Renault R26
Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs de cet article est disponible ici.
Fernando Alonso au volant de la R26 lors du GP du Canada 2006.
Fernando Alonso au volant de la R26 lors du GP du Canada 2006.

La Renault R26 est une Formule 1 de l'écurie Renault F1 Team, engagée au cours de la saison 2006, aux mains de Fernando Alonso et Giancarlo Fisichella (Giancarlo Fisichella est un pilote automobile Italien né le 14 janvier 1973 à Rome, Italie. Il dispute le championnat du monde de Formule 1 depuis 1996.).

Historique

Auréolée des titres Pilotes et Constructeurs 2005, mais perturbée par l'annonce pour le moins précoce du départ du Champion du Monde (Le mot monde peut désigner :) en titre Fernando Alonso pour la rivale McLaren en 2007, l'écurie Renault débute l'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) 2006 avec un seul objectif : conserver les deux titres. Les essais de l'intersaison ont légitimé ces prétentions mais laissaient penser que ce ne serait pas chose facile. En effet, les changements de règlement ont redistribué les cartes et l'ordre établi en 2005 n'apparaît pas pérenne : Ferrari ( Automobiles et motos Ferrari, constructeur automobile italien dont le nom provient de son fondateur Enzo Ferrari. Scuderia Ferrari,...) (Ferrari 248 F1) semble de retour, McLaren (McLaren MP4-21) -malgré des soucis de fiabilité- confirme et Honda (Honda RA106) inquiète. Bref la saison (La saison est une période de l'année qui observe une relative constance du climat et de la température. D'une durée d'environ trois mois (voir...) s'annonce disputée mais la R26 et ses pilotes apparaissent assez solides pour y faire face.

Arrivé à Bahreïn (Bahreïn (arabe : البحرين « les deux mers »), officiellement le Royaume de Bahreïn (arabe :...), le grand cirque (Le Grand Cirque est un livre de Pierre Clostermann en trois parties racontant l'aventure, depuis le début de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la fin de la guerre...) de la F1 voit certains souvenirs se rappeler à lui : les deux Ferrari de Michael Schumacher et Felipe Massa (Felipe Massa (né le 25 avril 1981 à Sao Paulo, Brésil ) est un pilote automobile brésilien, qui dispute le championnat du monde de Formule 1 depuis la saison...) se placent en première et deuxième positions sur la grille ( Un grille-pain est un petit appareil électroménager. Une grille écran est un élément du tube de télévision. Une grille d'arrêt est un élément du tube de télévision. Une grille de contrôle est un élément du tube de...) de départ. Alonso est quatrième à trois dixièmes, confirmant le potentiel de sa monture, mais son coéquipier italien n'est que neuvième à plus de deux secondes. On apprendra plus tard que cette contre-performance est dûe à un problème de périphérique moteur (Un moteur (du latin mōtor : « celui qui remue ») est un dispositif qui déplace de la matière en apportant de la puissance. Il effectue ce travail à...), Giancarlo Fisichella sa course (Course : Ce mot a plusieurs sens, ayant tous un rapport avec le mouvement.) tronquée, après vingt-trois tours avec cinquante chevaux en moins dispensés par son bloc moteur. De son côté, le champion du monde espagnol tient son rang ( Mathématiques En algèbre linéaire, le rang d'une famille de vecteurs est la dimension du sous-espace vectoriel engendré par cette famille. Le...) en livrant un duel royal au poleman Schumacher, qu'il vainc, le devançant de moins de deux secondes sur la ligne d'arrivée. La saison commence donc plutôt bien, la R26 est bien née et une fois quelques problèmes de fiabilité (Un système est fiable lorsque la probabilité de remplir sa mission sur une durée donnée correspond à celle spécifiée dans le cahier des charges.) réglés, elle devrait être redoutable. Ce que confirmera l'épreuve suivante, sur la presqu'île (Une île est une étendue de terre entourée d'eau, que cette eau soit celle d'un cours d'eau, d'un lac ou d'une mer. Son étymologie latine, insula, a donné l'adjectif « insulaire » ; on dit aussi...) malaise, puisque Giancarlo Fisichella signe la Pole Position (la troisième de sa carrière) devant Button, quand Alonso, suite à un problème de quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une...) d'essence embarquée dans sa monoplace durant la séance de qualification n'est que septième à deux secondes de son équipier. Un partout ! Après une course admirablement maîtrisée, Fisichella s'impose devant Alonso -auteur du Meilleur Tour en course-, les R26 signant le deuxième doublé de l'histoire de Renault, le premier depuis 1982.

A l'orée de la troisième course de l'année, l'écurie au losange (Dans un espace affine normé, un losange, anciennement appelé rhombe, est un parallélogramme ayant deux côtés consécutifs de...) dispose de treize points d'avance sur son plus proche concurrent, Ferrari, et son leader de sept points sur Michael Schumacher et Jenson Button. Après un break (Break est un mot anglais faisant référence à la notion de rupture (to break peut signifier « casser » et « a break » peut signifier « une...) de deux semaines, le "grand cirque" de la F1 se retrouve à Melbourne, et c'est le britannique Jenson Button sur sa Honda RA106 (La Honda RA106 est la monoplace de l'écurie Honda, engagée au cours de la saison 2006 aux mains de Jenson Button et Rubens Barrichello.) qui signe la pole-position devant les deux R26 de Fisichella et Alonso. Malheureusement pour le Romain, un problème mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de transmission, pistons, ...), bref, de tout...) le contraint à s'élancer des stands. Au terme d'une course chaotique (dix abandons, quatre voitures (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le transport terrestre de personnes ou de marchandises, elle est...) de sécurité...) Fernando Alonso s'impose magistralement devant son "meilleur ennemi" : Kimi Räikkönen (Kimi Räikkönen (né le 17 octobre 1979 à Espoo, Finlande - ) est un pilote automobile finlandais de Formule 1. Il habite dans sa ville natale ou à Chigwell, près de...) et la surprise Ralf Schumacher sur la Toyota TF106 (La TF106 est une monoplace de l'écurie Toyota, engagée au cours de la saison 2006 aux mains de Ralf Schumacher et Jarno Trulli.). Giancarlo Fisichella termine lui cinquième au terme d'une course terne, bénéficiant de l'abandon au finish de Jenson Button, dans la dernière ligne droite !

Trois semaines plus tard, pour le Grand Prix de Saint Marin, Giancarlo Fisichella dispose d'un moteur évolué, "Spec B", devant permettre à l'écurie de poursuivre sur sa lancée sur les terres de Ferrari. Malheureusement, les essais ne seront pas à la hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.) des ambitions de l'équipe puisque si Alonso se classe cinquième derrière les deux Ferrari 248 F1 (La Ferrari 248 F1 est une monoplace de Formule 1 de l'écurie Ferrari, engagée au cours de la saison 2006. Ses pilotes sont Michael Schumacher et Felipe Massa.) et les deux Honda RA106 (a priori moins chargées en essence), Fisichella n'est que onzième, sur ce circuit où les dépassements sont quasiment impossibles, comme l'a prouvé Fernando Alonso un an plus tôt...D'ailleurs la course se résumera à un remake inversé de l'édition précédente, Schumacher et Alonso écrasant la concurrence, le "Baron Rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage.)" s'imposant sur ses terres après un duel de plus de vingt tours avec Alonso. Fisichella se classe huitième après une course morne...

Et l'hécatombe se poursuit pour l'Italien au Nurburgring : gêné lors de son tour de qualification, du moins le clame-t-il, par Jacques Villeneuve (Jacques Joseph Charles Villeneuve (né le 9 avril 1971 à Saint-Jean-sur-Richelieu, Canada) est un pilote automobile canadien. Il a notamment remporté le championnat du monde de Formule 1 en 1997 et les 500 Miles...), il n'est que treizième avant la rétrogradation (La rétrogradation ou mouvement rétrograde est un mouvement qui s'effectue dans le sens inverse du mouvement naturel lors de l'observation du mouvement apparent des planètes.) des Williams, quand son équipier signe la dixième pole-position de sa carrière devant les deux Ferrari. Au terme d'une course signant le retour des Ferrari dans les deux championnats, Alonso ne put résister au brio d'un Schumacher plus incisif que jamais et termine deuxième, devant Massa, quand Fisichella se classe sixième. Une semaine plus tard, le "F1 Circus" pose ses bagages sur un circuit particulier : celui de Barcelone (Barcelone (Barcelona en catalan et en castillan) est une commune de Catalogne - Espagne, située dans la province de Barcelone. Elle est la capitale historique, administrative et économique de la Catalogne. Elle est aussi...), transporté par l'"Alonsomania". A domicile, l'Espagnol a à cœur de racheter ses deux défaites consécutives face à Schumacher et surtout veut remporter sa première victoire sur ses terres. Dans une ambiance survoltée, il décroche la onzième pole-position de sa carrière, devant son équipier et les deux Ferrari. Et le jeune Espagnol domina la course, devant des tribunes combles, reléguant Michael Schumacher à vingt secondes, devant l'autre R26 de Fisichella, et la deuxième Ferrari de Massa. Räikkönen, cinquième, est à une minute ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. Cartographie géologique ; la minute de terrain...) d'Alonso, qui doit se demander si McLaren était réellement le meilleur choix pour 2007...

Giancarlo Fisichella au volant de la Renault R26 lors du Grand Prix du Canada 2006
Giancarlo Fisichella au volant de la Renault R26 (La Renault R26 est une Formule 1 de l'écurie Renault F1 Team, engagée au cours de la saison 2006, aux mains de Fernando Alonso et Giancarlo Fisichella.) lors du Grand Prix du Canada 2006

Cette interrogation aura sans doute été atténuée par les bonnes performances des monoplaces grise en Principauté, dès les premiers essais. Cependant c'est encore Ferrari qui s'affirme comme le challenger numéro un (Numéro Un est une référence à un modèle de personnages fictifs de la série télévisée Battlestar Galactica,...) de Renault, avec un incident regrettable en qualifications, Schumacher bloquant (volontairement?) Alonso dans son ultime tour alors qu'il allait prendre la pole. D'abord deuxième, il héritera de la première place sur la grille après l'annulation de tous les temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) du pilote allemand. Fisichella, d'abord cinquième, connaîtra un sort semblable pour avoir gêné David Coulthard : il partira dixième. Cependant, les McLaren sont en deuxième ligne, menaçantes. Et la course le prouvera, Alonso résistant pendant 40 tours à un Räikkönen déchaîné...jusqu'à la casse de son moteur! Fisichella termine lui sixième, après avoir régalé les spectateurs par deux manoeuvres de dépassement (Un dépassement est le fait de rouler pendant un instant, en général relativement court, à côté d’un autre...) colossales, alors qu'il voyait son équipier revenir sur lui pour lui prendre un tour !

En Angleterre (L’Angleterre (England en anglais) est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle est de loin la plus peuplée, avec...), Alonso signe sa quatrième pole position consécutive, et sa troisième victoire de rang, s'adjugeant un "hat trick" avec le meilleur tour en course... Le trinôme Alonso-Renault-Michelin semble trop fort pour être inquiété cette saison. Fisichella s'offre la quatrième place de ce grand prix, sur les talons de Räikkönen. Et cette domination se poursuivit au Canada, où Alonso et Fisichella trustent la première ligne de la grille de départ, avant un cavalier seul de l'Espagnol, à peine inquiété en début de course par la McLaren d'un Räikkönen retrouvé...mais toujours poissard. Fisichella prend lui la quatrième place après un "drive-through" pour départ anticipé.

A Indianapolis, les pilotes chaussés de Michelin subirent la loi de leurs adversaires équipés d'enveloppes Bridgestone. Les Renault, dominatrices partout ailleurs durent s'incliner face à la supériorité des Ferrari, qui signent un doublé, Schumacher devant Massa, suivis par Fisichella, Trulli et Alonso, très en difficulté sur ce circuit et qui voit s'arrêter là sa série de quinze podiums consécutifs. En France, sur les terres de Renault, l'équipe menée par Flavio Briatore (Flavio Briatore (né le 12 avril 1950 en Italie) est un homme d'affaires, ex directeur commercial de Benetton, fondateur de Billionaire Couture, manager et...) espère redresser la barre et reprendre son insolente domination. Hélas sous la chaleur (Dans le langage courant, les mots chaleur et température ont souvent un sens équivalent : Quelle chaleur !) nivernaise, ce sont encore les Ferrari qui dominent, aussi bien en qualifications qu'en course, même si Alonso parvient grâce à un audacieux changement de stratégie (La stratégie - du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie « conduire » - est :) à dépasser Massa et à se classer second, derrière son rival Schumacher. En Allemagne, la FIA interdit l'utilisation du "Mass dumper", système inventé par Renault, jouant le rôle d'un troisième amortisseur (Un amortisseur est un système destiné à limiter voire supprimer les oscillations d'un objet ou à isoler un objet de vibrations par dissipation d'énergie. Les vibrations libres ou forcées correspondent au mouvement d'une masse sur un...). Pour cette raison, les monoplaces françaises sont totalement hors du coup sur les terres de Michael Schumacher, qui écrase la course, revenant à onze points d'Alonso, quand, grâce au doublé offert par Massa, Ferrari revient à dix points de Renault.

Palmarès

(avant le Grand Prix de Hongrie)

  • Saison 2006 :
    • Départs en Grands Prix : 24 (Fernando Alonso  : 12, Giancarlo Fisichella : 12)
    • Abandons : 1 (Fernando Alonso  : 0, Giancarlo Fisichella : 1)
    • Victoire(s) : 7 (Fernando Alonso  : 6, Giancarlo Fisichella : 1)
    • Podium(s) : 13 (Fernando Alonso  : 10, Giancarlo Fisichella : 3)
    • Pole Position(s) : 6(Fernando Alonso  : 5, Giancarlo Fisichella : 1)
    • Meilleure Qualification : Fernando Alonso  : 1er, Giancarlo Fisichella : 1er
    • Meilleurs tours en course : 3 (Fernando Alonso  : 3, Giancarlo Fisichella : 0)
    • Points Marqués : 131 (Fernando Alonso  : 100, Giancarlo Fisichella : 49)
    • Comparatif Qualifications : Fernando Alonso devance Giancarlo Fisichella 8 fois sur 12 courses
    • Comparatif Course : Fernando Alonso devance Giancarlo Fisichella 10 fois sur 12 courses
    • Positions aux Championnats du Monde :
      • Pilotes :
        • Fernando Alonso : 1er
        • Giancarlo Fisichella : 4e
      • Constructeurs : 1er

Résultats


Pilotes

  • Espagne Fernando Alonso (numéro 1)
  • Italie Giancarlo Fisichella (numéro 2)
Page générée en 0.198 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique