École normale supérieure (rue d'Ulm ? Paris) - Définition et Explications

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Introduction

École normale supérieure
Informations
Fondation Décret de la Convention, 1794
Type EPSCP
Localisation
Ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent...) Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les...)
Pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui subsiste le...) France France
Campus (Un campus (du mot latin désignant un champ) désigne l'espace rassemblant les bâtiments et l'infrastructure d'une université ou d'une école située...) 45 rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les différents quartiers, s'inscrivant de ce fait dans un réseau de voies à...) d'Ulm, 48 boulevard (Au sens premier, un boulevard est une voie de communication reposant sur d'anciens remparts, puisque le mot vient du néerlandais bolwerc signifiant rempart. Il permet donc de contourner une ville de l'extérieur (comme le fait une ceinture...) Jourdan
Direction
Président Pierre-Louis Lions
Directeur Monique Canto-Sperber,
Administrateur Coralie Waluga
Chiffres clés
Enseignants-chercheurs 1 536
Étudiants 900 élèves, 1 100 doctorants, pensionnaires et étudiants
Doctorants 650
Divers
Site internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie...) www.ens.fr/

L’École normale supérieure (Normale sup’, dite parfois de la rue d’Ulm, ou ENS Paris, ENS Ulm ou encore Ulm) est un établissement français d’enseignement supérieur public dont le siège est situé rue d’Ulm à Paris (5e arrondissement), placé sous l’autorité directe du ministre chargé de l’Enseignement supérieur. La philosophe Monique Canto-Sperber en est, depuis 2005, le 28e directeur.

Ses élèves et anciens élèves sont surnommés normaliens.

Aux termes de l'article 2 du décret du 26 août 1987, « L'école prépare, par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche...) fondamentale (En musique, le mot fondamentale peut renvoyer à plusieurs sens.) ou appliquée, à l'enseignement (L'enseignement (du latin "insignis", remarquable, marqué d'un signe, distingué) est une pratique d'éducation visant à développer les connaissances d'un élève par le biais de...) universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles ainsi qu'à l'enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l'État et des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ou des entreprises. »

À l'origine du réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un...) des écoles normales supérieures, l'école de la rue d'Ulm compte parmi les plus prestigieux établissements d'enseignement européens et recrute ses élèves par l'un des concours nationaux les plus sélectifs, ainsi que, parallèlement, par une sélection internationale. Elle est actuellement classée première grande école (Selon le ministère de l'éducation nationale français, une grande école est un établissement public d’enseignement...) française par le classement de l'université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études...) Jiao-Tong de Shanghai (Shanghai (chinois : 上海 ; en pinyin shànghǎi prononciation ; shanghaïen : zanhe ; littéralement « sur la mer ») est la ville la plus peuplée de Chine (en terme de...).

Histoire

Porte monumentale du 45 rue d'Ulm, rappel de la double fondation de l'École et de son installation rue d'Ulm

L’éphémère École normale de l’an III

Les origines de l'établissement actuel remontent à la création en 1794 de l'École normale (exclusivement masculine) dite « de l’an III » par la Convention nationale, sur le rapport de Lakanal et Garat, de la commission d'Instruction publique (Le ministère de l'Instruction publique est le nom donné à l'actuel ministère de l'Éducation nationale, de la Révolution à 1932 en France. Par extension on peut rencontrer la même appellation...). La fondation de l’École normale visait à établir l’ensemble du système éducatif sur le territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept est utilisé par d'autres sciences humaines. Dans le...) national. Il s’agissait aussi de rétablir la confiance entre les élites et la République après la tragique rupture de la Terreur. Le décret du 9 brumaire stipule (En botanique, les stipules sont des pièces foliaires, au nombre de deux, en forme de feuilles réduites située de part et d'autre du pétiole, à sa base, au point d'insertion sur la...) ainsi :

(article 1er) « Il sera établi à Paris une École normale, où seront appelés, de toutes les parties de la République, des citoyens déjà instruits dans les sciences utiles, pour apprendre, sous les professeurs les plus habiles dans tous les genres, l’art d’enseigner. »

Le cours inaugural fut donné le 20 janvier 1795 et le dernier le 19 mai dans l’amphithéâtre Verniquet du Muséum (Salle d'exposition du Muséum Provincial (1908) à Toronto (Ontario, Canada) Mangattan Museum (2001) à Ishinomaki (Japon), consacré aux oeuvres de Shōtarō Ishinomori ...) d’histoire naturelle. Le but était de former des maîtres pour des écoles normales secondaires réparties sur l’ensemble du territoire et permettre ainsi d’assurer un enseignement de base homogène pour tous. Ces cours de l’École normale de la Convention concernaient l’ensemble des disciplines des sciences et des humanités ; ils furent dispensés aux élèves (hommes) tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) au long du déroulement de ce cycle d’enseignement particulièrement dense. Pour réaliser une entreprise aussi ambitieuse, on fit appel aux plus grands : des scientifiques comme Monge, Vandermonde, Daubenton et Berthollet ou des écrivains et philosophes Bernardin de Saint-Pierre (Le terme saint-pierre est un nom vernaculaire qui peut désigner en français trois espèces différentes de poissons appartenent à l'ordre des Zéiformes.) et Volney. L'expérience de l'an III servit de modèle à la nouvelle école refondée en 1808.

Du Pensionnat (Un pensionnat est un établissement particulier d'enseignement où l'on prend en pension l'ensemble des enfants de l'un ou de l'autre sexe (parfois des deux ensemble) pour les instruire.) normal à l’école de la rue d’Ulm

Uniforme des élèves, aboli en 1849 par le directeur Dubois.

Napoléon crée par décret le 17 mars 1808 un « pensionnat normal » au sein de l'Université de France pour « former à l'art d'enseigner les lettres et les sciences ». Il ouvre en 1810 dans l'ancien collège (Un collège peut désigner un groupe de personnes partageant une même caractéristique ou un établissement d'enseignement.) du Plessis. Les promotions sont réduites, le règlement d'inspiration militaire et l'uniforme obligatoire. En 1814, il est déplacé dans les bâtiments de la congrégation du Saint-Esprit. Jusqu'en 1818, il n'y a pas de concours d'entrée. Les élèves sont choisis par les inspecteurs d’académie en fonction des résultats scolaires au lycée. Considéré comme un foyer de l'esprit libéral, il fut supprimé par Frayssinous le 8 septembre 1822.

L'ordonnance du 9 mars 1826 crée une École préparatoire, dans les locaux du collège Louis-le-Grand, puis du collège du Plessis à partir de 1828. C'est à cette date (1826) que remonte l'existence ininterrompue de l'École.

À la faveur de la révolution de Juillet (1830), l'École préparatoire prend, par arrêté de Louis-Philippe, le nom d'« École normale » par référence à l'École normale de l'an III. À l'occasion de l'instauration d'écoles normales primaires en 1845, l'École normale est rebaptisée École normale supérieure.

C'est le 4 novembre 1847 que l'École normale supérieure s'installe dans de nouveaux locaux, rue d'Ulm, « sur le site quasi-campagnard de l'ancienne vigne du couvent (Un couvent est un établissement religieux, généralement chrétien, où des clercs mènent une vie religieuse en communauté. Le couvent n'a pas de...) des Ursulines », dans le Ve arrondissement de Paris, tel que cela avait été décidé par la loi du 24 avril 1841. Elle occupe encore aujourd'hui ces locaux qui seront agrandis notamment par la construction en 1937 de bâtiments rue Lhomond pour les sciences expérimentales.

En 1903, l'École normale supérieure est réunie à l'Université de Paris (L’Université de Paris était l’une des plus importantes et des plus anciennes universités médiévales. Apparue au XIIe siècle, elle est reconnue par le roi...), avant d'obtenir en 1954 la personnalité civile et l'autonomie financière. Dès 1962, un décret du Premier ministre Georges Pompidou, reconnaît la vocation de l'école à la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne...), mais les années qui suivent sont difficiles pour l'école, perçue comme contestataire par le pouvoir gaulliste et qui est occupée par divers groupuscules maoïstes en 1971 (« nuit de la Commune »).

L'École normale supérieure actuelle résulte de la fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une substance constituée de molécules toutes identiques, la fusion...) en 1985 de l'École normale supérieure et de l'École normale supérieure de jeunes filles, dite de Sèvres, fondée en 1881. Du fait de son ancienneté, elle est la seule à être qualifiée, dans les textes législatifs ou réglementaires, d'École normale supérieure, sans mention supplémentaire.

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