Histoire de l'animation
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Avant l'animation

Théâtre d'ombre

En Chine depuis le VIe siècle une forme de théatre semblable à l'animation est présenté; le théâtre d'ombre. Des marionnettes articulées en peau de bœuf séché sont utilisées pour projeter l'ombre (Une ombre est une zone sombre créée par l'interposition d'un objet opaque (ou seulement partiellement opaque) entre une source de lumière et la surface sur laquelle se réfléchit cette lumière. Elle se...) d'une lanterne sur une toile, représentant ainsi des ombres dessinées.

Marionnettes

Le théatre de marionnettes se faisait dans la tradition du cirque indien, elle a été amenée, en Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme...) avec la tradition du cirque par les tziganes.

Images projetées

Au XVIIIe siècle, la projection (La projection cartographique est un ensemble de techniques permettant de représenter la surface de la Terre dans son ensemble ou en partie sur la surface plane d'une carte.) d'images à l'aide d'une lanterne magique était une distraction populaire. Le Belge Robertson présentait des fantasmagories où, caché derrière un écran (Un moniteur est un périphérique de sortie usuel d'un ordinateur. C'est l'écran où s'affichent les informations saisies ou demandées par l'utilisateur et générées ou restituées par l'ordinateur, sous forme de texte et d'images...), il projetait des images de personnes, de monstres ou d'esprits qui donnaient au public le sentiment d'une apparition surnaturelle.

Les débuts de l’animation

L’histoire de l’animation débute, contrairement à ce que l’on pourrait croire, bien avant le début du cinéma (On nomme cinéma une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Le terme désigne indifféremment aujourd'hui une salle de projection ou l'art en lui-même.). Au XIXe siècle, une variété de différents jouets optiques font leur apparitions. Parmi ceux-ci notons le thaumatrope de l’Anglais John Ayrton Paris, le phénakistiscope du Belge Joseph Plateau, le zootrope de l’Anglais William George Horner et le praxinoscope du Français Émile Reynaud (Charles-Émile Reynaud, né le 8 décembre 1844 à Montreuil (actuelle Seine-Saint-Denis), mort à Ivry-sur-Seine le 9 janvier 1918. Il fut photographe, dessinateur, enseignant, inventeur du...).

Le théâtre optique (L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière, du rayonnement électromagnétique et de ses relations avec la vision.)

Émile Reynaud améliorera son invention plusieurs fois jusqu’à créer le théâtre optique permettant de projeter un dessin animé (Le dessin animé est une technique de film d'animation. Il est surtout connu pour son succès auprès des enfants, même si une grande part de la production s'adresse à toutes sortes de...). Il est le seul à savoir le faire fonctionner tant il est complexe. Il fait donc lui même les projections en le maniant manuellement.

Il peut avec cette machine faire des ralentis, des accélérations et des retours en arrière, ce qui lui permet de varier les projections en fonction de l'humeur du public, comme cela se pratique couramment au théâtre.

Le film est composé de nombreuses images sur un film (de gélatine), et qui passent d'une bobine à une autre via un projecteur (Le mot projecteur peut désigner les instruments d'optique suivants :). Des aimants et d'autres éléments ingénieux permettent de faire des bruitages. Ces films sont par contre muets, et accompagnés au piano.

Il peint lui-même les personnages sur la gélatine, et sa femme peint le noir autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres...) des personnages. Le jeu de miroirs du théâtre optique permet déjà d'incruster automatiquement les personnages dans un décor comme le permettra des dizaines d'années plus tard la technique du cellulo.

Son film de gélatine inséré dans du carton (comme des diapositives) et de 70 mm de largeur (La largeur d’un objet représente sa dimension perpendiculaire à sa longueur, soit la mesure la plus étroite de sa face. En géométrie plane, la...) se conservera par contre très mal. La fin d'un exemplaire de Autour d'une cabine fut découpé et envoyé à un musée cinématographique de Prague.

Les débuts du cinéma

Le kinétoscope et le kinétographe

Le kinétoscope d'Edison
Le kinétoscope d'Edison

Thomas Alva Edison présente en 1891 deux de ces inventions. Le kinétographe, une enregistreuse et le kinétoscope, une visionneuse. Il fit breveté son invention uniquement aux Etats-Unis, ne voyant pas l’utilité de payer pour un brevet dans le reste du monde (Le mot monde peut désigner :).

Le cinématographe

L’erreur d’Edison de ne pas breveter son invention en Europe permit aux Frères Lumières, alors possesseur d’une usine d’équipement photographique, de créer à partir des deux inventions d’Edison une seul machine permettant à la fois d’enregistrer et de visionner, le cinématographe.

Le 28 décembre 1895, Auguste et Louis Lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de 380nm (violet) à 780nm...) présentent pour la première fois des films devant un public pour un certain montant. C’est le début du cinéma tel qu’on le connaît.

Aux origines du cinéma d’animation

Avec l’invention du cinéma, l’idée d’animer des dessins, des découpages ou des objets en trois dimensions (Dans le sens commun, la notion de dimension renvoie à la taille ; les dimensions d'une pièce sont sa longueur, sa largeur et sa profondeur/son épaisseur, ou bien son diamètre si c'est une...) prend forme dans l’imagination des réalisateurs du début du XXe siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération humaine et faisait 33 ans 4 mois (d'où peut être...). A l’origine du cinéma d’animation, on retrouve plusieurs appareils de provenances différentes, mais qui utilisent tous ce principe de persistance ( Persistance (statistiques) Persistance (informatique) en peinture : La Persistance de la mémoire (1931) en médecine : la...) rétinienne : le phénakistiscope, les livres animés (petits fascicules à plier et relier soi-même), qui, quand on les feuillette à bonne vitesse (On distingue :), reproduisent un mouvement fluide), la lanterne magique. La filiation avec ces appareils est particulièrement évidente dans le dessin animé (ou cartoon). Les personnages et les décors étaient dessinés sur le même papier (Le papier (du latin papyrus) est une matière fabriquée à partir de fibres cellulosiques végétales et animales. Il se présente sous forme de feuilles minces et est...), ce qui obligeait à redessiner le décor à chaque étape de l'animation (L'animation consiste à donner l'illusion du mouvement à l'aide d'une suite d'images. Ces images peuvent être dessinées, peintes, photographiées, numériques, etc.). Le système du papier déchiré (slash system) employé dans la plupart des dessins animés des années vingt permettait des économies certaines en réalisant un trou dans le décor et en positionnant en dessous l’animation des personnages. Cette technique limitait tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) de même les mouvements du personnage à une zone du décor complètement (Le complètement ou complètement automatique, ou encore par anglicisme complétion ou autocomplétion, est une fonctionnalité informatique permettant à l'utilisateur de limiter la quantité d'informations...) blanche. Puis est venu le celluloïd : chacune des 24 images par seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à quelque chose de nature identique. La seconde est une unité de mesure du temps. La seconde d'arc est une mesure d'angle...) sont dessinées séparément, mais décalquées, sur des feuilles transparentes, puis empilées et feuilletées avec le pouce pour vérifier la fluidité (La fluidité est la capacité d'un fluide à s'écouler sans résistance.) et le bon enchaînement des mouvements. C’est là la particularité du cinéma d’animation, quelle que soit la technique adoptée : chaque image est " photographiée " séparément au moyen d’une caméra (Le terme caméra est issu du latin : chambre, pour chambre photographique. Il désigne un appareil de prise de vues animées, pour le cinéma, la...) spéciale, puis insérée dans la séquence d’un mouvement. Restituer ce dernier le plus fidèlement possible appartient au talent de l’animateur-réalisateur.

À ses débuts, l’animation était principalement projetée dans les salles de cinéma, sous forme de courts métrages. Les dessins animés étaient alors projetés à une vitesse de 16 images par seconde pour les films muets, et ensuite à 24 images par seconde (vitesse de défilement standard du film sonore). Le premier dessin animé cinématographique est Fantasmagorie du français Émile Courtet (Émile Courtet, dit Émile Cohl (1857-1938), est un dessinateur et animateur français, né à Paris le 4 janvier 1857, et mort à Villejuif le 20 janvier 1938. Considéré comme l'inventeur du...) (dit Émile Cohl), projeté pour la première fois le 17 août 1908 au théâtre du gymnase à Paris. Winsor McCay (Winsor McCay (Spring Lake, Michigan le 26 septembre 1871 - 26 juillet 1934) est un dessinateur, scénariste de bande dessinée et réalisateur de films d'animation.) se lança lui aussi dans la réalisation de dessins animés et présenta Gertie the Dinosaur en 1914. Il aurait fait le pari (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin...) d’être capable de faire un dessin animé seul avec trois amis. Le dessin animé est certainement la branche de l’animation qui a connu le plus gros succès populaire, dû notamment à quelques animateurs de renommée mondiale : Walt Disney (Walter Elias Disney dit Walt (né le 5 décembre 1901 à Chicago, Illinois - mort le 15 décembre 1966, à Los Angeles, Californie) est connu comme producteur, directeur, scénariste, doubleur et animateur américain d'origine...), Tex Avery (|Tex Avery (26 février 1908 - 26 août 1980) était un réalisateur de films d'animation .), auteurs pour l’un de Mickey Mouse (Mickey Mouse est tout d'abord un personnage de dessin animé, créé en 1928, après que Walt Disney a dû laisser son premier personnage Oswald le...) et Donald Duck, et pour l’autre de Droopy (Droopy est un chien anthropomorphe de dessin animé créé par Tex Avery.), de Daffy Duck (Appartenant à la grande famille des Toons, personnages de dessins animés américains produits par Warner Bros. Pictures, Daffy Duck est un canard noir, très...), de The Wolf . En Europe, on compte également d’excellents auteurs de dessins animés comme Julius Pinschewer, Bruno Bozzetto (La Linea), Ji?í Trnka, John Halas, qui ont pris d’autres directions que les Américains cités plus haut, mais toujours avec la même technique : les prises de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) image par image.

L’industrialisation de l’animation

La règle à tenons

La règle à tenons est une invention de Raoul Barré (Raoul Barré (1874-1932) est un animateur canadien.) qui révolutionna le monde de l’animation. Il s’agit d’une simple barre possédant des extrusions de différentes formes. Il suffisait ensuite d’insérer une feuille (La feuille est l'organe spécialisé dans la photosynthèse chez les végétaux supérieurs. Elle est insérée sur les tiges des plantes au niveau des nœuds. À l'aisselle de la feuille se trouve un...) trouée aux endroits ou se trouvaient les tenons dans la règle pour assurer que chaque dessin soit exactement au bon endroit par apport au précédent.

Le cellulo

Émile Reynaud et Émile Courtet avaient trouvé différents moyens artisanaux de superposer personnages et décor, mais ces techniques n'étaient pas adaptées pour une industrialisation du cinéma d’animation.

John Randolph Bray (producteur) et Earl Hurd (Le Hurd est un ensemble de programmes et de bibliothèques servant de base au système d'exploitation GNU. C'est un logiciel libre, soumis à la licence GPL.) inventent en 1914 la technique du cellulo qui révolutionne le dessin animé industriel dans les années 1930. En utilisant une feuille d'acétate transparente sur lequel les personnages ou objets animés sont dessinés, puis coloriés, on permet la superposition (En mécanique quantique, le principe de superposition stipule qu'un même état quantique peut possèder plusieurs valeurs pour une certaine quantité...) avec le décor qui restera sur papier, sauvant ainsi bien du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.). Il fut utilisé par la majorité des studios depuis cette époque jusqu'au passage à la composition numérique (Une information numérique (en anglais « digital ») est une information ayant été quantifiée et échantillonnée, par opposition à une information dite...).

Le rotoscope

Max Fleischer inventera également un dispositif permettant d’économiser beaucoup de temps. Le rotoscope est un outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la simplification des actions entreprises, par...) permettant d’afficher une image à la fois d’un film de prises de vues réelles sous une table munie d’une vitre. En déposant une feuille sur cette vitre il devient possible de copier chaque image et ainsi de pouvoir rapidement tracer le contour d’un acteur (Un acteur est un artiste qui incarne un personnage dans un film, dans une pièce de théâtre, à la télévision, à la radio, ou même dans des spectacles de...) pour reproduire un mouvement complexe en animation. Ce procédé est nommé rotoscopie (La rotoscopie est à l'origine une technique d'animation crée par Dave et Max Fleischer aux alentours de 1914, consistant à transformer une scène filmée en...).

Le " Studio System "

C'est un peu plus tard au début du XXème siècle (à préciser, mais vers 1930), que le "Studio System" est développé au États-Unis par les frères Fleischer et John Randolph Bray pour la production de dessins animés pour l'armée américaine.

En effet, suite au naufrage du Lusitania (Le RMS Lusitania est un paquebot transatlantique britannique armé par la Cunard.), coulé par un sous-marin (Un sous-marin est un navire capable de se déplacer dans les trois dimensions, sous la surface de l'eau ; il se distingue ainsi des autres bateaux et navires qui se...) allemand, l'Amérique (L’Amérique est un continent séparé, à l'ouest, de l'Asie et l'Océanie par le détroit de Béring et l'océan Pacifique; et...) s'engage dans la Première Guerre mondiale sans préavis. Il lui faut donc former très rapidement des soldats à diverses manœuvres. C'est alors que J.R. Bray, avec "la patte" des frères Fleischer - précurseurs indéniables des techniques de l'animation moderne - a l'idée d'utiliser l'animation pour accélérer cette formation militaire. On dit qu'" un dessin vaut mieux qu'un long discours ", lorsqu'il est animé, c'est encore plus vrai. Il perçoit donc des fonds de l'état-major de l'armée pour développer cette technique et la mettre en œuvre le plus rapidement possible.

Le principe est simple. Diviser le travail en plusieurs sections indépendantes un peu à la manière d’une chaîne (Le mot chaîne peut avoir plusieurs significations :) de montage. Ainsi, au lieu de faire une animation en entier, chaque personne occupe un poste précis. Parmi ceux-ci ce trouve; les animateurs, les " cleaners " pour la mise au propre des dessins, les coloristes, les caméramans, etc.

Les résultats sont là, et le tour est joué. Après la guerre, et même durant, le studio Fleischer naît, et va poursuivre l'aventure en produisant plusieurs films et séries d'animation : Koko le Clown, Betty Boop, Popeye (Popeye est le nom d'un personnage de bande dessinée et de films d'animation, créé par Elzie Crisler Segar en 1929.) the Sailor Man, Superman. Ils seront même les premiers à produire un long métrage - Les Voyages de Gulliver. Ce film ne sortira qu'en 1939, car privés des droits d'exploitation du Technicolor acquis par Walt Disney pour la sortie de Blanche-Neige en 1937, les Fleischer doivent utiliser une autre technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :), le Stéréo Color. La synthèse des couleurs est moins précise, ce qui a pour conséquence de forcer les rouges vers le carmin (limite marron).

Les grands studios américains et l’animation américaine

Voir l'article détaillé Histoire de l’animation américaine

L'explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de gaz. Plus...) de la production japonaise

Voir l'article détaillé Histoire des animes

Quelque temps après l’industrialisation du cinéma en Amérique arrivèrent les séries japonaises appelées animes (prononcer : animés), et inspirées des bande dessinées manga, avec notamment Le Roi Léo et Astro, le petit robot (Un robot est un dispositif mécatronique (alliant mécanique, électronique et informatique) accomplissant automatiquement soit des tâches qui sont généralement dangereuses, pénibles,...) de Osamu Tezuka; les techniques d'animation simplifiée crées par Hanna Barbera sont importées au Japon par Osamu Tezuka qui les améliore pour réutiliser davantage les dessins. C'est le début de l'explosion de l'anime qui dépassera rapidement le cartoon américain en quantité (La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la...) de production au dépend de la fluidité de l'animation. L'anime japonais apporte de plus un certain travail sur les prises de vues très important dans le dessin animé (animation pseudo-3D, plans rapprochés, ...).
Plutôt que de courtes histoires, comme dans les séries de Cartoon, certains animes sont construits en forme de feuilletons, comme Candy ou des adaptation de romans célèbres comme "Tom Sawyer" ou "Sans Famille". L'arrivée de Goldorak a changé la donne en 1978 provoquant la colère des ménagères jugeant les dessins trop violent et qui finiront par avoir gain de cause avec l'arrêt du Club Dorothée en 1997[1]. D'autres animes comme Jeanne & Serge ont pour trame (Le mot trame peut désigner :) de fond le milieu sportif. L'erreur de cible faite par le Club Dorothée a créé une réputation de violence et de mauvaise qualité aux animes (les "japoniaiseries"). Si la production est effectivement de qualité inégale (la fringale des lecteurs incite à une production de masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution du corps à la force de gravitation (la masse...) disponible rapidement), il existe des séries de qualité. Une des principales difficultés pour juger est le décalage culturel entre le Japon et l'Europe.

La diversité des techniques dans le monde

Alors que les studios des États-Unis et le Japon se concentrent sur l'industrialisation de l'animation, au Canada, en Amérique du Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.), en Europe et dans le reste de l'Asie (L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres...), continuent le développement et les innovations des techniques artisanales et artistiques de l'animation.

Norman McLaren

Le Canadien Norman McLaren continue les innovations de ses prédécesseurs français en faisant du cinéma d'animation expérimental. Il développe notamment des techniques de grattage ou peinture sur pellicule permettant de créer des effets sonores. Ses innovations concernent de nombreux domaines et techniques de l'animation.

Séries pour télévision (La télévision est la transmission, par câble ou par ondes radioélectriques, d'images ou de scènes animées et généralement sonorisées qui sont reproduites sur un poste récepteur appelé téléviseur (ou, par abus de...)

Voir l'article détaillé Dessin animé télévisé

Peu après le développement de la télévision, quelques séries firent leur apparition; et ce fut l'explosion de l'industrie des séries de dessin animé pour enfant, comme les séries des américains Hanna Barbera.

En France, la majorité de la production du film d'animation pour enfants utilisait alors d'autres techniques comme les marionnettes (C'est l'animation en volume) : (Chapi Chapo, Aglaé et Sidonie, Le Manège enchanté, Colargol, etc.).

Développement

La production américaine a été rapidement très importante en volume (Le volume, en sciences physiques ou mathématiques, est une grandeur qui mesure l'extension d'un objet ou d'une partie de l'espace.) et en diversité, grâce notamment aux dessins animés des studios Hanna Barbera. L'Europe a aussi à son actif plusieurs séries marquantes telles que Colargol ou Les Shadoks. La production de séries animées a par la suite connu un développement spectaculaire en Asie dans les années 1970 avec les prémices de ce qui allait devenir la vague (Une vague est un mouvement oscillatoire de la surface d'un océan, d'une mer ou d'un lac. Les vagues sont générées par le vent et ont une amplitude crête-à-crête...) Manga, avec des titres tels que Le Roi Léo, Goldorak, Albator ou Candy.

Élargissement du public

Dans les années 1990, la production a commencé à chercher à élargir l'audience de ces dessins animés en ne s'adressant plus uniquement aux enfants, mais également aux adolescents et aux adultes. Le succès emblématique de cette démarche est la série américaine Les Simpson qui connaît un succès sans précédent dans l'histoire du dessin animé télévisé. En effet, en 2006, elle atteint 17 années d'existence, ce qui constitue un record. D'autres séries suivront son exemple, voire abandonneront carrément la " cible " des enfants, comme la série South Park ou King of the Hill. Il faut signaler également le cas inattendu d'une série spécifiquement destinée aux enfants qui, par la qualité de sa production et de son humour, a largement dépassé l'audience attendue et compte en moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble...) un tiers d'adultes parmi ses spectateurs : Bob l'éponge.

Le numérique

Depuis peu, l'apport du travail numérique a révolutionné le travail du dessin animé, tant au niveau de la 2D, avec le gouachage qui est systématiquement fait par ordinateur (Un ordinateur est une machine dotée d'une unité de traitement lui permettant d'exécuter des programmes enregistrés. C'est un ensemble...) et l'aide au line test, qu'au niveau de la synthèse d'images en 3D, qui permet d'obtenir un rendu (Le rendu est un processus informatique calculant l'image 2D (équivalent d'une photographie) d'une scène créée dans un logiciel de modélisation 3D comportant à la fois des objets et des sources de...) proche de celui que l'on pouvait obtenir facilement sur des cellulos. Ce travail sur ordinateur a également permis de libérer un peu la palette (La Palette est un café-restaurant situé dans le 6e arrondissement de Paris, au croisement de la rue de Seine et de la rue Jacques-Callot. Ses propriétaires sont Jean-François et...) et les détails utilisés pour les personnages qui étaient toujours limités à quelques couleurs pour des raisons de production de couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).) identique, et de quelques niveaux d'ombrage. Le numérique a également considérablement abaissé les coûts de production, et le home studio du dessin animé a commencé à faire son apparition. Aujourd'hui plusieurs dessins animés professionnels sont réalisés avec un budget (Un budget est un document comptable prévisionnel distinguant les recettes et les dépenses.) matériel et logiciel (En informatique, un logiciel est un ensemble d'informations relatives à des traitements effectués automatiquement par un appareil informatique. Y sont inclus les instructions de traitement, regroupées sous forme de...) très bas, notamment, grâce au prix très bas des appareils photo numériques et des scanners. Des logiciels vectoriels comme Flash, mais également, des outils destinés à la base à de l'illustration (comme The GIMP (GIMP (prononcez /gimp/), signifiant GNU Image Manipulation Program, littéralement « programme GNU de manipulation d'images », anciennement General Image Manipulation Program, est un logiciel de traitement d'image bitmap (dessin, retouche,...) ou Photoshop), permettent également le compositing d'image. Un dérivé de GIMP (GIMP (prononcez /gimp/), signifiant GNU Image Manipulation Program, littéralement « programme GNU de manipulation d'images », anciennement General Image...), appelé Filmgimp puis CinePaint (Autrefois nommé Hollywood Gimp ou Film gimp, CinePaint est un outil de retouche d'images vidéo basé sur GIMP. Distribué sous licence GNU GPL, c'est un logiciel libre.), a d'ailleurs été développé et est utilisé par quelques-uns des plus gros studios d'animation (Rhythm'n'hues, Sony...). Il s'est spécialisé dans le compositing d'animation et permet un travail avec une plus grande précision au niveau des couleurs que GIMP ou Photoshop ; de plus, il est disponible gratuitement, puisqu'il garde la licence libre de GIMP.

L'outil numérique, un outil polyvalent

Le travail sur ordinateur peut intervenir à différents niveaux.

  • L'artiste (Est communément appelée artiste toute personne exerçant l'un des métiers ou activités suivantes :) peut dessiner sur papier ou cellulo puis numériser son œuvre via un scanneur (Un scanneur, ou numériseur à balayage est l'équivalent du terme anglais scanner, qui vient du verbe anglais to scan, signifiant « balayer » dans le sens de « parcourir une certaine étendue ».) ou un appareil photographique numérique. Il peut aussi, dessiner directement sur son ordinateur en utilisant une tablette graphique.
  • L'artiste peut mettre son travail en couleur via la palette graphique, ou modifier les couleurs existantes par étalonnage numérique.
  • L'artiste peut aussi modéliser son œuvre en trois dimensions, et appliquer des filtres (type cell-shading) pour obtenir un rendu plus proche du dessin animé classique.
  • Le travail de composition permet d'utiliser des éléments de différents sources (ex. Personnage en 3 dimensions dans un décors en 2 dimensions).
  • L'animation peut être réalisée par la juxtaposition d'images dessinées ou par la synthèse des images d'une séquence (Rendu d'une animation 3D, animation vectorielle, morphage, etc.)
  • L'ordinateur permet de réaliser l'étape du montage audio-video, et toute la post production (effets spéciaux, doublage)
  • Le réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un « petit rets », c'est-à-dire un petit filet), on...) Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web, en...) peut servir à diffuser une œuvre en tant que récit sur support numérique
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