Format de données
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Le format des données est la manière utilisée en informatique pour représenter des données sous forme de nombres binaires. C'est une convention (éventuellement normalisée) utilisée pour représenter des données, soit des informations représentant un texte, une page, une image, un son, un fichier exécutable (En informatique, un fichier exécutable est un fichier contenant un programme et identifié par le système d'exploitation en tant que tel.), etc. Lorsque ces données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un...) sont stockées dans un fichier ( Un fichier est un endroit où sont rangées des fiches. Cela peut-être un meuble, une pièce, un bâtiment, une base de données informatique. Par exemple : fichier des patients d'un...), on parle de format de fichier. Une telle convention permet d'échanger des données entre divers programmes informatiques ou logiciels, soit par une connexion directe soit par l'intermédiaire d'un fichier. On appelle interopérabilité (L'interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un système dont les interfaces sont intégralement connues à fonctionner avec d'autres produits ou systèmes existants ou futurs.) cette possibilité d'échanger des données entre différents logiciels.

Typologie

On distingue un format dont la spécification est publiquement accessible, un format ouvert, d'un format fermé dont la spécification est secrète. Un format fermé correspond généralement à un logiciel (En informatique, un logiciel est un ensemble d'informations relatives à des traitements effectués automatiquement par un appareil...) seul capable de pleinement l'exploiter.

Une autre distinction s'opère entre un format normalisé, faisant l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut être désigné par une étiquette verbale. Il est défini par les relations...) d'une normalisation par une institution publique ou internationale (ISO, W3C) et un format quelconque, qui peut devenir un standard de fait s'il est populaire. Un tel format est parfois normalisé par la suite comme OpenDocument.

Un format est dit propriétaire s'il a été élaboré par une entreprise, dans un but essentiellement commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.). Un format propriétaire peut être ouvert (le format PDF d'Adobe par exemple) s'il est publié, ou fermé (le format '.doc' de Microsoft (Microsoft Corporation (NASDAQ : MSFT) est une multinationale américaine de solutions informatiques, fondée par Bill Gates et Paul Allen, dont le revenu...) par exemple). Mais même lorsque des spécifications sont rendues publiques, les entreprises à l'origine de formats propriétaires tentent d'en conserver le contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) à la fois soit en proposant régulièrement de nouvelles versions plus élaborées (contrôle par maintien d'une avance technologique) soit en utilisant des moyens juridiques comme le brevet. Ce type de pratiques anti concurrentielles via des outils juridiques est admise aux États-Unis. Elle est sujette à controverse en Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité...) (voir Brevetabilité du logiciel).

Formats des nombres

Nombres entiers

Un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) entier naturel est en général simplement représenté en binaire (en base 2), avec la règle de conversion classique. Bien entendu, à la différence des entiers naturels les entiers informatiques sont finis. On ne peut donc représenter ainsi que les nombres tenant dans l'intervalle défini par le nombre de bits disponible. Lorsque l'on veut représenter un entier relatif, on réserve un bit pour désigner le signe (en général le bit le plus à gauche) ; on parle alors d'" entier signé ". La plupart du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.), les nombres négatifs seront codés selon la règle du complément à deux.

Par exemple, avec un octet on peut représenter :

  • les entiers naturels de 0 (00000000 en binaire) à 255 (11111111 en binaire)
  • les entiers relatifs de -128 (10000000 en binaire) à -1 (11111111 en binaire) et de 0 (00000000) à 127 (01111111) ; on code donc avec un octet les entiers de -128 à +127.

Voir l'article détaillé : Système binaire

Nombres fractionnaires

Pour les nombres fractionnaires, la convention de numération veut qu'en base n, " 0,a " désigne a·1/n (=a·n-1), " 0,0a " désigne a·1/n² (=a·n-2)... Par exemple en base 10 (n = 10), " 0,005 " désigne 5·10-3.

Ainsi, le nombre 0,001 en binaire (n = 2) désigne 1·2-3=0,125.

Donc en informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le...), la première solution consiste à attribuer un certain nombre de bits à droite aux puissances négatives de 2.

Une autre solution consiste à considérer les nombres comme des caractères (du texte), et à utiliser par exemple le format ASCII. Cependant, cela ne peut concerner que le stockage : l'ordinateur (Un ordinateur est une machine dotée d'une unité de traitement lui permettant d'exécuter des programmes enregistrés. C'est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données...) ne pouvant appliquer que l'arithmétique binaire (L'arithmétique binaire est la manière dont on mène les calculs en base 2 (système binaire).), il faut nécessairement les convertir en binaire pour le calcul.

Voir l'article détaillé : Virgule flottante.

Formats de texte

Les textes sont formés de caractères en nombres finis (lettres, diacritiques, signes de ponctuation…). Il est donc simple d'attribuer un nombre à chaque caractère. Cette conversion caractère → nombre est définie par convention sous la forme d'une table, ou page de code. Les plus utilisés sont l'ASCII et l'Unicode (Unicode est une norme informatique, développée par le Consortium Unicode, qui vise à donner à tout caractère de n’importe quel...).

Les textes comprennent aussi de la mise en page (alignement des paragraphes) et de la mise en forme (type de police de caractère, taille…). La solution retenue en général consiste à définir des mots de commande (Commande : terme utilisé dans de nombreux domaines, généralement il désigne un ordre ou un souhait impératif.), des instructions, séparées du texte par un caractère spécial. Ainsi, en HTML, les instructions sont appelées " balises " et sont mises entre des chevrons <…> ; en LaTeX (LaTeX est un système logiciel de composition de documents créé par Leslie Lamport. Plus exactement, il s'agit d'une collection de macro-commandes destinées à faciliter l'utilisation du « processeur de...), les instructions sont introduites par une barre de fraction inversée \. De ce fait, certains caractères sont réservés aux instructions et ne peuvent plus faire partie du texte ; il existe alors des " codes d'échappement ", ou bien des instructions spéciales permettant de les représenter.

Jusqu'en 2006, le logiciel Microsoft Word (Microsoft Word est un logiciel de traitement de texte publié par Microsoft. Cette société publie d'autres logiciels de traitement de texte, dont Bloc-notes et Microsoft Works, mais Word est le traitement de texte vedette de cette...) a retenu une autre manière de stocker la mise en forme: les données (texte et images) sont mises en brut (sans mise en forme) dans le document (Dans son acception courante un document est généralement défini comme le support physique d'une information.), et la mise en forme est définie dans une partie du document appelée " saut de section " (section break). Le saut de section, hormis le fait de marquer un changement de mise en page (saut de colonne, saut de page), est une zone invisible contenant des pointeurs attribuant un formatage à une partie de la section. Cette solution de stockage brut des données a été historiquement adoptée à une époque où peu d'autres solutions existaient (au début des années 1980). C'était une approche couramment adoptée pour beaucoup d'applications et liée entre autres au niveau faible de standards de stockage. Cependant, l'expérience a montré que cette approche se révèle très lourde et source de problèmes (corruption de documents) pour les documents très volumineux (proche ou supérieur à 100 pages). Si Microsoft a tenté de conserver son modèle et de le faire évoluer petit à petit pour éviter de tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) reprendre à la base, ce dernier est arrivé aujourd'hui à ses limites. Pour son édition de 2007, Microsoft a adopté un nouveau format propriétaire, Open XML.

Formats d'image

La base de la représentation des images est la géométrie analytique (La géométrie analytique est une approche de la géométrie dans laquelle on représente les objets par des équations ou inéquations. Le plan ou l'espace est nécessairement muni d'un repère.).

Format carte de points

Exemple agrandi d'une image carte de points
Exemple agrandi d'une image carte de points

On peut découper une image en points élémentaires, ou " pixel ", et attribuer une couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).) à ce pixel (Le pixel, souvent abrégé px, est une unité de surface permettant de mesurer une image numérique. Son nom provient de la locution anglaise...). La couleur est représentée par un nombre, la correspondance (La correspondance est un échange de courrier généralement prolongé sur une longue période. Le terme désigne des échanges de courrier personnels plutôt qu'administratifs.) couleur → nombre étant faite par une " palette ".

Il est inutile de donner les coordonnées des points : si l'on donne la largeur (La largeur d’un objet représente sa dimension perpendiculaire à sa longueur, soit la mesure la plus étroite de sa face. En géométrie...) de l'image en nombre n de points, alors les n premiers points représentent la première ligne, les points n+1 à 2n représentent la deuxième ligne… Il suffit alors de fixer par convention l'ordre de balayage, en l'occurrence l'ordre de lecture occidental (de gauche à droite et de haut en bas).

Ceci donne une image au format carte de points, souvent appelée image bitmap. C'est donc un canevas de points dont chacun se voit attribuer une valeur colorée. Les grandes différences entre les formats existants sont la profondeur de couleurs (1 bit : noir ou blanc (Le blanc est la couleur d'un corps chauffé à environ 5 000 °C (voir l'article Corps noir). C'est la sensation visuelle obtenue avec un spectre lumineux continu, d'où l'image que l'on en donne...), 8 bits : 256 couleurs, 24 bits : 16 millions de couleurs…) et le type de compression (sans compression, ou raw, avec une compression par motifs, avec une compression destructive…)

Par exemple, prenons une carte noir et blanc (Le noir et blanc sont considérés ou non comme des couleurs selon la discipline qui en parle : imprimerie, photographie, physique, peinture, théorie de la perception. Dans le...) (1 pour blanc, 0 pour noir) définissant une image large de cinq points par la suite de chiffres suivante :

 
 1000101010001000101010001 
 

il faut découper cette carte par groupes de 5 bits :

 
 10001 
 01010 
 00100 
 01010 
 10001 
 

ce qui nous donne le dessin d'un " X " blanc sur fond noir.

Le format des données doit donc inclure, outre la liste des points, la largeur de l'image et la description de la palette ; ceci se fait en général en début de fichier (on parle d'" entête " de fichier).

Format vectoriel

Une image au format vectoriel est une image qui se décrit par des ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un...) de coordonnées mathématiques (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et les transformations. Les...) et non par un canevas de point (Graphie). Par exemple,

  • pour décrire une ligne il suffit de connaître ses coordonnées de départ et d'arrivée ;
  • pour un rectangle (En géométrie, un rectangle est un quadrilatère dont les quatre angles sont des angles droits.) (ayant ses axes alignés aux axes du système de coordonnées en cours), deux points suffisent aussi (deux coins opposés)
  • pour un cercle (Un cercle est une courbe plane fermée constituée des points situés à égale distance d'un point nommé centre. La valeur de cette distance est...), un seul point, ainsi qu'un rayon, sont nécessaires.

En outre des informations sur le tracé sont nécessaires : les attributs graphiques sont l'épaisseur, le style (continu ou pointillés), la couleur du trait, sa transparence (Un matériau ou un objet est qualifié de transparent lorsqu'il se laisse traverser par la lumière. Cette notion dépend de la longueur d'onde de la lumière : ainsi, le verre est transparent dans le visible...), etc. Une image vectorielle est donc un ensemble de coordonnées, d'attributs et de commandes que le programme d'affichage (L' affichage désigne l'application d'une surface de papier script dans un lieu public(et non du foyer)sur un support destiné à son émission, externe ou interne, ce...) (à l'écran (Un moniteur est un périphérique de sortie usuel d'un ordinateur. C'est l'écran où s'affichent les informations saisies ou demandées par l'utilisateur et générées ou...) ou sur papier) se charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu...) d'interpréter.

Pour des images pouvant être réduites facilement à des formes géométriques (typographisme, cartographie (La cartographie désigne la réalisation et l'étude des cartes géographiques. Le principe majeur de la cartographie est la représentation de...)...), le format vectoriel est extrêmement économe.

La particularité des formats vectoriels réside dans le fait que leur rendu (Le rendu est un processus informatique calculant l'image 2D (équivalent d'une photographie) d'une scène créée dans un logiciel de modélisation 3D comportant à la fois des objets et des...) final ne dépend que de la résolution du périphérique de sortie. Ce type d'image peut aussi être agrandi sans effets gênants  ; il n'y a pas d'effet de " pixellisation " (les lignes diagonales ou courbes n'apparaissent pas sous forme d'escalier).

Quelques formats vectoriels célèbres : SVG, Adobe PDF (Acrobat), Adobe Illustrator, encapsuled postscript EPS, Quark (Les quarks sont des fermions que la théorie du modèle standard décrit, en compagnie de la famille des leptons, comme les constituants élémentaires...) QXD, Macromedia (Macromedia (NASDAQ : MACR) était une entreprise d'informatique américaine produisant des logiciels et dont le siège social était situé à San...) Flash (format d'animation (L'animation consiste à donner l'illusion du mouvement à l'aide d'une suite d'images. Ces images peuvent être dessinées, peintes, photographiées, numériques, etc.) vectorielle), AutoCAD DXF.

Représentation des couleurs

Formats vidéo (La vidéo regroupe l'ensemble des techniques, technologie, permettant l'enregistrement ainsi que la restitution d'images animées, accompagnées ou non de son, sur un support adapté à...)

Format de scène 3D

La représentation des objets virtuels créés par les logiciels de modélisation 3D (La modélisation 3D est l'étape en infographie 3D qui consiste à créer, dans un logiciel de modélisation 3D, un objet en trois dimensions, par...) nécessite un format de données (Le format des données est la manière utilisée en informatique pour représenter des données sous forme de nombres binaires. C'est une convention (éventuellement normalisée) utilisée pour représenter des...) spécifique car les formats précédents sont inadaptés. En effet, pour représenter un objet 3D il faut au minimum une description :

  • de la topologie (La topologie est une branche des mathématiques concernant l'étude des déformations spatiales par des transformations continues (sans arrachages ni recollement des structures).) de l'objet : sa forme, sa taille et sa complexité (La complexité est une notion utilisée en philosophie, épistémologie (par exemple par Anthony Wilden ou Edgar Morin), en physique, en biologie (par exemple par Henri Atlan), en sociologie,...)
  • des attributs de représentation : couleurs, textures (nature et position), qualité photométrique de sa surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois...), transparence
  • de ses attributs dynamiques s'il est animé : capacité de collision (Une collision est un choc direct entre deux objets. Un tel impact transmet une partie de l'énergie et de l'impulsion de l'un des corps au second.) avec d'autres objets, articulations et contraintes, etc.

Représenter une scène nécessite aussi de spécifier les éclairages utilisés, les positions relatives des objets, les effets d'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques...) éventuels mais surtout sa structure hiérarchique (liens des éléments entre eux).

Les premiers formats standard de fait ont été des formats adaptés à la CAO : l'objet est défini à l'aide de facettes ou de surfaces analytiques. Il suffit de définir son origine puis les coordonnées caractéristiques des éléments dans l'espace à 3 dimensions (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce sont sa longueur, sa largeur et sa profondeur/son épaisseur, ou bien son diamètre si...). Par exemple, dans le format DXF d'Autocad, un objet est une suite d'entités nommées et constituées de liste de points X, Y, Z. Par indexation, on constitue des facettes triangles ou des lignes qui s'appuient sur ces points.

Si ce format était suffisant pour du dessin technique il était totalement inadapté à la réalité virtuelle (La réalité virtuelle est une simulation informatique interactive immersive, visuelle, sonore et/ou haptique, d’environnements réels ou imaginaires.). Dans les années 1990, la société Silicon Graphics (Silicon Graphics, Inc. (SGI), est une société américaine qui construit des stations de travail (workstations) dédiées aux domaines de...) (constructrice de station graphique 3D) publia le format Inventor qui comportait la majorité des éléments nécessaires. Ce format évolua vers le format VRML qui a été normalisé.

Par ailleurs, le format 3D Studio ASCII fut lui aussi publié mais l'explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de gaz. Plus cette...) du marché de la 3D donna naissance à quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une collection ou un...) de formats propriétaires. Pour l'utilisateur, le problème était fréquemment de convertir un modèle d'un format à l'autre sans perdre trop d'informations. Des sociétés se sont même spécialisées dans ce type de conversion.

Actuellement, dans le monde (Le mot monde peut désigner :) professionnel, il n'y a pas de format unique mais plutôt des formats plus ou moins utilisés selon le type d'application. Par exemple :

  • format Blender (Blender est une suite libre et gratuite d'animation, modélisation et rendu 3D. Elle dispose de fonctions avancées de modélisation, sculpture 3D, dépliage UV, texturage, gréage (rigging), armaturage,...) pour la création Multimédia (Le mot multimédia est apparu vers la fin des années 1980, lorsque les CD-ROM se sont développés. Il désignait alors les applications qui, grâce à la mémoire du CD et aux capacités de l'ordinateur, pouvaient générer, utiliser ou...)
  • format Pro/Engineer pour la CAO industrielle
  • format OpenFlight pour la simulation de vol et/ou de conduite.

Néanmoins, la plupart des modeleurs 3D savent plus ou moins bien lire (Import) et créer (Export) plusieurs formats : c'est un critère de choix important. Parmi les formats les plus répandus on peut citer :

  • BLEND de Blender
  • 3DS
  • DXF d'Autocad
  • IGES normalisé
  • X Direct 3D
  • OBJ de Wavefront
  • LWO de Lightwave
  • VRML avec ses versions (1, 2 et X3D)
  • .COB de Truespace

La tendance actuelle est de privilégier un format descriptif de type XML. Le format de données 3D est alors appelé langage descriptif comme X3D (évolution du VRML avec un formatage XML).

Le format libre COLLADA permet également d'échanger des données entre différents logiciels. Il existe notamment un importeur/exporteur pour Blender. Il y a actuellement une proposition pour l'adopter comme format 3d dans le wikipedia. (lien)

Format de son

Les formats de son se décomposent en trois parties:

  • les formats bruts: le son n'est pas compressé, les valeurs issues de la conversion des valeurs analogiques en numérique (Une information numérique (en anglais « digital ») est une information ayant été quantifiée et échantillonnée, par opposition à une information dite...) (échantillonnage) sont enregistrées dans l'ordre chronologique et par canal;
  • les formats compressés: le son est compressé avec ou sans pertes suivant un algorithme adapté à la perception des sons de l'oreille (L'oreille est l'organe qui sert à capter le son et est donc le siège du sens de l'ouïe, mais elle joue également un rôle important dans l'équilibre. Le mot peut référer au système entier,...) humaine et/ou une compression classique;
  • les formats de flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie, matière, ...) évoluant dans un sens commun. Plus précisément le terme est employé...) (stream): permet l'écoute (Sur un voilier, une écoute est un cordage servant à régler l'angle de la voile par rapport à l'axe longitudinal du voilier et en conséquence l'angle...) par partie sans avoir la totalité du fichier.

(Voir le chapitre Formats classiques)

Compression des données

La compression des données est la technique qui consiste à transformer les données afin qu'elles prennent moins de place. Les données devant être décompressées avant d'être traitées, ceci se fait aux dépens de la rapidité, et avec un risque plus grand de perte de données.

L'idée de base est qu'en général, des éléments se répètent dans les fichiers. On a donc intérêt à représenter les éléments se répétant souvent par des nombres plus petits (c'est-à-dire prenant moins de bits).

On peut distinguer deux types de compression :

  • les compressions sans a priori sur les données : ce sont des algorithmes qui travaillent uniquement sur les nombres, quelle que soit l'information portée par ces nombres ; ils sont donc généraux, pas spécifiques aux données ; on peut distinguer :
    • les algorithmes à table stockée : l'algorithme fait une première analyse pour repérer les éléments se répétant, et construit une table de correspondance avec un code raccourci pour chaque élément répétitif ; la taille occupée par la table de stockage fait que ce procédé est plutôt adapté aux gros fichiers ;
    • les algorithmes à table construite à la volée : la table de correspondance est construite de manière systématique (En sciences de la vie et en histoire naturelle, la systématique est la science qui a pour objet de dénombrer et de classer les taxons dans un certain ordre, basé sur des principes divers. Elle ne doit...), sans analyse préalable du fichier ; elle peut être reconstruite à la volée à partir du fichier compressé ; c'est par exemple le cas de l'algorithme de Lempel-Ziv-Welch (LZW)
  • les compressions spécifiques aux données : si l'on connaît les données, on peut optimiser l'algorithme ; par exemple si l'on sait que l'on a affaire à un texte, on peut se baser sur la fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit par unité de temps. Ainsi lorsqu'on emploie le mot fréquence sans...) d'utilisation des mots dans le langage ; on distingue deux sous-catégories :
    • les compressions sans perte de qualité ;
    • les compressions avec perte de qualité : la première idée est de faire un " sous-échantillonnage ", c'est-à-dire de simplement dégrader la qualité des données
      en étudiant les sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du...) et la manière dont le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité volontaire, et constitue le siège...) interprète les informations, on peut dégrader certaines caractéristiques des données peu sensibles, donc sans trop altérer la qualité globale des données ; ainsi, si l'oreille humaine est peu sensible à certaines gammes de fréquences, on peut dégrader (voire supprimer) certaines parties du spectre et pas d'autres ;
      les algorithmes de compression d'image et de film JPEG (La norme JPEG est une norme qui définit le format d'enregistrement et l'algorithme de décodage pour une représentation numérique compressée d'une image fixe.) et MPEG utilisent une perte de qualité.

Voir l'article détaillé Compression de données.

Formats classiques

  • Images : PNG, MNG, TIFF, JPEG, GIF, TGA, BMP
  • Dessin vectoriel : SVG, Flash, AI, EPS, DXF
  • 3D : XCF, BLEND, DXF, 3DS Max, VRML, X3D
  • Son : OGG, FLAC, MP3, WAV, WMA, AAC
  • Vidéo : MPEG, OGM(DVD, DivX (DivX est une marque déposée correspondant originellement à un codec vidéo propriétaire basé sur MPEG-4 proposé par DivX Inc. (anciennement DivXNetworks, Inc.), connu pour sa...), XviD), AVI, Theora, FLV
  • Page : PDF, PostScript, HTML, XHTML
  • Document : ODT, TXT, DOC, RTF
  • Exécutable : BIN, ELF, EXE
  • Archives : 7Z, TAR, GZIP, ZIP, LZW, ARJ, RAR
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