Liste des accidents ferroviaires en France
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Voici la liste chronologique des principaux accidents ferroviaires recensés en France.

XIX e siècle

  • mai 1842. Meudon : incendie d'un train de banlieue. À l’époque les portes étaient fermées à clé par les chefs de trains, d’où un terrible (Le Terrible était un vaisseau de ligne de 2e rang et de 78 canons, dessiné par François Coulomb, et lancé à Toulon en 1739. Il était long de 152 pieds français, large de 44,4 et profond de 21, déplaçant 1500 tonneaux. Son artillerie...) bilan : 55 morts. Dès lors les portes durent rester ouvertes en marche (La marche (le pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est un mode de locomotion naturel. Il consiste en un déplacement en appui alternatif sur les jambes, en position...) et cette disposition ne disparut qu’en 2003.
    • Un évêque français prononça une homélie retentissante sur cette leçon (La leçon est un terme qui revêt diverses significations dans le domaine de l'enseignement.) que Dieu donnait à l'arrogance des hommes, et y vit un courroux du ciel (Le ciel est l'atmosphère de la Terre telle qu'elle est vue depuis le sol de la planète.) contre les chemins de fer (Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. C'est le métal de transition et le matériau ferromagnétique le plus courant dans la vie quotidienne, sous forme pure ou d'alliages. Le fer pur...). Hélas pour lui, le même mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.), le Vatican se dotait précisément d'un train pontifical sur l'initiative du pape Grégoire XVI).
    • Parmi les victimes se trouvait l'amiral Dumont d'Urville et sa famille.
  • 8 juillet 1846. Fampoux : Le train de la ligne Paris-Lille déraille en passant sur un remblai de la vallée (Une vallée est une dépression géographique généralement de forme allongée et façonnée dans le relief par un cours d'eau (vallée fluviale) ou un glacier (vallée...) de la Scarpe, des wagons tombent dans les marais (En géographie, un marais est un type de formation paysagère, au relief peu accidenté, où le sol est recouvert, en permanence ou par intermittence, d'une couche...), bilan 14 morts.
  • 5 septembre 1881. Charenton-le-Pont : le rattrapage d'un train omnibus (Un train omnibus est un train, généralement de voyageurs, qui dessert toutes les gares de son parcours. Les trains omnibus assurent le plus souvent des services locaux sur des distances relativement courtes. Leur...) par un rapide en gare (Une gare est d'ordinaire un lieu d'arrêt des trains. Une gare comprend diverses installations qui ont une double fonction :) fait 26 morts et de nombreux blessés.
  • 22 octobre 1895. Gare Montparnasse : Le Granville - Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin parisien, entre les confluents de la Marne et de la Seine en...) composé de douze wagons et qui transportait 131 passagers approchait de la gare Montparnasse (La Gare Montparnasse est une des six grandes gares terminus de la SNCF à Paris, située dans la partie sud de la capitale entre les XIVe et XVe arrondissements. Tête de ligne du TGV Atlantique, c'est la...). Deux fourgons à bagages et un fourgon postal étaient couplés à la locomotive (Une locomotive est un engin moteur, c'est-à-dire se déplaçant par ses propres moyens, utilisé par le transport ferroviaire pour fournir l'énergie de traction à un train. Le plus souvent, la locomotive se trouve...).

Années 1910

  • août 1910. Villepreux : collision (Une collision est un choc direct entre deux objets. Un tel impact transmet une partie de l'énergie et de l'impulsion de l'un des corps au second.). 37 morts.
  • novembre 1913. Melun : collision entre un express (Express est un langage informatique servant à spécificier formellement des données. Il a fait l'objet d'une normalisation (ISO 10303-11).) et un train postal (Un train postal est un train dont les voitures sont uniquement dédiées au transport du courrier et éventuellement à des opérations de tri. Un train de voyageurs ou...), par suite d'un non-respect de la signalisation : 39 morts.
  • décembre 1917. Saint-Michel-de-Maurienne : déraillement d’un train de soldats qui avaient échappé à la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des étoiles). Chez les organismes...) en revenant de la guerre. Les systèmes de freinage de l'époque étaient encore très rudimentaires. La locomotive était souvent la seule équipée de frein ; des wagons " serre-freins " étaient incorporés dans le train, manœuvrés par des cheminots sur ordre du conducteur (par coups de sifflet). La ligne de la [Maurienne] présentant une forte pente (3,5 %) dans le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une...) Modane - Chambéry, une seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est une mesure d'angle...) locomotive était nécessaire pour freiner. Les militaires ne voulant pas attendre, le conducteur fut sommé de partir avant que la seconde locomotive ne soit attelée. La locomotive manquante plus la déficience probable de certains " serre-freins " (le doute demeure) eurent pour conséquences que le train ne put contrôler sa vitesse (On distingue :), accéléra et finalement dérailla juste avant la gare de Saint-Jean-de-Maurienne. Aucun bilan officiel n’existe, mais on parle de 427 morts. Il s'agit de l'accident de train le plus meurtrier jamais survenu en France.

Années 1920

  • octobre 1921. Paris : incendie dans le tunnel (Un tunnel est une galerie souterraine livrant passage à une voie de communication (chemin de fer, canal, route, chemin piétonnier). Sont apparentés aux tunnels par...) des Batignolles, situé juste avant la gare Saint-Lazare (La gare Saint-Lazare, ancienne tête de ligne du réseau « Ouest-État », est l'une des six grandes gares terminus du réseau de la SNCF à Paris. Elle est située dans le 8e arrondissement, à proximité des...). 20 morts. Par la suite, on prit la décision de démolir ce tunnel (1923). Seul la dernière galerie est encore en service de nos jours.
  • août 1922. Laguian : un train de pélerins à Lourdes patine dans la côte puis recule. Il percute le suivant à l'arrêt. 33 morts surtout dans la dernière voiture (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le transport terrestre de personnes ou de marchandises,...).

Années 1930

  • 23 Décembre 1933. Lagny-Pomponne : rattrapage entre un express et un train supplémentaire.
    • Du fait d'une mauvaise observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très grande participation des...) de signaux par le mécanicien d’un express à destination de Strasbourg, ce train percuta à 120 km/h en pleine nuit un train supplémentaire acheminant vers Nancy les classes ouvrières pour fêter Noël et qui roulait à 60 km/h. Le choc (Dès que deux entitées interagissent de manière violente, on dit qu'il y a choc, que ce soit de civilisation ou de particules de hautes énergies.) fut terrible, l’express disloquant les vieilles voitures en bois bondées. Il y eut 230 morts.
    • Cet accident eut de nombreuses conséquences sur l’exploitation des chemins de fer français : d’abord, on établit une signalisation normalisée en France (code Verlant), toujours en vigueur de nos jours. Ensuite on accéléra la réforme des vieilles voitures en bois, qui avaient été de véritables pièges lors de la collision. Enfin, il fut décidé de faire passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) à tous les agents intervenant sur la sécurité des circulations un test de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) (le mécanicien de l’express était daltonien).

Années 1940

  • juin 1947. Arras : à la suite d'un sabotage, un express Paris-Lille dérailla peu avant Arras. 16 morts.
  • février 1948. Thumeries : collision entre un train de marchandises et un train de voyageurs (Un train de voyageurs est un mode de transport en commun de grande capacité.) de la ligne Pont-à-Marcq - Douai. 18 morts et 80 blessés.
  • février 1949. Port-d’Atelier : collision. 42 morts.

Années 1950

  • juin 1957. Boisleux-au-Mont : déraillement. 11 morts.
  • juillet 1957. Bollène : déraillement du Nice–Paris. 20 morts.
  • septembre 1957. Nozières : déraillement du Paris–Nîmes. 26 morts.
  • novembre 1957. Chantonnay : nez (Le nez (du latin nasus) est chez l'homme la saillie médiane du visage située au-dessus de la lèvre supérieure et qui, en le surplombant, recouvre l'orifice des fosses nasales, qui...) à nez entre un autorail (Un autorail est un véhicule ferroviaire automoteur destiné au transport de voyageurs. Il est généralement animé par un (ou plusieurs) moteur diesel monté sous le plancher qui est...) et un train de marchandises. 29 morts.

Années 1960

  • juin 1961. Vitry-le-François : déraillement en gare du Strasbourg – Paris, dû à une vitesse excessive. 24 morts.
  • juillet 1962. Velars-sur-Ouche : déraillement du Paris–Marseille. 39 morts.
  • octobre 1962. Montbard : déraillement. 12 morts.
  • août 1965. Pont-d'Héry : nez à nez entre deux trains internationaux. 12 morts.
  • Octobre 1966. Cosne : déraillement de l’autorail Nevers–Montargis. 9 morts.
  • Fin 1963 Marseille St Charles : La motrice du Bordeaux Marseille percute les buttoirs et monte sur le quai (Le Quai est un espace culturel de la ville d'Angers dans le département du Maine-et-Loire en France. L'ouverture a eu lieu le 25 mai 2007, et Le...) ,défonce le kiosque (Au départ pavillon de jardin très ouvert d'inspiration orientale, à usage festif (belvédère, musique, fêtes, etc.), le terme s'est figé au...) à journeaux . Blessés légers

Années 1970

  • juin 1972. Vierzy : effondrement de la voûte (Une voûte (ou voute) est un élément architectural de couvrement intérieur d'un édifice présentant un intrados. La voûte travaille comme un arc et son...) d’un tunnel sur les deux trains circulant à ce moment-là. 108 morts. Les vibrations des moteurs (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par exemple) en une énergie mécanique ou travail.[réf. nécessaire]) diesels des autorails provoquèrent cet effondrement. À la suite de cette tragédie, un autre tunnel de la ligne Paris-Beauvais construit selon les mêmes normes a été mis à voie unique.
  • août 1974. Dol-de-Bretagne : déraillement. 10 morts.

Années 1980

  • juillet 1985. Saint-Pierre-du-Vauvray : collision d’un train corail (Le corail est un animal de l'embranchement des Cnidaires, vivant généralement en colonies d'individus (les polypes), construisant tout au long de leur vie un squelette extérieur à partir de minéraux présents...) avec un camion (Le camion est un véhicule routier de plus de 3,5 tonnes, destiné à transporter des marchandises. Le camion se distingue du véhicule léger sur le...) à un passage à niveau (Un passage à niveau (abrégé PN dans le jargon ferroviaire) est un croisement à niveau (c'est-à-dire que les voies qui se croisent sont à la...). Le bilan est de 10 morts et plus de 60 personnes blessées dont certaines très gravement.
    • Les voitures du train furent éparpillées de manière incroyable (certaines à 90° de la voie), en raison de la configuration du train. Il s’agissait d’un train réversible, c'est-à-dire que la locomotive poussait le train ; celle-ci continua de pousser alors que l’avant du train était déjà entré en collision.
    • Il fut alors généralisé un système d’asservissement de la locomotive qui provoque le freinage d’urgence de la locomotive. Le passage à niveau fut, plusieurs années après le tragique accident, sécurisé par la construction d'un tunnel routier sous la voie ferrée (Une voie ferrée est un chemin de roulement pour les convois ferroviaires, constitué d'une ou plusieurs files de rails dont l'écartement est maintenu par une fixation sur des traverses, reposant sur du...).
  • août 1985. Flaujac : nez à nez sur une ligne à voie unique d’un train corail et d’un autorail roulant chacun à près de 120 km/h. 35 morts.
    • L’autorail fut autorisé de quitter la gare précédente par le chef de service alors que le corail n’y était pas encore passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations successives du monde et s'oppose au...) en sens inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un...). Se rendant compte de son erreur, et n’ayant aucun autre moyens (ligne sans radio et sans signaux), il se mit en voiture à la poursuite de l’autorail. Il ne put que découvrir l’accident à quelques kilomètres (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système international. Il est défini comme la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458...) de là.
    • Cet accident provoqua une polémique, les cheminots et les passagers critiquant les choix de la SNCF (La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) est l'une des principales entreprises publiques françaises. Elle exerce une double activité :) accusée de préférer investir dans le TGV (Le TGV est une rame automotrice électrique d'origine française apte à circuler à des vitesses supérieures à 320 km/h en exploitation, mise au point par la SNCF et construite par la division transports de...), laissant les petites lignes sans modernisation. Une politique de modernisation fut entamée dès lors (mise en place de la radio, de signaux semi-automatiques).
  • août 1985. Argenton-sur-Creuse : déraillement d’un train corail en gare, du fait d'une vitesse excessive, qui malheureusement eut lieu au passage d’un train postal dans l’autre sens. 43 morts.

Ces trois accidents, survenus au cours de l'été 1985 provoquèrent une émotion considérable dans le pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui...) et une crise grave à la SNCF. Son président fut contraint à la démission.

  • décembre 1987. Issy-les-Moulineaux : nez à nez entre deux trains de banlieue (La banlieue désigne communément l'espace urbanisé d'une ville qui est situé dans la continuité du bâti de sa ville-centre et qui en est administrativement distinct.), suite à un franchissement d'un signal ( Termes généraux Un signal est un message simplifié et généralement codé. Il existe sous forme d'objets ayant des formes particulières. Les signaux lumineux sont employés depuis la nuit des temps...) d'arrêt par un des conducteurs. Après enquête un défaut de signalisation serait la cause probable de cet accident. 1 mort.
  • 27 juin 1988. Paris : Gare de Lyon : collision dans la gare souterraine entre un train à quai et un autre roulant à 60 km/h. 59 morts.
  • août 1988. Paris : collision. Un train de banlieue (Les trains de banlieue sont des trains de voyageurs qui sont exploités en service cadencé dans les grandes agglomérations urbaines et leur périphérie....) arriva (Arriva est un groupe privé britannique spécialisé dans le transport public de voyageurs. Il exploite des services de bus et de trains, principalement en Grande-Bretagne, mais aussi dans plusieurs pays d'Europe.) un peu trop vite sur les butoirs de la gare de l’Est. 1 mort. Le mécanicien fut condamné à 15 mois de prison avec sursis.
  • septembre 1988. Voiron : collision à un passage à niveau d’un TGV et d’un camion. 2 morts.

Années 1990

  • octobre 1991. Melun : nez à nez entre un train de nuit et un train de fret (Le transport de marchandises est une activité économique réglementée, à la fois par chaque pays et au niveau international.). À ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil...) (août 2004), c’est la dernière fois que des passagers ont été tués par un accident imputable à une faute de la SNCF.
    • Le conducteur d’un lourd convoi ( Un convoi est un ensemble de véhicules terrestres ou maritimes, généralement non attelés, circulant ensemble vers une destination commune ; un convoi funèbre est le...) de marchandises, fit une attaque cardiaque peu avant l’entrée de la gare de Melun (La gare de Melun est une importante gare située sur la commune de Melun, dans le département de la Seine-et-Marne.). Bien qu’un système de veille automatique (L'automatique fait partie des sciences de l'ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l'analyse, de la commande et, de la régulation des systèmes dynamiques. Elle a pour...) destiné à arrêter le train en cas de défaillance du mécanicien était installé sur la locomotive, celui ne fut pas opérant : le mécanicien s’y agrippa en sombrant probablement dans le coma (Le terme « coma » signifie « sommeil profond » en grec ancien. Le coma est une abolition de la conscience et de la vigilance non réversible par les...). De ce fait le train arriva à pleine vitesse (30 km/h) sur le signal fermé. Lorsque le convoi franchit le signal, les freins s’enclenchèrent automatiquement, mais pesant près de 1000 tonnes et roulant à 30 km/h, il aurait eut besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les besoins secondaires et les...) d'au moins 500 mètres pour s’immobiliser. Or, le " Nice–Paris " devait changer de voie à ce moment-là, et se fit percuter de plein fouet par le convoi de marchandises. Le bilan fut lourd : 16 morts.
    • Cet accident eut pour conséquence la mise en place de nouveaux contrôles médicaux pour les mécaniciens et surtout la généralisation (La généralisation est un procédé qui consiste à abstraire un ensemble de concepts ou d'objets en négligeant les détails de...) du KVB : il s’agit d’un contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) embarqué de la vitesse, dispositif qui aurait détecté la vitesse anormale du train de fret à l’approche du signal fermé.
  • septembre 1992. Curis : rattrapage d’un train corail sur un train de marchandises. 1 mort.
  • janvier 1993. Saint-Leu-d'Esserent dans l'Oise : déraillement suivi d’une collision. Une grosse pièce métallique avait été placée volontairement par un jeune de 16 ans sur la voie. Malheureusement le convoi dérailla au passage sur la plaque et percuta de plein fouet un train vide (Le vide est ordinairement défini comme l'absence de matière dans une zone spatiale.) circulant dans l’autre sens. 4 morts. À la suite de cet accident, la SNCF décida de clôturer les abords des voies ferrées en Île-de-France ce qui ne fut fait sur la ligne Creil-Persan-Beaumont où s'est déroulé cet accident que dix ans plus tard !
  • avril 1994. Marseillan : déraillement d'un train corail suite à un vitesse excessive. Pas de victimes. Le mécanicien victime d'un suicide (Le suicide (du latin suicidium, du verbe sui caedere « se massacrer soi-même ») est l’acte délibéré de mettre fin à...) sur son train une heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il...) avant et visiblement encore choqué n'a pas observé une vitesse réduite due à des travaux. Depuis cet incident, lors d'un suicide, le mécancien doit être relevé immédiatement.
  • 8 septembre 1997. Port-Sainte-Foy : collision à un passage à niveau entre un autorail et un camion-citerne qui s'enflamma. 17 morts.

Années 2000

  • 8 mars 2000. Yonne : 3 agents sont tués par un TGV alors qu'ils effectuaient des travaux de maintenance sur la voie près de Pasilly.
  • juin 2000. Chasse-sur-Rhône : déraillement du train Vintimille–Calais au passage d’un coupon de rail (Un rail (ou lisse en québécois) est une barre d’acier profilée. Deux files parallèles de rails mis bout à bout forment une voie ferrée. Ils reposent alors généralement sur des...) posé sur la voie par un déséquilibré. 2 morts.
  • décembre 2001. Lyon Saint Clair : rattrapage de deux trains de marchandises, du fait d'un signal défectueux, indiquant la voie libre alors que l'autre convoi venait juste de le passer. Pas de victimes, mais une forte émotion dans la communauté ferroviaire.
  • octobre 2003. Maisons-Alfort : sur la ligne D du RER : un malaise ayant entraîné un retard des trains, des usagers décident de traverser les voies pour prendre un RER venant sur un autre quai ; un usager est heurté par un TGV (1 mort) ; cet accident malheureusement banal a entraîné des mesures supplémentaires notamment de signalisation de l'interdiction de traverser les voies
  • novembre 2003 : Nancy : incendie dans une voiture du train de nuit Paris - Munich. 12 morts.
  • 27 janvier 2003. Saint-Dalmas-de-Tende : Une collision frontale entre un train italien et un train français roulant a 72 Km/h pour le train italien et 22 Km/h pour le train français fait deux morts : le conducteur et le chef de train italien en plus d'une soixantaine de blessés essentiellement dans le train italien. L'accident est imputable a une fausse manœuvre au niveau du poste d'aiguillage (Dans le monde des chemins de fer, pour faire passer un train d'une voie vers une autre, on utilise des aiguilles.) français.
  • 11 octobre 2006, Lorraine : Collision frontale entre un train de marchandises et un train de voyageurs à la frontière (Une frontière est une ligne imaginaire séparant deux territoires, en particulier deux États souverains. Le rôle que joue une frontière peut fortement varier suivant les régions et les...) luxembourgeoise sur la ligne Thionville-Luxembourg, 6 morts et 1 blessé grave.
  • 5 avril 2007, Gare de l'Est : Une rame de Transilien (Transilien est le réseau de trains de banlieue de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Il dessert principalement les gares d'Île-de-France, mais aussi...) en provenance de Château-Thierry heurte un butoir, faisant 71 blessés.
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