Faculté des sciences de Paris - Définition et Explications

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Introduction

Faculté des sciences de Paris
Informations
Fondation 1808 (disparue en 1970)
Type Faculté
Localisation
Ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune, par...) Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au...)
Pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²),...) France
Divers
Affiliation Académie de Paris (L'académie de Paris est la circonscription scolaire et universitaire correspondant géographiquement à Paris.) de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux...) de France puis Université de Paris (L’Université de Paris était l’une des plus importantes et des plus anciennes universités médiévales. Apparue au XIIe siècle,...)
Site internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie...) [{{{web}}} {{{web}}}]

La Faculté des sciences de Paris a été créée par le décret du 17 mars 1808 portant organisation (Une organisation est) de l'université impériale de France. Ces statuts ont été fixés par l'arrêté du 16 février 1810. Ses cours furent ouverts le 22 avril 1811.

Il existait initialement neuf chaires :

  • Astronomie : Jean-Baptiste Biot (Jean-Baptiste Biot (Paris, 21 avril 1774 – Paris, 5ème 3 février 1862) est un physicien, astronome et mathématicien...) (professeur adjoint : Charles Louis Dinet)
  • Calcul différentiel (Un différentiel est un système mécanique qui a pour fonction de distribuer une vitesse de rotation de façon adaptative aux besoins d'un ensemble mécanique.) et calcul intégral : Sylvestre-François Lacroix
  • Mécanique : Siméon Denis Poisson (Dans la classification classique, les poissons sont des animaux vertébrés aquatiques à branchies, pourvus de nageoires et dont le corps est le plus souvent couvert d'écailles. On les trouve abondamment aussi...)
  • Algèbre (L'algèbre, mot d'origine arabe al-jabr (الجبر), est la branche des mathématiques qui étudie, d'une façon...) supérieure : Louis-Benjamin Francœur
  • Physique : Louis Joseph Gay-Lussac (Louis Joseph Gay-Lussac (Saint-Léonard-de-Noblat, 6 décembre 1778 – Paris, 9 mai 1850) était un chimiste et physicien français, connu pour ses études sur les propriétés des gaz.) (professeur adjoint : Jean Nicolas Pierre Hachette)
  • Chimie : Louis Jacques Thénard
  • Minéralogie et géologie : René Just Haüy (L'abbé René Just Haüy, né le 28 février 1743 à Saint-Just-en-Chaussée dans l'Oise et mort le 3 juin 1822 à Paris, est le fondateur de la minéralogie moderne (et...) (professeur adjoint : Alexandre Brongniart)
  • Botanique (La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux (du grec βοτάνιϰή; féminin du mot...) et physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et...) végétale : René Desfontaines (professeur adjoint : Charles-François Brisseau de Mirbel)
  • Zoologie (La zoologie (des termes grecs ζoον, zoon, animal, et λόγος, logos, le discours) est la science qui étudie les...) et physiologie : Étienne Geoffroy Saint-Hilaire (professeur adjoint : Louis Georges Duvernoy puis Henri-Marie Ducrotay de Blainville)

Cette création fait suite à la fermeture (Le terme fermeture renvoie à :) des universités, dont l'Université de Paris, durant la Révolution.

Histoire de la faculté des sciences de Paris

Dans l'ancienne université de Paris, l'enseignement (L'enseignement (du latin "insignis", remarquable, marqué d'un signe, distingué) est une pratique d'éducation visant à développer les connaissances...) supérieur des sciences n'existait pas. Les sciences étaient enseignées de manière très secondaire au sein de la faculté des arts de Paris qui conduisait au grade (Le mot grade a plusieurs significations :) de maître ès arts, nécessaire à la poursuite des études au sein d'une des trois facultés supérieures.

À sa création, le premier rôle des professeurs de la faculté des sciences de Paris fut celui d'examinateur afin de juger les candidats aux différents grades : baccalauréat (Le baccalauréat (altération du bas-latin bachalariatus, désignant un rang de débutant d'abord dans la chevalerie, et puis dans la...), licence, doctorat (Le doctorat (du latin doctorem, de doctum, supin de docere, enseigner) est généralement le grade universitaire le plus élevé. Le titulaire de ce grade est le docteur....). Entre les sessions d'examens, les professeurs donnaient des cours en direction des candidats à la licence. La Faculté des sciences de Paris occupa à ses débuts le vieux collège (Un collège peut désigner un groupe de personnes partageant une même caractéristique ou un établissement d'enseignement.) du Plessis, près du collège Louis-le-Grand. Puis en 1821, une partie de la Sorbonne (La Sorbonne est un complexe monumental du Quartier latin de Paris. Elle tire son nom du théologien du XIIIe siècle Robert de Sorbon, le fondateur du...) lui fut affectée. Les locaux sont alors exigus et dépourvus de tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) laboratoire, que ce soit en direction de l'enseignement ou de la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne...).

C'est le ministre Victor Duruy qui accorda, à partir de 1863, des moyens plus importants à la faculté afin de développer l'enseignement et la recherche expérimentale ( En art, il s'agit d'approches de création basées sur une remise en question des dogmes dominants tant sur le plan formel, esthétique, que sur le plan culturel et politique. ...), au moyen de la création de l'école des hautes études. Les premiers laboratoires de physique et de chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des espaces d'investigations communs ou...) sont construits dans la cour sous forme de baraquements provisoires. Ainsi en 1868, Jules Jamin (Jules Célestin Jamin, physicien français, né à Termes (Ardennes) le 31 mai 1818, mort à Paris le 12 février 1886.) crée le laboratoire des recherches physiques, devenu à la fin des années 1960 le département des recherches physiques de Paris VI, et en 1869, Paul Desains (Paul Desains (1817-1885) est un physicien français) crée le laboratoire d'enseignement de la physique.

Après la reconstruction de la Sorbonne, la faculté des sciences de Paris peut s'installer dans de plus vastes locaux. Mais face à l'accroissement du nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) d'étudiants et d'enseignements, ces nouveaux locaux deviennent eux-mêmes rapidement trop étroits. De multiples annexes sont alors créées à Paris et même en province pour certains laboratoires.

Amphithéâtre Cauchy à la Sorbonne

De 1809 à 1909, le nombre de professeurs est multiplié par plus de six. La faculté compte 350 étudiants en 1890, elle en compte 1990 vingt ans plus tard.

Le principal grade auquel la Faculté des sciences prépara durant longtemps est le grade de licencié ès sciences. La licence existait à l'origine selon trois spécialités : sciences mathématiques (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures,...), sciences physiques et sciences naturelles. Ce grade était principalement destiné au candidat à l'agrégation des trois spécialités correspondantes. À partir de 1880, la préparation de la licence devint modulaire. Le grade de licencié ès sciences était conféré dans trois domaines (sciences physique, mathématiques et naturelles) au titulaire de trois certificats d'enseignement supérieur choisis parmi les différents enseignements proposés par la faculté (une vingtaine en 1909). Les certificats pouvaient même avoir été obtenus dans des facultés différentes.

Annexe de la Faculté des sciences de Paris - 12 rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les...) Cuvier

Des certificats préparatoires facultatifs furent instaurés dans les années 1890 afin de préparer au certificat de la licence, il pouvait porter sur les mathématiques pour la préparation des études de physique (certificat de mathématiques générales) ou bien sur la physique, la chimie et les sciences naturelles (SPCN). Il existait également un certificat sanctionnant la première année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) des études de médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie), son fonctionnement normal (physiologie), et...) (Certificat PCN, puis PCB). L'enseignement pour le certificat PCN fut installé dans l'annexe de la rue Cuvier et Pierre Curie (Pierre Curie (15 mai 1859 à Paris - 19 avril 1906 à Paris) est un physicien autodidacte français. Il est principalement connu pour ses...) et Paul Janet sont chargés des cours de physique du certificat en 1900. Après sa titularisation comme professeur en 1904, Pierre Curie installe dans cette annexe un laboratoire de recherche.

Amphithéâtre de chimie à la Sorbonne

Ces certificats préparatoires (MG, SPCN, MPC) devinrent ensuite obligatoires et formèrent le premier cycle dit "propédeutique".

En 1904, fut instauré la préparation du diplôme (Le diplôme (grec ancien :δίπλωµα, diploma signifiant « plié en deux ») est un acte écrit émanant généralement d'un organisme...) d'études supérieures, postérieur à la licence et obligatoire pour se présenter au concours d'agrégation. Ce diplôme sanctionnait, pour une partie, une première expérience de recherche scientifique (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par...) personnelle.

En 1896, les différentes facultés de Paris furent regroupés au sein de l'Université de Paris, tout en gardant encore une très large autonomie.

À partir de 1900, la Faculté des sciences de Paris commença à développer des enseignements de sciences appliquées afin de former des ingénieurs. Le premier d'entre eux fut, l'enseignement de la chimie appliquée, au sein d'un institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter...) éponyme devenu plus tard l'École nationale supérieure de chimie de Paris. Les études avaient une durée de trois ans, et étaient sanctionnées par la délivrance d'un diplôme d'ingénieur (« Le métier de base de l'ingénieur consiste à résoudre des problèmes de nature technologique, concrets et souvent complexes, liés à la conception, à la réalisation et à la mise en...) chimiste (Un chimiste est un scientifique qui étudie la chimie, c'est-à-dire la science de la matière à l'échelle moléculaire ou atomique ("supra-atomique"). Le mot chimiste est dérivé...) de l'Université de Paris. Puis fut créé un enseignement de mécanique (Dans le langage courant, la mécanique est le domaine des machines, moteurs, véhicules, organes (engrenages, poulies, courroies, vilebrequins, arbres de transmission,...) appliquée, une chaire d'aviation (L'aviation est une activité aérienne définie par l'ensemble des acteurs, technologies et règlements qui permettent d'utiliser un aéronef dans un but...) financée par Basil Zaharoff et un institut d'aérotechnique grâce au don de Henry Deutsch de la Meurthe, un enseignement d'électrotechnique (Étymologiquement l'électrotechnique désigne l'étude des applications techniques de l'électricité. En réalité, l'électrotechnique regroupe les disciplines traitant l'électricité en tant...) en lien avec l'École supérieure d'électricité (L’électricité est un phénomène physique dû aux différentes charges électriques de la matière, se manifestant par une énergie. L'électricité désigne également la...). L'enseignement d'optique (L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière, du rayonnement électromagnétique et de ses relations avec la vision.) appliquée apparu en 1920 en lien avec l'Institut d'optique théorique et appliquée (École supérieure d'optique).

Entrée du bâtiment quai Saint-Bernard (Le saint-bernard est une race de grands chiens de montagne, souvent dressés comme chiens de recherche en avalanche. L'imagerie populaire les affuble...)

Dès 1941, il était question d'agrandir les locaux dévolus à la faculté des sciences, et en 1946 est décidé le transfert à la Halle aux vins (futur campus (Un campus (du mot latin désignant un champ) désigne l'espace rassemblant les bâtiments et l'infrastructure d'une université ou d'une école située hors d'une ville. Ce terme inclut ainsi les bâtiments...) de Jussieu). En 1958, à cause de l'engorgement de l'enseignement dans les locaux de la Sorbonne et le retard du transfert, fut décidé le départ pour Orsay d'une partie des enseignements de la faculté des sciences de Paris (Centre d'Orsay de la Faculté des sciences de l'Université de Paris). Le centre d'Orsay devient la Faculté des sciences d'Orsay de l'Université de Paris le 1er janvier 1965.

La Faculté des science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on...) de Paris disparait en 1970 avec le démantèlement de l'université de Paris consécutive à la loi d'orientation (Au sens littéral, l'orientation désigne ou matérialise la direction de l'Orient (lever du soleil à l'équinoxe) et des points cardinaux (nord de la boussole) ;) de l'enseignement supérieur de 1968. Ces moyens sont divisés entre l'université Paris VI et l'université Paris VII, ainsi que l'université Paris XIII en ce qui concerne le centre naissant de Villetaneuse. La faculté des sciences d'Orsay devient de même l'unité d'enseignement et de recherche des sciences de l'université Paris XI en 1971.

Doyen de la Faculté des sciences de Paris

Paul Appell, doyen de la Faculté des sciences de Paris de 1903 à 1920
  • Sylvestre-François Lacroix (1809-1821)
  • Louis Jacques Thénard (1821-1840)
  • Siméon Denis Poisson (1840-1840)
  • Jean-Baptiste Biot (1840-1841)
  • Jean-Baptiste Dumas (1841-1849)
  • Henri Milne Edwards (1849-1884)
  • Jules Jamin (1884-1886)
  • Edmond Hébert (1886-1889)
  • Gaston Darboux (1889-1903)
  • Paul Appell (1903-1920)
  • Frédéric Houssay
  • Marin Molliard
  • Charles Maurain
  • Paul Montel (1er octobre 1941-1946)
  • Jean Cabannes (1946-1949)
  • Albert Châtelet (On appelait châtelets, au Moyen Âge, de petits châteaux établis à la tête d'un pont, au passage d'un gué, à cheval sur une route en dehors d'une ville ou à l'entrée d'un défilé. On...) (1949-1954)
  • Joseph Peres (1954-1961)
  • Marc Zamansky (1963-1970)
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