourt, Neuillé-Pont-Pierre, La Neuville-au-Pont, Niedermodern, Niedervisse, Nogent-le-Roi (rue du pont (Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours d'eau, voie de communication, vallée, etc.) en passant par-dessus cette séparation. Le franchissement...) aux Juifs), Noyal-Muzillac, Nyoiseau, Obernai, Orléans, Pagny-la-Ville, Palinges, Péronne, Péroy-les-Gombries, Pertuis (Vaucluse) (voie communale du cimetière des Juifs), Pierregot, Pissotte, Plainfaing, Plomion, Poix-du-Nord, Pompierre-sur-Doubs, Pont-Hébert, Préaux, Prisces, Provins, Quiévy, Quincampoix, Réguisheim, Remilly-sur-Lozon, Résigny, Ribeauvillé, Richwiller, Riquewihr, Rouen, Rougemont (Côte-d'Or), Rougemont (Doubs), Rue (Somme), Ry (Seine-Maritime), Sablé-sur-Sarthe, Sains-Richaumont, Saint-Blimont, Saint-Denis-d'Anjou, Saint-Denis-de-l'Hôtel (Un hôtel est un établissement offrant un service d’hébergement payant, généralement pour de courtes périodes. Dans sa définition de l’hôtel, l’Agence Mondiale de Notation...) (rue de faux Juif), Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Florentin (Yonne), Saint-Genix-sur-Guiers, Saint-Gondon, Saint-Lambert-des-Levées (rue juive), Saint-Laurent-Nouan, Saint-Martin-d'Ablois, Saint-Maurice-sur-Aveyron, Saint-Pierre-de-Bailleul, Saint-Rémy (Côte-d'Or), Sainte-Marguerite-sur-Mer, Sancerre, Sarre-Union, Sarrey, Schalbach, Schirrhoffen, Schweighouse-sur-Moder, Schwenheim, Senaide, Senonches, Seppois-le-Bas, Sommevoire, Soppe-le-Bas, Soufflenheim, Souvigny, Strasbourg, Suèvres, Tarascon, Théméricourt, Thenelles, Thièvres (Pas-de-Calais), Le Titre, Trannes, Valmy, Varennes-en-Argonne, Vaudrey, Vauvert, Vaux-lès-Rubigny, Vecqueville, Velet, Vertrieu, Vertus, Villebon (Eure-et-Loir), Le Vrétot, Volmunster, Walschbronn, Westhoffen et Wissembourg.

Les impasses des Juifs existent à Bellegarde (Loiret), Bourges, Grussenheim, Ingwiller, Méré (Yonne), Pont-de-Veyle, La Réole, Rouffach et Schwindratzheim.

On trouve un lieu-dit Val au Juif à Lignol-le-Château, un fossé à Juifs à Masny, un ruisseau (Le ruisseau est un petit cours d'eau, au débit faible, alimenté par des sources d'eau naturelles, souvent affluent d'un étang, d'un lac ou d'une rivière.) des Juifs à Lézignan-Corbières et un chemin des Israélites (autre nom des Juifs) à Remiremont.

Il existe une rue juive dans les villes ou villages suivants : Bazouges-sur-le-Loir , Bonnefontaine (Jura), Chaudenay (Saône-et-Loire), Faugères (Hérault) et Saumur. Enfin, la rue où se situe la synagogue de Cavaillon se nomme rue hébraïque.

Anciennes rues des Juifs

Chateaubriand est né dans l'ancienne rue des Juifs de Saint-Malo.
  • Une ancienne rue des Juifs est attestée à Borey.
  • La rue des Juifs de Montlhéry fut rebaptisée rue du Docteur-Ogé, du nom d'un ancien maire (Le maire représente l'autorité municipale. Dans de nombreux cas, il est le détenteur du pouvoir exécutif au niveau d'une ville ou communal en France et au Québec....).
  • En Normandie, plusieurs anciennes rues des Juifs ou lieux-dits les Juifs sont cités dans l'ouvrage du professeur Golb, notamment à Avranches, Beaumont-en-Auge, Beuzeville-la-Guérard, La Carneille, Caudebec-en-Caux, Falaise (Une falaise est un escarpement rocheux créé par l'érosion le long d'une côte. On peut distinguer les falaises basses (hauteur inférieure à 2 mètres), les falaises moyennes (entre 2 et 10 mètres) et les falaises hautes...), Harfleur et Montivilliers.
  • À Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les...), la rue de la Harpe a été connue au Moyen Âge sous le nom de rue de la Juiverie. D'autres rues ont aussi porté ce nom (notamment la rue de la Cité). L'ancienne rue des Juifs s'appelle rue Ferdinand-Duval depuis 1900, à la suite d'une pétition adressée lors de l'affaire Dreyfus au conseil municipal en 1898 par des commerçants français installés dans cette rue. Il faut aussi citer l'île (Une île est une étendue de terre entourée d'eau, que cette eau soit celle d'un cours d'eau, d'un lac ou d'une mer. Son étymologie latine, insula, a donné l'adjectif...) aux Juifs, une des îles constitutives de l'actuelle île de la Cité (La cité (latin civitas) est un mot désignant, dans l’Antiquité avant la création des États, un groupe d’hommes sédentarisés libres (pouvant avoir des esclaves), constituant une société...).
  • À Saint-Malo, la rue des Juifs a été rebaptisée rue Chateaubriand car la maison (Une maison est un bâtiment de taille moyenne destiné à l'habitation d'une famille, voire de plusieurs, sans être considérée comme un immeuble collectif.) natale de cet écrivain y est située.
  • A Pont-à-Mousson, la rue de la Poterne (Une poterne est une petite porte qui était intégrée aux murailles d'une fortification, de façon discrète et qui permettait aux habitants du château de sortir ou rentrer à l’insu de l’assiégeant.) est l'ancienne rue à la Poterne des Juifs.

Fosses aux Juifs et autres noms germaniques

En Alsace, à Colmar, et en Lorraine, à Farschviller, existent une voie ou un lieu-dit appelés Judenloch (fosse aux Juifs). Celui de Colmar, Judenloch Weg, commémore le massacre des Juifs à Colmar en 1348.

On trouve un coteau appelé Beim Juden (chez le Juif) à Nousseviller-lès-Bitche et un lieu-dit Im Juden (chez le Juif) à Reutenbourg, des lieux-dits Judenacker (champ des Juifs) à Eckwersheim et Weitbruch et Judenanwand (le mur (Un mur est une structure solide qui sépare ou délimite deux espaces.) des Juifs) à Eckwersheim, des lieux-dits le Judenberg (le mont des Juifs) à Gomelange, Reichshoffen, Rimsdorf et Saverne (site du cimetière juif de Saverne), Judendrisch à Kerling-lès-Sierck, un rivière (En hydrographie, une rivière est un cours d'eau qui s'écoule sous l'effet de la gravité et qui se jette dans une autre rivière ou dans un fleuve,...) appelée Judengraben (tombes aux Juifs) à Buhl-Lorraine, un vallon appelé Judenhohl (cave aux Juifs) à Bitche, un hameau (Un hameau (ou un écart) est un groupe d'habitations en milieu rural, généralement trop petit pour être considéré comme un village, et sans église. L'élément...) appelé Judenhof (la cour des Juifs) à Petit-Rederching, un mont Judenhuebel à Obersteinbach, et des lieux-dits Judenhut (le chapeau des Juifs, encore que certains contestent cette origine) à Murbach et Ribeauvillé, un bois Judenlach (le rire des Juifs) à Saint-Avold, des lieux-dits Judenmatt à Obermodern-Zutzendorf, Rosenwiller, et Rouffach et Judenmatten à Aspach-le-Bas, un lieu-dit Judenpfad (sentier des Juifs) à Furchhausen, une vallée (Une vallée est une dépression géographique généralement de forme allongée et façonnée dans le relief par un cours d'eau (vallée fluviale) ou un glacier...) à Judenthal à Mouterhouse, un lieu-dit Judentanne (sapin des Juifs) à Ottrott, et un lieu-dit Judenthor (porte des Juifs) à Romanswiller, un bois Judenwald (forêt des Juifs) à Siersthal et à Richwiller, un lieu-dit Judenweg (chemin des Juifs) à Haguenau, un lieu-dit Judenbrand (là où on brûle les juifs) à Herrlisheim-près-Colmar.

Lieux-dits la Juive

On trouve des lieux-dits appelés la Fontaine Juive à Bettelainville, le Champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:) de la Juive à Grandval (Puy-de-Dôme), la Juive à Roussillon (Vaucluse) et à Fontaine-de-Vaucluse et la Croix Juive à Saint-Saturnin-les-Apt.

A Besançon, une importante demeure est appelée Château (Un château est à l'origine une construction médiévale destinée à protéger le seigneur et à symboliser son autorité au sein du fief....) de la Juive.

Lieux-dits les Hébreux

On trouve deux lieux-dits les Hébreux à Leuze (Aisne) et à Martigny (Aisne), un mont Hébreu à Stonne et une vallée des Hébreux à Saint-Christophe-sur-Avre.

Lieux-dits portant des noms de l'Ancien Testament

Certains personnages de la Bible sont identifiés au judaïsme, beaucoup plus qu'au christianisme. L'utilisation de leur nom peut donc souvent indiquer une ancienne présence juive. On citera ainsi Moïse qu'on retrouve dans de nombreux rues ou lieux-dits comme à Alixan, Auriébat, Château-Landon, Fargues-sur-Ourbise, L'Haÿ-les-Roses, Ivry-sur-Seine, Ordan-Larroque, Parthenay, Puch-d'Agenais, Riguepeu, Rouen, Saint-Jeures, Saint-Ouen-les-Vignes et Truinas. Il faut préciser qu'il est aussi fort possible que ce nom ait été porté par des non-juifs, notamment dans les régions à fortes communautés protestantes, ces dernières donnant fréquemment des prénoms tirés de l'Ancien Testament, comme à Alixan justement.

En Avignon, les rues Abraham et Jacob rappellent aussi l'ancienne carrière.

Autres lieux-dits

On trouve un pont d'Israël à Saint-Georges-d'Elle.

Rues de la synagogue ou rues honorant un rabbin

Les synagogues en France datent très rarement d'avant le XIXe siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération humaine et faisait 33 ans 4 mois (d'où peut être...). Les rues de la synagogues reflètent donc, à quelques exceptions près, une présence juive généralement plus récente que les rues des Juifs ou les rues de la juiverie. On trouve des rues de la synagogue à Aouste-sur-Sye, Bollwiller, Cattenom, Dijon, Étain, Frœningen, Garancières, Hagenthal-le-Bas, Hirsingue, Horbourg-Wihr, Insming, Issenheim , Lingolsheim, Marmoutier, Meudon, Mulhouse où une autre rue le long de la synagogue s'appelle rue des Rabbins, Peyrehorade, Reichshoffen, et à Saverne, Troyes, des impasses de la synagogue à Schaffhouse-sur-Zorn et à Habsheim mais une place de la synagogue à Bischheim et une avenue (Une avenue est une grande voie urbaine. Elle est en principe plantée d'arbres, et conduit à un monument.) de la synagogue à Avignon.

Plusieurs rabbins sont honorés par des rues ou places, le rabbin Joseph Bloch à Haguenau, le grand-rabbin Joseph Cohen à Bordeaux et le grand rabbin de France Jacob Kaplan à Paris. D'autres rabbins, morts en déportation, sont cités dans le paragraphe de cet article consacré à la la Shoah. À Avignon, une rue porte le nom d'Abraham Farissol, un savant juif du XVe siècle né dans cette ville.

Rues de Jérusalem

Les rues ou places de Jérusalem peuvent aussi évoquer la communauté juive comme à Aix-en-Provence ou Avignon où dans les deux cas se situe la synagogue.

Il existait autrefois une rue de Jérusalem à Paris, assez connue puisque s'y trouvait l'ancienne préfecture de police. Elle disparut lors de l'extension du palais de justice (Un palais de justice contient un tribunal ou autre juridiction, son administration et divers services liés au droit. C'est l'équivalent francophone de la courthouse des pays anglo-saxons.). Son nom serait cependant plutôt une allusion à une maison accueillant des pèlerins se rendant en Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus...) sainte, qu'à une communauté juive.

Autres rues évoquant la présence d'une synagogue

A Antony, la rue de Sdérot longeant la synagogue porte le nom de la ville israélienne jumelée.

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