Mouvement antinucléaire
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Autocollant contre l'énergie nucléaire
Autocollant contre l'énergie nucléaire

Le mouvement antinucléaire désigne l'ensemble des personnes et organisations (associations, syndicats, partis politiques) qui s'opposent de façon générale à l'utilisation de l'énergie nucléaire (Le terme d'énergie nucléaire recouvre deux sens selon le contexte :). Cette opposition peut s'étendre de la bombe atomique aux armes utilisant l’uranium appauvri, jusqu'à la production d’électricité d’origine nucléaire (Le terme d'énergie nucléaire recouvre deux sens selon le contexte :), l’irradiation des aliments et l’utilisation de la radioactivité (La radioactivité, phénomène qui fut découvert en 1896 par Henri Becquerel sur l'uranium et très vite confirmé par Marie Curie pour le thorium, est un phénomène physique naturel...).

Les opposants au nucléaire soutiennent qu'il existe des solutions alternatives (Alternatives (titre original : Destiny Three Times) est un roman de Fritz Leiber publié en 1945.), tels que la non-violence, les économies d'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.) ou les énergies renouvelables.

Il existe aussi une opposition spécifique à l'arme nucléaire, que l'on peut qualifier de mouvement antinucléaire militaire.

Origine du mouvement antinucléaire (Le mouvement antinucléaire désigne l'ensemble des personnes et organisations (associations, syndicats, partis politiques) qui s'opposent de façon générale à l'utilisation de l'énergie nucléaire. Cette opposition peut...)

La technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) nucléaire est accusée par le mouvement antinucléaire d'être une " technologie à risque " pouvant mettre en danger les populations, en raison des problèmes de sécurité qu'elle implique.

Des centaines de groupes régionaux, nationaux ou internationaux (Greenpeace, le WWF, les Amis de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus grande...) (Friends of the earth), la Clamshell Alliance (Nouvelle-Angleterre), l'Abalone Alliance (Californie), Stop golfech (Tarn-et-Garonne),, ...) s'opposent au développement de l'énergie nucléaire, en soutenant qu'elle engendre de la pollution radioactive (La contamination radioactive est la contamination générée par la radioactivité. Elle peut avoir plusieurs origines :), des risques de prolifération nucléaire, des coûts économiques cachés et une grande vulnérabilité (En gestion des risques, la vulnérabilité d'une organisation ou d'une zone géographique est le point faible de cette organisation pouvant être défini par :) face au terrorisme. Certains groupes vont jusqu'à organiser des actions de désobéissance civile non-violente, telle l'inscription de slogans sur des tours de refroidissement de la centrale nucléaire (Une centrale nucléaire est un site industriel qui utilise la fission de noyaux atomiques pour produire de la chaleur, dont une partie est transformée en électricité (entre 30 % et...) de Belleville. Les propositions d'alternatives technologiques décentralisées comme les économies d'énergie, les panneaux solaires et les déplacements en vélo devenant la norme (Une norme, du latin norma (« équerre, règle ») désigne un état habituellement répandu ou moyen considéré le plus souvent comme une règle à suivre. Ce...) dans ces mouvements.

Certains prétendaient observer un fort lien entre les opposants à l'énergie nucléaire et ceux qui demandaient un désarmement unilatéral pendant la Guerre froide. D'autres lient le mouvement antinucléaire à des courants du mouvement environnementaliste qui prônent le respect de l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques actuels, le terme...) et la responsabilité de léguer aux générations futures une terre sans déchets radioactifs.

Histoire

Après la seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est une...) guerre mondiale

Le mouvement antinucléaire est né après la Seconde Guerre mondiale, en réponse aux bombardements atomiques sur le Japon. Le mouvement antinucléaire est alors un mouvement pacifiste, pour lequel les considérations écologiques sont absentes ou secondaires.

Le 18 mars 1950, l'Appel de Stockholm de Frédéric Joliot-Curie (Jean Frédéric Joliot (19 mars 1900 à Paris (16è arr.) - 14 août 1958 à Paris) était un physicien français.) vise à interdir la bombe nucléaire dans le monde (Le mot monde peut désigner :). Aux États-Unis, des personnalités telles que Barry Commoner ou Linus Pauling s'opposent aux essais nucléaires vers la fin des années 1950. En 1963 est créé le Mouvement Contre l'Arme Atomique (MCAA) par Claude Bourdet et Jean Rostand. La même année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.), le Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires propose l'arrêt des essais atomiques atmosphériques au sol et dans les eaux, il est signé par plus de 150 nations à l'exception de la Chine et de la France. En 1964 a lieu la conférence internationale de Thyringen en Suède réunissant des organisations opposées à l'armement nucléaire se revendiquant du non-alignement. Le 26 avril 1964 est organisé un rassemblement de 120 000 personnes à l'appel du Comité National Contre la Force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou encore une vertu morale...) de Frappe (CNFF) dans le Parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et chemins destinés à la chasse, à la promenade ou à l’agrément. Il se distingue du Jardin public par...) des Seaux à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne...). Le 1er juillet 1968 est signé le Traité de non-prolifération nucléaire.

Les années 1970

Dans les années 1970, l'apparition de sensibilités environnementalistes ouvre le débat (Un débat est une discussion (constructive) sur un sujet, précis ou de fond, annoncé à l'avance, à laquelle prennent part des individus ayant des avis,...) sur les conséquences de l'utilisation des technologies complexes, dont l'énergie nucléaire notamment parce qu'elle est alors dans une phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) de développement et donc pas encore bien établie, mais également parce qu'elle est intimement liée aux technologies et concepts de l'arme nucléaire, rapport qui a été codifié lors de la signature du traité de non-prolifération nucléaire.

  • 12 avril 1971 : Première manifestation contre le nucléaire civil en France, 1,500 personnes participent à la marche (La marche (le pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est un mode de locomotion naturel. Il consiste en un déplacement en appui alternatif sur les jambes, en position debout et en...) sur Fessenheim.
  • 10 et 11 juillet 1971 : Marche pacifique face à la centrale nucléaire du Bugey réunissant 15,000 personnes.
  • 1975 : Occupation du chantier de la centrale nucléaire de Wyhl (Allemagne) par 25.000 militants pendant 8 mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.). De Kaisergaust (Suisse) à Gerstheim (Bas-Rhin), 12 projets de réacteurs sur le Rhin (Le Rhin (Rhein en allemand, Rijn en néerlandais, Rhenus en latin, Rein en romanche) est un fleuve d'Europe long de 1 230 kilomètres et drainant un bassin de 185 000 km2.) sont abandonnés.
  • 4 juillet 1976 : 20 000 opposants venus manifester pacifiquement contre Superphénix (Superphénix est le nom du réacteur nucléaire de l'ex-centrale nucléaire de Creys-Malville sur la commune de Creys-Mépieu, dans l'Isère. Superphénix est un prototype français de réacteur à...) organisent un sit-in dans le calme. [1]
  • 1977 : lors d'une manifestation de 60 000 personnes Mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par...) de Vital Michalon, tué lors d'une manifestation contre Superphénix à Creys-Malville en France
  • 1979 : Accident nucléaire (Un accident nucléaire, ou accident radiologique, est un événement qui risque d’entraîner une émission de matières...) de Three Mile Island aux États-Unis
  • 1979 : Vote par référendum de l’arrêt du nucléaire en Suède

Les années 1980

Dans les années 1980, l'opposition à l'énergie nucléaire s'exprime sur des bases environnementales : pollution (La pollution est définie comme ce qui rend un milieu malsain. La définition varie selon le contexte, selon le milieu considéré et selon ce que l'on peut entendre par malsain...) de l'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) des fleuves et rivières, accidents de réacteur nucléaire (Un réacteur nucléaire est un dispositif dans lequel une réaction en chaîne est initiée, modérée et contrôlée par l'humain — ou par la nature, comme dans le seul...) connus ou potentiels, fuites de produits radioactifs pendant des livraisons, stockage ou traitement des déchets radioactifs à long terme.

  • 1980 : opposition et arrêt du projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et...) de centrale nucléaire de Plogoff
  • 1986 : Catastrophe de Tchernobyl (La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire qui s'est produit le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine en Ukraine. Cet accident a conduit à...)
  • 1986 : Vote par référendum de l'arrêt du nucléaire en Italie
  • 1987 : Abandon du projet d'usine de retraitement nucléaire de Wackersdorf (Allemagne) après de nombreuses manifestations et une pétition enregistrée par la cours constitutionnelle de Bavière.

Les années 1990

  • 1990 : Vote par référendum d'un moratoire sur la construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse (moratoire non renouvelé au cour d'un second référendum en 2003, qui demandait également l'abandon de l'énergie nucléaire)
  • 1994 : Décision du parlement de l'arrêt du nucléaire aux Pays-Bas
  • juillet 1999 : Vote de l'arrêt du nucléaire en Belgique

Le XXIème siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la...)

  • 2000 : Décision de l'arrêt du nucléaire en Allemagne
  • 2003 : En Suisse, suite à référendum, non-renouvellement du moratoire sur la construction de nouvelles centrales et refus d'un abandon de l'énergie nucléaire.
  • 2006 : Manifestation à Cherbourg contre le projet de réacteur (Un réacteur peut désigner :) EPR à Flamanville, rassemblant près de 30 000 personnes selon les organisateurs, 12 500 selon la police et plus de 20 000 selon les renseignements généraux locaux.[2]
  • 2007 : Manifestations à Rennes, Lille, Toulouse, Lyon et Strasbourg contre la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville. 62 000 manifestants à travers toute la France selon les organisateurs. [3]

Aspects culturels

Le mouvement antinucléaire a été popularisé par des artistes américains : Bonnie Raitt et Jackson Browne ont enregistré des chansons sur l'énergie nucléaire et ses alternatives, et beaucoup d'entre eux se faisaient arrêter dans des manifestations. De nombreux autres films étaient tournés sur le sujet, comme Le Syndrome chinois (nominé aux Academy Awards de 1979) et Le Mystère Silkwood, qui illustrent les effets de fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une substance constituée de molécules toutes identiques, la fusion s'effectue à...) du cœur et de contamination radioactive (La contamination radioactive, c'est lorsqu'un produit radioactif se dépose sur un objet ou un être, ou bien est ingéré ou inhalé par un être. La contamination se distingue de...).

En France, de nombreux artistes (tels que Jean-Yves Chetail, Marcel et son orchestre, Kent, les Wampas, ...) se sont produits dans des concerts en faveur de la sortie du nucléaire.

Le mouvement antinucléaire dans le monde

Jeûne international contre les essais nucléaires, Grenoble, 1990
Jeûne international contre les essais nucléaires, Grenoble, 1990

En Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent eurasiatique, voire...)

En Allemagne, en Belgique, en Autriche, en Suède, sous l'influence des écologistes (souvent antinucléaires), les gouvernements ont décidé d'abandonner la filière (Une filière est une suite de formalités, d'emplois à remplir avant d'arriver à un certain résultat: la filière administrative.) électro-nucléaire progressivement et de ne pas construire de nouvelles centrales nucléaires.

En France

En France, pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²),...) disposant du plus grand nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de réacteurs nucléaires par habitant au monde (58 réacteurs pour 65 millions d'habitants), les antinucléaires dénoncent le risque d'accident nucléaire, estiment qu'il n'y a pas de solution acceptable pour les déchets radioactifs et que le coût réel du démantèlement des installations nucléaires est sous-estimé.

Ils estiment que l'État est coupable de désinformation (La désinformation est un processus, utilisable à tous les niveaux dans toutes les sphères de la communication, et qui consiste à présenter :) concernant le passage du " nuage " de la catastrophe (Une catastrophe est un événement brutal, d'origine naturelle ou humaine, ayant généralement la mort et la destruction à grande échelle pour conséquence.) de Tchernobyl sur la France.

Le 31 juillet 1977, une manifestation à Creys-Malville rassemble plus de 50 000 manifestants devant le surgénérateur Superphénix. Elle se solde par la mort d'un manifestant, Vital Michalon, 31 ans, et de nombreux blessés.

En 1978, afin de réduire le déficit électrique de la Bretagne, le gouvernement français envisage d'implanter une centrale nucléaire sur la commune de Plogoff. Le projet est rejeté par de nombreux habitants de la région, rejoints par des opposants français et étrangers à l'énergie nucléaire. Le conflit se terminera par l'abandon du projet.

En 1999 et 2000, de multiples manifestations ont empêché la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également le cadre...) d'un site destiné à accueillir un laboratoire de caractérisation du granite comme roche (La roche, du latin populaire rocca, désigne tout matériau constitutif de l'écorce terrestre. Tout matériau entrant dans la composition du...) hôte pour le stockage de déchets radioactifs HAVL et MALV. La "Mission de concertation granite", composée de trois haut-fonctionnaires, n'a pu organiser les concertations prévues. Dans son rapport[4], la " Mission de concertation granite " écrit : "L’association Sortir du nucléaire s’est montrée particulièrement active en divulguant la carte des sites, épisode présenté comme une fuite, en assurant partout la résistance à la concertation, et en favorisant par l’intermédiaire de ses membres l’organisation de manifestations locales". En l'absence de site granite, le seul laboratoire souterrain est le Laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne implanté à Bure et qui caractérise une roche hôte argileuse.

En 2006, à l'occasion du 20e anniversaire de l’accident de Tchernobyl, des inconnus inscrivent des graffitis devant l’entrée de l'EPFL  pour protester contre les expériences de fusion nucléaire qui s’y déroulent
En 2006, à l'occasion du 20e anniversaire de l’accident de Tchernobyl, des inconnus inscrivent des graffitis devant l’entrée de l'EPFL pour protester contre les expériences de fusion nucléaire (La fusion nucléaire (dite parfois thermonucléaire) est, avec la fission, l’un des deux principaux types de réactions nucléaires appliquées. Il ne faut pas confondre la fusion nucléaire avec la...) qui s’y déroulent[5]

En marge du mouvement antinucléaire en Europe

Le mouvement antinucléaire a été marqué par des évenements violents :

  • En novembre 1979, Marco Camenisch sabote des pylônes électriques à l'explosif (Un explosif est un composé chimique défini ou un mélange de corps susceptibles lors de leur transformation, de dégager en un temps très court, un grand...), pour être " solidaire de la résistance contre les centrales nucléaires, de la résistance sociale et écologiste et de la lutte révolutionnaire de libération sociale contre la domination de classe et contre l'exploitation de l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par...) et de la nature ". [6]
  • Dans la nuit du 18 janvier 1982, cinq roquettes sont tirées contre le chantier de la centrale nucléaire de Superphénix, sans que les auteurs de l'attentat soient identifiés. En 2002, Chaïm Nissim, ancien député écologiste de Genève, affirme être l'auteur de l'attentat et s'être procuré le lance-roquettes auprès du groupe du terroriste Carlos. En 2003, José Romelé, secrétaire général du syndicat UNSA de la centrale nucléaire de Civaux, déclare avoir lancé des poursuites criminelles pour " tentative d'homicide involontaire avec début d'exécution, attentat par explosif, atteinte à la liberté du travail " et " apologie de crime ". [7][8][9]. Chaïm Nissim espère échapper à une mise en examen par une possible prescription de ses actes, notamment en Suisse[10].
  • En 1985, le sabotage du Rainbow Warrior commandité par le Ministère de la Défense français a entraîné la mort d'un militant de l'association Greenpeace, tué lors de l'explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de gaz. Plus cette transformation s'effectue rapidement,...) des mines placées sous le bateau (Un bateau est une construction humaine capable de flotter sur l'eau et de s'y déplacer, dirigé ou non par ses occupants. Il répond aux besoins du transport maritime ou fluvial, et permet diverses activités telles que le...). Ce sabotage visait à empêcher Greenpeace de continuer à pénétrer illégalement dans la zone militaire française autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres Erythrotriorchis,...) des sites où étaient expérimentées les explosions nucléaires.[11]
  • Le 7 novembre 2004, à Avricourt, le militant antinucléaire Sébastien Briat (21 ans) meurt, une jambe sectionnée par une locomotive (Une locomotive est un engin moteur, c'est-à-dire se déplaçant par ses propres moyens, utilisé par le transport ferroviaire pour fournir l'énergie de traction à un train. Le...) au cours d'une tentative de blocage d'un transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus souvent en utilisant des véhicules et des voies de communications (la route, le canal ..). Par...) ferroviaire de déchets nucléaires. Les autres participants ont par la suite reconnu "La vitesse de l'événement nous a dépassé".[12]

Critiques du mouvement antinucléaire

Les tenants de l'énergie nucléaire estiment que les antinucléaires donnent une priorité importante à la sortie du nucléaire civil par rapport à d'autres problèmes écologiques (cf arrivée au pouvoir des Verts au gouvernement en Allemagne en 2001).

Selon Jean-Marc Jancovici, les ONG environnementales qui acceptent les conclusions du GIEC sans les discuter sont toutes à peu près unanimes pour réfuter celles de l'OMS sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl[13]. Au contraire, certains antinucléaires se défient des conclusions de l'OMS qui serait, selon leur interprétation de l'accord entre l'OMS et L'AIEA de 1959, " assujétie " à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)[14].

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