À la RATP
À son étude dans les années 1950 par la RATP, les objectifs étaient d'avoir de meilleures performances que ce que l'on pouvait avoir en matériel classique sur fer à l'époque.
Du fait d'un contact roue/rail offrant un coefficient d'adhérence bien supérieur, on peut espérer:
- Une meilleure accélération au démarrage,
- Un meilleur freinage,
- Le franchissement de dénivelés plus importants,
De plus, de par la nature des matériaux on améliore:
- la tenue sur les lignes aériennes en cas de mauvaises conditions climatiques,
- le bruit de roulement plus faible (important pour les lignes aériennes) et un moindre crissement et frottement dans les courbes à faible rayon
La RATP a étudié pour cela la motrice prototype MP 51 sur la navette Pré St Gervais - Porte des Lilas (voir Haxo).
Le système s'avérant concluant, la RATP convertit la ligne 11, qui devint un laboratoire d'essais à grande échelle, avec ses rampes sévères et son tracé sinueux.
La RATP prévoyait de convertir toutes les lignes du métro parisien aux pneumatiques, mais après les chantiers difficiles de conversion de la ligne 1 et de la ligne 4, seul le chantier de conversion de la ligne 6 fut maintenu du fait de la grande partie aérienne de la ligne, terminant là les conversions de lignes fer en pneus.
Il faut dire qu'entre temps, le matériel fer avait rattrapé une bonne partie de son retard en matière d'accélération et de freinage, tout en restant moins performant.
La ligne 14 fut construite directement en pneumatique, preuve que même si les conversions ne sont plus intéressantes, cette technique reste la meilleure pour un métro.