Abbaye de la Roë - Définition et Explications

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Introduction

Abbaye de la Roë
Latitude
Longitude
47° 53′ 45″ Nord
       01° 06′ 37″ Ouest
/ 47.89583, -1.11028
 
Pays France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Ville La Roë
Culte Catholique romain
Type Abbaye (Une abbaye (du latin abbatia) est un monastère ou un couvent catholique placé sous la...)
Début de la construction 1096
Protection Monument historique (Différents pays ont choisi de classer leurs monuments historiques selon différentes appellations.)
Localisation
 
France location map-Regions and departements.svg
Abbaye de la Roë

L’abbaye de la Roë est un établissement religieux augustinien de chanoines réguliers, situé dans le sud-ouest (Le sud-ouest est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux sud et ouest. Le...) de la Mayenne, dite Mayenne angevine en raison de sa situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un...) géographique plaçant ce lieu dans le Haut-Anjou. L'abbaye est à 33 kilomètres (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système...) de Château-Gontier et de Laval, et à environ 60 kilomètres de Rennes et d'Angers.

Histoire

L'absence de localités de noms anciens montrerait que tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...) le territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en...) proche de la Roë est de défrichement récent. Le nom primitif de l'abbaye, Ecclesia de Bosco est ainsi expliquée au Cartulaire noir de Saint-Maurice-d'Angers : Sita est in locis palustribus atque sylvestribus unde ipsa ecclesia de Bosco nominatur, 1131-1139. Outre l'adjectif Rotensis qui est assez fréquent, on trouve aussi : Coenobium Rotanum', 1588

Robert d'Arbrissel

Peu avant la fin du XIe siècle, Robert d'Arbrissel fait siens les principes de pauvreté prônés par Grégoire VII. Cédant à son goût (Pour la faculté de juger les belles choses, voir Goût (esthétique)) pour la vie (La vie est le nom donné :) solitaire, va vivre en ermite dans la forêt (Une forêt ou un massif forestier est une étendue boisée, relativement dense,...) de Craon, en Anjou à proximité de la Bretagne et de son village (Un village est, à la campagne ou à la montagne, un ensemble d'habitations, de...) d’origine, vers 1091.

Le 11 février 1096 (n. s.), le pape Urbain II, qui a lancé, un an auparavant, l’appel à la première croisade, était à Angers, accompagné de nombreux prélats, Hugues de Bourgogne, archevêque de Lyon ; Amat d’Oloron, archevêque de Bordeaux ; Yves de Chartres, évêque de Chartres ; Hoël, évêque du Mans, et des plus nobles seigneurs de la région. Robert d'Arbrissel se trouva à cette illustre assemblée ; il avait prêché la veille devant le pape à la consécration de l'église (L'église peut être :) de Saint-Nicolas de Craon. Geoffroy de Mayenne, évêque d'Angers, le reçut dans sa chambre avec Renaud Ier de Craon, fils de Robert le Bourguignon, seigneur de Craon, et ses fils. C'est là qu'eut lieu la concession de sept masures dans la forêt où les chanoines purent s'établir en paix.

Il s'y voit bientôt entouré d'une foule d'anachorètes attirés par la renommée de ses vertus et de la sainte austérité de sa vie. D'ermites, ils devinrent cénobites sous la direction de leur chef, qui leur donna la règle des chanoines réguliers récemment réformée et refondue par Yves de Chartres.

Sa réputation de sainteté se répand et de nombreux clercs et laïcs le rejoignent, ce qui conduit à créer des logements qui deviennent l’abbaye de la Roë. Il les partage en trois colonies, se charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement...) d'en gouverner une, et confie les autres à Vital de Mortain et Raoul de la Futaie. À Craon il rencontre également d'autres ermites de la région comme saint Alleaume ou Bernard de Tiron.

Fondation

Deux ans plus tard, le 25 avril 1098, le même évêque d'Angers vint consacrer à La Roë, sous le vocable de Notre-Dame et de saint Jean l'Evangéliste, le premier autel. La foule accourue pour la cérémonie était immense, tant du clergé, de la noblesse, que du peuple (Le terme peuple adopte des sens différents selon le point de vue où l'on se place.). Geoffroy de Mayenne, en profita avant de bénir le cimetière, pour demander au seigneur de Craon quel territoire pouvait être assigné à la nouvelle église, car les chanoines de Saint-Augustin s'adonnaient à la direction des paroisses. Le baron indiqua les limites que l'on sait. Les prêtres de la région donnèrent leur consentement et, la bénédiction faite, l'évêque leur prescrivit de visiter l'église au jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la...) anniversaire de cette cérémonie, coutume qui s'observait encore à la Saint-Marc au XVIIe siècle.

En raison de son exiguïté, la nouvelle paroisse de la Roë ne fut imposée qu'à 3 sols de rente envers la cathédrale ; les chanoines de Saint-Nicolas de Craon eurent quelques compensations pour les dîmes qu'ils perdaient sur ce territoire. Les forestiers fieffés de la forêt renoncèrent plus difficilement à leurs droits, qu'ils prétendaient exercer sur les religieux comme sur les autres habitants de la région. C'était une corporation puissante ; Renaud de Craon ne put que les exhorter à faire œuvre pie en favorisant ses chanoines. Ils obtinrent le privilège de venir avec leurs familles et leurs serviteurs se faire héberger trois fois l'an à l'abbaye, mais en usèrent avec indiscrétion ; pendant 50 ans ce fut un conflit toujours renaissant qui s'assoupit enfin, les religieux ayant promis aux forestiers de les assister dans leurs maladies, et s'ils le désiraient, de leur donner l'habit monastique à l'article de la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si...).

Avant de mourir (1101), Renaud de Craon donna encore à sa pauvre abbaye un moulin (Un moulin est une machine à moudre les grains de céréale en farine et, par analogie,...) sur l'Usure et les quatre métairies récemment défrichées des Valayettes dont on indiqua les limites par des entailles faite à la hache (Une hache est un outil formé d'une lame de métal (d'acier le plus souvent) attachée à un manche...) sur les arbres.

Construction

On travaillait depuis longtemps à la construction de l'église abbatiale (L'abbatiale est l'église d'une abbaye ou d'un monastère.). Enfin, de 1137 à 1139, l'archevêque de Tours, assisté des évêques de la province : Ulger d'Angers, Hamelin de Rennes, Hugues du Mans, Danoald de Saint-Malo ; des plus hauts barons : Guérin de Craon, Guy IV de Laval, Guillaume (Guillaume est un prénom masculin d'origine germanique. Le nom vient de Wille, volonté et Helm,...) de la Guerche, Hamon, son frère, etc., consacra l'édifice, probablement le 9 août, car la foire instituée à cette occasion se tint depuis à pareil jour. On continua pourtant de travailler au monument, et les dons se multipliant pour qu'il fût magnifique, ad opus ecclesiae aedificandum tam magnum quam aedificari possit.

L'abbaye et la communauté formée se développent et l'abbaye devient un établissement religieux important en Mayenne.

Histoire

Prieurés et Paroisses

L'abbaye de la Roë était la première de l'ordre des chanoines réguliers fondée dans la province de Tours ; c'est pourquoi l'abbé y avait le titre de doyen de l'ordre. C'était aussi plus qu'un monastère (Le monastère (du grec monos, seul), est un ensemble de bâtiments où habite une...). Ses chanoines allaient desservir un grand nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) de prieurés ou de paroisses.

Une soixantaine d'églises paroissiales ou de prieurés simples sont soumis à son autorité et à son patronage (Le Patronage est un ensemble d'initiatives associatrices destinés à protéger et...) dans la Bretagne, l'Anjou et le Maine. L'abbaye des chanoines réguliers ainsi constituée, était, on le voit, l'établissement le plus influent du territoire mayennais. Une partie des prieurés et chapelles, trop multipliées pour constituer autant de paroisses, cessèrent successivement d'être desservis par les religieux, mais ils conservèrent assez d'églises paroissiales pour garder, au point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et...) religieux, une influence considérable qui s'ajoutait à celle du monastère.

Une des assises tenues par les religieux enquêteurs sous Saint Louis, en 1247, contre les méfaits des officiers royaux, eut sont siège à la Roë. En octobre 1301, Jeanne La Coquine, de Notre-Dame-d'Angers se donne à Notre-Dame de la Roë. Le 16 février 1304, à Saumur, Charles de Valois, fils du roi de France, Philippe le Hardi, comte d'Anjou signifie aux baillis d'Anjou et du Maine qu'il prend l'abbaye en sa garde. Le 10 septembre 1307, en cour de Saint-Laurent, Colin Savouré, de la Roë, se donne avec ses biens, pour estre l'arme dudit ès prières et ès oraisons que l'on fera en bonne espérance en l'abbaye de Notre-Dame de la Roue et ès priourez.. Le 29 mai 1308, Yves, évêque de Rennes, au cours de ses visites à Saint-Germain-du-Pinel, atteste que Pierre Lebigot, clerc, a donné un moulin à vent (Le moulin à vent est un dispositif qui transforme l’énergie éolienne...), à Arbrissel.

Le 18 décembre 1315 en cour d'Angers, Guérin d'Orvaux et Pierre, son fils aîné, de Saint-Martin-du-Bois, remettent aux religieux un homenage de fey et dous res d'aveynne et reçoivent 6 livres en échanges. En juin 1332, Philippe VI, roi de France, à l'exemple de Charles de Valois, comte d'Anjou, son père et des rois de France, prend l'abbaye en son especial garde.

Guerre de Cent Ans (1337-1453)

Le 27 novembre 1340, Foulques de Mathefelon, évêque d'Angers est à la Roë

La guerre de Cent Ans causa des ruines matérielles immenses mais réparables. Les religieux, qui avaient avancé une somme importante à Jean de la Neuville-Robert, prisonnier des Anglais et mis à grosse rançon, furent heureux en 1372 pour le honneur, obéissance et révérence de noble, puissant et redoubté seigneur monseigneur Bertrand du Guesclin, connestable de France, qui de sa propre bouche, disent-ils nous en a requis affectoueusement, de recevoir le remboursement du capital de la rente de 20 pipes de vin, 40 setiers de froment, 20 livres en argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du...), souscrite par le noble écuyer. Ils employèrent cette somme à remette en états plusieurs anciens hébergements et lieux, terres, vignes et autres chose héritaulx, cheux en ruyne tant par les guerres que autrement.

Le 8 janvier 1377 à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région...), Charles VI prend les religieux en sa sauvegarde (En informatique, la sauvegarde (backup en anglais) est l'opération qui consiste à...).

Louis XI

La paix faite avec les Anglais, la guerre ne tarda pas à se renouveler entre Louis XI et François II de Bretagne, duc de Bretagne. En conflit avec Jean II de Valois, pendant que son armée était devant la Guerche, le roi vint au mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps...) de septembre 1472, chercher asile à l'abbaye de la Roë.

Guerres de religion

Pendant les guerres de religion (1562-1598), l'abbaye est ravagée par les protestants. Le mardi 7 juillet 1562, une bande de huguenots commandés par René de Scépeaux, seigneur de Gaubert, partis de Craon, tombent sur l'abbaye où il n'était resté que deux ou trois religieux, brûlent les livres de chant, une partie des titres, mutilent les autels, les statues, le tombeau magnifique de Guy Le Clerc. Ils y reviennent une seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui...) fois à la même époque. Le 22 mai 1572, les troupes d'Henri de Montpensier et du duc de Conti, qui devaient se faire battre le lendemain à la bataille de Craon, passèrent encore à l'abbaye et firent de nouveau pillage.

Décadence religieuse

La décadence religieuse et l'introduction de la commende furent de pires fléaux. Déjà en 1493, Lézin Cheminard, camérier d'Alexandre VI, avait disputé l'abbaye à Guy Le Clerc, élu par les religieux. À la mort de ce dernier en 1523, le candidat des moines, Michel Richer eut pour compétiteurs : Raoul de la Roussière, Louis de Villeblanche, Georges Macé, qui se disaient co-élus, Pierre Trepereau, Sébastien Labbé, pourvus par dévolu, affirmaient-ils, et Philippe Urault, qui postulait en abbé. L'évêque se prononça pour Trepereau et excommunia Richer, pour avoir porté un chaperon à bourrelé, comme il disoit qu'il estoit tenu. Le grand conseil (Lyon, 9 novembre 1523) cassa la décision épiscopale et fit donner des lettres de vicariat aux deux prétendants. Michel Richer fut enfin maintenu et installé, suivant l'ancien cérémonial, le 11 avril 1529, par Jean Bertrand, vicaire de l'archidiacre d'Outre-Maine, qui tenait la bride de son cheval (Le cheval (Equus ferus caballus ou equus caballus) est un grand mammifère herbivore et...). Mais il fut le dernier abbé régulier. Raoul de la Roussière, que les religieux élurent encore en 1533, renonça à ses droits en faveur d'Étienne Poncher, commendataire. Les religieux n'eurent plus à leur tête qu'un prieur claustral, dont l'autorité était trop précaire pour maintenir la discipline dans les temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le...) calamiteux qui suivirent.

François Le Poulchre, Pierre de Ronsard

De 1573 à 1597, les abbés furent non seulement commendataires, mais de simples prête-noms agissant sous les ordres de François Le Poulchre, seigneur de la Motte-Messemé et de Senonnes, quand lui-même ne traitait pas directement les affaires temporelles de l'abbaye.

Portrait de Pierre de Ronsard

Pierre de Ronsard, chroniqueur et aulmonier ordinaire du roy avait une pension de mille livres sur l'abbaye de la Roë. Il jouit de sa rente sur la Roë, jusqu'à la fin de sa vie.

Le désordre et la ruine (Une ruine est le reste d'un édifice dégradé par le temps ou une destruction plus...) étaient grands à l'abbaye en 1571.

Restauration, Province de Bretagne

L'abbaye fut restaurée au cours du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. En 1601, les prieurs de Saint-Victor et de Saint-Lazare de Paris dressèrent un plan de réforme, confirmé par un arrêt de la cour du parlement du mois de février 1602. Le nouveau règlement semble avoir été inefficace. Enfin, par concordat du 22 août 1664, homologué en parlement le 27 janvier 1665, les chanoines réformés de la Congrégation de France, au nombre de neuf, auxquels s'adjoignirent sept des anciens religieux, prirent possession de l'abbaye, qui fit partie de la province de Bretagne.

Un nouveau couvent (Un couvent est un établissement religieux, généralement chrétien, où des...)

Cette mesure procura au monastère un regain de vie religieuse et par la bonne administration des ressources, permit, à la fin du siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui...), de reconstruire sur un vaste plan tous les bâtiments claustraux. Ce qu'était l'ancien couvent, l'abbé Angot n'a pu le savoir approximativement que par une montrée qui eut lieu en 1699.

Le mardi 2 mars 1700, le R. P. Rodoyer, prieur de Toussaint, employa sa journée à dresser les plans d'un nouveau couvent. Le lendemain, les architectes, maîtres charpentiers et maçons, vinrent lui présenter leur propre travail et un dessin en élévation. La première pierre fut posée le 5 mai 1700, et le 7 décembre 1706, le prieur bénissait les 2 bâtiments du levant et du midi. On chanta un Te Deum en action de grâces de ce que tout s'était exécuté sans accidents et sans compromettre les ressources de la maison (Une maison est un bâtiment de taille moyenne destiné à l'habitation d'une famille,...). Le corps de logis servant au début du XXe siècle de presbytère (Le presbytère (du latin presbyterium, du grec presbuteros : ordre ou sacerdoce des...), n'était pas compris, on le voit, dans cette première partie de plan. Il ne tarda pas à être bâti dans le même style que le reste. C'est le mieux conservé. Les angles légèrement saillants sont appareillés en bossage, reliés à une forte corniche (Une corniche est un couronnement continu en saillie d'un élément, d'un meuble (armoire...). Deux étages très hauts s'élèvent au-dessus des sous-sols, indiqués extérieurement par des bandeaux plats. Des lucarnes à fronton surbaissés éclairent les combles ; fenêtres et portes sont légèrement cintrées. On attribue ce travail à l'architecte (L'architecte est le professionnel du bâtiment dont la fonction est de concevoir et de diriger...) Sébastien Simonneau qui restaurait alors le château (Un château est à l'origine une construction médiévale destinée à...) de Serrant. Outre le presbytère et le bâtiment symétrique, ces deux gros pavillons carrés dont parle Grandet, qui les voyait construire, l'abbaye nouvelle comprenait 2 bâtiments qui formaient une enceinte carrée et dont l'un, celui de l'est, se reliait au transept (Le transept est une nef transversale qui coupe à angle droit la nef principale d’une église...) sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) de l'église ; celui-ci a été détruit en 1793. Le chœur monumental effondré en 1795 par la chute du clocher (Un clocher est un élément architectural d'une église, généralement en...) s'est ruiné peu à peu.

Révolution française

Une partie des religieux prêta serment à la Constitution civile du clergé, mais tous furent dispersés et les biens vendus. À la fin de 1791, on voulut réunir à la Roë les religieux du département qui désiraient continuer la vie commune. L'abbaye fut abandonnée pendant la Révolution française.

La bibliothèque, qu'Étienne-Louis Barré avait proposé de cataloguer gratuitement, 15 octobre 1791, le fut incomplètement par Isaac-Clair Royer, secrétaire de la municipalité, qui y mit 7 mois à partir du 1er juillet 1794, mais ne put terminer vu le grand nombre des volumes et la nécessité où il fut de se réfugier à Craon pendant l'occupation de la Roë par les Chouans, 15 mai 1795.

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