Logiciel libre

Un logiciel libre se dit d'un logiciel qui donne à toute personne, qui en possède une copie, le droit de l'utiliser, de l'étudier, de le modifier et de le redistribuer. Ce droit est souvent donné par une licence libre. Richard Stallman a formalisé la notion de logiciel libre (Un logiciel libre est un logiciel dont l'utilisation, l'étude, la modification, la duplication et la diffusion sont universellement autorisées sans contrepartie...) dans la première moitié des années 1980 puis l'a popularisée avec le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande...) GNU (GNU est un système d'exploitation composé exclusivement de logiciels libres.) et la Free Software Foundation (FSF).

Depuis la fin des années 1990, le succès des logiciels libres suscite un vif intérêt dans l'industrie informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec le...) et les médias (On nomme média un moyen impersonnel de diffusion d'informations (comme la presse, la radio, la télévision), utilisé pour communiquer. Les médias...)[1]. Les logiciels libres sont souvent présentés comme la principale alternative aux logiciels propriétaires, notamment ceux de l'éditeur Microsoft (Microsoft Corporation (NASDAQ : MSFT) est une multinationale américaine de solutions informatiques, fondée par Bill Gates et Paul Allen, dont le revenu annuel a atteint 44,28 milliards de dollars en 2006 et emploie...). Le logiciel (En informatique, un logiciel est un ensemble d'informations relatives à des traitements effectués automatiquement par un appareil informatique. Y sont inclus les instructions de traitement, regroupées sous...) libre le plus connu est Linux (Au sens strict, Linux est le nom du noyau de système d'exploitation libre, multitâche, multiplate-forme et multi-utilisateur de type UNIX créé par Linus Torvalds, souvent désigné comme le noyau Linux. Par extension,...), un système d'exploitation.

Il ne faut pas confondre les logiciels libres avec les logiciels gratuits (freewares), ni avec les sharewares, ni avec des logiciels tombés dans le domaine public.

De même, les libertés données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) par un logiciel libre sont beaucoup plus étendues que le simple accès aux sources, ce qu'on appelle souvent logiciel Open Source ou "à sources ouvertes". Toutefois, la notion formelle de logiciel Open Source telle qu'elle est définie par l'Open Source Initiative est très proche de celle de logiciel libre.

Logo copyleft (
Logo copyleft (Le copyleft, littéralement copie laissée ou "copie gauche" en anglais (opposé à copyright, « droit de copie » ou « droit d'auteur » ; le jeu de mot peut être transposé en français en opposant les...) (" copie laissée ")

Origines des logiciels libres

Les opérateurs des premiers ordinateurs produits en série prirent l'habitude de former des groupes d'utilisateurs pour partager leurs expériences : SHARE (Share (en anglais, to share signifie partager) est le nom d'un programme de poste à poste chiffré et anonyme développé au Japon par un...) pour IBM (International Business Machines Corporation (IBM) est une société multinationale américaine présente dans les domaines du matériel informatique, du logiciel...), DECUS pour Digital Equipment Corporation, etc. En effet, il n'y avait alors pas de ressource pour se former, en dehors des formations données par les fabricants. Ces groupes étaient soutenus par les fabricants eux-mêmes et des modifications de logiciels étaient échangées. À cette époque, le matériel informatique était considéré comme la source de revenu, le logiciel n'étant que des réglages permettant d'en tirer le meilleur parti. L'accès au code source (Le code source (ou les sources voire le source) est un ensemble d'instructions écrites dans un langage de programmation informatique de haut niveau,...) était normal. Jusque dans les années 1970, des logiciels comme Unix étaient fréquemment échangés dans les milieux professionnels et universitaires, sans que les informaticiens ne prennent les licences très au sérieux.[2][3] En outre, jusqu'aux années 1970, il n'était pas encore tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) à fait clair que le droit d'auteur s'applique aux logiciels.

À la fin des années 1970, l'avènement de la micro-informatique (La micro-informatique est un terme désignant les « petits » (le préfixe μιχρο, venant du grec) ordinateurs personnels; le terme même (en anglais : Personal Computer) ayant été repris...) change le paysage (Étymologiquement, le paysage est l'agencement des traits, des caractères, des formes d'un espace limité, d'un « pays ». Portion de l'espace terrestre saisi horizontalement par...) informatique et donne une place de choix aux éditeurs de logiciels qui s'orientent vers la vente de licences d'utilisation. Un exemple parfois cité (La cité (latin civitas) est un mot désignant, dans l’Antiquité avant la création des États, un groupe d’hommes sédentarisés libres...) pour illustrer ce tournant est une lettre ouverte de Bill Gates (William Henry Gates III KBE dit Bill Gates (né le 28 octobre 1955 à Seattle) est un informaticien et chef d'entreprise américain, pionnier dans le...) aux hobbyistes pour les enjoindre de cesser de copier illicitement les logiciels[4]. Les logiciels commencent à être vendus indépendamment du matériel sous la forme de programmes compilés en langage machine (Le langage machine est la suite de bits qui est interprétée par le processeur de l'ordinateur lors de l'exécution d'un programme. C'est le langage...) directement exécutables et les utilisateurs n'ont plus accès au code source. Il devient impossible, voire interdit, d'étudier, de corriger ou d'améliorer les logiciels acquis. En cas de bogue, l'acheteur (L'acheteur est un métier qui consiste à gérer les achats dans une entreprise.) se retrouve totalement dépendant du bon vouloir de l'éditeur du logiciel. Enfin, la copie, une opération naturelle avec un ordinateur (Un ordinateur est une machine dotée d'une unité de traitement lui permettant d'exécuter des programmes enregistrés. C'est un ensemble de circuits électroniques...), devient en règle générale interdite (par défaut, le droit d'auteur interdit la copie).

Au début des années 1980, les logiciels disponibles uniquement sous des conditions restrictives deviennent la règle, et les logiciels jusqu'alors librement échangés se retrouvent souvent intégrés dans des produits commerciaux qui ne peuvent plus être partagés.

Richard Stallman, alors chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de...) au laboratoire d'intelligence artificielle (L'intelligence artificielle ou informatique cognitive est la « recherche de moyens susceptibles de doter les systèmes informatiques de capacités intellectuelles comparables à celles des êtres...) du Massachusetts Institute of Technology, ressent profondément ce changement lorsque les collègues, avec qui il travaillait et échangeait des logiciels jusqu'ici, sont engagés à leur tour pour produire des logiciels qu'ils ne pourront plus partager. En 1983 il crée donc le projet GNU, qui a pour objectif de construire un Unix dont la totalité des logiciels est librement partageable. Parallèlement aux travaux de développement engagés, Richard Stallman fonde la Free Software Foundation. Afin de donner une assise solide à son projet, Richard Stallman définit précisément la notion de logiciel libre. Et il rédige avec l'aide d'Eben Moglen (Eben Moglen est professeur de droit et d'histoire du droit à l'école de droit de Columbia. Il est avocat conseil de la Free Software Foundation et président du...) la licence publique générale GNU (La Licence publique générale GNU, ou GNU GPL pour GNU General Public License en anglais, est une licence qui fixe les conditions légales de distribution des logiciels...) (GPL). C'est ainsi qu'il fixe un cadre juridique et encourage le développement du logiciel libre. Le but des logiciels libres est de permettre le partage complet de l'information, d'où la référence à la liberté[5].

Si Richard Stallman considère bien sûr que les logiciels jusqu'alors librement partageables sont libres, il inclut également les logiciels sous copyleft dans les logiciels libres. L'invention du copyleft, mis en œuvre par la licence publique générale GNU, permet de résoudre deux exigences apparemment paradoxales : permettre le libre partage d'un logiciel, tout en empêchant son intégration dans des produits non partageables. Les logiciels libres sous copyleft sont donc disponibles sous une licence qui inclut un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) important de clauses visant à empêcher toute possibilité de rendre le logiciel moins libre en le redistribuant. Ainsi la GPL exige entre autres que toute redistribution se fasse exactement sous les conditions de la GPL, tant pour le logiciel original que pour les modifications qui auraient été faites, en garantissant l'accès au code source complet pendant plusieurs années.

Définitions

Pour être qualifié de logiciel libre, un logiciel doit être disponible sous une licence répondant à des critères stricts. La Free Software Foundation et le projet Debian (Debian (/de.bjan/) est une organisation communautaire et démocratique, dont le but est le développement d'un système d'exploitation basé exclusivement sur des logiciels libres.) étudient avec soin chaque licence pour déterminer si elle est libre.

Free Software Foundation (FSF), projet GNU

La FSF maintient une définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la division entre les définitions réelles et les définitions nominales.) du logiciel libre basée sur quatre libertés[6] :

  • Liberté 0 : La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages.
  • Liberté 1 : La liberté d'étudier le fonctionnement du programme.
    • Ceci suppose l'accès au code source.
  • Liberté 2 : La liberté de redistribuer des copies.
    • Ceci comprend la liberté de vendre des copies.
  • Liberté 3 : La liberté d'améliorer le programme et de publier ses améliorations.
    • Ceci suppose l'accès au code source.

La liberté #3 encourage la création d'une communauté de développeurs améliorant le logiciel et permet le fork, soit la création d'une branche de développement concurrente, notamment en cas de désaccord entre développeurs.

La FSF insiste sur le fait que " libre " ne doit pas être compris comme " gratuit ". Cette confusion est particulièrement sensible en anglais, où " libre " et " gratuit " se traduisent par " free ", et " logiciel libre " s'écrit " free software ". Pour lever cette confusion, la phrase " Free as in "free speech", not as in "free beer"" (" Libre comme dans liberté d'expression, pas comme dans bière gratuite ") est souvent répétée par les promoteurs des logiciels libres. Concernant l'aspect financier, notons que les logiciels libres se trouvent gratuitement sur Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie...) et qu'il existe en parallèle des entreprises spécialisées dans la vente de logiciels libres, une des plus connues dans ce domaine étant Red Hat (Red Hat est une société multinationale d'origine américaine éditant des distributions Linux. Elle est l’une des entreprises dédiées aux logiciels Open Source les plus importantes et les plus reconnues. Elle...). Chacun a bien sûr le droit de redistribuer gratuitement ou non un logiciel libre, quel que soit le moyen par lequel il l'a acquis.

La FSF précise la définition : ces libertés doivent êtres irrévocables ; on doit pouvoir en jouir sans devoir prévenir un tiers ; on doit pouvoir redistribuer le programme sous toute forme, notamment compilée, cependant l'accès au code source doit être possible pour jouir des libertés d'étude et d'amélioration ; on doit pouvoir fusionner des logiciels libres dont on n'est pas soi-même l'auteur. La FSF accepte des restrictions mineures quant à la façon dont un logiciel modifié doit être présenté lorsqu'il est redistribué.

Debian

En tant que distribution Linux (Une distribution Linux (ou distro, distrib), appelée aussi distribution GNU/Linux pour faire référence aux bibliothèques et logiciels du projet GNU, est un ensemble...) comptant des milliers de logiciels libres de toutes provenances, le projet Debian est confronté à des problèmes un peu différents de la FSF, qui se concentre plus sur le développement. Debian a développé Les principes du logiciel libre selon Debian[7] également connus sous l'acronyme DFSG (pour Debian Free Software Guidelines). Ils comprennent la non-discrimination des utilisateurs et des usages. Ils précisent les restrictions acceptables en matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. La...) de préservation du code source de l'auteur original. Debian accepte explicitement l'exigence que la distribution d'une forme modifiée d'un logiciel libre se fasse sous un autre nom que le logiciel original. On peut noter à ce propos que les noms de plusieurs logiciels libres sont des marques déposées : par exemple Linux[8], Mozilla (Mozilla est un nom utilisé en informatique avec beaucoup de significations différentes. Cependant toutes ces significations sont liées à l'ancienne entreprise américaine Netscape...)[9] ou Apache[10].

Licences

Base légale

Les logiciels libres sont soumis, comme tout logiciel, au droit d'auteur. La particularité des logiciels libres est que l'auteur exerce son droit en distribuant le logiciel accompagné d'une licence libre qui énumère les droits donnés à l'utilisateur. Il renonce ainsi à l'exclusivité de la plupart des droits que procure le droit d'auteur.

Le concepteur (Un concepteur est une personne qui imagine et réalise quelque chose. Ce mot vient du verbe concevoir.) de la GPL, Eben Moglen, insiste sur la distinction entre licence et contrat : une licence est une autorisation unilatérale, tandis qu'un contrat suppose des obligations réciproques.[11] Les logiciels libres sont distribués avec de simples licences. Généralement, ils sont également distribués sans la moindre garantie.

Certaines licences, dont la plus connue et utilisée pour les logiciels libres, la licence publique générale GNU, sont relativement complexes. Ainsi la GPL ne donne le droit de redistribuer un logiciel que si l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être...) du logiciel, y compris toutes les éventuelles modifications, sont redistribuées selon les termes exacts de la GPL. Cette licence est dite " virale " ou " contaminante " par ses opposants, car si elle autorise la fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une substance constituée de molécules...) d'un logiciel sous GPL avec un logiciel sous une autre licence, elle n'autorise en revanche la redistribution de la fusion que sous GPL.

Licences libres

Les logiciels libres sont souvent divisés en trois, selon le degré de liberté (La notion de degré de liberté recouvre plusieurs notions en sciences et ingénierie :) accordé par la licence en matière de redistribution.

Domaine public

En langage courant: Le logiciel appartient à tout le monde. C'est une caractéristique juridique qui n'a pas besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins...) de licence du fait que le logiciel n'a aucun ayant-droit. Les droits patrimoniaux concernant ce logiciel disparaissant, il peut alors être utilisé encore plus librement, sous réserve que soient respectés les droits extra-patrimoniaux de ses auteurs. Théoriquement, tout logiciel tombe dans le domaine public une fois les droits d'auteur échus. Toutefois, la durée de protection des droits d'auteur est bien plus longue que le plus ancien des logiciels, par exemple soixante dix ans après la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la mort des...) de l'auteur dans tous les pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui...) de l'Union Européenne. On ne trouve donc dans le domaine public que des logiciels qui y ont été mis.

Licences de type BSD

Il s'agit des licences qui offrent la plus grande liberté. En général, seule la citation des auteurs originaux est demandée. En particulier, ces licences permettent de redistribuer un logiciel libre sous une forme non libre. Ces licences permettent donc à tout acteur (Un acteur est un artiste qui incarne un personnage dans un film, dans une pièce de théâtre, à la télévision, à la radio, ou même dans des spectacles de rue. En plus de...) de changer la licence sous laquelle le logiciel est distribué. Un cas de changement de licence courant est l'intégration de logiciel sous licence BSD (La licence BSD (Berkeley software distribution license) est une licence libre utilisée pour la distribution de logiciels. Elle permet de réutiliser tout ou partie du logiciel sans restriction, qu'il soit intégré dans un...) dans un logiciel sous copyleft (licence GPL). Un autre cas courant est l'intégration de logiciel sous licence BSD dans les logiciels propriétaires.

Ces licences sont notamment utilisées par la Berkeley software distribution (licence BSD), X Window (licence MIT) et Apache Software Foundation (licence Apache).

Copyleft, licences de type GPL

Il s'agit des licences qui interdisent la redistribution hors des principes du copyleft. Les licences du projet GNU sont les plus célèbres. Une telle licence permet d'intégrer du logiciel sous licence BSD et de le redistribuer sous licence GPL. L'inverse (En mathématiques, l'inverse d'un élément x d'un ensemble muni d'une loi de composition interne · notée multiplicativement, est un élément y tel que x·y = y·x = 1, si 1 désigne...) est impossible. Des acteurs des projets BSD critiquent un degré (Le mot degré a plusieurs significations, il est notamment employé dans les domaines suivants :) de liberté moindre des licences de type copyleft, et des acteurs commerciaux dénoncent une nature contaminante.

Liste de licences libres

Les licences libres se sont multipliées :

  • Academic Free License (L'Academic Free License (AFL) est une licence libre écrite en 2002 par Lawrence E. Rosen, conseiller général de l'Open Source Initiative.): AFL
  • Apache License, Version 2.0: AL20
  • Apache Software License: ASL
  • Apple (Apple, Inc. (Apple Computer, Inc. jusqu'en janvier 2007 ; apple signifie « pomme » en anglais) (NASDAQ : AAPL) est une société multinationale dont l'activité principale était...) Public Source Licenses: APSL
  • BSD License: BSD
  • Common Public License: CPL
  • Licence CEA CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche scientifique public français (EPST).) INRIA Logiciel Libre Version 2.0: CeCILL
  • Eiffel Forum Licence Version 2.0: EFL version 2
  • GNU General Public License: GPL
  • GNU Lesser General Public License: LGPL
  • IBM Public License: IBMPL
  • Intel Open Source License: IOSL
  • Mozilla Public License Version 1.0: MPL10
  • Mozilla Public License Version 1.1: MPL11
  • Netscape Public License, Version 1.0: NPL10
  • Netscape Public License, Version 1.1: NPL11
  • Open Software License: OSL
  • PHP (PHP (sigle de PHP: Hypertext Preprocessor), est un langage de scripts libre principalement utilisé pour produire des pages Web dynamiques via un serveur HTTP, mais pouvant également fonctionner comme n'importe quel langage...) License: PHPL
  • Perl Artistic Licence: PAL
  • Python License (CNRI Python License): CNRIPL
  • Python Software Foundation License: PSFL
  • Sleepycat Software Product License: SL
  • Sun (Sun Microsystems (NASDAQ : SUNW) est un constructeur d'ordinateurs et un éditeur de logiciels américain.) Industry Standards Source License: SISSL
  • Sun Public License: SPL
  • W3C Software License
  • wxWindows Library License: WXWLL
  • zlib/libpng License: ZLL
  • Zope Public License: ZPL

Autres licences

Freewares, logiciels gratuits

On utilise le terme freeware pour les logiciels propriétaires qui sont distribués gratuitement. Les freewares ne sont pas libres car leur code source n'est pas disponible et donc seul l'auteur original peut l'améliorer et publier des versions modifiées. En outre, la revente d'un freeware est souvent restreinte. Les freewares sont de plus en plus rares et sont souvent considérés comme une sorte de frein (Un frein est un système permettant de ralentir, voire d'immobiliser, les pièces en mouvement d'une machine ou un véhicule en cours de déplacement.) au logiciel libre.

À l'inverse, les logiciels libres ne sont pas forcément gratuits. Pour qu'un logiciel soit libre, chacun doit avoir le droit de le distribuer à n'importe quel prix. Dans les faits, la plupart des logiciels libres se trouvent gratuitement sur Internet, mais peuvent simultanément être achetés à un prix comparable aux logiciels propriétaires. Dans ce second cas, l'achat donne généralement droit à une garantie de support.

Sharewares, logiciels à partager

Le shareware est un logiciel qu'on peut légitimement se procurer gratuitement, mais qu'on doit payer si l'on désire l'utiliser. Aucun logiciel libre n'est un shareware. À la limite, un logiciel libre pourrait encourager la rétribution de l'auteur, sans que cela n'ait force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou encore une vertu morale « cardinale » équivalent...) de licence (sans quoi il ne serait plus libre). Mais toute personne serait libre de supprimer l'encouragement et de redistribuer cette version allégée.

Shared source

Le terme Shared source (code source partagé) vient de la Shared Source Initiative de Microsoft[12]. Il s'agit d'un type de licence qui donne le droit de regarder le code source et parfois d'en distribuer des versions modifiées. Toutefois, le droit de vendre n'est pas donné et les licences shared source ne sont pas considérée comme des licences de logiciel libre.

Open Source

Littéralement, Open Source signifie " code source ouvert ". Toutefois, on utilise généralement Open Source en référence à l'Open Source Definition introduite par l'Open Source Initiative (OSI) en 1998 qui souhaitait une autre terminologie pour les logiciels libres, qui se voulait en anglais moins ambiguë et plus adaptée au monde des affaires que Free Software.

Cette initiative a causé une controverse avec Richard Stallman et la Free Software Foundation[13] qui regréaient la mise en avant des principes techniques au dépend de l'éthique. En pratique, un logiciel Open Source au sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du...) de l'OSI est libre au sens de la FSF et réciproquement, la seule exception notable ayant été les versions 1.x de l'Apple Public Source License.[14]

Illustration du principe

Les développeurs et utilisateurs de logiciels libres sont indépendants, issus de toutes tendances politiques, et leurs motivations sont loin d'être homogènes.

Richard Stallman considère que le droit d'auteur, en interdisant d'aider ses amis par une simple copie, en privilégiant l'auteur aux dépends du monde entier, est nuisible pour la société[5]. Pour illustrer le principe du logiciel libre face au logiciel non libre, il compare volontiers cela à la recette de cuisine (La cuisine est l'ensemble des techniques de préparation des aliments en vue de leur consommation par les êtres humains (voir cuisinerie). La cuisine...) d'un gâteau :

  • selon le principe du libre : vous avez obtenu légalement cette recette par n'importe quel moyen (revue, bouche (La bouche (encore dénommée cavité buccale ou cavité orale) est l'ouverture par laquelle la nourriture d'un animal entre dans son corps. Le mot gueule s'utilise aussi, mais avec un sens familier voire grossier lorsque qu'il...) à oreille (L'oreille est l'organe qui sert à capter le son et est donc le siège du sens de l'ouïe, mais elle joue également un rôle important dans...)...). Vous avez le droit de redistribuer cette recette à qui vous voulez et vous pouvez la modifier puis la redistribuer comme il vous plaît.
  • selon le principe du logiciel non libre : vous n'avez pas accès à la recette mais uniquement au gâteau déjà fait. Vous ne pouvez manger le gâteau que dans une seule cuisine, et personne d'autre que vous ne peut le manger. Quand bien même la recette serait fournie avec le gâteau, toute copie ou modification serait interdite.

À l'inverse quelqu'un comme Linus Torvalds (Linus Benedict Torvalds, né le 28 décembre 1969 à Helsinki en Finlande, est un informaticien finlandais. Il est connu pour avoir créé en 1991 le noyau Linux dont il continue à...) ne s'exprime pas sur la portée politique du principe des logiciels libres et met plutôt en avant l'efficacité de la coopération technique que le libre rend possible. Il compare volontiers la coopération entre développeurs de logiciels libres avec la coopération scientifique : chacun publie ouvertement ses résultats qui permettent aux autres de bâtir de nouvelles solutions.[15]

Quelques logiciels libres

Parmi les logiciels libres les plus connus du grand public figurent :

  • le noyau de système d'exploitation Linux
  • le navigateur Web (Un navigateur Web est un logiciel conçu pour consulter le World Wide Web. Techniquement, c'est au minimum un client HTTP.) Mozilla Firefox (Mozilla Firefox est un navigateur Web gratuit, développé et distribué par la Mozilla Foundation aidée de centaines de bénévoles grâce aux méthodes de...) (Quoique ce statut soit contesté dans les dernières versions)
  • le serveur HTTP Apache
  • la suite bureautique (Une suite bureautique est un ensemble de logiciels bureautiques qui comporte typiquement :) OpenOffice (OpenOffice.org (parfois abrégé en OOo) désigne à la fois un logiciel libre de bureautique, une communauté de développeurs, et le site internet hébergeant l'ensemble du projet. Le but énoncé...).org
  • le logiciel de retouche d'image, The Gimp (GIMP (prononcez /gimp/), signifiant GNU Image Manipulation Program, littéralement « programme GNU de manipulation d'images », anciennement General Image Manipulation Program, est un logiciel de traitement d'image bitmap (dessin,...)
  • le gestionnaire de base de données (En informatique, une base de données (Abr. : « BD » ou « BDD ») est un lot d'informations stockées dans un dispositif informatique. Les...) MySQL

Caractéristiques des logiciels libres

  • Le développement coopératif entre plusieurs programmeurs entraîne une bonne rédaction et documentation du code informatique, afin de faciliter les lectures et contributions extérieures.
  • La qualité est souvent proportionnelle aux nombres des développeurs. Plus la communauté de développement s'étend, plus elle devient un gage de qualité et de réactivité. De la même manière, la communauté des utilisateurs, ayant comme rôle principal de faire remonter des dysfonctionnements et des suggestions, a une influence proportionnelle à sa taille.
  • Les logiciels libres ont, dans leur grande majorité, tendance à respecter les formats standards ouverts, ce qui favorise l'interopérabilité (L'interopérabilité est la capacité que possède un produit ou un système dont les interfaces sont intégralement connues à fonctionner avec d'autres...). Par exemple, le développement du navigateur Internet Mozilla Firefox s'applique à respecter scrupuleusement les recommandations émises par le World Wide Web Consortium (Le World Wide Web Consortium, abrégé W3C, est un consortium fondé en octobre 1994 pour promouvoir la compatibilité des technologies du World Wide Web telles que HTML, XHTML, XML, RDF, CSS, PNG, SVG et SOAP. Le W3C n'émet...). De même, OpenOffice.org a défini le format OpenDocument, aux spécifications publiques et certifié comme norme (Une norme, du latin norma (« équerre, règle ») désigne un état habituellement répandu ou moyen...) ISO, incarnant ainsi une valeur pérenne pour les applications bureautiques. L'utilisation de formats ouverts dont l'ensemble des spécifications techniques sont connues garantit l'archivage (L'archivage est l'action de mettre en archive, d'archiver. Employé surtout à l'origine pour les seuls documents électroniques, comme un synonyme de stockage ou de sauvegarde, il tend de plus en plus à être utilisé...) des documents numériques.
  • Les logiciels libres peuvent offrir des garanties de sécurité supérieures à celles des logiciels propriétaires :
    • examen préalable du code source du logiciel par des experts ;
    • impossibilité d'avoir recours à la sécurité par l'obscurité ;
    • en disposant des sources, il est souvent plus rapide de maintenir le niveau de sécurité (implémentation de nouvelles mesures, correction d'une éventuelle faille, ...).
  • La découverte de failles de sécurité est facilitée par la publication du code source. Donc, sur un projet de petite ou moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques sans changer la...) envergure (L'envergure est la distance entre les extrémités des ailes. Le terme est valable pour définir un oiseau, un chiroptère, un avion (ou planeur).) où peu de développeurs bénévoles relisent scrupuleusement l'ensemble du code, la sécurité pour l'utilisateur peut s'en trouver amoindrie.
  • Le mode de financement du développement des logiciels libres, moins évident que celui des logiciels propriétaires, pousse (Pousse est le nom donné à une course automobile illégale à la Réunion.) certains à les mépriser voir à les qualifier de logiciels de hobbistes[16].
    • Les licences libres les plus " contraignantes " imposent que tout projet qui réutilise le code source du logiciel libre devienne lui-même un logiciel libre. Les éditeurs traditionnels s'y refusant catégoriquement, cette disposition les enferme dans le monde du " non-libre " (l'univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.) des logiciels propriétaires). Il se crée alors un fossé entre les deux mondes, qui est dommageable du point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) de l'interopérabilité et de l'harmonie entre des systèmes libres et propriétaires qui sont amenés à " cohabiter ".
    • La commercialisation des logiciels libres est possible mais la liberté n°2 en interdit l'exclusivité. Cette caractéristique rend délicat le retour sur investissement financier pour les développeurs du logiciel par la vente du logiciel. Autrement dit : Les logiciels libres ne permettent pas de rétribution directe des auteurs. C'est pour cette raison que ces derniers se tournent souvent vers la vente de service associés au logiciel (voir l'article consacré aux sociétés de services en logiciels libres).
    • Le logiciel libre ne permet pas de garantir la protection des innovations : un logiciel libre dévoilant et permettant la recopie de l'intégralité de son code source ne permet pas de garder longtemps un avantage concurrentiel qui serait lié à une nouvelle méthode ou algorithme.

Un phénomène social

L'engouement pour le logiciel libre dépasse aujourd'hui largement le cadre de la petite communauté des techniciens dans et par lequel le concept a été primitivement créé et développé. On ne compte plus les prises de position dans la société en faveur du tout nouveau modèle de développement et de distribution du logiciel. Un grand nombre de gens totalement étrangers à la culture (La Culture est une civilisation pan-galactique inventée par Iain M. Banks au travers de ses romans et nouvelles de science-fiction. Décrite avec beaucoup de précision et de détail, La...) informatique s'entichent du concept, sans qu'il soit toutefois bien certain qu'ils distinguent les subtilités de l'"open source", de la "gratuité" des logiciels ou tout simplement de la "liberté" réellement en jeu.

Le logiciel libre n'est plus seulement une solution juridique protégeant le droit d'auteurs choisissant de travailler de façon ouverte et collaborative, cela devient un véritable phénomène de société. Il passionne des jeunes gens qui se découvrent des vocations de promoteurs de cette nouvelle philosophie, avec un élan qui touche parfois au romantisme. Le logiciel propriétaire (peut-être comprendrez-vous commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.) et industriel) dont le "libre" est une alternative affichée devient aux yeux de certains un ennemi objectif. La simple concurrence du marché ne peut suffire à expliquer leur engouement. Ils parlent de choix de société et trouvent parfois un écho favorable chez certains responsables politiques nationaux, qui ajoutent le thème dans leurs programmes.

Notions liées

Accès aux sources, Open Source

Les libertés d'étudier et améliorer un logiciel supposent un accès au code source du logiciel. L'accès au code source est important car les logiciels sont généralement distribués sous une forme compilée en langage machine, prêt à être exécuté par un ordinateur. Mais le langage machine est très peu lisible et rend l'étude du logiciel excessivement pénible. L'accès au code source a donné lieu à la notion d'Open Source (source ouverte).

La raison d'être du label Open Source (en français : source ouverte) est qu'en anglais le terme free software est ambigu, pouvant signifier logiciel libre ou logiciel gratuit. Cette ambiguïté a été perçue comme un frein à l'adoption du modèle des logiciels libres par les entreprises.

On qualifie souvent un logiciel libre d'Open Source puisqu'il suit nécessairement les obligations de cette norme, mais il s'en distingue en garantissant une libre évolution hors de toute limite choisie par le créateur. La réciproque (La réciproque est une relation d'implication.) est donc fausse, un logiciel Open Source n'est pas forcément libre, bien qu'en pratique, la plupart des logiciels importants Open Source respectent également la définition de Richard Stallman.

Le projet Darwin a quelque temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) formé une exception célèbre, mais sa licence a depuis été modifiée et reconnue comme libre par la Fondation pour le logiciel libre.

La différence entre logiciel libre et Open Source tient pour beaucoup dans l'approche philosophique. Richard Stallman a créé les logiciels libres car il considère que le partage des logiciels est une obligation morale. De nombreuses autres personnes, dont Linus Torvalds, considèrent que c'est un système de développement efficace, sans considération morale ni politique.

Contenu libre (Un contenu libre désigne tout contenu de création intellectuelle ou artistique proposés à la libre diffusion et redistribution. Ces contenus peuvent être des...)

Par extension, on parle de contenu libre pour des documents dont le contenu est librement consultable et copiable, voire parfois modifiable par tout le monde, notamment les documents régis par la GFDL, comme Wikipédia (Wikipédia (prononcé /wi.ki.pe.dja/) est une encyclopédie, multilingue, universelle, librement diffusable, disponible sur le Web et écrite par les internautes grâce à la technologie wiki. Elle a été...).

Logiciel propriétaire

Un logiciel non libre est appelé logiciel propriétaire. L'appellation peut apparaître trompeuse, car à l'exception de logiciels dans le domaine public, les logiciels libres ont tout de même des propriétaires, encore que le terme auteurs soit plus approprié, qui conservent certains droits dépendants du type de licence libre employée.

Mises en œuvre libres

De façon plus générale, le logiciel libre s'oriente vers des implémentations totalement libres basées sur des spécifications faisant l'objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui peut...) d'un processus réglementé, centré sur le modèle des RFC (Request For Comments). Certaines de ces spécifications, comme OpenGL (OpenGL (Open Graphics Library) est une spécification qui définit une API multiplate-forme pour la conception d'applications générant des...) (de SGI) sont propriétaires; leurs implémentations comme Mesa 3D de Brian Paul sont libres.

Le logiciel libre dans le marché du logiciel

Le logiciel libre s'impose de plus en plus comme une solution de remplacement moins coûteuse (du strict point de vue de "l'acquisition (En général l'acquisition est l'action qui consiste à obtenir une information ou à acquérir un bien.)") de logiciels propriétaires. Il devient également un produit de plus en plus mis en avant par des revendeurs, soit pour sa fiabilité (Un système est fiable lorsque la probabilité de remplir sa mission sur une durée donnée correspond à celle spécifiée dans le cahier des charges.) (cas de fournisseurs de serveurs), soit pour son coût de licence nul, permettant au client (Le mot client a plusieurs acceptations :) d’investir la différence dans des services associés.

2002 2003 2004 2005 2006
(estimation)
2007
(prévision)
Chiffre (Un chiffre est un symbole utilisé pour représenter les nombres.) d’affaires du logiciel libre (Millions d’€) 60 100 140 250 430 700
Part de marché du LL
(dans l’industrie du logiciel)
0,2 % 0,4 % 0,5 % 0,9 % 1,4 % 2,1 %
Croissance du marché du LL 67 % 40 % 79 % 72 % 63 %
Croissance du reste du marché -4,2 % 3,8 % 6,3 % 6,6 % 7,1 %
Rapport PAC 2005, cité par Computer Reseller News (NeWS est un système de fenêtrage conçu par James Gosling (qui a contribué à Java) et introduit par Sun Microsystems à la fin des années 1980 n'a pas connu de succès mais mérite attention par son...), no 192, 18 janvier 2007, p 18

Du côté des administrations, on peut citer les gouvernements brésilien, sud-africain, d'Andalousie et d'Estrémadure en Espagne, qui ont officiellement affiché leur orientation (Au sens littéral, l'orientation désigne ou matérialise la direction de l'Orient (lever du soleil à l'équinoxe) et des points cardinaux (nord de la boussole) ;) vers le logiciel libre. En France, on peut noter, après la gendarmerie nationale, le passage de l'ensemble de l'administration centrale à OpenOffice.org. Ce serait la plus grande migration de ce type (selon le Figaro en 2006)[17].

Le logiciel libre sur le Web

Francophone

  • Framasoft (Issu du monde éducatif, Framasoft est un réseau de sites web collaboratifs à géométrie variable dont le dénominateur commun est le logiciel libre, sa culture et son état d'esprit. Il vise à...)
  • DLFP
  • Léa-Linux (Léa-Linux (« Léa » signifiait lors de sa création « Linux électronique aide » et signifie...)

Anglophone

  • SourceForge
  • Freshmeat
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