Macintosh
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Introduction

Un grand ordinateur tout-en-un en aluminium, écran plat large.
Un modèle d'iMac lancé en octobre 2009

Macintosh (prononcé /makintɔʃ/) ou Mac est une série de différentes familles d'ordinateurs personnels conçus, développés, et vendus par Apple (Apple, Inc. (Apple Computer, Inc. jusqu'en janvier 2007 ; apple signifie « pomme » en anglais) (NASDAQ : AAPL) est une société multinationale dont l'activité principale était de...). Le premier Macintosh (Macintosh (prononcé /makintɔʃ/) ou Mac est une série de différentes familles d'ordinateurs personnels conçus,...), le Macintosh 128K, est lancé le 24 janvier 1984. C'est le premier ordinateur (Un ordinateur est une machine dotée d'une unité de traitement lui permettant d'exécuter des programmes enregistrés. C'est un ensemble de...) utilisant une souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue aussi...) et une interface (Une interface est une zone, réelle ou virtuelle qui sépare deux éléments. L’interface désigne ainsi ce que chaque élément a besoin de connaître de l’autre pour...) graphique (au lieu d'une interface en ligne de commande) à rencontrer un succès commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.).

Le Macintosh remplace l'Apple II comme principal produit d'Apple. Cependant les parts de marché d'Apple baissent, avant un renouveau des Macintosh en 1998, avec la sortie de l'ordinateur grand public tout-en-un iMac, qui permet à Apple d'échapper à une probable faillite et marque même un succès pour la firme.

En 2010, les Macintosh visent principalement les marchés des professions artistiques, de l'éducation et des particuliers, avec les modèles suivants :

  • l'iMac (dans une version réactualisée) ;
  • le Mac mini (MINI est une marque automobile de BMW Group. L'ancien modèle Mini était construit par MG Rover.) (un tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) petit ordinateur familial ou de bureau d'entrée de gamme) ;
  • le Mac Pro (une station de travail) ;
  • les ordinateurs portables MacBook, MacBook Pro et MacBook Air ;
  • et enfin le serveur Xserve.

La production des Mac est basée sur un modèle d'intégration verticale : Apple se charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un...) de la conception de ses machines et de certains de leurs composants et des logiciels de base en pré-installant son propre système d'exploitation sur tous les Mac. Ceci contraste avec la plupart des ordinateurs vendus avec des systèmes d'exploitation différents, pour lesquels plusieurs constructeurs se chargent de créer du matériel conçu pour utiliser le système d'exploitation d'une autre entreprise. Entre 1984 et 1994, les Macintosh fonctionnaient avec des processeurs de la famille 68000 de Motorola (www.motorola.com/fr), avant d'utiliser entre 1994 et 2006 des processeurs PowerPC (Le PowerPC est une architecture de microprocesseurs développée conjointement par Apple, IBM et Freescale (ex-Motorola Semiconducteurs). Elle utilise un modèle RISC, privilégiant pipeline...) de l'Alliance AIM. Depuis 2006, les Mac vendus utilisent des processeurs x86 (La famille x86 regroupe les microprocesseurs compatibles avec le jeu d'instructions de l'Intel 8086. Cette série est nommée IA-32 (pour Intel architecture 32 bits) par Intel pour ses...) d'Intel.

Pour faire fonctionner son ordinateur, Apple a développé une famille de systèmes d'exploitation spécifiques. Basés sur une interface utilisateur graphique, ils sont connus sous le nom de Système (versions de 1 à 7), avant de devenir Mac OS (Mac OS (pour Macintosh Operating System) est le nom du système d'exploitation d'Apple pour ses ordinateurs Macintosh. Il est surtout connu pour être...) (8 et 9). À l'aube des années 2000, cette lignée est remplacée par Mac OS X (Mac OS X est une ligne de systèmes d’exploitation propriétaire développés et commercialisés par Apple, dont la version la plus récente (Mac OS X 10.5 dit 'Leopard' fin 2007) est installée sur tous les...), développé à partir de NeXTSTEP (NeXTSTEP est le système d'exploitation des ordinateurs conçus par NeXT, basé sur un micro-noyau Mach, un environnement BSD 4.3 et une interface graphique efficace fondée sur le Display PostScript.). Sur les Macintosh à microprocesseur Intel, il est possible d'installer des systèmes d'exploitation comme Microsoft Windows (Windows (littéralement « Fenêtres » en anglais) est une gamme de systèmes d’exploitation produite par Microsoft, principalement destinés aux...), Linux (Au sens strict, Linux est le nom du noyau de système d'exploitation libre, multitâche, multiplate-forme et multi-utilisateur de type UNIX créé par Linus Torvalds,...), FreeBSD (FreeBSD est un système d'exploitation UNIX libre. Le nom vient de l'association d'une part de free qui signifie à la fois libre (liberté) et gratuit...) ou bien d'autres. Avec les processeurs PowerPC ou même 68k, il était cependant déjà possible d'installer des systèmes d'exploitation UNIX tournant sous ces plate-formes matérielles.

Histoire

De 1979 à 1984 : le développement

Un ordinateur beige en forme de pavé vertical, affichant quelques icônes.
Le Macintosh 128K, le premier ordinateur personnel utilisant une souris et une interface graphique qui a rencontré un succès commercial.

Le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une...) Macintosh débute à la fin des années 1970. Jef Raskin (Jef Raskin (né le 9 mars 1943, mort le 26 février 2005 à Pacifica, Californie, États-Unis) est le spécialiste de l'interface homme-machine auquel Apple fit appel au commencement du projet Macintosh. Il est à l'origine de l'interface du...), employé d'Apple depuis 1978, avait dans l'idée de créer un ordinateur simple d'utilisation et peu cher et donc accessible aux consommateurs moyens. Il présente son idée à Mike Markkula (Mike Markkula fut le PDG d'Apple de 1981 à 1983. Il succéda à Michael Scott et fut remplacé par John Sculley.), l'un des trois fondateurs d'Apple Computer (Apple, Inc. (Apple Computer, Inc. jusqu'en janvier 2007 ; apple signifie « pomme » en anglais) (NASDAQ : AAPL) est une...), en mars 1979. Celui-ci lui donne son feu (Le feu est la production d'une flamme par une réaction chimique exothermique d'oxydation appelée combustion.) vert (Le vert est une couleur complémentaire correspondant à la lumière qui a une longueur d'onde comprise entre 490 et 570 nm. L'œil humain possède un récepteur, appelé cône M, dont la bande passante est axée sur cette fréquence. Le...) en septembre 1979 pour embaucher quelques personnes et monter une équipe au sein d'Apple, projet qui porte le nom de Macintosh, du nom de la pomme (La pomme est le fruit du pommier, arbre fruitier largement cultivé. L'étude de la culture des pommes constitue une partie de la pomologie,...) préférée de Raskin, la McIntosh. Il faut cependant modifier pour des raisons légales l'orthographe du nom, trop proche de McIntosh Laboratory, constructeur de matériel Hi-Fi (Hi-Fi est l'abréviation du terme anglophone « High Fidelity », qui signifie en français « Haute Fidélité »,...). Raskin rassemble toutes les idées récoltées pour cet ordinateur dans un recueil qu'il nomme The Book of Macintosh (Le Livre du Macintosh). À la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par...) d'un ingénieur (« Le métier de base de l'ingénieur consiste à résoudre des problèmes de nature technologique, concrets et souvent complexes, liés à la conception, à la réalisation et à la mise en...) pour monter un prototype de la machine, Raskin engage, sur recommandation (Les industries ne fonctionnent pas correctement sans normes garantissant l'interopérabilité, des organismes crées pour, promulguent des recommandations, qui si elles...) de Bill Atkinson (Bill Atkinson, né en 1951, est un concepteur de logiciels destinés à Mac OS, essentiellement connu comme l'auteur de deux programmes exceptionnels : MacPaint et HyperCard.) du projet Apple Lisa, Burrell Smith, qui, selon Atkinson, faisait un travail remarquable dans le département maintenance de l'Apple II. Au fil des années, il rassemble une grande équipe dédiée au développement du Macintosh et de ses logiciels. Aux côtés de Raskin et Smith, on retrouve Atkinson, Chris Espinosa, Joanna Hoffman (Joanna Hoffman travaille pour la société informatique Apple dans les années 1980, où elle a fait partie de l’équipe chargée du développement du Macintosh (sorti en 1984. Avant...), George Crow, Bruce Horn, Jerry Manock, Susan Kare, Andy Hertzfeld et Daniel Kottke.

La carte mère (La carte mère est un matériel informatique (composé de circuits imprimés et de ports de connexion) servant à interconnecter toutes les composantes d’un micro-ordinateur. On peut ainsi l'assimiler...) du Macintosh 128K avec un microprocesseur Motorola 68000 (Apparu en 1979, le Motorola 68000 est un microprocesseur CISC 16/32 bits développé par Motorola. C'est le premier de la famille de microprocesseurs souvent appelée...) cadencé à 8 MHz.

Raskin était contre l'utilisation de deux éléments qui se sont avérés décisifs pour le succès du Macintosh : le microprocesseur Motorola 68000 et la souris. Il voulait utiliser un microprocesseur Motorola 6809, moins cher mais aussi moins performant car ne pouvant adresser plus de 64 kibioctets, ce qui l'aurait rendu (Le rendu est un processus informatique calculant l'image 2D (équivalent d'une photographie) d'une scène créée dans un logiciel de modélisation 3D comportant à la fois des...) rapidement limité. À la souris, Raskin préférait des touches du clavier dédiées au pointage. Bud Tribble, à la tête de l'équipe des développeurs du Macintosh, intéressé par l'évolution que prenaient les programmes du Lisa, demande à Burrell Smith d'essayer d'incorporer le Motorola 68000 du Lisa dans le Macintosh tout en essayant de maintenir les coûts le plus bas possible. Smith relève ce défi en décembre 1980, en concevant un circuit imprimé (Le circuit imprimé est un support, généralement une plaque, destiné à regrouper des composants électroniques, afin de réaliser un système plus complexe.) embarquant le 68000, tout en portant de 5 à 8 mégahertz (MHz) sa fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit par unité de temps. Ainsi...). Le circuit comporte moins de puces de mémoire vive (La mémoire vive, mémoire système ou mémoire volatile, aussi appelée RAM de l'anglais Random Access Memory (que l'on traduit en français par 'mémoire à accès...), ce qui permet de le rendre moins onéreux. Le modèle final, sorti en 1984, dispose de 64 kibioctets de mémoire (D'une manière générale, la mémoire est le stockage de l'information. C'est aussi le souvenir d'une information.) morte et 128 Kio de mémoire vive constituée de 16 puces de 64 Kio. L'écran (Un moniteur est un périphérique de sortie usuel d'un ordinateur. C'est l'écran où s'affichent les informations saisies ou demandées par l'utilisateur et générées ou restituées par l'ordinateur, sous forme de texte et d'images...) de 9 pouces est monochrome et affiche 512 × 342 pixels.

Fin 1980, Michael Scott, CEO d'Apple Computer à l'époque, procède à une restructuration de l'entreprise. Steve Jobs (Steven Paul Jobs (né le 24 février 1955) est, avec Steve Wozniak, le cofondateur d'Apple. Ils sont tous deux considérés comme les...) est alors contraint de quitter le projet Lisa. Envoyé par Scott pour représenter l'entreprise à son introduction en bourse le 12 décembre 1980, il ne convainc pas comme manager. C'est alors qu'il se tourne vers le projet Macintosh de Jef Raskin. Il y voit une revanche à son exclusion du projet Lisa. Jobs et Raskin ont à plusieurs reprises été en conflit. La souris fut un des sujets de discorde : Raskin ne voulait pas de la souris, Jobs au contraire ne voyait pas le Macintosh sans souris. Steve Jobs sortit vainqueur de la confrontation, puisque la souris a bien fait son apparition chez Apple avec le Macintosh. Cependant, Raskin réussit à convaincre l'équipe du projet Macintosh qu'une souris à un seul bouton, au lieu de trois comme sur le Xerox (Xerox est une entreprise américaine, basée à Stamford (Connecticut).) Alto, serait plus simple d'utilisation. Ces confrontations répétées et le grand ego des deux personnages ont mené au départ de Jef Raskin du projet Macintosh et d'Apple Computer, officiellement le 1er mars 1982, presque deux ans avant le lancement officiel du Macintosh en janvier 1984. Selon Andy Hertzfeld, le Macintosh 128K, tel que le connaît le public aujourd'hui, n'a plus grand-chose à voir avec l'ordinateur qu'avait imaginé initialement Jef Raskin dans son Book of Macintosh.

1984 : le lancement

dessin de Macintosch dans le style de Picasso
Le logo « Picasso » du Macintosh pour son lancement

Le lancement du premier Macintosh est accompagné d'une vaste campagne (La campagne, aussi appelée milieu rural désigne l'ensemble des espaces cultivés habités, elle s'oppose aux concepts de ville,...) de publicité (Bien que le terme (Werbung en allemand, Publicity et Advertising en anglais) désignât d'abord le mot qui aux yeux d'Habermas qualifie la Modernité et la Démocratie —( Publicité, sauvegarde du peuple est-il écrit au...). Sa présentation à la presse en octobre 1983 est suivie par une brochure de 18 pages publiée dans divers magazines en décembre 1983. Deux jours avant son lancement officiel, Apple fait diffuser le spot 1984 réalisé par Ridley Scott, au début du troisième quart temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.), à la première coupure publicitaire après la mi-temps du Super Bowl XVIII. Ce spot dépeint un futur dystopique où le monde (Le mot monde peut désigner :) est dirigé par un Big Brother, monde inspiré par le roman 1984 de George Orwell. Une athlète inconnue, incarnant le Macintosh (illustré par la présence du logo « Picasso » du Macintosh), vient libérer à l'aide de son marteau (marteau peut faire référence à :) le monde de sa conformité et de Big brother, représentant IBM (International Business Machines Corporation (IBM) est une société multinationale américaine présente dans les domaines du matériel informatique, du...). Lors de la présentation du spot en 1983, Steve Jobs met en rapport le Big brother d'Orwell et la tentative d'IBM (selon Jobs) de dominer l'industrie informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le traitement automatique de l'information par des...).

Le Lisa 2 et le Macintosh sont lancés le 24 janvier 1984. Pour mettre en valeur la nouvelle interface en attendant l'arrivée des premières applications tierces, ce dernier est livré avec les applications MacPaint et MacWrite. Ce jour-là, Apple tient au Flint Center au De Anza College son assemblée générale des actionnaires. Steve Jobs y présente pour la première fois le Macintosh, et on y voit l'ordinateur dessiner sur son écran Macintosh, insanely great! (« Macintosh, follement génial »), ainsi que raconter une blague à l'aide de son synthétiseur vocal intégré.

Les réactions qui suivent le lancement du Macintosh sont globalement positives. Sa facilité d'utilisation, son interface graphique, son prix relativement bas sont appréciés. Pour John J. Anderson du magazine Creative Computing par exemple, le Macintosh représente une avancée importante autant du côté matériel que du côté logiciel (En informatique, un logiciel est un ensemble d'informations relatives à des traitements effectués automatiquement par un appareil informatique. Y sont inclus les...). Cependant, la machine n'est pas sans défaut. Anderson, comme beaucoup d'autres, notent un manque de mémoire vive, d'évolutivité (pas de port d'extension par exemple). Comme la machine est incompatible avec les autres systèmes, peu de logiciels sont disponibles.

En avril 1984, Microsoft (Microsoft Corporation (NASDAQ : MSFT) est une multinationale américaine de solutions informatiques, fondée par Bill Gates et Paul Allen, dont le revenu annuel a atteint 44,28...) porte Multiplan de MS-DOS (DOS disk operating system est le nom générique employé pour désigner les anciens systèmes d'exploitation dont les fonctionnalités étaient orientées manipulation...) vers le Macintosh, suivi par Microsoft Word (Microsoft Word est un logiciel de traitement de texte publié par Microsoft. Cette société publie d'autres logiciels de traitement de texte, dont Bloc-notes et Microsoft Works, mais...) en janvier 1985. La même année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.), Lotus Software (Lotus Software (anciennement Lotus Development Corporation avant son acquisition par IBM) est un éditeur de logiciel américain dont le siège social se situe à Cambridge dans...) lance Lotus Jazz après le succès de Lotus 1-2-3 sur l'IBM PC ; c'est cependant un échec. De son coté, Apple lance Macintosh Office avec la publicité Lemmings diffusée lors de la Super Bowl XIX. Contrairement à 1984, celle-ci est un échec car elle est perçue comme insultante envers les acheteurs potentiels.

Apple fait évoluer son Macintosh en septembre 1984. Les modèles initiaux, qui ne disposent que de 128 Kio de mémoire vive et renommés pour cette raison Macintosh 128K, sont rejoints par les Macintosh 512K équipés, comme leur nom l'indique, de 512 Kio de mémoire vive.

De 1985 à 1989 : l'ère de la publication assistée par ordinateur

Un Macintosh SE, premier Macintosh compact qu'il était possible d'améliorer

La combinaison (Une combinaison peut être :) du Macintosh, de l'imprimante (Les imprimantes ont été conçues dès l’apparition des premiers ordinateurs, pour permettre la consultation et la conservation sur support papier des résultats produits par les programmes...) LaserWriter d'Apple – dotée d'un interpréteur (En informatique, un interprète (parfois appelé, à tort, « interpréteur » par mauvaise traduction de l'anglais) est un outil ayant pour tâche d'analyser, de traduire et d'exécuter...) pour le langage de description de page PostScript d'Adobe – et des logiciels spécifiques tels que MacPublisher, puis surtout Aldus PageMaker, permet aux utilisateurs de composer, préparer et visualiser directement des documents destinés à l'impression, sans devoir recourir aux onéreuses stations de travail spécialisées utilisées à cette époque. Cette activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) est désormais connue sous le nom de publication assistée par ordinateur (PAO). Tout d'abord uniquement possible sur les Macintosh, la PAO est ensuite étendue aux autres ordinateurs personnels. Par la suite, des logiciels comme Macromedia (Macromedia (NASDAQ : MACR) était une entreprise d'informatique américaine produisant des logiciels et dont le siège social était situé à San Francisco. Issue d'une fusion entre...) FreeHand, QuarkXPress, Adobe Photoshop (Photoshop est un logiciel de retouche, de traitement et de dessin assisté par ordinateur édité par Adobe. Il est principalement utilisé pour le traitement de photographies...) et Adobe Illustrator renforcent la position du Mac comme machine d'infographie (L'infographie (aussi appelée faussement image de synthèse, terme qui se rapporte plus spécifiquement à la création d'images à vocation perspectiviste irréalisables hors de...) et permettent d'étendre le marché de la PAO.

Afin d'augmenter la connectivité de ses Mac, Apple lance le 10 janvier 1986, le Macintosh Plus. Vendu, à son lancement, 2 600 USD, il dispose, entre autres, d'un 1 mébioctet de mémoire vive extensible à 4 Mio et de l'interface SCSI. Cette dernière, révolutionnaire à l'époque, permet de relier jusqu'à sept périphériques, tels que des disques durs et des scanners, à l'ordinateur. Le Mac Plus est un succès immédiat et reste en vente jusqu'en octobre 1990 sans que sa configuration ne soit modifiée. Avec 4 ans et 10 mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.), il est le Macintosh resté en vente le plus longtemps.

Un connecteur ADB mâle

Malgré le lancement du Macintosh et sa place qui devient de plus en plus importante, Apple continue à faire évoluer sa famille Apple II, avec les lancements de l'Apple IIe en janvier 1983, de l'Apple IIc en avril 1984 et de l' Apple IIGS, premier ordinateur Apple avec une interface graphique en couleurs, en septembre 1986. En mars 1987, sont lancés le Macintosh II et le Macintosh SE. Ils sont tous les deux équipés de l'Apple Desktop Bus (L'Apple Desktop Bus (ou ADB, que l'on peut traduire « bus de bureau Apple ») est un bus série conçu pour connecter des périphériques bas...) (ADB) apparue avec l'Apple IIGS, utilisé pour connecter le clavier et la souris. Le Macintosh SE (SE pour « System Expansion ») est le premier Macintosh Classic à disposer d'un port d'extension interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital...). Le Macintosh II marque un plus grand virage pour les Macintosh. Pour la première fois, un Macintosh adopte une architecture (Architectures est une série documentaire proposée par Frédéric Campain et Richard Copans, diffusé sur Arte depuis 1995.) ouverte, avec plusieurs connecteurs d'extension et un design (Le design (la stylique en français) est un domaine visant à la création d'objets, d'environnements ou d'œuvres graphiques, à la fois fonctionnels, esthétiques et conformes aux...) plus modulaire, proche de celui de l'IBM PC (L'IBM Personal Computer, l'IBM PC, moins connu sous les dénominations de PC/G ou IBM modèle 5150, est le premier ordinateur personnel produit par millions par...). Il pouvait accueillir un disque dur (Un disque dur est une mémoire de masse magnétique utilisée principalement dans les ordinateurs, mais également dans des baladeurs numériques, des caméscopes, des lecteurs/enregistreurs de DVD...) et deux lecteurs de disquettes 800K. Le Macintosh II est le premier de la série dont le processeur (Le processeur, ou CPU (de l'anglais Central Processing Unit, « Unité centrale de traitement »), est le composant de l'ordinateur qui exécute les programmes informatiques. Avec la...) dépasse la fréquence initiale de 8 MHz, avec l'utilisation d'un Motorola 68020 cadencé à 16 MHz. L'évolution n'est pas seulement matérielle, mais aussi logicielle. L'une des principales innovations est Color QuickDraw présent dans la ROM. Cette bibliothèque graphique apporte la couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).), la gestion de la profondeur des couleurs, de la définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la division entre les définitions réelles et les...) d'écran et d'écrans multiples.
En septembre 1986, Apple lance le Macintosh Programmer's Workshop, qui permet de développer directement des logiciels pour le Macintosh, sur le Macintosh, au lieu de les développer à partir des Lisa avec le Lisa Workshop. En août 1987, lors de la Macworld Expo à Boston, Apple dévoile HyperCard et MultiFinder. Ce dernier est livré avec le Système 5 en octobre 1987 et apporte le multitâche (Un système d'exploitation est multitâche (en anglais : multi-task) s’il permet d’exécuter, de façon apparemment simultanée, plusieurs programmes informatiques. On parle également de...) coopératif.

Le Macintosh Portable est le premier ordinateur portable (Un ordinateur portable, laptop (en Suisse) ou encore PC portable est un ordinateur personnel qui, grâce à un poids et un encombrement limités, peut être transporté très facilement.) d'Apple. Il était en vente de 1989 à 1991 et tournait sous Système 6 ou Système 7.

Le Motorola 68030 fait son apparition avec les Macintosh IIx en septembre 1988. Il apporte un certain nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'améliorations par rapport à son prédécesseur le 68020, dont une unité de gestion mémoire embarquée. En janvier 1989 sort le Macintosh SE/30, équipé d'un 68030 à 16 MHz, et en mars de la même année, le Macintosh IIcx, plus compact mais aussi avec moins de connecteurs. En septembre, Apple lance le Macintosh Portable, équipé d'un Motorola 68000 cadencé à 16 MHz et d'un écran à matrice active (La matrice active est une technologie d'écran que l'on rencontre aussi bien sur les portable que sur les écrans plats de bureau. Elle a succédé à la matrice passive. Elle donne des images claires, un excellent piqué et offre une très bonne...). Il s'agit de la première tentative de la firme de faire un Macintosh transportable et alimenté par une batterie. Au même moment, Apple lance Macintosh IIci, avec un processeur cadencé à 25 MHz. Il était le premier Macintosh à comporter une ROM dite clean (propre) supportant nativement plus de 8 Mo de mémoire vive, contrairement à ses prédécesseurs qui utilisaient une ROM dite dirty (sale) qui contenait encore des blocs de code en 24 bits. Le Portable et le IIci sont les premiers Macintosh à utiliser des composants montés en surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois...). L'année suivante, en mars 1990, arrive le Macintosh IIfx sur le marché à un tarif de 9 900 USD. En plus de son 68030 cadencé à 40 MHz, il comporte une architecture (L’architecture peut se définir comme l’art de bâtir des édifices.) interne améliorée utilisant de la mémoire vive plus rapide. Deux 6502 sont utilisés pour le traitement des entrées-sorties.

De 1990 à 1998 : le déclin d'Apple

Un Macintosh LC III utilisant un boîtier « pizza box »

Microsoft Windows (Windows est une gamme de systèmes d'exploitation produite par Microsoft, principalement destinées aux machines compatibles PC. C'est le remplaçant de...) 3.0, sorti en mai 1990, se rapproche visiblement du système des Macintosh tant en performances qu’en fonctionnalités. Les PC étaient, à l'époque déjà, des plates-formes alternatives (Alternatives (titre original : Destiny Three Times) est un roman de Fritz Leiber publié en 1945.) et moins chères que le Macintosh. Apple, après avoir lancé le Macintosh IIfx, Macintosh le plus cher jamais vendu par la société, se lance sur le marché de l'entrée de gamme avec des machines abordables. Ainsi la firme lance trois nouvelles machines en octobre 1990 :

  • le Macintosh Classic, vendu 999 USD aux États-Unis, est resté le Macintosh le moins cher jusqu'à la sortie en juillet 2000 de l'iMac 350 MHz Indigo (L'indigo (du latin indicum : de l'Inde) est une nuance de bleu foncé.) vendu 799 USD ;
  • le Macintosh LC (LC pour Low-cost Color), doté d'un 68020 et d'une capacité d'afficher des couleurs, tenait dans une Pizza box et était vendu pour 2 500 USD ;
  • le Macintosh IIsi, une version plus économique du IIci (à partir de 3 700 USD), équipé d'un 68030 cadencé à 20 MHz.

Ces trois machines se vendent bien, mais les marges d'Apple sur ces Macintosh sont plus faibles que sur les modèles antérieurs.

Un PowerBook 100, utilisant un processeur Motorola 68000 cadencé à 16 MHz

1991 voit la sortie de Système 7, une version réécrite en 32 bits du système Macintosh qui apporte des améliorations au niveau graphique (support du Truecolor), de l'adressage mémoire (L'adressage mémoire est une technique informatique permettant au processeur d'accéder à la mémoire informatique. L'interface utilisée est dans la plupart des cas un bus, c'est-à-dire un...), des réseaux et de la gestion du multitâche (optionnel sous Système 6). En octobre de cette même année, sont lancés le Macintosh Classic II, le Macintosh LC II ainsi que deux nouvelles familles d'ordinateurs : les Macintosh Quadra, avec les modèles 700 et 900, qui occupent le haut de gamme d'Apple, et les PowerBook (100, 140 et 170), plus proches des ordinateurs portables actuels que le Macintosh Portable qu'ils remplacent. Conçus par Sony pour Apple, ils apportent quelques nouveautés qui deviennent standard par la suite, comme par exemple la position du clavier sous l'écran, laissant de la place pour un trackball et des repose-poignets.

En 1992, afin de s'ouvrir un peu plus au grand public, Apple lance la gamme Performa, constituée de Macintosh déjà existants mais rebadgés pour l'occasion à destination des familles et du monde de l'éducation. Contrairement aux autres Mac, ils ne sont pas vendus par des revendeurs agréés et sont livrés avec des logiciels comme Claris Works afin d'être immédiatement opérationnels. Les PowerBook Duo, lancés à la fin de cette même année, premiers ultraportables d'Apple, peuvent être placés sur une station d'accueil afin d'en faire des ordinateurs de bureau avec toute la connectique correspondante. Cette famille d'ordinateurs reste en vente jusqu'en 1997 tout en évoluant avec le temps.

Un Power Macintosh 8100, premier Macintosh a être équipé d'un processeur Power PC avec les Power Mac 6100 et 7100

En 1993, dans l'optique (L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière, du rayonnement électromagnétique et de ses relations avec la vision.) d'une ouverture vers un marché encore plus large, Apple lance les Macintosh Centris, placés entre les Performa et les Quadra, comme leur nom l'indique, au centre des gammes d'Apple. Ces derniers sont réintégrés moins de neuf mois plus tard à la gamme Quadra. 1994 voit l'arrivée de deux innovations majeures : l'apparition des pavés tactiles remplaçant les trackballs, avec le lancement de la série 500 des PowerBook, et l'abandon de l'architecture 68000 de Motorola, remplacée par l'architecture PowerPC RISC conçue par l'alliance AIM formée par Apple, IBM et Motorola en 1991. Cette nouvelle famille de processeurs donne lieu à une nouvelle famille de Macintosh, les Power Macintosh, nom plus tard abrégé en Power Mac. En janvier 1995, après moins d'un an de production, Apple annonce en avoir vendu un million (Un million (1 000 000) est l'entier naturel qui suit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (999 999) et qui précède un million un...), montrant un relatif succès de ces machines.

Cependant, en dépit de ses efforts, la part de marché d'Apple s’érode plus en plus au profit de Microsoft et Intel. Cette tendance s'amplifie avec la sortie de nouveaux Pentium et celle de Windows 95. Ces derniers améliorent les capacités multimédia (Le mot multimédia est apparu vers la fin des années 1980, lorsque les CD-ROM se sont développés. Il désignait alors les applications qui, grâce à la mémoire du CD et aux capacités de...) des PC et rapproche de plus en plus l'interface Windows du Système Mac. En réponse à cela, Apple lance un programme de licence de son système d'exploitation, permettant ainsi à d'autres entreprises de vendre leurs propres ordinateurs équipés du Système 7. Ces machines sont connues sous le nom de « clones ». Ces clones étaient censés faire gagner au système des parts de marchés, objectif qui n'est finalement pas atteint car les parts de marché des clones grignotent principalement celles du Macintosh d'Apple. En 1997, à la suite du retour de Steve Jobs chez Apple, la version 7.7 du système est renommée MacOS 8, en lieu et place du défunt projet Copland. Apple n'ayant licencié que le Système 7 aux constructeurs tiers, cela permet à la firme de mettre fin à la commercialisation des clones. Pour célébrer les 20 ans d'Apple, la firme sort en mai 1997 Twentieth Anniversary Macintosh, produit à 12 000 unités. Il a la particularité d'être équipé d'un écran plat similaire à ceux trouvés à l'époque sur les PowerBook, une première pour Apple sur un ordinateur de bureau (Un ordinateur de bureau (de l'anglais desktop computer ; aussi appelé ordinateur fixe) est un ordinateur personnel (Personal Computer ou PC) destiné...).

De 1998 à 2006 : le renouveau

Le Power Mac G4 MDD
L'iMac G3, qui signa le renouveau de la firme
Le Power Mac G4 Quicksilver

En 1998, après le retour de Steve Jobs à la tête de la société, Apple lance un nouvel ordinateur tout-en-un, l'iMac. L'écran 15 pouces et l'unité centrale s'y trouvent rassemblés dans un même boîtier en plastique transparent teint en Bleu (Bleu (de l'ancien haut-allemand « blao » = brillant) est une des trois couleurs primaires. Sa longueur d'onde est comprise approximativement entre 446 et 520 nm. Elle varie en luminosité du cyan à une teinte plus sombre...) bondi d'abord puis, plus tard, en d'autres couleurs. En plus de se démarquer des autres Macintosh par son design, il marque l'abandon des connecteurs ADB et SCSI, remplacés par deux ports USB. Le lecteur de disquette (Un lecteur de disquette est un périphérique informatique, inventé par une équipe d'IBM dirigée par David Noble, destiné à la lecture et l'écriture sur une...) interne disparaît lui aussi, laissant le support de média (On nomme média un moyen impersonnel de diffusion d'informations (comme la presse, la radio, la télévision), utilisé pour communiquer. Les médias permettent de diffuser une information vers un grand nombre...) amovible au lecteur de CD (Le lecteur de CD (appelé improprement lecteur CD) est un lecteur de disque optique qui lit au moyen d'une diode laser les disques optiques appelés disques compacts...). De sa mise en vente, le 15 août 1998, jusqu'à la fin de l'année, Apple en vend plus de 800 000 unités. Ces ventes, ajoutés à celle des Power Macintosh G3, permettent à Apple de produire pour la première fois depuis 1995 des bénéfices. En 1999, l'aspect blanc (Le blanc est la couleur d'un corps chauffé à environ 5 000 °C (voir l'article Corps noir). C'est la sensation visuelle obtenue avec un spectre lumineux continu, d'où l'image que l'on en donne parfois :...) et bleu du boîtier est appliqué au Power Mac G3 et à un nouveau venu, l'iBook, le premier ordinateur portable d'Apple destiné au grand public. Tel l'iMac, l'année précédente, l'iBook est un succès, devenant l'ordinateur portable le plus vendu aux États-Unis au dernier trimestre de 1999. Lors de cette même année, Apple commence à équiper ses machines du processeur PowerPC G4 avec la sortie des premières versions du Power Mac G4.

L'eMac, d'abord destiné au monde de l'éducation. Sa vente fut ensuite étendue au grand public.
Le Power Mac G5, sorti en 2003, est le premier Macintosh à adopter un boîtier en aluminium (L'aluminium est un élément chimique, de symbole Al et de numéro atomique 13. C’est un élément important sur la Terre avec 1,5 % de la masse totale.) anodisé

Après avoir utilisé de nombreuses couleurs sur les iMac et les iBook, Apple opte pour le polycarbonate blanc pour ses machines grand public. Ainsi le nouvel iBook sorti en 2001, l'iMac G4 et l'eMac sortis tous les deux en 2002, arborent des boîtiers blancs, tandis que pour ses machines destinés aux professionnels, la firme à la pomme opte pour des boîtiers en métaux, titane (Le titane est un élément chimique métallique de symbole Ti et de numéro atomique 22.) puis aluminium pour les PowerBook G4 et aluminium pour les Xserve.

Le Power PC G4, laisse ensuite sa place au PowerPC G5 à partir de 2003, où il fait son entrée dans le Power Macintosh G5, puis dans l'iMac en 2004. Trop énergivore et dégageant trop de chaleur (Dans le langage courant, les mots chaleur et température ont souvent un sens équivalent : Quelle chaleur !), Le G5 ne sera jamais intégré par Apple dans ses ordinateurs portables. En janvier 2005, Apple annonce son Mac mini, le Macintosh le moins cher jamais vendu par la firme, disponible à sa sortie pour 499 $/529 €. Après la sortie de Mac OS 8, le système a continué d'évoluer jusqu'à sa dernière version, la 9.2.2. Parmi les améliorations apportées se trouve le support du système de fichiers HFS+ dans la version 8.1, la restriction aux processeurs PowerPC dans la version 8.5 et l'apparition du nano-kernel dans la version 8.6. Le projet Copland ayant été abandonné, Apple avait racheté, en décembre 1996, NeXT (NeXT Computer, Inc (devenue NeXT Software, Inc) était une entreprise d’informatique fondée par Steve Jobs en 1985 après son départ d’Apple.) pour faire du système d'exploitation NeXTSTEP la base du nouveau système d'exploitation des Macintosh, Mac OS X. Ce dernier est fondé sur le micro-noyau Mach implanté dans le noyau XNU, tous les deux utilisés par NeXTSTEP, et amélioré à partir du code issu de BSD pour être inclus dans le cœur de Mac OS X, Darwin. La première version bêta publique sort en septembre 2000. Vendue 30 $, elle permet d'avoir un aperçu du nouveau système et de pouvoir rapporter les bugs rencontrés. La première version de Mac OS X, 10.0 (nom de code Cheetah), est quant à elle disponible à partir du 24 mars 2001. Elle contient l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux...) Classic, qui permet de faire fonctionner les applications conçues pour les versions antérieures de Mac OS. Par la suite, Apple publie des mises à jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure...) majeures pour son système d'exploitation : 10.1 Puma (Le puma (Puma concolor) appartient à la famille des félidés. Il est également connu dans certaines régions sous le nom de couguar, cougar, lion des montagnes...) (25 septembre 2001), 10.2 Jaguar (Le jaguar (Panthera onca) est un mammifère carnivore de la famille des félidés. C'est l'un des quatre « grands félins » du genre Panthera,...) (24 août 2002), 10.3 Panther (24 octobre 2003), 10.4 Tiger (29 avril 2005), 10.5 Leopard (26 octobre 2007) et la dernière version en date, 10.6 Snow Leopard (28 août 2009).

Depuis 2006 : l'ère Intel

Le MacBook Pro, premier Macintosh portable à être équipé d'un processeur Intel.

Mi-2005, lors de la Worldwide Developers Conference (La Worldwide Developers Conference (WWDC), est un salon annuel donné par Apple en Californie et dont la cible première est l'ensemble des développeurs sur Mac.), Steve Jobs annonce qu'Apple met fin à l'utilisation de processeur PowerPC dans ses ordinateurs au profit de processeurs Intel. Il ajoute que le système Mac OS X a été développé dès le début dans l'optique de fonctionner tant sur les architectures x86 que PowerPC. Les premiers Mac à être équipés de processeurs Intel sont l'iMac, le Mac mini et les MacBook Pro. Le tout nouveau MacBook suit, puis le Mac Pro et, en dernier, les Xserve.

En passant aux processeurs Intel, Apple remplace le préfixe « Power » des noms de ses machines destinés aux professionnels (Power Mac, PowerBook) par le qualificatif « Pro » (Mac Pro, MacBook Pro). Les ordinateurs portables deviennent tous des MacBook, nom qui sera ensuite décliné en fonction des modèles.

À ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa...), tous les ordinateurs vendus par Apple utilisent des processeurs x86 conçus et fabriqués par Intel. Ils sont quelques fois appelés Macintel, sur le modèle du terme Wintel utilisé pour désigner les compatibles PC utilisant des processeurs Intel et le système d’exploitation Windows de Microsoft. Par l'intermédiaire de l'émulateur Rosetta, il est possible d'utiliser des applications PowerPC sur un Macintel, mais à une vitesse (On distingue :) inférieure à celle des applications natives. L'environnement « Classic » n'est cependant pas pris en charge par les Macintel et Mac OS X v10 (Un V10 est un moteur dans une configuration en V qui a 10 cylindres.).5 « Leopard ».

L'utilisation de la même architecture de processeur que les PC permet de faire fonctionner un système Microsoft Windows sans l'aide d'un émulateur tel que Virtual PC.

En mars 2006, un groupe de hackers (Hackers est un film américain réalisé par Iain Softley, sorti en 1995. Connu aussi sous les titres francophone de : Hackers - Les pirates du cyberespace (titre DVD) et Pirates (titre TV).) est parvenu à faire fonctionner Windows XP sur un Macintel avec un outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la simplification des...) qu'ils ont ensuite mis à disposition sur leur site. Le mois suivant, Apple annonce la sortie de la bêta publique de Boot (En informatique, le mot boot (apocope du mot anglais bootstrap, nom qui désigne la languette des chaussures pour pouvoir les enfiler plus facilement, voir la partie Historique de l'article pour plus de précisions) désigne la...) Camp, un utilitaire (Le mot utilitaire peut désigner :) qui permet aux possesseurs de Macintel d'installer Windows XP sur leurs machines. Les versions suivantes ont ajouté le support de Windows Vista et la correction de bugs, jusqu'à la sortie de la première version finale, intégrée au système Mac OS X 10.5.

Alors que le Macintosh était depuis la fin des années 80 la principale source de revenues d'Apple, la diversification des produits avec les lancements de l'iPod, l'iPhone (L'iPhone est une famille de smartphones conçue et commercialisée par Apple Inc. depuis 2007. Les modèles, dont l'interface utilisateur a été conçue avec le multi-touch,...) puis de l'iPad (L'iPad est une tablette électronique conçue et développée par Apple. Il est particulièrement orienté vers les médias tels que les livres, journaux, magazines, films, musiques,...), a vu la part de chiffre (Un chiffre est un symbole utilisé pour représenter les nombres.) d'affaire générée par les Macintosh diminuer, passant sous les 50 % en 2007, pour ne représenter en 2010 plus que 30 %. L'iPhone et les applications étant devenues la première source de revenus pour Apple.

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