RMS Aquitania - Définition et Explications

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Introduction

Aquitania
Aquitania 06.jpg

Type Paquebot transatlantique
Histoire
Quille posée Décembre 1910
Lancement 21 avril 1913
Mise en service 30 mai 1914
Statut Démoli en 1950 en Écosse
Caractéristiques techniques
Longueur (La longueur d’un objet est la distance entre ses deux extrémités les plus...) 275,2 mètres
Maître-bau 29,6 mètres
Tonnage 45 647 tonneaux
Propulsion (La propulsion est le principe qui permet à un corps de se mouvoir dans son espace environnant....) Turbines à vapeur (), 4 hélices
Puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) 44 MW
Vitesse (On distingue :) 23 nœuds
Autres caractéristiques
Passagers 3 230
Équipage 972
Chantier naval (Naval est une municipalité de la province de Biliran sur l'île de Biliran aux Philippines.) John Brown and Company, Clydebank, Écosse
Armateur Cunard Line
Pavillon Royaume-Uni Royaume-Uni

Le RMS Aquitania est un paquebot transatlantique (Un transatlantique est un paquebot liner destiné à la traversée de l'océan Atlantique,...) britannique de la Cunard Line en service de 1914 à 1950. C'est le dernier paquebot (Un paquebot est un navire spécialisé dans le transport de passagers. Le nom vient de...) à quatre cheminées jamais construit, et c'est également le sister ship du Lusitania et du Mauretania. C'est enfin l'un des rares paquebots (et le seul disposant de quatre cheminées) à avoir traversé les deux guerres mondiales. Jusqu'en 2004, il détenait le record de longévité (La longévité d'un être vivant est la durée de vie pour laquelle il est...) pour un paquebot construit au XXe siècle (36 ans), record battu par le Queen Elizabeth 2 (40 ans).

L’Aquitania, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) comme le Lusitania et le Mauretania tient son nom d'une province de l'Empire romain, l'Aquitaine.

Histoire

Conception et construction

Le lancement de l’Aquitania.

L'idée de la conception de l’Aquitania est née de la rivalité entre la White Star Line (La White Star Line est une des principales compagnies maritimes britanniques entre la fin du...) et la Cunard Line dès 1910. La construction des navires de la classe Olympic (l’Olympic, le Titanic et le Britannic) de la White Star Line concurrence en effet nettement les « lévriers des mers » de la Cunard, le Lusitania et le Mauretania. Ils mesurent près de 30 mètres de plus, et bien que moins rapides, ils sont beaucoup plus luxueux. Pour se maintenir au niveau de sa concurrente, la Cunard doit répliquer donc avec un navire (Un navire est un bateau destiné à la navigation maritime, c'est-à-dire prévu...) plus grand, plus luxueux et moins rapide.

Les plans du navires sont réalisés par l'architecte (L'architecte est le professionnel du bâtiment dont la fonction est de concevoir et de diriger...) naval Leonard Peskett. Pour se faire, il s'inspire des « lévriers des mers », en reprenant le profil et agrandissant les cheminées pour garder les proportions. Le navire s'inspire également du Carmania, un navire qu'il a également conçu. La quille du navire est posée en 1910, et Peskett effectue courant 1911 un voyage (Un voyage est un déplacement effectué vers un point plus ou moins éloigné dans un but personnel...) sur l’Olympic pour en tirer des idées. Contrairement aux deux navires précédents, l’Aquitania n'avait pas reçu de financement de la part de l'Amirauté. Ceci n'empêche pas Peskett de prendre toutes les dispositions nécessaires en cas de guerre. Étant encore en construction lors du naufrage du Titanic, l’Aquitania est l'un des premiers navires à bénéficier d'un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) suffisant de canots de sauvetage. Deux d'entre eux sont des canots à moteur (Un moteur (du latin mōtor : « celui qui remue ») est un dispositif...) et disposent de la télégraphie sans fil Marconi.

Le navire est lancé le 21 avril 1913 dans les chantiers navals John Brown & Co. après son baptême par Alice Stanley, comtesse de Derby. Les treize mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps...) suivants se passent en cale sèche pour la mise en état du navire. Il passe ses essais en mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.) en mai 1914 et réussit à atteindre une vitesse supérieure aux prévisions.

1914 - 1919

Affiche promotionnelle de l’Aquitania datant d'avant 1922.

L’Aquitania effectue son voyage inaugural le 30 mai 1914 entre Liverpool et New York (New York , en anglais New York City (officiellement, City of New York) pour la distinguer de...) sous le commandement du capitaine William Turner. Cependant, l'événement est éclipsé par le naufrage de l’Empress of Ireland survenu la veille. Après seulement trois aller-retours, l’Aquitania est réquisitionné pour l'effort de guerre.

Le HMHS Aquitania.
Le camouflage du HMT Aquitania.

L'Amirauté le transforme tout d'abord en croiseur (Un croiseur est un navire de guerre, aujourd'hui, le plus puissant et le plus grand des bâtiments...) auxiliaire comme cela avait été prévu durant sa conception. Cependant, tout comme le Mauretania, cette conversion est très rapidement abandonnée. Ces navires sont trop imposants et ont une consommation de charbon trop élevée pour cette utilisation. Au printemps (Le printemps (du latin primus, premier, et tempus, temps, cette saison marquant autrefois le...) 1915, il sert de transport (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou...) de troupes pour le détroit des Dardanelles, puis, dans le cadre de la campagne (La campagne, aussi appelée milieu rural désigne l'ensemble des espaces cultivés...) qui s'y déroula, sert de navire-hôpital pour soigner les blessés. C'est même le plus grand navire-hôpital de la guerre (devant le Britannic) avec 4 200 place en temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...) normal. Son sister-ship (Les sister-ships, terme d'origine anglaise (ship est un nom féminin en anglais), dont l'expression...) suit le même parcours. L’Aquitania reprend son service de transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus...) de troupes puis reste inactif en 1917.

En 1918, il reprend du service pour transporter des troupes d’Amérique du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) vers le Royaume-Uni. Il prend son départ à Halifax et navigue sous un camouflage. Il s'agit d'un ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection...) de formes géométriques destinées à casser la silhouette du navire et à empêcher son torpillage. Lors d'une traversée, il transporte jusqu'à 8 000 hommes. En 1919, il assure une liaison austère entre Southampton et New York (ses décors d'origines n'ont pas encore été réinstallés). En décembre, il arrive aux chantiers navals Armstrong Whitworth de Newcastle. La combustion (La combustion est une réaction chimique exothermique d'oxydoréduction. Lorsque la...) au charbon est remplacée par la combustion au mazout, ce qui permet de grandement diminuer le nombre de personnels nécessaires au fonctionnement du navire. Durant cette refonte, une explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un...) dans la salle des machines tue un ouvrier. Les œuvres d'art et les décors d'avant-guerre sont réinstallés.

1920 - 1940

L’Aquitania au début des années 1920.

Durant les années 1920, « l'âge d'or » des navires transatlantiques, l’Aquitania devient l'un des paquebots les plus populaires en service dans l'Atlantique Nord. Avec le Mauretania et le Berengaria, ils forment les « Big Three », les trois navires stars de la Cunard Line. Ils font face au trio de la White Star Line composé de l’Olympic, de l’Homeric et du Majestic. L’Aquitania est le navire préféré de certains aristocrates et hommes riches. En effet, suite aux lois restreignant l'immigration (L'immigration désigne aujourd'hui l'entrée, dans un pays, de personnes...) aux États-Unis, les compagnies ont été forcées de modifier leur clientèle et de s'orienter sur le marché des industriels, aristocrates, stars de cinéma (On nomme cinéma une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Le terme...) et membres de familles royales. Cette période est finalement la plus rentable de la marine marchande (Le terme marine marchande désigne tout ce qui fait l'objet, ou qui est en rapport, avec le...).

Cependant après le krach boursier de 1929, beaucoup de paquebots perdent leur clientèle aisée. L’Aquitania se trouve alors dans une position difficile. Peu de personnes peuvent se permettre un voyage en première classe (Dans un moyen de transport (avion, train ou bateau), la première classe est la classe la plus...). La Cunard décide de l'affréter à des croisières bon marché. Celles-ci sont couronnés de succès, étant particulièrement prisées par les Américains qui profitent de ces croisières pour échapper à la Prohibition. Le 10 avril 1935, l’Aquitania s'échoue près de Thorne Knoll au large de Southampton, mais est dégagé rapidement et sans dommages par des remorqueurs.

Seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui...) Guerre mondiale

L’Aquitania dans la Seconde Guerre mondiale.

Dès les années 1930, la Cunard Line prévoit de remplacer l'Aquitania, vieillissant, par le Queen Elizabeth, qui est prévu pour 1940. Mais le début de la Seconde Guerre mondiale met fin à ce plan. Lors du déclenchement des hostilités, le navire se trouve dans le port de New York, où il attend des ordres aux côtés du Normandie, du Queen Mary et du Queen Elizabeth. Peu après, il part pour Sydney en Australie (L’Australie (officiellement Commonwealth d’Australie) est un pays de...) pour effectuer des transports de troupes au sein d'un convoi ( Un convoi est un ensemble de véhicules terrestres ou maritimes, généralement non attelés,...) formé avec le Queen Mary, le Queen Elizabeth et l’Île de France.

En 1941, parti de Singapour, il cause indirectement le naufrage du HMAS Sydney et du croiseur allemand Kormoran dans le cadre d'une embuscade tendue par ce dernier. Le Sydney ne laisse aucun survivant, et ceux du Kormoran sont récupérés par l’Aquitania en dépit d'ordres contraires. En six ans de service militaire, il transporte 400 000 soldats sur 500 000 miles en Nouvelle-Zélande (La Nouvelle-Zélande est un pays de l'Océanie, au Sud-Ouest de l'océan Pacifique,...), Australie, Grèce ainsi que dans le Pacifique Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) et dans l'océan Indien (L’océan Indien s'étend sur une surface de 75 000 000 km². Il est limité au nord...).

Fin de carrière

Peinture de l’Aquitania.

En 1946, le paquebot est rendu (Le rendu est un processus informatique calculant l'image 2D (équivalent d'une photographie)...) à la Cunard, qui l'utilise comme transport de troupes pour rapatrier les soldats canadiens, ainsi que leurs épouses rencontrées en Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un...) et leurs enfants. Ceci engendre un courant de sympathie envers ce navire à Halifax (Nouvelle-Écosse) qui était le port de débarquement lors de ces opérations. En décembre 1949, le Board of Trade ne renouvelle pas les certificats lui permettant de voyager, le navire étant trop vieux pour poursuivre sa carrière. Son niveau d'usure est alors tel qu'un plafond (Par extension, un plafond représente le maximum de quelque chose :) s'effondre, un piano manquant de tomber sur le pont (Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours...) inférieur. De même, ses cloisons se fissurent et ses cheminées s'affaissent.

La Cunard le vend à la démolition en 1950, en Écosse, finissant une carrière illustre. Il a alors parcouru 3 millions de milles et accueilli des milliers de passagers sur 450 voyages. Sa barre et une maquette de l’Aquitania se trouvent un musée maritime de l'Atlantique de Halifax.

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