Trans-Val-de-Marne - Définition et Explications

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Introduction

Logo TVM.svg
BusTVM choisydelisle.JPG
Réseau
RATP
Date d’ouverture 1er octobre 1993 : Saint-Maur — Créteil à Rungis-Marché International
Dernière extension 21 juillet 2007 : Prolongement de Rungis-Marché International à La Croix de Berny
Terminus Saint-Maur — Créteil
La Croix de Berny
Exploitant RATP (La Régie autonome des transports parisiens (RATP) est une entreprise publique désignée par le...)
Conduite Conducteur
Matériel utilisé Agora (En Grèce antique, l'Agora désigne le lieu de rassemblement, le marché de la...) L

Crealis 18
Dépôt d’attache Thiais
Points d’arrêt 32
Longueur 19,681 km
Temps de parcours 45 à 55 min
Distance moyenne entre points d’arrêt 856 m
Communes desservies Saint-Maur-des-Fossés
Créteil
Choisy-le-Roi
Thiais
Chevilly-Larue
Fresnes
Antony
Jours de fonctionnement L Ma Me J V S D
Fréquentation
18,461 millions de voyageurs en 2008
Lignes connexes Réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des...) de bus francilien RATP

Le Tvm, abréviation de Trans-Val-de-Marne, est une ligne de bus (Une ligne de bus est un itinéraire prédéfini de transport en commun assuré par...) à haut niveau de service (BHNS) exploitée par la Régie autonome des transports parisiens (RATP) qui a été mise en service le 1er octobre 1993. Elle remplace l'ancienne ligne RATP 392, qui reliait, depuis 1969, la gare (Une gare est d'ordinaire un lieu d'arrêt des trains. Une gare comprend diverses installations qui...) de Saint-Maur - Créteil à l'arrêt Marché d'Intérêt National-Porte de Thiais, situé à Rungis.

Cette ligne de bus, presque intégralement en site propre (La définition du site propre est donnée par le Code de l'urbanisme ; c'est une "emprise...), est destinée à faciliter les déplacements de banlieue (La banlieue désigne communément l'espace urbanisé d'une ville qui est situé...) à banlieue à l'intérieur du département du Val-de-Marne, en Île-de-France. Pour ce faire, elle relie la gare de La Croix de Berny à la gare de Saint-Maur - Créteil et dessert trente-deux arrêts sur près de vingt kilomètres. Elle bénéficie d'un statut spécial puisque bien que ce soit une ligne de bus, elle est déjà administrativement incluse par la RATP dans le « mode T », celui regroupant les lignes de tramway (Le tramway (ou tram) est une forme de transport en commun urbain ou interurbain circulant sur des...).

Historique

Le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a...) Orbitale

En 1989, le Syndicat des transports parisiens (STP), ancêtre du Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), désirait mettre deux rocades de transports en commun autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne...) de la capitale (Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs,...). En effet, Jean-Michel Paumier, alors directeur du développement de la RATP, expliquait à cette occasion que l'ambition de la régie était d'avoir en proche et moyenne couronne, un réseau maillé (La topologie Mesh (terme anglais signifiant maille ou filet), qualifie les réseaux (filaires ou...) du même type que celui existant dans Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région...) intra-muros (Le terme intra-muros ou intra muros est emprunté au latin et définissait à l'origine...). Dénommé « Orbitale », ce projet est ambitieux car il vise la création de deux rocades de transports collectifs autour de Paris, et la connexion de plusieurs lignes de métro (Un métro, apocope du terme métropolitain lui-même abréviation de chemin de fer métropolitain,...) existantes avec le premier cercle (Un cercle est une courbe plane fermée constituée des points situés à égale...) ainsi créé.

Le Tvm fait partie, au même titre que la ligne de tramway T1, du projet « Grand Tram ».

C'est, dans le cadre du projet global « Orbitale » et plus précisément, dans le cadre du 11e plan État-région (1994-1998), que le projet de création du Tvm est lancé. Il vise à créer une nouvelle ligne de bus en site propre protégé, c'est-à-dire interdite aux voitures (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un...), entre le Marché international de Rungis et la gare RER A (La ligne A du RER traverse la banlieue parisienne d'est en ouest, avec plusieurs embranchements.) de Saint-Maur-Créteil.

Finalement, cette ligne avait pour vocation d'être intégré au projet « Grand Tram », évolution du projet « Orbitale » vers un réseau de tramway contournant la capitale, englobant ainsi les lignes T1 et T2. Il était alors envisagé qu'à terme, le Tvm serait convertit en ligne de tramway.

Naissance du TVM

Les travaux débutèrent en 1988 et après cinq ans de travaux, le 1er octobre 1993 après avoir été inauguré le 29 septembre 1993, le Tvm, est mis en service entre Saint-Maur-Créteil RER et le Marché international de Rungis, permettant ainsi la desserte de 23 nouvelles stations, réparties sur cinq communes : Saint-Maur-des-Fossés, Créteil, Choisy-le-Roi, Thiais et Chevilly-Larue. Pour son exploitation, la RATP fit appel aux autobus (Un autobus (ou bus), comme un autocar (ou car), est un véhicule automobile pour le transport en...) articulés de type PR 180.2. Cette ligne est administrativement incluse par la RATP dans le « mode T ». À cette occasion, l'ancêtre du SIEL, Alexis, fut mis en fonctionnement.

Le Tvm était, depuis sa mise en service jusqu'en 2003, équipé de PR 180.2.

Pour Francis Lorentz, alors PDG de la RATP, cette nouvelle ligne illustrait la volonté de la régie, « du fait des contraintes nouvelles du développement en Ile-de-France, de mettre l'accent sur les axes de banlieue à banlieue ». Sa mise en service avait beaucoup été mise en avant par la RATP, car elle répondait à la nécessité de « porter plus d'attention aux déplacements de banlieue à banlieue, non pas simplement par des bus classiques, mais par des moyens qui, par leur rapidité, leur confort, leur régularité, puissent se comparer à ce qu'offre le métro dans Paris et donc puissent vraiment concurrencer la voiture ». Toujours pour Francis Lorentz, après la mise en service de la ligne de tramway T1 entre Bobigny et Saint-Denis, la création du Trans Val-de-Marne constituait « un second exemple du genre ».

Le Tvm était ainsi considéré, pour la RATP, comme une réalisation originale qui permit de démontrer que la régie n'était pas seulement vouée, aux radiales, à Paris intra-muros, ou aux équipements lourds et ferrés. En 1993, la RATP envisage alors d'ici, l'an 2000, de multiplier ces créations de lignes de banlieue à banlieue afin de compléter leur dispositif autour de Paris, facilitant ainsi les déplacements.

Les tests de tramway sur pneus

TVR à Nancy
Translohr (Translohr est le nom d'un système de tramway sur pneus développé par la société Lohr Industrie.) à Clermont-Ferrand
Civis (L'Irisbus Civis a été commercialisé en 2004 et se présente sous la forme d'un bus classique...)

Entre la fin 1997 et 2001, la RATP testa deux types de tramways sur pneumatiques sur un tronçon expérimental, allant de l’arrêt René Panhard à l'arrêt Bas Marin, spécialement équipé d'un unique rail (Un rail (ou lisse en québécois) est une barre d’acier profilée. Deux files...) central comme le Translohr, pour les besoins de l'expérimentation : le TVR (Bombardier) et le Translohr (Lohr) bien qu'il était aussi prévu pour le Stream d'Ansaldo. Toutefois, le Civis aurait aussi été testé. En effet, le tramway séduit, de nouveau, les décideurs.

Après avoir été rejeté durant une quarantaine (La quarantaine (venant de l'italien : quaranta giorni, qui signifie 40 jours, ou bien du...) d'années, en raison d'un coût et d'une durée de construction relativement importants, le tramway sur pneumatiques, alors nouvelle innovation, se révéla une solution alléchante, puisqu'il limite considérablement les coûts d'installation ce qui présente un avantage important pour faciliter, à moindre coût, le développement de nouvelles lignes de transport (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou...) en commun dans la région.

Ce processus d'expérimentation (L'expérimentation est une méthode scientifique qui consiste à tester par des expériences...) débuta à la fin de l'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié...) 1997 par le tramway sur pneumatiques de la société Bombardier Transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus...), le TVR pour Transport sur Voie Réservée. Ces essais permirent aux décideurs de déterminer tous les avantages de ce véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d'un...). Guidé par un rail central mais possédant des pneus, il peut en effet sortir de son rail de guidage, et alors se comporter comme un bus, gravir des pentes supérieures à 10 % et rejoindre son garage, sans avoir besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est...) d'être alimenté électriquement par caténaire (Une ligne aérienne de traction électrique est appelée:) ou fil de contact. En effet, des batteries situées sur le toit (Le toit est la structure couvrant la partie supérieure d'un édifice, permettant...) peuvent offrir au tramway sur pneumatiques, une autonomie de plusieurs kilomètres. Puis, à partir de novembre 2000, ce fut au tour du Translohr, de l'entreprise alsacienne Lohr Industrie (Lohr Industrie est un fabricant français de matériels ferroviaires implanté à Duppigheim en...), d'être testé, sur les deux kilomètres électrifiés, ce qui conclut l'expérimentation.

Toutefois, la RATP émit certains doutes au sujet du tramway sur pneumatiques, bien que la conceptrice du Translohr de Lohr Industrie, Alice Ullmann eut des arguments en faveur de ce véhicule. Pour elle, c'est la solution pour des sites où il est impossible d'installer l'électricité (L’électricité est un phénomène physique dû aux différentes charges électriques de la...), puisqu'elle bénéficie de batteries. De plus, elle ajouta que le tramway sur pneumatiques coûterait beaucoup moins cher que « son cousin sur rail », que les travaux sur la chaussée seraient moins importants et que le coût au kilomètre (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système...) serait alors très inférieur à celui du tramway traditionnel.

Mais, Alain Luberne, alors responsable des nouveaux types de transports à la RATP, est peu convaincu de l'argument prix. En effet, pour lui, ce n'est pas le fait que l'on pose un seul ou deux rails qui coûte le plus cher, mais c'est parce que les villes profitent systématiquement de l'arrivée du tramway pour lancer de gros travaux d'aménagement urbains. De plus, le tramway classique est plus capacitaire que le tramway sur pneumatiques : le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre...) de voyageurs qu'il peut transporter est souvent supérieur à cent personnes. C'est la raison pour laquelle, Guy Bourgeois, alors directeur du département stratégie (La stratégie - du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie...) de la RATP conclut que, sur des lignes assez fréquentées, le choix du tramway sur pneumatiques pourrait créer un réel problème.

Bien que conclue en 2001, les dernières traces (TRACES (TRAde Control and Expert System) est un réseau vétérinaire sanitaire de...) de l'expérimentation ne disparurent qu'en 2007 avec le retrait du rail central suivi du comblement de la rigole, puis de sa disparition suite à la pose d'un nouveau revêtement sur le site propre, par dessus l'ancien, à l'occasion du prolongement de la ligne à Antony.

Ces expérimentations sont entrées en ligne de compte dans le choix, par le Syndicat des transports d'Île-de-France, autorité organisatrice des transports franciliens, du Translohr pour l'exploitation des futures lignes T5 (Saint-Denis - Garges) (mise en service prévue en 2013) et T6 (Châtillon - Vélizy) (mise en service prévue en 2013).

Premières améliorations

Les Agora L n°1733 et 1807 en livrée originale dotée des pastilles Bus Attitude.

Le 6 octobre 2003, après dix ans de services intensifs, les derniers PR 180.2 furent remplacés par 19 bus articulés neufs de type Agora L « Euro 3 », se distinguant de leurs prédécesseurs, par une nouvelle décoration spécifique et propre à la ligne et par une accessibilité facilitée au bus pour les personnes à mobilité réduite (PMR) en raison de leur plancher surbaissé ne possédant pas de marches d'accès alors que les bus précédents étaient dotés d'un plancher haut, avec nécessité de gravir des marches pour pouvoir y accéder. L'arrivée des Agora signifia aussi la disparition des derniers composteurs mécaniques Camp ainsi que le remplacement d'Alexis par SIEL, système d’information en temps réel, fonctionnellement proche d'Alexis, dont le Tvm a bénéficié dès sa mise en service.

Puis, quelques années plus tard, le STIF souhaita rendre le service permanent, c'est-à-dire en faisant fonctionner la ligne 24 heures sur 24, car il fallait améliorer les conditions d'accès au Marché international de Rungis, donc favoriser les trajets même durant la nuit, car beaucoup d'employés y travaillent tard le soir et/ou très tôt le matin pour recevoir et redistribuer les milliers de tonnes de produits qui y transitent chaque jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la...). Approuvé lors du conseil d'administration du STIF d'avril 2006, cette décision fut plébiscitée par Daniel Davisse, vice-président du conseil général, qui la considéra comme une excellente nouvelle pour le développement des transports en commun de banlieue à banlieue. Il fallait éviter aux personnes qui habitent en banlieue de devoir systématiquement passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques...) par Paris pour leurs déplacements. Pour Jean-Marie Pionnier, grossiste au MIN, cette situation (En géographie, la situation est un concept spatial permettant la localisation relative d'un...) pouvait permettre d'améliorer les conditions de transport et réduire le covoiturage (Le covoiturage est l'utilisation conjointe et préméditée (à la différence...). Finalement, le Tvm n'est pas étendu mais une nouvelle ligne de bus est mise en service, durant la nuit du samedi 9 au dimanche 10 décembre 2006, la ligne Noctilien (Noctilien est la dénomination du service de bus de nuit d’Île-de-France...) 71, nouvel équivalent nocturne du Tvm.

Prolongement jusqu'à Antony

L'Agora L n°1735 au terminus La Croix de Berny RER
L'Agora L n°1788 sur le point (Graphie) d'enjamber l'A106 depuis l'arrêt Le Delta
L'Agora L n°1737 sur le point d'enjamber l'A86, à proximité de la station Parc Médicis
Ancien abri voyageurs, aujourd'hui remplacé, à l'arrêt Alouettes
Un 103 en direction du Marché de Rungis

En octobre 1997, après la mise en service du premier tronçon du Tvm, la RATP lance le projet de prolonger la ligne, sur sept kilomètres, du Marché international de Rungis à la gare de La Croix de Berny, en correspondance (La correspondance est un échange de courrier généralement prolongé sur une longue période. Le...) avec le RER B (La ligne du RER B dessert l'agglomération parisienne selon un axe nord-sud. La ligne B est...), en desservant neuf nouvelles stations réparties sur trois communes de l'ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se...) du Val-de-Marne. Ce projet était inscrit au contrat de plan État-région 2000-2006. Annoncé depuis des années et souvent repoussé, le STIF ayant un temps annoncé la mise en service du prolongement au début de l'année 2003, le projet fut seulement bouclé au début de l'année 2004 par l'approbation par le Conseil Régional francilien, de la convention de financement du prolongement.

Ainsi, les travaux débutèrent en juin 2005, avec comme maître d'œuvre du chantier, la RATP, pour un coût estimé à plus de quarante-cinq millions d'euros. Pour les besoins du prolongement, il fallait franchir trois autoroutes : l'A6, l'A86 ainsi que l'A106, voie rapide qui permet de rejoindre l'aéroport (Un aéroport est l'ensemble des bâtiments et des installations d'un aérodrome qui...) d'Orly depuis l'autoroute (Une autoroute est une route réservée à la circulation des véhicules motorisés rapides...) A6. Pour cela deux ponts furent construits : l'un, long de 105 mètres et le second, de 185 mètres. Ces travaux devaient commencer en avril pour le franchissement de l'A106 et en mai pour celui de l'A86 et se traduisirent par la pose nocturne des tabliers des ponts, après avoir été assemblés à proximité du chantier, ce qui nécessita la fermeture (Le terme fermeture renvoie à :) partielle et de courte durée de ces voies. Mais en juillet 2005, seules des palissades et des cabanes de chantier étaient installées dans la zone hôtelière de Rungis. Ainsi le chantier, qui devait s'achever fin 2006, pour une mise en service du TVM au premier trimestre 2007, n'avait pas encore débuté, ce qui causa déjà trois mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps...) de retard supplémentaires.

Les travaux de construction des ponts commencèrent, le 10 mai 2006, par celui enjambant l'A106. Pour ce faire, l'axe fut fermé dans les deux sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but...) entre 21 h 30 et 6 heures du matin, entre Orly et la liaison A6a - A6b pour permettre la pose des éléments du tablier de l'ouvrage. Ce travail nécessita l'utilisation de deux grues routières, pour l'installation de caissons métalliques, l'une d'entre elles pesant 700 tonnes et l'autre, 300 tonnes. Pour les riverains, des dispositions furent mises en place afin de limiter les nuisances engendrées par ce chantier nocturne. Ainsi, la RATP envoya une lettre d'information aux habitants du secteur. Pour le second pont (Un pont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours...), le président du conseil régional d'Île-de-France, Jean-Paul Huchon, vint visiter le chantier le mardi 23 mai 2006 dans l'après-midi. Désormais, selon le calendrier (Un calendrier est un système de repérage des dates en fonction du temps. Ces systèmes ont été...) mis à jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la...), le prolongement du Tvm à l'ouest devait être achevé dans le courant de l'année 2007. Il ne faut pas oublier que ces travaux purent avoir lieu car la justice a débouté les associations de riverains : il s'agissait de particuliers de Rungis et du propriétaire d'un hôtel (Un hôtel est un établissement offrant un service d’hébergement payant,...) Campanile (Un campanile est un clocher de forme carrée ou ronde, généralement percé d'arcades sur...). En contrepartie, la RATP a alors prévu d'informer très régulièrement les habitants de l'avancement des travaux et des éventuelles désagréments qui en découleraient : un journal fut diffusé dans les quartiers concernés, ce qui expliqua l'importance de la communication (La communication concerne aussi bien l'homme (communication intra-psychique, interpersonnelle,...) en vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et...) des travaux.

Ces travaux durent se dérouler de nuit, selon Isabelle Vuillemard, chef de projets à la RATP, puisque, malgré l'importance des travaux, il fallait maintenir le plus longtemps possible et dans les meilleurs conditions, la circulation routière (La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles...), quitte à mettre en double sens une partie des voies et à faire le gros des travaux durant la nuit. Ces deux aménagements devaient ainsi, à terme, permettre aux bus de gagner Rungis, la voie des Laitières, puis Fresnes du côté de la pépinière de la Ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour...) de Paris.

Après avoir fini les travaux au niveau de l'A106 et plus de 30 nuits de fermeture, durant la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 juin 2006, la RATP posa le tablier du pont enjambant l'A86, opération considérée par les responsables des travaux comme « très délicate ». En effet, il a fallu poser des caissons au-dessus des voies rapides, de nuit, après avoir bloquer l'A86, provoquant alors des bouchons durant une partie de la nuit. Ce chantier aura nécessité l'utilisation d'une grue de 800 tonnes, un engin d'une très grande puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :), dont il n'existe alors pas plus de vingt exemplaires en France, afin de soulever les 96 tonnes d'acier (L’acier est un alliage métallique utilisé dans les domaines de la construction...) d'un caisson de 43 mètres de long, spectacle qui a étonné un spectateur : « C'est incroyable. Quand on la voit au départ, c'est un simple camion-grue, puis quand elle se déploie, on croirait un insecte (Les insectes (Insecta) font partie du sous-embranchement des hexapodes, elle-même incluse dans...) géant ». Puis, pendant deux heures, les ouvriers procédèrent aux derniers réglages lors de la pose des élingues, ces filins qui permettent de soulever la charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement...). Les manœuvres furent longues et minutieuses. Ensuite, il a fallu poser le caisson, exercice effectué par un ouvrier qui a dû être très méticuleux. En effet, la marge de manœuvre était faible, seulement 5 centimètres pour que le caisson s'imbrique des deux côtés du pont. Un premier tronçon de 137 tonnes fut mis en place, sous les yeux d'une cinquantaine de spectateurs, surtout des agents de la RATP impliqués dans le projet, ainsi que les maires des trois communes concernés (Fresnes, Rungis et Chevilly-Larue). C'est après plusieurs tentatives que le caisson prit finalement sa place, à 1 h 30 du matin, sous les applaudissements du public. Puis, une dalle de béton (Le béton est un matériau de construction composite fabriqué à partir de...) de 25 centimètres d'épaisseur fut coulée sur l'ouvrage.

La création du prolongement ne se limita pas qu'à la création de ses ponts, bien que cela constitua la tâche la plus complexe du chantier, puisqu'il a aussi fallu créer le site propre entre le Marché international de Rungis et la gare de la La Croix de Berny, ainsi que créer ou rénover des équipements présents sur le tronçon existant. Par conséquent, le revêtement des voies fut refait sur la portion existante et les abris voyageurs furent changés, pour devenir semblables à ceux déjà présents sur les lignes de tramway T1 ou T2. De plus, sur le nouveau tronçon, fut mis en place un système de priorité pour les bus aux feux des carrefours, devant garantir la régularité des bus et un gain de temps sur les trajets grâce à une augmentation de la vitesse commerciale (La vitesse commerciale d'un moyen de transport en commun est sa vitesse moyenne utile à l'usager.) jusqu'à 23 kilomètres par heure (L'heure est une unité de mesure  :).

Une fois tous ces travaux finis et après une période de marche (La marche (le pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est un...) à blanc (Le blanc est la couleur d'un corps chauffé à environ 5 000 °C (voir...), le prolongement de la ligne Tvm est mis en service, le samedi 21 juillet 2007, durant un week-end de gratuité sur la totalité de la ligne, décidé par le STIF, autorité organisatrice des transports franciliens, pour célébrer l'évènement. Désormais, les communes de Chevilly-Larue, Fresnes et d'Antony sont reliés à l'est francilien grâce à l'ouverture de neuf nouvelles stations : Mairie de Chevilly-Larue, Le Delta, Parc Médicis, Montjean, Le Clos la Garenne, Le Petit Fresnes, Docteur Ténine, Berny — Raymond Aron et La Croix de Berny RER. Elle devait ainsi permettre aux 24 500 habitants et salariés situés dans un rayon de 400 mètres de bénéficier de cette nouvelle offre, avec pour objectif d'atteindre le nombre de 3,5 millions de voyages par an sur l’ensemble de la ligne, soit 65 800 voyages par jour sur l’ensemble de la ligne dont 11 700 voyages supplémentaires dus au prolongement.

Celui-ci motiva l'arrivée de treize véhicules supplémentaires du même type que ceux déjà présents sur la ligne, nécessaires pour maintenir une fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un...) identique malgré l'allongement du temps de parcours ; ceux-ci ont été prélevés sur ceux de la ligne 183, qui reçut en compensation de nouveaux véhicules articulés, les Lion (Le lion (Panthera leo) est un mammifère carnivore de la famille des félidés du genre...)'s City G du constructeur allemand : MAN. Enfin, l'arrivée du Tvm à Antony entraîna une importante restructuration du réseau de bus dans le secteur : la ligne 103 fut prolongée jusqu’au Marché de Rungis, remplaçant ainsi la ligne 396, sur la portion Choisy-le-Roi - Marché de Rungis, désormais limitée à Belle Épine Sud mais étendue de la gare d'Antony vers celle de La Croix de Berny, pendant que les lignes 184 et 186 s'étendirent jusqu'au Tvm et que le 379 abandonna Fresnes pour se limiter lui aussi à la gare de La Croix de Berny. Toutefois, le prolongement ne provoqua pas celui du Noctilien 71 jusqu'à La Croix de Berny, bien qu'il soit son équivalent nocturne : le N71 est resté limité au parcours original du Tvm.

Depuis le prolongement

Les Agora L n°1795 et 1729 participent à l'augmentation des fréquences de la ligne, effective depuis le 12 janvier 2009.

Pour répondre à la hausse de fréquentation sur cette ligne et favoriser le déplacement ( En géométrie, un déplacement est une similitude qui conserve les distances et les angles...) des usagers entre les zones d’habitation et les bassins d’emplois qui jalonnent la ligne, le STIF décida lors du conseil d'administration du 10 décembre 2008 de financer intégralement la création de 60 courses supplémentaires par jour du lundi au vendredi, la transformation d'une vingtaine de trajets partiels en trajets assurés sur la totalité de la ligne, ainsi que l'arrivée de trois bus articulés supplémentaires afin d'assurer le renforcement en heures de pointe, la fréquence passant d'un bus toutes les 4 minutes ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un...) 30 à un bus toutes les 4 minutes. Aux heures creuses, le temps d'attente entre deux bus diminua aussi, passant d'un temps d'attente de 6 minutes 30 à un temps d'attente de 5 minutes. Les samedis et dimanches, l'offre fut aussi augmentée de manière proportionnelle. Le coût de ce renforcement s’élève à 1,567 millions d'euros en année pleine. Ces évolutions sont effectives depuis le 12 janvier 2009.

Plus récemment, depuis décembre 2009, la RATP expérimente un Crealis 18, véhicule d'Irisbus (IRISBUS-IVECO est une société européenne, spécialisée dans les transports en commun de...), créé spécialement pour renforcer l’attractivité des bus à haut niveau de service (BHNS). Conçu sur la base du Citelis (L'Irisbus Citelis est le dernier né de la gamme Irisbus dans le domaine du transport urbain...), car constitué des mêmes équipements de production que ce dernier, il s’en distingue notamment par une face avant, et un aménagement intérieur renouvelé à base, entre autres, de couleurs boisées et d’écrans plats. Il offre toutefois le même mode d’exploitation qu’un autobus classique. Si cette expérimentation s'avérait positive, les Crealis 18 pourraient être mis en service sur le TCSP Pompadour - Sucy-Bonneuil (Le Transport en commun en site propre (TCSP) Pompadour - Sucy-Bonneuil est le nom de projet de la...), à partir de la mi-2011, date de sa mise en service avant, éventuellement, d'être également affectés par la suite sur le Tvm.

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