Bugatti Veyron - Définition

Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs est disponible ici.
Bugatti Veyron 16.4
Constructeur : Bugatti
Dates de production 2005 -
Production totale A terme, environ 300 exemplaires
Modèle précédent Bugatti EB110
Classe GT
Moteur(s) Essence, W16 8.0 L quadri-turbo
Puissance 1 001 ch
Couple 127 mkg
Vitesse maximale 407 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 2,5 s
Consommation 20 ? pour 100 km
Transmission Intégrale
Boîte séquentielle à 7 rapports
Carrosserie(s) Coupé
Longueur 4 465 mm
Largeur 1 998 mm
Hauteur 1 205 mm
Poids 1 888 kg
En version concept car
En version concept car
Le moteur W16
Le moteur W16

La Veyron 16.4 est un modèle automobile de voiture de sport du constructeur automobile alsacien Bugatti. Elle a été dévoilée, pour l'essentiel, lors du Mondial de l'automobile de Paris en l'an 2000 et c'est à ce jour le seul modèle en production de la marque.

Fabriquée en petite série, il n'a été prévu de sortir que 12 à 15 voitures d'ici fin 2005 et de produire 300 voitures d'ici 6 ans dans l'usine de Molsheim en Alsace. La voiture est essentiellement composée de pièces Volkswagen et est assemblée par une équipe de 30 personnes hautement qualifiées.

Il n'est pas prévu que la fabrication de la Veyron 16.4 fasse de Bugatti une société rentable (dans le sens de faire des bénéfices), mais plutôt d'offrir à Volkswagen, son propriétaire, un fleuron de prestige.

Histoire

La Veyron a été maintes fois annoncée, maintes fois reportée. Mais cette voiture extrême avec un moteur monstrueux W16 de 1001 chevaux est finalement produite depuis mars 2006. Les 26 prototypes ont donc enfin permis la mise au point définitive d’un engin hors normes, alliant vitesse et confort.

Les clients très fortunés ont entre les mains une véritable fusée. D’autant que sur le terrain d’essais Volkswagen de Ehra-Lessien, la Bugatti Veyron 16.4 a dépassé, au printemps 2006, les 400 km/h, performance vérifiée par le Service de contrôle technique de l’Allemagne du Sud, le " TÜV Süddeutschland ". En octobre 2005, la Bugatti Veyron a même atteint les 415 km/h sur le grand Lac Salé situé dans l'Utah, ce qui en fait la voiture de série la plus rapide au monde. Une vitesse qui surclasse toutes les autres voitures sportives mises sur le marché. Ce n’est pas souvent qu’on la verra à cette vitesse-là, même sur circuit, une ligne droite de plusieurs kilomètres est nécessaire.

Aérodynamique

Avec de telles performances en vélocité, on comprend que l’aérodynamique de l’ensemble est un élément essentiel dans la conception de l’auto. D’une part, la carrosserie doit offrir une résistance aérodynamique aussi faible que possible pour permettre des reprises brillantes même aux vitesses supérieures à 200 km/h tout en autorisant une vitesse maximale de plus de 400 km/h. D’autre part, la portance négative mesurée aux essieux avant et arrière doit être répartie de manière à ce que la voiture colle littéralement à la route. Dernier point : tous les agrégats de haute performance regroupés sous la carrosserie en aluminium doivent être refroidis de manière optimale, quelle que soit la vitesse. Au cœur du dispositif de régulation se trouve un système hydraulique central géré par ordinateur. Il gère la garde au sol de la Bugatti Veyron à transmission intégrale en prenant en compte trois niveaux.

Système complexe

Pour augmenter la portance négative à l’avant, la partie inférieure de la carrosserie possède des clapets diffuseurs, disposés de chaque côté pouvant se fermer ou s’ouvrir grâce à deux cylindres hydrauliques. Les flux arrière sont gérés par des diffuseurs inférieurs ainsi que par un aileron. Lors de la conduite de tous les jours, la garde au sol sera de 125 mm, aux deux essieux. Dans cette utilisation, les clapets de diffusion resteront ouverts, l’aileron arrière et les spoilers accolés à la carrosserie. Sauf dans un seul cas : lorsque la température des gaz s’échappant du moteur central dépasse un seuil critique, l’aileron situé au-dessus s’ouvrira à un certain angle. Cette position, dite " cool down ", s’enclenchera de manière automatique. Enfin, pour bien se rendre compte de l’importance de la haute technologie à bord de cette auto hors norme, le faisceau de câbles du réseau de bord a une longueur totale de 2,7 km. Ces câbles sont revêtus de fibre de verre ultrarésistante et extrêmement légère. Le tout ne pèse que cinq kilos et assure la communication entre 26 calculateurs.

À vive allure

À partir de 220 km/h, l’ensemble de la caisse de la Bugatti s’abaisse automatiquement pour adopter une garde au sol de 80 mm à l’avant, 95 mm à l’arrière. Les clapets de diffusion demeurent ouverts, l’aileron arrière comme les spoilers s’extraient automatiquement. Dans cette position, définie comme celle de " handling ", la portance négative augmente, tant à l’avant qu’à l’arrière du véhicule. Lorsque la vitesse retombe au-dessous de 140 km/h, l’aileron réintègre sa position de repos. Libre au conducteur de piloter au-dessous de 220 km/h avec une portance négative accrue : une touche sur la console médiane lui permet de sélectionner en tout temps le mode " handling ". Ce n’est qu’en annulant cette fonction que le système retrouvera son mode de réglage automatique. À 375 km/h, la voiture subit une portance négative de 350 kg. La décision d’évoluer au-delà de cette vitesse nécessite une manipulation du pilote. Cela doit lui permettre, notamment, de prendre conscience des dangers qu’une telle conduite impliquera. S’il estime qu’il peut frôler les 400 km/h, il doit utiliser une seconde clef, placée dans le cylindre à gauche du siège du conducteur. Il s’autorisera alors l’accès à une vitesse maximale située au delà de 400 km/h. L’affichage mentionnera alors " Topspeed ". Pour des raisons de sécurité, il faudra suivre une liste de contrôles indispensables. Dans cette configuration à grande vitesse, la carrosserie affiche une garde au sol de 65 mm à l’avant, de 70 mm à l’arrière. Les clapets de diffusion demeurent résolument fermés et l’angle d’attaque de l’aileron arrière est réduit au minimum – la portance négative s’approche alors de zéro, afin de réduire au maximum la résistance aérodynamique de la Bugatti Veyron. A noter qu'il suffit de 12 minutes pour vider le réservoir d'essence de 100 litres lorsque l'on "exploite" totalement la bête (conduite à 400 km/h, la consommation est en fait située aux alentours des 90 litres aux 100km).

Le cœur

Le groupe motopropulseur est un Moteur avec cylindres en W à 16 cylindres (Deux VR8 assemblés en W). Ce groupe propulseur à 64 soupapes incliné à 90° dispose de quatre turbocompresseurs. On l’a déjà vu, la puissance est phénoménale (1001 chevaux à 6 000 tr/min), tout comme le couple de 1 250 Nm (13 fois celui d'une Twingo!) disponible dès 2 200 tr/min. Grâce à cela le 0 à 100 km/h est abattu en 2,5 secondes et le 0 à 300 km/h négocié en 16 secondes exactement (le temps mis par un Renault Scénic pour atteindre les 100 km/h!). La transmission fait appel à une boîte DSG (Bugatti appartient à Volkswagen) à 7 rapports. Bugatti indique que la DSG en question a été améliorée pour offrir des passages de rapport aussi rapides que l’éclair. On peut aussi la commander par palettes derrière le volant. Elle est disposée longitudinalement devant le moteur central arrière. Celui-ci est implanté devant l’essieu arrière. Tout le groupe est conçu comme un ensemble mécanique à carter à sec pour abaisser le centre de gravité.

Pour info: la boîte de vitesses coûte à elle seule 100 000 €.

Les freins

La Bugatti Veyron 16.4 est équipée d’un système de freinage basé sur des disques en carbone/céramique de 400 mm de diamètre. Le freinage est assisté par les fonctions de décélération autorisées par l’aileron arrière. Par ce qu'on appelle " l’airbrake ", il peut exercer une résistance aérodynamique élevée. La mise en action s’effectue avec la pédale des freins, dans la configuration " handling ", à des vitesses entre 200 et 375 km/h à partir d’une certaine force de pression. En seulement 0,4 secondes, l’aileron arrière adopte alors un angle à 113° par rapport au sens de la marche, générant ainsi une résistance supplémentaire. Simultanément, la portance négative exercée sur la poupe s’accroît pour atteindre les 300 kg, en faveur de couples de freinage accrus sur les roues arrière. Cela se traduit par une réduction du transfert des charges vers l’avant du véhicule, conséquence d’une décélération rapide: de quoi stopper de 100 km/h à l’arrêt en 31,4 m. En freinage maximum, la Bugatti Veyron 16.4 a besoin de 10 secondes pour ralentir de 400 km/h à l’arrêt complet.

Caractéristiques techniques

  • Prix : 1 000 000 € H.T. (1 196 000 € T.T.C.)
  • Garantie : 15 ans ou 50 000 km (assistance 24h/24)
  • Puissance : 1001 chevaux / 736 kW à 6000 tours/min
  • Couple: 1250 Nm / 922 ft lbs à 2200 tours/min
  • Consommation : de 25l/100 km en utilisation normale, jusqu'à 100l/100 en conduite sur circuit en vitesse maximale
  • Capacité du réservoir : 100 l
  • Transmission : 4 roues motrices
  • Boîte de vitesses : DSG 7 rapports
  • Poids : 1,888 kilos (à vide) et 1,950 kilos (à plein)
  • Vitesse maximale : 407 km/h
  • 0-100 km/h : 2.5 s
  • 0-200 km/h : 7.3 s
  • 0-300 km/h : 16.7 s
  • 0-407 km/h : 55 s (une piste de 5 km en ligne droite est nécessaire)
  • Cylindrée : 8 litres (7 993 cm³) sur 16 cylindres. Deux VR8 mis côte-à-côte : W16 à 72°
  • Suralimentation : 4 turbos
  • Alimentation : 4 soupapes par cylindre (soit 64 soupapes)
  • Longueur : 4465 mm
  • Largeur : 2000 mm
  • Hauteur : 1205 mm
Page générée en 0.277 seconde(s) - site hébergé chez Contabo
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
A propos - Informations légales | Partenaire: HD-Numérique
Version anglaise | Version allemande | Version espagnole | Version portugaise