IPhone

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Introduction

Un iPhone 4.

L'iPhone est une famille de smartphones conçue et commercialisée par Apple Inc. depuis 2007. Les modèles, dont l'interface utilisateur a été conçue avec le multi-touch, disposent d'un appareil photo, d'une fonction baladeur numérique, d'un client Internet (pour naviguer sur le Web ou consulter ses courriers électroniques), et de fonctions basiques telles que les SMS (messages texte) et les MMS ; mais disposent aussi de la messagerie vocale visuelle et de l'App Store, qui permet de télécharger des applications, allant des jeux aux réseaux sociaux, en passant par les GPS, la télévision, la presse électronique ou encore les bandes-dessinées. Au mois de mai 2010, on en compte plus de 225 000.

Apple présente, après des mois de rumeurs et de spéculations, le tout premier iPhone le 9 janvier 2007. Rétroactivement appelé iPhone EDGE, il est lancé aux États-Unis le 29 juin 2007, avant d'être commercialisé dans quelques pays d'Europe à la fin de cette même année. Il inclut un GSM quadri-bande, compatible EDGE. Le magazine Time le nomme « Invention de l'année 2007 ».

Sorti le 11 juillet 2008 dans le monde et le 18 juillet en France, l'iPhone 3G prend en charge des vitesses de données 3G via UMTS avec HSDPA 3.6 Mbps, et embarque un GPS.

L'iPhone 3GS possède une caméra vidéo intégrée, une meilleure résolution pour sa fonction photo (3.2 MP contre 2.0 MP), une meilleure autonomie ainsi que de meilleures performances (la vitesse d'où le S pour "Speed" de iPhone 3G S) et inclut notamment un contrôle vocal et une boussole. Il supporte le téléchargement de données 3G à 7,2 Mb/s HSDPA, mais reste quand même bridé à 384 kb/s, Apple n'ayant pas mis en œuvre le protocole HSPA. Il est commercialisé depuis le 19 juin 2009 aux États-Unis, au Canada ainsi que dans six pays européens.

L'iPhone 4 a été annoncé à la conférence du 7 juin 2010 (en même temps que l'iOS 4) par Steve Jobs et dispose, par rapport au modèle 3GS, d'une vitre plus résistante, d'un écran à résolution quadruplée appelée Écran Retina, d'un flash LED , une caméra en facade pour la visioconférence (ne fonctionne qu'en Wi-Fi pour l'instant et uniquement avec un autre iPhone 4 ou un iPod Touch équipé d'une caméra en façade) intitulé FaceTime et d'un design revu.

Les modèles EDGE et 3G ne sont plus en vente. Le modèle 3GS est commercialisé avec 8 Go en tant que modèle d'entrée de gamme. Seul l'iPhone EDGE ne bénéficie pas des améliorations de la nouvelle version d'iOS 4, tandis que l'iPhone 3G n'en dispose que d'une partie.

Historique

Un iPhone au côté d’un Newton MessagePad.

Vente d’iPhone par trimestre dans le monde (en million d’appareils vendus). Q1 correspond à oct-déc. iPhone EDGE iPhone 3G iPhone 3G et 3GS

Disponibilité des iPhone : iPhone EDGE était disponible, actuellement 3GS iPhone 3G et 3GS À venir

Le développement de l’iPhone a débuté par la recherche d’ingénieurs sous la direction du CEO d’Apple Steve Jobs travaillant sur les écrans tactiles. Les étapes de recherche et développement engagées par la société se déroulèrent notamment à Paris, et furent menées par une cellule d’Apple sous la tutelle de l’ingénieur français Jean-Marie Hullot. Apple a par la suite créé le dispositif au cours d’une collaboration avec AT&T Mobility-Cingular Wireless, à un coût de développement estimé de 150 millions de $ sur plus de trente mois. Apple a rejeté l’approche qui avait amené le Motorola ROKR E1. Au lieu de cela, Cingular a donné la liberté d’Apple pour développer l’iPhone et les logiciels en interne.

Jobs a dévoilé l’iPhone au public le 9 janvier 2007. Apple a été tenu de déposer les permis d’exploitation auprès de la FCC, mais puisque de tels dépôts sont à la disposition du public, l’annonce a été faite quelques mois avant que l’iPhone ait reçu l’agrément. L’iPhone a été mis en vente aux États-Unis le 29 juin 2007, à 6 heures, heure locale, pendant que des centaines de clients faisaient la queue devant les magasins du pays. La première version de l’iPhone a été rendue disponible au Royaume-Uni, en France et en Allemagne en novembre 2007, et en Irlande et en Autriche au printemps 2008.

Le 11 juillet 2008, Apple a lancé l’iPhone 3G dans vingt-deux pays. Apple a depuis commercialisé l’iPhone 3G dans plus de quatre-vingts pays et territoires. Apple annonce la sortie de l’iPhone 3GS le 8 juin 2009, avec l’intention de le lancer au plus tard en juin, juillet et août, à commencer par les États-Unis, le Canada et les principaux pays européens. Beaucoup d’utilisateurs se sont opposés au coût excessif de l’iPhone et 40 % des utilisateurs ont des revenus supérieurs à 100 000 $ US. Dans une tentative de gagner un marché plus large, Apple a conservé l’iPhone 3G de 8 Go, qui a un prix largement inférieur. Apple vend maintenant l’iPhone 8 Go à un sixième du prix de l’iPhone 8 Go d’origine. Aux États-Unis, le coût de l’iPhone 8 Go est maintenant de 99 $ ; à sa sortie, il coûtait 599 $, même si l’achat à ce prix inclut un contrat de deux ans et une carte SIM bloquée.

Distribution

L’iPhone est annoncé le 9 janvier 2007, et commercialisé le 29 juin 2007 aux États-Unis, le 9 novembre 2007 en Allemagne et au Royaume-Uni, et le 28 novembre 2007 en France. Puis durant l’année 2008 en Asie, dans le reste de l’Europe et au Canada.

La version suivante de l’iPhone, l’iPhone 3G, est annoncée le 9 juin 2008 lors de la Worldwide Developers Conference d’Apple. Il reprend presque la même architecture que la première mouture avec en plus le support de la 3G et un GPS fonctionnant avec Google Maps. Il est sorti dans de nombreux pays le 11 juillet 2008 et en France le 17 juillet 2008. Il remplace totalement la première version dès sa sortie.

En Chine, il est distribué par China Unicom depuis 2009 avec toutefois des limitations au niveau des fonctionnalités, entre autres les iPhone distribués en Chine ne sont pas équipés de la technologie Wi-Fi.

Un produit très attendu

File d’attente au lancement de l’iPhone 3GS à l’Apple Store de Zurich.

Après une importante campagne publicitaire aux États-Unis, près de 200 000 exemplaires de l’iPhone furent vendus durant les trois premières semaines de vente. Le développement de l’iPhone a selon Steve Jobs pris deux ans et demi, et le PDG d’Apple a présenté l’appareil le 9 janvier 2007 au discours d’ouverture du salon professionnel Macworld, à San Francisco. La rumeur selon laquelle l’entreprise travaillait sur un téléphone mobile intégrant des fonctionnalités similaires à celle de l’iPod courait depuis déjà près d’un an. En septembre 2005, Apple, Motorola et Cingular avaient présenté le ROKR, un téléphone mobile compatible avec le logiciel iTunes d’Apple. L’appareil n’avait toutefois connu qu’un succès très mitigé, entaché de problèmes techniques de synchronisation avec iTunes (Motorola lança par la suite une nouvelle version de son RAZR, lui aussi compatible avec iTunes, mais sans grande publicité)…

Steve Jobs voit le lancement de l’iPhone comme une « révolution » comparable à celle des innovations technologiques que représentèrent respectivement en 1984 et 2001 deux autres produits d’Apple, le Macintosh et l’iPod. Lors de son discours d’ouverture à Macworld, le dirigeant d’Apple a déclaré viser 1 % de parts de marché pour 2008, soit environ 10 millions d’appareils au niveau mondial. Le prix sur contrat de deux ans est de 399 €.

Il est vendu exclusivement par AT&T aux États-Unis, T-Mobile en Allemagne et O2 au Royaume-Uni. Environ 10 000 exemplaires du mobile se sont vendus la première journée dans chacun de ces deux derniers pays.

La France a été le quatrième pays à recevoir l’iPhone, Orange France en était le distributeur exclusif depuis le 28 novembre 2007. Le constructeur de l’appareil, Apple, a accordé par contrat et avec des contreparties financières à Orange France l’exclusivité pour la distribution de l’iPhone sur le territoire français jusqu’en juillet 2009. Mais, sur saisine de son concurrent Bouygues Telecom, le Conseil de la concurrence (devenu l’Autorité de la concurrence) a, le 17 décembre 2008, notamment enjoint, à titre conservatoire, la suspension des stipulations de la convention qui accordaient à Orange France cette exclusivité. L’opérateur mobile a alors interjeté appel, le 28 décembre 2008, de cette décision devant la cour d’appel de Paris. Cependant, l’appel n’étant pas suspensif, les deux autres opérateurs mobiles français que sont SFR et Bouygues Telecom ont décidé de rendre disponible l’iPhone avant la fin décembre 2008. Toutefois les délais de commercialisation de l’iPhone annoncés courant décembre 2008 se sont avérés trop justes et l’appareil n’était commercialisé ni chez SFR ni chez Bouygues Telecom au lendemain des fêtes de fin d’année. La cour d’appel de Paris a, dans son arrêt du 4 février 2009, rejeté le recours notamment d’Orange France qui visait à annuler la décision du Conseil de la concurrence ou à aménager les mesures conservatoires qui avait été décidées. Par suite, la distribution de l’iPhone a pu continuer chez d’autres opérateurs. Orange France s’est pourvu en cassation contre l’arrêt rendu par la cour d’appel. Finalement, Apple et Orange France ont proposé les 29 et 30 octobre 2009 à l’Autorité de la concurrence des engagements, pour une durée de trois ans, visant à maintenir les mesures conservatoires. À l’issue de cette période, l’Autorité de la concurrence rendra éventuellement obligatoire ces engagements, s’ils répondent aux préoccupations de concurrence, et clôturera l’affaire. Dans son arrêt du 16 février 2010, la Cour de cassation a cassé l’arrêt précité de la cour d’appel de Paris aux motifs notamment que la cour aurait dû rechercher si l’existence de terminaux concurrents de l’iPhone fabriqué par Apple, nouvel entrant sur le marché des terminaux, n’était pas de nature à permettre à des opérateurs de téléphonie mobile concurrents d’Orange, de proposer aux consommateurs des offres de services de téléphonie et internet haut débit mobiles associées à des terminaux, concurrentes de celles proposées par Orange avec l’iPhone. Malgré cet arrêt, l’accord conclu avec l’Autorité de la concurrence ne serait pas remis en cause, selon les déclarations d’Orange.

En France, des iPhone déverrouillés (sans dispositif d’attachement à un opérateur) ont été commercialisés par un centre Leclerc, pour le prix de 999 euros, le 12 octobre 2007. Ils furent rapidement retirés, vraisemblablement pour des raisons légales.

Résultats commerciaux

Au début du deuxième trimestre 2008, des rumeurs de baisse de vente font surface, qui pourraient s’expliquer par un attentisme des consommateurs, désireux de reporter leur achat vers la version 2 annoncée pour début juillet. Le changement de politique commerciale d’Apple, qui permet maintenant aux opérateurs de subventionner l’iPhone, ainsi que la baisse des tarifs sur le premier modèle, alors en fin de vie, donnent du crédit à ces rumeurs.

Lors de l’Apple Keynote du 13 mars 2009, la marque annonce avoir dépassé son objectif de vente de 10 millions d’iPhone en un an, déclarant avoir vendu 13,7 millions d’iPhone dans le monde.

En mars 2009, l’opérateur français Orange, qui détenait jusqu’à cette date l’exclusivité iPhone en France, annonce avoir vendu 810 000 appareils depuis sa sortie.

Le 22 mai 2009, Orange affirme en avoir écoulé un million d’exemplaires.

Le 22 juin 2009, Apple annonce via un communiqué de presse que l’iPhone 3GS, commercialisé depuis le 19 juin 2009, a été vendu en trois jours à plus d’un million d’exemplaires.

Le 20 octobre 2009, Apple annonce avoir vendu plus de 7,3 millions d’iPhone.

Le 25 janvier 2010, Apple annonce avoir vendu 8,7 millions d’iPhone pendant le dernier trimestre de 2009.

Description

Production

L’iPhone est assemblé par les ouvriers de la société Foxconn à Shenzhen, dans le sud de la Chine.

Innovations

Selon Apple, l’appareil intègre des innovations décrites dans plus de 300 brevets. Parmi les fonctionnalités qui démarquent l’iPhone des produits concurrents figurent une interface constituée d’un écran tactile multipoint, remplaçant les boutons ou claviers traditionnels, et la représentation graphique de la boîte de messagerie vocale, fruit de la collaboration d’Apple avec l’opérateur de téléphonie mobile d’AT&T (anciennement Cingular Wireless).

Caractéristiques techniques

ModèleiPhone EDGEiPhone 3GiPhone 3GSiPhone 4
Date de sortie29 novembre 200718 juillet 200819 juin 200924 juin 2010
Écran480 × 320 px - 3,5 pouces (136 ppp)960 × 640 px - 3,5 pouces (326 ppp)
ProcesseurSamsung 32-bit RISC ARM 1176JZ(F)-S

412 MHz
Samsung S5PC100 ARM Cortex-A8

600 MHz
Apple A4

1 GHz
Processeur graphiquePowerVR MBX LitePowerVR SGX 535PowerVR SGX 535

(intégré à l’Apple A4)
Capacité4, 8 & 16 Go8 & 16 Go8, 16 & 32 Go16 & 32 Go
Mémoire vive128 Mio256 Mio512 Mio
Autonomie

Autonomie

annoncée :
Audio : 22 h

Vidéo 5 h

Veille : 250 h
Audio : 36 h

Vidéo 6 h

Veille : 300 h
Audio : 30 h

Vidéo 10 h

Veille : 300 h
Audio : 40 h

Vidéo 10 h

Veille : 300 h
Appareil photo numérique2 Mpx sans flash, capable de vidéo via des applications tierces3,2 Mpx sans flash, autofocus, avec vidéo en natif5 Mpx avec Flash (LED), capteur rétro-éclairé, vidéo en 720p natif, capteur en face avant pour la vidéo conférence (Wi-Fi seulement).
Réseaux
  • Quadri-bande (GSM 850, 900, 1 800 et 1 900 MHz)
  • normes GPRS/EDGE, Wi-Fi (802.11b/802.11g)
  • Bluetooth 2.0 avec EDR (Enhanced Data Rate)
Idem + Tri-bande HSDPA (UMTS 850, 1 900, 2 100 MHz)Idem + Bluetooth 2.1 avec EDRIdem + Quadri-bande HSDPA (3G+ ou 3,5G) ; HSUPA (3G++ ou 3,75G) ; (UMTS 850, 900, 1 900, 2 100 MHz),

HSDPA 7,2 Mbps, Wi-Fi 802.11n (2,4 GHz uniquement)
DAS (W/kg)0,971,380,791,17
Fonctionnalités

ajoutées
  • GPS
  • internet 3G
  • boussole
  • Voice control
  • Possibilité de prendre une vidéo
  • gyroscope
  • Deux microphones pour réduire le bruit de fond
  • Utilisation d’une Micro SIM
Taille et poids115 mm (h)

61 mm (l)

11,6 mm (p)

135 g
115,5 mm (h)

62,1 mm (l)

12,3 mm (p)

135 g
115,2 mm (h)

58,6 mm (l)

9,3 mm (p)

137 g

Notes :
a. Remplace le Bluetooth 2.0 des modèles précédents.

Faces avant d’un iPhone de première génération, d’un iPhone 3G et d’un iPhone 4.

Fonctionnalités

L’innovation majeure de l’iPhone est la possibilité de pouvoir interagir avec l’écran à travers une interface tactile qui permet d’utiliser deux doigts simultanément et qui a été reconnue comme très intuitive. Cela se traduit par un taux d’utilisation très important de la fonction navigation (> 90 %) à la différence d’autres terminaux mobiles équipés de la fonction navigation.

Cette interface a été également déclinée sur d’autres applications :

  • la possibilité de naviguer par exemple dans sa bibliothèque musicale en faisant défiler les pochettes d’album avec ses doigts sur l’écran tactile : le CoverFlow ;
  • le visionnement de photos, dont on change la taille ou l’orientation d’un seul geste de deux doigts ;
  • on peut aussi par un simple contact sur l’écran envoyer par courriel une photo à un contact pioché dans le carnet d’adresses intégré.

Cette interface a été implémentée dans la génération d’iPod touch lancée en septembre 2007.

Baladeur numérique

L’iPhone possède les même fonctionnalités que les iPods quant à la lecture des formats formats multimédia (musiques, livres audio, podcasts (balados), clips vidéos, films, séries télévisées, photos) et se synchronise tout comme lui à l’aide du logiciel iTunes. Il permet également l’accès à une version optimisée de YouTube.

Depuis octobre 2007, l’iPhone peut également accéder à une version simplifiée de l’iTunes Store, permettant de rechercher le magasin en ligne, d’écouter des extraits musicaux, d’acheter et télécharger de la musique ainsi que des podcasts. Un accord avec Starbucks permet également d’obtenir des informations sur la musique diffusée en temps réel dans certains magasins de la chaîne aux États-Unis.

Téléphonie mobile

L’écran peut accueillir douze pages dont onze d’applications et une dédiée à la recherche Spotlight, qui permet de rechercher n’importe quel fichier, contact ou application présent sur l’iPhone.

  • Appels : en touchant du doigt et en faisant glisser noms et numéros dans la liste de contacts, des favoris, des appels récents.
  • Interface visuelle et sélective de la boîte de messagerie vocale - comme des courriels - afin d’écouter les messages prioritaire rapidement, par un simple toucher.
  • Audioconférence
  • Intégration avec un carnet d’adresse illustrable
  • Synchronisation des contacts
  • Composition facultative de numéros sur l’écran tactile
  • Écriture de SMS directement sur l’écran
  • Session multiple de SMS

Assistant personnel

  • Safari, le navigateur web d’Apple en version complète.
  • Widgets d’Apple (météo, bourse, horloge, etc.) : petites applications d’informations utiles actualisées en temps réel.
  • Réception des courriels grâce aux protocoles POP3 (Google Mail et la plupart des fournisseurs d’accès à Internet), IMAP (et intégration de l’extension Push-IMAP spécialement pour Yahoo! Mail), et lecture via un client HTML riche, gérant texte et images.
  • Application Google Maps dédiée permettant la visualisation de cartes, d’images satellites, d’informations de navigation routière et de trafic.
  • Carnet d’adresses.
  • Système d’exploitation multitâche (depuis iOS 4 et ne concerne que les iPhone 3GS et 4).

Applications

Le 6 mars 2008, Steve Jobs a présenté lors d’une conférence à San Francisco un kit de développement (SDK) pour iPhone destiné à la fois aux professionnels et aux particuliers. Ce dernier est téléchargeable gratuitement sur le site d’Apple et permet de développer des applications pour iPhone et iPod Touch et de les tester dans un simulateur. Une inscription payante au « programme de développement » permet de tester les logiciels sur des machines physiques et donne l’accès à la distribution des applications via les serveurs d’Apple. Ce kit est actuellement utilisé pour développer des logiciels de messagerie instantanée (comme AIM ou MSN Messenger) des utilitaires divers (retouches photos, banques de données pour les professionnels) et bien sûr des jeux. On a pu apercevoir lors de la présentation des jeux vidéo comme Spore (EA Games) ou encore Super Monkey Ball (SEGA) le célèbre jeu ou il faudra faire rouler le petit singe en inclinant l’iPhone.

Dès juin 2008, les développeurs distribuent leurs applications à travers un portail dédié sur iPhone : App Store. Les développeurs ont le choix du prix sachant que Apple prélève une commission de 30 %, cependant Apple propose aux développeurs qui désirent distribuer leurs applications gratuitement de pouvoir le faire sans aucun frais autre que l’inscription au « programme de développement » (99 USD).

À sa mise en ligne, le prix médian est de 0,99 $ et la moyenne de 3,33 $. La répartition est aussi intéressante, 25 % des logiciels sont gratuits et 90 % sont inférieurs à 9,99 $. Ces chiffres montrent que les logiciels sont des petits utilitaires développés par des « petites structures ». La maîtrise du kit du développement par les éditeurs permettra prochainement de proposer des produits plus aboutis à 14,99 $, 19,99 $ ou 29,99 $.

Le succès du kit est immédiat, la communauté de développeurs a effectué 100 000 téléchargements le 1 week-end. L’iPhone 3G se positionne fortement comme plateforme d’excellence sur le marché du jeu vidéo, du communautaire et du GPS. Ainsi, les jeux représentent 33 % des logiciels développés à un prix moyen de 7,99 $. Monkey Ball, par exemple, connaît un véritable succès dès le premier week-end, les 3 927 clients ont permis un bénéfice net à son éditeur de 2 746 $. Ensuite, les outils communautaires sont les plus populaires et reposent sur la publicité (AIM, Facebook, Kyte Producer, MySpace, Twitterific, TypePad). De plus, TomTom, constructeur de GPS, a lancé la commercialisation de son application iPhone au mois d’août 2009 pour un prix de 69,99 € (pour la cartographie France).

En juillet 2009, soit un an après l’ouverture de l’App Store, le nombre d’applications disponibles dépasse les 85 000, mais à peine plus de 5 % d’entre-elles sont disponibles en français. Chaque jour, plusieurs centaines de nouvelles applications sont disponibles. Le 4 novembre 2009, Philip Schiller, le vice-président sénior d’Apple, annonce que l’App Store a atteint le chiffre symbolique des 100 000 applications.

Le 6 janvier 2010, Apple annonce avoir dépassé les 3 milliards de téléchargements d’applications iPhone. Début mars 2010, plus de 150 000 applications, développées par plus de 28 000 développeurs, sont disponibles au téléchargement sur l’app store (au niveau mondial).

Le 7 juin 2010, Apple annonce que 225 000 applications sont disponibles sur l’app store. Chaque semaine, 15 000 applications sont soumises et 95 % sont acceptées. Depuis le lancement de l’app store 1 milliard de dollars a été reversé aux développeurs.

Critiques et controverses

iPhone, marque déposée

La marque « iPhone » a été au centre d'un contentieux entre Apple et la société Cisco. Cette dernière a racheté en 2000 la société Infogear, qui avait déposé cette marque le 20 mars 1996 (Infogear avait hérité des droits sur la marque après que la société l'ayant précédemment déposée, Cisco, renonça à l'exploiter). Cisco, via sa filiale Linksys, a ensuite utilisé cette marque pour commercialiser différents produits destinés à des appareils utilisant la technologie VoIP, mais n'en a pas fait usage avant 2006, lorsque la société renouvelle ses droits sur la marque auprès de l'USPTO le 4 mai 2006 en l'amendant, selon le règlement, d'une photo d'un produit Linksys portant la marque « iPhone » sur son emballage. En décembre 2006, Cisco présente une nouvelle gamme de produits sous cette marque.

Apple avait fait l'acquisition du nom de domaine iphone.org en 1999. Selon Cisco, les deux sociétés étaient en cours de négociations lorsque Apple, le 9 janvier 2007, utilise la marque pour présenter son produit, sans qu'un accord final ait été trouvé. Cisco intente dès le lendemain une action en justice auprès de la United States District Court for the Northern District of California, avec pour but officiel d'empêcher Apple d'utiliser délibérément la marque « iPhone ». Apple a considéré que de nombreuses sociétés utilisaient déjà cette marque, et qu'elle était la première à l'utiliser pour un téléphone mobile. Cisco aurait perdu les droits sur la marque en 2006, après avoir manqué de renouveler son dépôt avant le 16 novembre 2005, soit six ans après l'enregistrement de la marque.

Pour mettre fin à cette querelle, Apple et Cisco ont signé un accord le le 21 février 2007.

Manques fonctionnels

L'iPhone a été critiqué pour l'absence de certaines fonctionnalités par rapport à des produits concurrents comme la radio FM, l'impossibilité d'afficher une vue par semaine dans le calendrier, l'absence d'une option « accusé de réception » pour un message , l'absence de support de Flash et de Java dans le navigateur : l'ajout futur de cette fonctionnalité est réellement peu probable, au vu de l'opinion de Steve Jobs sur ces technologies, ainsi que de l'aveu d'Adobe de son désintéressement pour ce projet ;

  • l'absence d'emplacement pour cartes mémoires  ;
  • l'impossibilité de changer sa batterie lui est également reprochée : lorsque la batterie possède un défaut ou bien qu'elle arrive en fin de vie, il faut soit jeter l'appareil, soit le retourner en usine, ce qui est écologiquement discutable.
  • l'impossibilité d'utiliser l'iPhone comme un UMS (péripherique de stockage de masse) ce qui rend l'utilisation du logiciel iTunes obligatoire pour y mettre du contenu.

iPhone, écologie, toxicité et danger

L'iPhone est un téléphone toxique selon Greenpeace. L'association écologiste a soumis l'iPhone à un laboratoire d'analyses indépendant. Il en ressort que le produit phare de la firme américaine intègre un certain nombre de produits toxiques.

L'ONG dénonce la présence d'éléments dangereux dans l'appareil d'Apple. Le téléphone d'Apple recèle des substances et des matériaux nocifs pour l'environnement. Un résultat décevant étant donné que Steve Jobs avait annoncé vouloir faire de son entreprise « une pomme plus verte ».

Apple s'était notamment engagé sur l'élimination du polychlorure de vinyle (PVC) et des retardateurs de flamme bromés (RFB) d'ici à la fin de 2008, des substances qui ont précisément été repérées dans l'iPhone. Le constructeur en est donc resté au stade des intentions.

Pratiquée par un laboratoire anglais, la dissection de l'iPhone a révélé la présence de composants bromés, représentant 10 % du poids du circuit imprimé flexible de l'antenne. De l'antimoine et des esters de phtalates ont aussi été détectés. Des substances reconnues comme toxiques - les phtalates sont interdits pour la fabrication de jouets en Europe - mais qui ne sont pas proscrites dans l'industrie des télécoms.

Le laboratoire a également constaté que la batterie de l'iPhone était soudée dans le combiné, ce qui nuira au recyclage. « Apple respecte la directive RoHS, qui interdit certains produits, concède Yannick Vicaire, qui mène les campagnes d'alerte sur les produits toxiques chez Greenpeace. Mais sachant que la réglementation est loin d'être assez stricte, on pouvait attendre beaucoup mieux de la part d'un constructeur qui dit « réinventer le téléphone » ! »

Aujourd'hui, avec sa dernière étude, l'association met de nouveau sur la sellette une marque, reconnue pour sa modernité et sa créativité. Et ce ne sont pas les concurrents comme Nokia, Motorola et Sony Ericsson qui vont s'en plaindre. D'autant qu'ils sont plutôt cités en exemple par Greenpeace.

Depuis la sortie de l'iPhone, divers dysfonctionnements se sont produits suivant le modèle de l'iPhone : l'iPhone 3G et 3GS sont la cible d'explosions inexpliquées lors d'une utilisation normale de l'appareil. De plus de nombreux problèmes de fissures sont apparus ; cependant, les problèmes observés ci-dessus ont été corrigés lors de nouvelles fabrications des produits ou ont été échangés sous garanties.

Antenne

Peu après que l'iPhone 4 fut lancé, plusieurs consommateurs ont rapporté que la puissance de l'appareil était fortement diminuée si l'appareil était tenu par le coin gauche inférieur. Apple a publié un communiqué qui affirme que les utilisateurs ne « devraient pas tenir [le téléphone] par le coin gauche inférieur » lorsqu'ils font ou reçoivent un appel téléphonique.

Le 2 juillet 2010, plusieurs clients d'Apple et AT&T avaient l'intention de les poursuivre pour ce « défaut ». Un bureau d'avocats californiens a mis en ligne un site pour faciliter leur recrutement visant à entamer une telle poursuite. Plus tard la même journée, Apple a émis un communiqué que ses ingénieurs avaient découvert la cause de la « chute dramatique dans les barres » : la formule utilisée pour calculer le nombre de barres à afficher était « fautive ». La société a promis de corriger ce problème et a publié une mise à jour logicielle quelques semaines plus tard. Cette « erreur » était présent depuis le lancement du premier iPhone. The New York Times a commenté cette situation : « l'incapacité à détecter ce problème, présent depuis longtemps, est incroyable ». Cet « antennagate » a entrainé le départ de Mark Papermaster (« senior vice president of Devices Hardware Engineering »), débauché un an auparavant d'IBM.

Consumer Reports a rejeté les affirmations d'Apple après avoir conduit des expériences en milieu contrôlé et comparé les résultats avec ceux d'iPhone des générations précédentes. Le magazine recommande aux consommateurs qui « veulent un iPhone qui fonctionne bien sans appliquer un correctif temporaire  » d'acheter plutôt un iPhone 3GS. Le magazine rapporte également qu'un cadre métallique protecteur vendu par Apple, lequel empêche un contact direct avec l'antenne, corrige le problème. CNN a rapporté que coller un bout de duct tape suffit à corriger ce problème. Le 16 juillet 2010, Apple a annoncé qu'elle remettrait gratuitement un étui à tous les propriétaires d'iPhone 4 et qu'elle rembourserait tout propriétaire ayant acquis un cadre métallique d'Apple. Consumer Reports affirme que la solution proposée est un pas dans la bonne direction, mais n'est pas permanente. Cependant, Steve Jobs n'ayant publié aucun échéance pour mettre fin au problème et l'offre relative aux étuis et aux cadres métalliques étant temporaire, PC World a décidé de retirer le produit de sa liste des 10 meilleurs téléphones cellulaires.

Les problèmes relatifs à l'antenne sont surtout détectés aux États-Unis et au Royaume-Uni. À Hong Kong et à Singapour, pratiquement personne n'a signalé un tel problème. Malgré une couverture médiatique souvent négative relativement à l'antenne, 72 % des utilisateurs du iPhone 4 seraient très satisfaits.

Apple ayant, semble-t-il, caché volontairement les problèmes d'antenne du iPhone 4, cette situation a été désignée par « antennagate ».

Hacking

Contournement de l'activation opérateur

L'iPhone est conçu pour empêcher l'utilisation de ses fonctions multimédia tant que le téléphone n'a pas été activé chez l'opérateur de téléphonie choisi par Apple (Orange, SFR et Bouygues Telecom en France ; Swisscom et Orange en Suisse ; ou Rogers, Fido, Bell et TELUS au Canada) moyennant un engagement de deux ans, trois au Canada.

Le 3 juillet 2007, Jon Lech Johansen, aussi connu sous le pseudonyme de DVD Jon pour avoir travaillé sur le projet DeCSS, annonce sur son blog qu'il a réussi à débloquer l'iPhone sans souscrire à un abonnement chez AT&T.

Le 18 juillet, une nouvelle étape technique est franchie : il devient possible de débloquer complètement un iPhone (le « désimlocker »), en utilisant n'importe quelle carte SIM AT&T, carte que l'on peut se procurer aux États-Unis sans obligatoirement s'engager auprès d'AT&T pendant deux ans, en prenant par exemple une carte prépayée AT&T.

Le 21 août, George Hotz déverrouille le téléphone via une modification matérielle, et l'équipe de iPhoneSimFree annonce pouvoir effectuer ce déverrouillage via un simple logiciel. Une mise à jour d'iTunes bloque les iPhone, mais assez rapidement, non seulement le déblocage est rendu à nouveau possible, mais il devient possible par voie uniquement logicielle, sans modifier le firmware. La plupart de ces modifications ont été contrées par Apple lors de mises à jour logicielles successives.

Il reste possible de rendre l'iPhone compatible avec l'opérateur de son choix par voie purement logicielle jusqu'à la version 1.1.1 du firmware. Depuis décembre 2007, avec l'apparition d'un nouveau chargeur d'amorçage au sein de l'appareil, les iPhone vendus avec le firmware 1.1.2 OTB (Out of the Box) sont devenus difficilement débloquables, mais certaines solutions logicielles persistent.

Suite à la sortie par Geohot le 11 octobre 2009 d'un outil universel nommé Blackra1n permettant le « jailbreak » de tous les iPhone jusqu'à la version 3.1.2, soit le dernier en date, y compris l'iPhone 3GS. Apple a réagi très rapidement en mettant à jour le Bootrom du téléphone pour tous les nouveaux appareils neufs mettant ainsi un terme à toute possibilité de jailbreak pour le moment puisque cette mise à jour comble la faille 24kpwn utilisée par tous les outils de jailbreak actuels. Il s'en suit une nouvelle version de Blackra1n RC3 qui permet le jailbreak.

Possibilités de personnalisation

Avant sa sortie officielle, existaient déjà un bon nombre de possibilités de personnalisation de l'iPhone, que ce soit sous forme d'autocollants, de colorisation, d'impression au laser, d'étuis et même de cristallisation Swarovski. Grâce à certains logiciels que l'on peut installer sur un iPhone déverrouillé (« jailbreaké » - hack de l'OS), il est même possible de personnaliser l'interface utilisateur (modification du fond d'écran, des icônes, etc.), d'installer des logiciels tiers (jeux, utilitaires, améliorations logicielles, etc.).

La modification du fond d'écran sans « jailbreaker » l'appareil est possible depuis la version 4.0.