Science - Définition et Explications

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Un terme générique

Définition large

La science, par ses découvertes, a su marquer la civilisation. Ici, les images rapportées par l'astronomie nourrissent la pensée humaine quant à sa place dans l'Univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.).

Le mot science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire...) est un polysème, recouvrant principalement trois acceptions :

  1. Savoir, connaissance de certaines choses qui servent (Servent est la contraction du mot serveur et client.) à la conduite de la vie (La vie est le nom donné :) ou à celle des affaires.
  2. Ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection...) des connaissances acquises par l’étude ou la pratique.
  3. Hiérarchisation, organisation (Une organisation est) et synthèse des connaissances au travers de principes généraux (théories, lois, etc.)

Définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la...) stricte

D'après Michel Blay, la science est « la connaissance claire et certaine de quelque chose, fondée soit sur des principes évidents et des démonstrations, soit sur des raisonnements expérimentaux, ou encore sur l'analyse des sociétés et des faits humains. »

Cette définition permet de distinguer les trois types de science :

  1. les sciences exactes, comprenant les mathématiques et les « sciences mathématisées » comme la physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la...) théorique ;
  2. les sciences physico-chimiques et expérimentales (sciences de la nature et de la matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses...), biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant....), médecine) ;
  3. les sciences humaines, qui concernent l'Homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo...), son histoire, son comportement, la langue, le social, le psychologique, le politique.

Néanmoins, leurs limites sont floues ; en d'autres termes il n'existe pas de catégorisation systématique (En sciences de la vie et en histoire naturelle, la systématique est la science qui a pour...) des types de science, ce qui constitue par ailleurs l'un des questionnements de l'épistémologie. Dominique Pestre explique ainsi que « ce que nous mettons sous le vocable « science » n’est en rien un objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans...) circonscrit et stable dans le temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...) qu’il s’agirait de simplement décrire ».

Principe de l'acquisition (En général l'acquisition est l'action qui consiste à obtenir une information ou à acquérir un...) scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui...)

L'acquisition de connaissances reconnues comme scientifiques passent par une suite de mécanismes. Francis Bacon en a décrit le mécanisme qui peut être simplifié comme suit :

  1. observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les...), expérimentation (L'expérimentation est une méthode scientifique qui consiste à tester par des expériences...) et vérification
  2. théorisation
  3. prévision

Les méthodes scientifiques permettent de procéder à des expérimentations rigoureuses, reconnue comme telle par la communauté de scientifique. Les données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) recueillies permettent une théorisation, la théorisation permet de faire des prévisions qui doivent ensuite être vérifiées par l'expérimentation et l'observation. Une théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer,...) est rejetée lorsque ces prévisions ne cadre pas à l'expérimentation. Le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la...) ayant fait ces vérifications doit, pour que la connaissance scientifique progresse, faire connaitre ces travaux aux autres scientifiques qui valideront ou non son travail au cours d'une procédure d'évaluation.

Classification des sciences

On distingue les sciences humaines et sociales des sciences de la nature. Les premières, comme la sociologie, portent sur l'étude des phénomènes liés à l'action humaine, les secondes, comme la physique, portent sur l'étude des phénomènes naturels. Plus récemment, quelques auteurs, comme Herbert Simon (Herbert Alexander Simon (né le 15 juin 1916 à Milwaukee, Wisconsin, mort le 9 février 2001 à...), ont évoqué l'apparition d'une catégorie intermédiaire, celle des sciences de l'artificiel, qui portent sur l'étude de systèmes créés par l'homme - artificiels - mais qui présentent un comportement indépendant ou relativement de l'action humaine. Il s'agit par exemple des sciences de l'ingénieur (« Le métier de base de l'ingénieur consiste à résoudre des problèmes de nature...). On peut également distinguer les sciences empiriques, qui portent sur l'étude des phénomènes accessibles par l'observation et l'expérimentation, des sciences logico-formelles, comme la logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος),...) ou les mathématiques, qui portent sur des entités purement abstraites. Une autre manière de catégoriser les sciences consiste à distinguer les sciences fondamentales, dont le but premier est de produire des connaissances, des sciences appliquées, qui visent avant tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) à appliquer ces connaissances à la résolution de problèmes concrets. D'autres catégorisations existent, notamment la notion de science exacte ou de science dure. Ces dernières catégorisations, bien que très courantes, sont beaucoup plus discutables que les autres, car elles sont porteuses d'un jugement (certaines sciences seraient plus exactes que d'autres, certaines sciences seraient « molles », c'est-à-dire sans véritable consistance, ...). Il existe aussi une Classification des sciences en poupées russes.

De manière générale, aucune catégorisation n'est complètement (Le complètement ou complètement automatique, ou encore par anglicisme complétion ou...) exacte ni entièrement justifiable, et les zones épistémologiques entre elles demeurent floues. Pour Robert Nadeau : « on reconnaît généralement qu’on peut classer [les sciences] selon leur objet (...), selon leur méthode (...), et selon leur but ».

Sciences fondamentales et appliquées

Les « sciences fondamentales » visent prioritairement l'acquisition de connaissances nouvelles. Cette classification première repose sur la notion d'utilité : certaines sciences produisent des connaissances en sorte d’agir sur le monde (Le mot monde peut désigner :) (les sciences appliquées), c’est-à-dire dans la perspective d’un objectif pratique, tandis que d'autres (les sciences fondamentales) visent prioritairement l’acquisition de connaissances nouvelles abstraites. Néanmoins, cette limite est floue. Les mathématiques, la physique ou la biologie peuvent ainsi aussi bien être fondamentales qu'appliquées, selon le contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le...). Les sciences appliquées (qu'il ne faut pas confondre avec la technique en tant qu'application de connaissances empiriques) produisent des connaissances en sorte d'agir sur le monde, c'est-à-dire dans la perspective d'un objectif pratique, économique ou industriel.

Un groupe de chercheurs travaillant sur une expérience.

Certaines disciplines restent cependant plus ancrées dans un domaine que dans un autre. La cosmologie (La cosmologie est la branche de l'astrophysique qui étudie l'Univers en tant que système...) est par exemple une science exclusivement fondamentale (En musique, le mot fondamentale peut renvoyer à plusieurs sens.). L'astronomie (L’astronomie est la science de l’observation des astres, cherchant à expliquer...) est également une discipline qui relève dans une grande mesure de la science fondamentale. La médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la...), la pédagogie (La pédagogie est, étymologiquement, l'action de "conduire les enfants", du grec...) ou l'ingénierie (L'ingénierie désigne l'ensemble des fonctions allant de la conception et des études à la...) sont au contraire des sciences essentiellement appliquées (mais pas exclusivement). Sciences appliquées et sciences fondamentales ne sont pas cloisonnées. Les découvertes issues de la science fondamentale trouvent des fins utiles (exemple : le laser (Un laser est un appareil émettant de la lumière (rayonnement électromagnétique)...) et son application au son numérique (Une information numérique (en anglais « digital ») est une information...) sur CD-ROM). De même, certains problèmes techniques mènent parfois à de nouvelles découvertes en science fondamentale. Ainsi, les laboratoires de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) et les chercheurs peuvent faire parallèlement de la recherche appliquée et de la recherche fondamentale (La recherche fondamentale regroupe les travaux de recherche scientifique n'ayant pas de finalité...). Par ailleurs, la recherche en sciences fondamentales utilise les technologies issues de la science appliquée, comme la microscopie (La microscopie est l'observation d'un échantillon (placé dans une préparation microscopique...), les possibilités de calcul des ordinateurs par la simulation numérique, par exemple.

Par ailleurs, les mathématiques sont souvent considérées comme autre chose qu'une science, en partie parce que la vérité mathématique (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide...) n'a rien à voir avec la vérité des autres sciences. L'objet des mathématiques est en effet interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la...) à cette discipline. Ainsi, sur cette base, les mathématiques appliquées souvent perçus davantage comme une branche mathématique au service d'autres sciences (comme le démontrent les travaux du mathématicien (Un mathématicien est au sens restreint un chercheur en mathématiques, par extension toute...) Jacques-Louis Lions qui explique : « Ce que j'aime dans les mathématiques appliquées, c'est qu'elles ont pour ambition de donner du monde des systèmes une représentation qui permette de comprendre et d'agir ») seraient bien plutôt sans finalité pratique. A contrario, les mathématiques possèdent un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) important de branches, d'abord abstraites, s'étant développées au contact avec d'autres disciplines comme les statistiques (La statistique est à la fois une science formelle, une méthode et une technique. Elle...), la théorie des jeux (La théorie des jeux constitue une approche mathématique de problèmes de...), la logique combinatoire (En mathématiques, la combinatoire, appelée aussi analyse combinatoire, étudie les...), la théorie de l'information, la théorie des graphes (Le terme de graphe désigne en mathématiques une opération d'application. Il possède deux...) entre autres exemples, autant de branches qui ne sont pas catalogués dans les mathématiques appliquées mais qui pourtant irriguent d'autres branches scientifiques.

Sciences nomothétiques et idiographiques

Un classement des sciences peut s'appuyer sur les méthodes mise en œuvre. Une première distinction de cet ordre peut être faite entre les sciences nomothétiques et les sciences idiographiques :

  • les sciences nomothétiques cherchent à établir des lois générales pour des phénomènes susceptibles de se reproduire. On y retrouve la physique et la biologie, mais également des sciences humaines ou sociales comme l'économie, la psychologie ou même la sociologie.
  • les sciences idiographiques s'occupent au contraire du singulier, de l'unique, du non récurrent. L'exemple de l'histoire montre qu'il n'est pas absurde de considérer que le singulier peut être justiciable d'une approche scientifique.
Wilhelm Windelband.

C'est à Wilhelm Windelband, philosophe allemande du XIXe siècle que l'on doit la première ébauche de cette distinction, la réflexion de Windelband portant sur la nature des sciences sociales. Dans son Histoire et science de la nature (1894), il soutient que l'opposition entre sciences de la nature et de l'esprit repose sur une distinction de méthode et de « formes d'objectivation ».

Sciences empiriques et logico-formelles

Une catégorisation a été proposé par l'épistémologie, distinguant les « sciences empiriques » et les « sciences logico-formelles ». Leur point (Graphie) commun reste les mathématiques et leur usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) dans les disciplines liées ; cependant, selon les mots de Gilles-Gaston Granger, « la réalité n'est pas aussi simple. Car, d'une part, c'est souvent à propos de questions posées par l'observation empirique que des concepts mathématiques ont été dégagés ; d'autre part, si la mathématique n'est pas une science de la nature, elle n'en a pas moins de véritables objets ». Selon Léna Soler, dans son Introduction à l’épistémologie, distingue d’une part les sciences formelles des sciences empiriques, d’autre part les sciences de la natures des sciences humaines et sociale.

  • les sciences dites empiriques portent sur le monde empiriquement accessible, sensible (accessible par les sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but...) donc). Elles regroupent : les sciences de la nature, qui ont pour objet d'étude les phénomènes naturels ; les sciences humaines, qui ont pour objet d'étude l'Homme et ses comportements individuels et collectifs, passés et présents;
  • de leur côté, les sciences logico-formelles (ou sciences formelles) explorent par la déduction, selon des règles de formation et de démonstration (En mathématiques, une démonstration permet d'établir une proposition à partir...), des systèmes axiomatiques. Il s'agit par exemple des mathématiques ou de la logique

Sciences de la nature et sciences humaines et sociales

Selon Gilles-Gaston Granger, il existe une autre sorte d'opposition épistémologique, distinguant d'une part les sciences de la nature, qui ont des objets émanant du monde sensible, mesurables et classables ; d'autre part les sciences de l'homme aussi dites sciences humaines, pour lesquelles l'objet est abstrait. Gilles-Gaston Granger récuse par ailleurs de faire de l'étude du phénomène humain une science proprement dite.

  • les sciences humaines et sociales sont celles qui ont pour objet d'étude les hommes, les sociétés, leur histoire, leurs cultures, leurs réalisations et leurs comportements ;
  • les sciences de la nature, ou sciences naturelles (« Natural science » en anglais) ont pour objet le monde naturel, la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance...) et l'Univers.

L'opposition traditionnelle entre sciences humaines et sciences naturelles repose sur celle entre nature et culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :).

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