2005 en santé et médecine - Définition

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Grossesse

Avril

  • Des chercheurs ont identifié un gène dont les mutations, transmises par la mère, sont associées à la prééclampsie chez les femmes hollandaises. Ce gène appelé STOX1, situé sur le chromosome 10q22, code un nouveau facteur de transcription. Sa perte de fonction dans le placenta sous-tend la prééclampsie par un défaut de polyploïdisation du trophoblaste extravilleux

Cancer

Cancérogène

Le Centre international de recherche sur le cancer publie un travail d' un groupe d'expert (21 chercheurs de 8 pays) classant les contraceptifs oraux oestroprogestatifs combinés et l'hormonothérapie ménopausique oestroprogestative comme cancérogènes (groupe 1), après un examen complet de la littérature scientifique publiée. Les contraceptifs oraux et l'hormonothérapie ménopausique ont des effets bénéfiques et des effets secondaires néfastes. Il est important que chaque femme qui utilise ces produits hormonaux discute des risques et des bénéfices avec son médecin, prenant en compte sa situation personnelle et son histoire familiale de cancer comme ses autres antécédents médicaux conseille le groupe de travail. Enfin Il est possible que le résultat global net pour la santé publique de ces pilules soit bénéfique, mais pour le démontrer, une analyse rigoureuse, menée pays par pays, est nécessaire selon l'agence

Recherche

Janvier

  • Découverte d'un nouveau gène nommé Pokemon. Ce gène serait essentiel au développement du cancer. Les travaux de l’équipe new-yorkaise de Takeda Maeda et Pier Paolo Pandolfi (Memorial Sloan-Kettering Cancer Center) sur ce gène dans la revue scientifique britannique Nature du 20 janvier.

Mars

  • L’identification d’un nouveau gène, KLF-11, de la forme la plus commune du diabète, celui de type 2, suggère l’existence de mécanismes communs à deux maladies, cancer du pancréas et diabète, selon les travaux d’une équipe internationale publié jeudi 117 mars en ligne dans les Comptes-rendus de l’Académie des sciences américaines
  • Une étude visant à évaluer une nouvelle méthode de prévention du cancer du sein sera menée pendant cinq ans auprès de plus de 4500 femmes postménopausées au Canada, aux États-Unis et en Espagne. Cette étude de l’Institut national du cancer du Canada et de la Société canadienne du cancer porte sur le rôle potentiel de l’exémestane dans la prévention du cancer du sein chez la femme qui présente un risque élevé de développer la maladie
  • La Mutualité Sociale Agricole lance la première grande enquête réalisée en France sur le lien pesticides-cancer. Douze départements sont concernés par cette enquête, dont le Doubs et la Côte d’Or. Au total, 600 000 agriculteurs actifs et retraités vont y recevoir des questionnaires portant sur les conséquences de leur exposition aux pesticides, que ce soient des herbicides, des fongicides ou des insecticides.

Avril

  • Une étude publiée mercredi 6 avvril dans la revue scientifique américaine Journal of the National Cancer Institute, a été menée par la Dre Isabelle Bairati professeure à la faculté de médecine de l’Université Laval (Canada) montre que les comprimés à forte dose (400 U.I) de vitamine E que l’on achète en pharmacie pourraient accélérer des cancers latent.
  • Le projet génome cancer humain Human Cancer Genome Project doit permettre la constitution d’une banque de données sur les mutations génétiques impliquées dans les différents types de cancers. Son coût estimé à environ 1,35 milliard de dollars sur neuf ans.
  • En vingt ans, le nombre de nouveaux cas de cancer chez les adultes a progressé de 63 % en France, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale . Entre 1980 et 2000, le nombre de nouveaux cas annuels de cancer chez l’adulte est passé de 170 000 à 278 000, soit une augmentation de 63 %, un peu plus importante chez les hommes (97 000 à 161 000, + 66 %) que chez les femmes (73 000 à 117 000, + 60 %). Cette augmentation est due pour près de moitié à l’accroissement et au vieillissement de la population. Mais d’autres facteurs peuvent aussi l’expliquer : meilleur diagnostic, surveillance de la population plus efficace, mode de vie, risques liés à l’environnement.

Sein

Janvier

  • Le docteur Javier Menendez, de l’école de médecine Feinberg de l’université Northwestern à Chicago publie dans Annales de l’oncologie daté du 10 janvier 2005 que l’acide oléique réduisait de façon importante l’activité du gène cancéreux appelé Her-2/neu, encore connu sous le nom d’erb B-2. Le gène Her-2/neu est un des plus importants gènes impliqués dans le cancer du sein.

Mars

  • Dans Journal of the National Cancer Institute, une étude montre qu’augmenter le seuil minimal de mammographies lues à l’année par les radiologues pourrait améliorer la qualité globale du dépistage du cancer du sein. Les radiologues qui lisaient 2 500 à 4 000 mammographies par an avec une grosse activité de dépistage avaient environ 50% d’examens faux-positifs en moins par rapport aux médecins qui lisaient entre 481 et 750 mammographies par an avec peu d’activité de dépistage. Le cahier des charges a fixé un seuil minimal d’activité à 500 mammographies par an en France qui est proche des normes américaines. Les Britanniques exigent la lecture de 5 000 mammographies par an.

Ovaire

Mai

  • David Ward, biologiste moléculaire du Nevada Cancer Institute (Serum Protein Markers for Early Detection of Ovarian Cancer National Academy of Sciences) présente un test qui leur permettrait de dépister le cancer des ovaires basée sur le dosage sanguin de la leptine, la prolactine, l'ostéopontine, et l'insulin-like growth factor-II.

Col de l’utérus

Janvier

  • Le risque de cancer du col de l'utérus est « maximal chez la femme de plus de 65 ans », ce qui signifie qu’il faut poursuivre le dépistage après cet âge, selon une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du ministère de la Santé.
  • Une équipe de chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris annonce avoir démontré l’efficacité chez l’animal d’un vaccin expérimental pour le traitement des cancers du col de l’utérus. Un virus de la famille des papillomavirus, le HPV16, est impliqué dans la majorité de ce type de lésions cancéreuses. (Cancer Research 15/01/2005).

Testicule

Février

  • Dans International Journal of Cancer, une étude montre une augmentation en moyenne de 60% des cancers du testicule dans le monde en 25 ans. Certaines régions comme le Bas-Rhin en France connaissent une augmentation de 130%. Aucune explication épidémiologique n’est donnée.

Côlon

Janvier

  • La consommation durable de viande rouge et de produits industriels carnés (bacon, lardons…) augmente le risque de cancer dans la portion distale du côlon appelé sigmoide, affirment les auteurs d’une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association

Février

  • Dans l’édition en ligne de l’International Journal of Cancer, des chercheurs français de l’INSERM annoncent l’existence d’un nouveau test de dépistage du cancer du côlon, basé sur une méthode immunologique qui réagit spécifiquement en présence d’hémoglobine humaine. Ce test aurait une valeur prédictive de 50% au lieu de 33% avec les tests actuels.

Avril

  • Dans le ournal of the American Medical Association daté du 27 avril, une étude montre que le défaut du fonctionnement du gène réparateur MMR est associé à une augmentation du risque de cancer colorectal héréditaire dans le syndrome de Lynch qui représente 3% des cancers colorectaux

Foie

Février

  • Boire du café régulièrement réduit de moitié les risques de cancer du foie, selon une étude réalisée au Japon sur plus de 90.000 personnes et publiée le 16 février dans le Journal of the National Cancer Institute.

Prostate

Mars

  • Dans Journal of the National Cancer Institute, une étude montre que de fortes concentrations sériques en alpha et gamma-tocophérol, principales fractions de la vitamine E, sont associées à une division par deux du risque de cancer de la prostate.

Cerveau

Mars

  • Dans New England Journal of Medicine, une étude montre l’efficacité du témozolomide, un médicament empêchant la multiplication des cellules cancéreuses, ce qui pourrait prolonger la vie de certains patients atteints de la forme la plus courante et la plus mortelle du cancer du cerveau, le glioblastome.

Peau

Mars

  • L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) souligne aujourd’hui que les lits de bronzage font courir un risque de cancer cutané et déconseille fortement leur utilisation par les moins de 18 ans. On sait aujourd’hui que les jeunes qui présentent des érythèmes à la suite d’une exposition aux UV auront un risque majoré de mélanome ultérieurement, et des études récentes ont mis en évidence un lien direct entre les lits de bronzage et les cancers cutanés
    D’après l’OMS, on estime à 132 000 le nombre annuel de cas de mélanome malin (forme la plus dangereuse de cancer cutané) et à 66 000 le nombre de décès imputables à ce dernier et aux autres cancers cutanés. Ces chiffres sont en progression constante : en Norvège et en Suède, on estime que le taux d’incidence annuel du mélanome a plus que triplé au cours des 45 dernières années, alors qu’il a doublé au cours des 30 dernières années aux États-Unis d’Amérique. L’utilisation croissante des lits de bronzage associée au désir d’être bronzé parce que c’est à la mode seraient les principales raisons de cette augmentation rapide du nombre de cancers cutanés.
    L’incidence du mélanome peut varier d’un facteur allant jusqu’à 150, selon les régions du monde. Les taux les plus élevés se trouvent principalement dans les pays où les gens ont la peau la plus claire et où la culture du bronzage est la plus enracinée : Amérique du Nord, Australie, Europe du Nord et Nouvelle-Zélande. Un cancer sur trois dans le monde est un cancer cutané ; aux États-Unis d’Amérique, ce chiffre atteint un sur deux. On estime à 1,1 million le nombre annuel de cas de cancers cutanés dans ce pays.
    Certains lits de bronzage peuvent émettre des intensités de rayonnement ultraviolet (UV) beaucoup plus élevées que celles émises l’été par le soleil en plein midi dans la plupart des pays. Cependant, à l’heure actuelle, seuls quelques pays disposent de réglementations efficaces sur les lits de bronzage ou sur leur utilisation.
  • La Belgique, la France et la Suède ont une législation limitant la proportion maximum d’UVB (constituant le plus dangereux du rayonnement UV) émis à 1,5 % (soit une intensité analogue à celle des UV cancérogènes émis par le soleil).
  • En France, la réglementation impose la déclaration aux autorités de santé de tous les appareils émettant du rayonnement UV, interdit leur utilisation aux mineurs de moins de 18 ans, prévoit que l’ensemble des établissements commerciaux soient supervisés par du personnel qualifié et interdit toute allégation faisant état d’effets bénéfiques pour la santé.
  • Aux États-Unis d’Amérique, l’État de Californie interdit l’entrée des salons de bronzage aux moins de 18 ans. Mais, bien souvent, ces réglementations restent très difficiles à mettre en œuvre de manière efficace. L’OMS encourage donc les pays à formuler et à renforcer les lois de manière à mieux contrôler l’utilisation des lits de bronzage, en interdisant, par exemple toute utilisation de lits de bronzage sans supervision.
    Parmi les conséquences principales d’une exposition excessive aux UV, on peut citer les cancers cutanés, les lésions oculaires et le vieillissement prématuré de la peau. Une étude effectuée en Norvège et en Suède a, par exemple, permis de mettre en évidence une augmentation significative du risque de mélanome malin chez les femmes ayant utilisé régulièrement des lits de bronzage. En outre, une exposition excessive aux UV peut abaisser les défenses immunitaires, et peut-être entraîner un risque accru de maladie infectieuse.
    Parmi les effets aigus du rayonnement UV sur l’œil, on peut citer la cataracte, le pterygion (voile conjonctival blanc sur la cornée) et les inflammations oculaires telles que la photokératite et la photoconjonctivite. C’est pourquoi des lunettes de protection sont recommandées lors de l’utilisation d’un lit de bronzage.
    L’utilisation de lits de bronzage sous supervision médicale ne doit être envisagée que dans des cas très rares et très particuliers, indique l’OMS. Les appareils médicaux émettant des UV traitent avec succès certaines affections cutanées comme la dermatite et le psoriasis. Ces traitements ne doivent être effectués que sous supervision médicale qualifiée dans une clinique médicale agréée et non pas dans des établissements de bronzage commerciaux, ni à domicile sans supervision.
    La recommandation de l’OMS relative à l’utilisation des lits de bronzage entre dans le cadre de ses efforts généraux visant à protéger la santé des gens qui pourraient être surexposés au rayonnement UV. L’OMS, de concert avec ses partenaires, la Commission internationale de Protection contre le Rayonnement non ionisant, le Programme des Nations unies pour l’Environnement et l’Organisation météorologique mondiale, a élaboré l’indice universel de rayonnement UV solaire, désormais utilisé dans de nombreux pays dont l’Allemagne, l’Argentine, l’Australie, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, Israël, le Mexique, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Suède et la Suisse et qui a été récemment adopté pour l’usage général aux États-Unis d’Amérique et au Canada.
    Dans tout ce que nous faisons, nous sommes clairs : il faut éviter toute exposition excessive aux UV et, lorsque vous devez rester au soleil, protégez votre peau. Les mélanomes malins, les autres cancers et maladies sont la conséquence de l’absence des précautions voulues a ajouté le Dr Leitner.
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