Histoire de la biologie - Définition et Explications

Source: Wikipédia sous licence CC-BY-SA 3.0.
La liste des auteurs est disponible ici.
Article de la série
Histoire des sciences
Chronologie
Frise chronologique
Chronologie de l'astronomie
Sciences de l'Antiquité
Sciences au Moyen Âge
XVe s. - XVIe s.
XVIIe s. - XVIIIe s.
XIXe s. - XXe s.
Thématiques
Sciences grecques
Sciences chinoises
Sciences indiennes
Sciences islamiques
Histoire...
de l'astronomie (L’astronomie est la science de l’observation des astres, cherchant à expliquer leur origine, leur évolution, leurs propriétés physiques et...)
des mathématiques (Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres, les figures, les structures et les transformations. Les...)
de la biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences naturelles et de l'histoire...)
de la médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie), son fonctionnement normal (physiologie), et...)
de la physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la...)
de l'électricité (L’électricité est un phénomène physique dû aux différentes charges électriques de la matière, se manifestant par une énergie. L'électricité désigne également la...)
de la zoologie & botanique (La botanique est la science consacrée à l'étude des végétaux (du grec βοτάνιϰή; féminin du mot...)
de l'écologie
des sciences du langage
Voir aussi
Science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large. L'ensemble...)
Histoire des sciences (L'histoire des sciences est l’étude de l'évolution de la connaissance scientifique. La science, en tant que corpus de connaissances mais...) (discipline)
Philosophie des sciences
Épistémologie
Sociologie des sciences (La sociologie des sciences vise à comprendre les logiques d'ordre sociologique à l'oeuvre dans la production des connaissances scientifiques. Elle porte ainsi une attention particulière aux institutions scientifiques, au travail concret des...)
Méta
Projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et...)

L’histoire de la biologie (L’histoire de la biologie retrace les études de l'homme sur le monde du vivant depuis la nuit des temps jusqu'à nos jours. Cependant, le concept de biologie comme n'étant qu'une seule discipline ne naquit...) retrace les études de l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme prépubère est appelé un...) sur le monde (Le mot monde peut désigner :) du vivant depuis la nuit des temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) jusqu'à nos jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à...). Cependant, le concept de biologie comme n'étant qu'une seule discipline ne naquit seulement qu'au XIXe siècle. Les sciences biologiques émergent des traditions de la médecine et l'histoire naturelle (La démarche d'observation et de description systématique de la nature commence dès l'Antiquité avec Théophraste, Antigonios de Karystos et Pline l'Ancien. Le terme d’histoire naturelle a commencé...) venant directement des Grecs anciens et particulièrement de Galien et d'Aristote (Aristote (en grec ancien Ἀριστοτέλης / Aristotélês) est un philosophe grec né à Stagire (actuelle Stavros) en Macédoine...).

Vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) générale

Pendant la Renaissance et pendant le siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération humaine et faisait 33 ans 4 mois (d'où peut être...) des découvertes, renaissait un intérêt dans l'empirisme aussi bien que le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) grandissant d'organismes connus conduisaient à de signifiants développements dans la pensée biologique. Vesalius est à l'origine du développement de l'expérimentation (L'expérimentation est une méthode scientifique qui consiste à tester par des expériences répétées la validité d'une hypothèse et à obtenir des...) et de l'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très...) en physiologie (La physiologie (du grec φύσις, phusis, la nature, et λόγος, logos, l'étude, la science) étudie le rôle, le fonctionnement et l'organisation mécanique, physique et...), et une série de naturalistes comme Linné et Buffon commencèrent à fonder un travail conceptuel d'analyse de la diversité du vivant et de l'archivage (L'archivage est l'action de mettre en archive, d'archiver. Employé surtout à l'origine pour les seuls documents électroniques, comme un synonyme de...) des fossiles, aussi bien que le développement et le comportement des plantes et des animaux.

Étymologie

Le terme biologie est formé par la combinaison (Une combinaison peut être :) du grec β?ος (bios) et du suffixe "-logy", qui signifie "science de", "connaissance" ou "étude de". Ce suffixe est basé sur le verbe grec λεγειν ("legein"), signifiant "sélectionner" et "rassembler" (cf. λ?γος ("logos"), signifiant "monde". Le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution...) moderne du terme "biologie" a été introduit séparément par :

  • Karl Friedrich Burdach en 1800
  • Gottfried Reinhold Treviranus (dans Biologie oder Philosophie der lebenden Natur, 1802)
  • Jean-Baptiste Lamarck (Hydrogéologie, 1802)

Le terme lui-même est apparu dans le titre du volume (Le volume, en sciences physiques ou mathématiques, est une grandeur qui mesure l'extension d'un objet ou d'une partie de l'espace.) 3 du livre Philosophiae naturalis sive physicae dogmaticae: Geologia, biologia, phytologia generalis et dendrologia, écrit par Michael Christoph Hanov et publié in 1766.

Avant la création de ce mot, un certain nombre de termes étaient utilisés pour décrire l'étude des animaux et des plantes. Le terme histoire naturelle faisait allusion à l'aspect descriptif de la biologie, même s'il comprenait aussi la minéralogie ainsi que d'autres domaines qui ne concernent pas la biologie au sens contemporain du terme. Du Moyen Âge à la Renaissance, tous les domaines de l'histoire naturelle étaient confondus et étaient désignés par le terme scala naturae ou Grande chaîne (Le mot chaîne peut avoir plusieurs significations :) de la vie (La vie est le nom donné :) [1]. La philosophie de la nature et la théologie naturelle ont inclus les bases conceptuelles de la vie animale et végétale en tentant de répondre à la question de l'existence des organismes et en essayant d'expliquer leur fonctionnement. Ceci même si ces matières comprenaient aussi ce qui est aujourd'hui appelé géologie (La géologie, du grec ancien γη- (gê-, « terre ») et λογος (logos, « parole », « raison »), est la science...), physique, chimie (La chimie est une science de la nature divisée en plusieurs spécialités, à l'instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des espaces d'investigations communs ou proches.) et astronomie. La pharmaceutique physiologique (et botanique) furent précédées par la médecine.

La connaissance antique et médiévale

Les débuts de la biologie mésopotamienne, chinoise et indienne

Depuis des temps très anciens, sans doute même avant l'apparition de l'homme moderne, les êtres humains se sont transmis leurs connaissances à propos des animaux et des plantes afin d'augmenter leurs chances de survie. Par exemple, ils devaient savoir comment éviter (ou parfois utiliser) les plantes et les animaux vénéneux et comment traquer, capturer, et chasser différentes espèces animales. Ils devaient de la même façon maîtriser des techniques permettant de réaliser de bons filets ou paniers. En ce sens, la biologie précède l'écriture de l'histoire de l'Homme.

L'agriculture requiert des connaissances précises sur les plantes et les animaux. Les anciennes populations orientales eurent très tôt des connaissances à propos de la pollinisation (La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des plantes angiospermes et gymnospermes. C'est un des services écologiques rendus par la biodiversité. Il s'agit du processus de transport...) des palmier-dattiers. En Mésopotamie, la population savait que le pollen (Le pollen (du grec palè : farine ou poussière) constitue, chez les végétaux supérieurs, l'élément fécondant mâle de la fleur : ce sont de...) pouvait être utilisé dans la fertilisation des plantes. Un contrat commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.) datant de la période Hammurabi (XVIIIe siècle av. J.-C.) mentionne les fleurs de datte palmier-dattier comme un article de commerce.

Courverture d'une version de 1644 d'une édition amplifiée et illustrée de Historia plantarum (env. 1200), qui fut originellement écrite autour de 200 av. JC.
Courverture d'une version de 1644 d'une édition amplifiée et illustrée de Historia plantarum (env. 1200), qui fut originellement écrite autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent...) de 200 av. JC.

En Inde des textes décrivent certains aspects de la vie des oiseaux. De la même façon, la métamorphose de certains insectes (Insectes est une revue francophone d'écologie et d'entomologie destinée à un large public d'amateurs et de naturalistes. Produite par l'Office pour les insectes et leur environnement (association loi de 1901), elle paraît...) et de la grenouille (Le terme grenouille est un nom vernaculaire donné à certains amphibiens, principalement dans le genre Rana. À un de ses stades de développement, la larve de la grenouille est appelée un têtard. Les...) a été décrite en Égypte. Les égyptiens et les babyloniens maîtrisaient aussi l'anatomie (L'anatomie (provenant du nom grec ἀνατομία anatomia, provenant du verbe ἀνατέμνειν anatemnein, se...) et la physiologie dans une certaine mesure. Enfin, en Mésopotamie, des animaux étaient parfois retenus dans ce que l'on pourrait comparer aux premiers jardins zoologiques.

Quoiqu'il en soit, la superstition a souvent été mêlée aux faits réels. À Babylone et en Assyrie, les organes des animaux étaient utilisés pour des prédictions, et en Égypte la médecine incluait une large part de mysticisme.

La biologie de la Grèce antique

Dans la Grèce antique et le monde hellénistique, les érudits s'intéressaient de plus en plus à l'empirisme. Aristote fut l'un des philosophes de la nature les plus prolifique de l'Antiquité. Malgré ses premiers travaux plutôt spéculatifs, Aristote conduisit plus tard des recherches en biologie en accord avec l'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir procuré explique la très grande participation...).[2] Aristote ne réalisa pas d'expérience, mais observa comment quelle était la réalité naturelle de chaque chose dans son propre environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques...), bien que certaines soient contrôlées artificiellement. Bien qu'en physique et en chimie cette méthode ne fut pas considérée comme efficace, ce fut le contraire en zoologie et éthologie, et les travaux d'Aristote " apportent un réel intérêt "[3]. Il réalisa d'innombrables observations de la nature, et particulièrement au niveau de l'habitat et de l'abstraction ( En philosophie, l'abstraction désigne à la fois une opération qui consiste a isoler par la pensée une ou plusieurs qualités d'un objet concret pour en former une représentation intellectuelle, et le produit de cette...) de plantes et d'animaux qui vivaient près de lui, en apporter un soin considérable à les catégoriser. En tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.), Aristote classifia 540 espèces animales, et en disséqua une cinquantaine environ. Aristote croyait en des buts intellectuels, les causes formelles, qui devaient guider tous les processus naturels. Ce point (Graphie) de vue théologique donnait à Aristote une raison pour justifier les faits qu'il observait comme l'expression d'un modèle formel. En notant qu' " aucun animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe, c’est-à-dire qu’il se nourrit de substances organiques. On réserve...) ne possède pas, en même temps, des cornes et des défenses " , et " qu'il n'a jamais vu d'animal unique à deux cornes ", Aristote suggère que la Nature, en ne donnant pas aux animaux des cornes et des défenses en même temps, évitait le vanité, et ne donnait aux créatures que les facultés qui avaient un caractère nécessaire. En notant que les ruminants ont de multiples estomacs et des dents hebdomadaires, il suppose que la première chose fut de compenser pour le dernier, avec une Nature qui essaie d'équilibrer la balance.[4]

In a similar fashion, Aristotle believed that creatures were arranged in a graded scale of perfection rising from plants on up to man. His system had eleven grades, arranged according "to the degree to which they are infected with potentiality", expressed in their form at birth. The highest animals laid warm and wet creatures alive, the lowest bore (Le bore est un élément chimique de symbole B et de numéro atomique 5.) theirs cold, dry, and in thick eggs. Aristotle also noted that the level of a creature's perfection was reflected in its form, but not foreordained by that form. Also important, in the view of Aristotle, was the quality of that creature's soul. Dividing souls into three groups, Aristotle noted that plants possessed a vegetative soul, responsible for reproduction and growth; animals a vegetative and a sensitive (Le Mimosa pudica ou sensitive est une plante rampante de 10 à 40 cm de haut (pouvant atteindre dans la nature un peu plus d'un mètre), appartenant à la famille des Fabaceae (et...) soul, responsible for mobility and sensation; and humans a vegetative, a sensitive, and a rational soul, capable of thought and reflection.[5] Aristote, in contrast to earlier philosophers, placed the rational soul in the heart, rather than the brain.[6] Notable is Aristotle's division (La division est une loi de composition qui à deux nombres associe le produit du premier par l'inverse du second. Si un nombre est non nul, la fonction...) of sensation and thought, which generally went against previous philosophers, with the exception of Alcmaeon.[7]

Le successeur d'Aristote au Lycée, Théophraste, écrivit une série d'ouvrages de botanique, l’Histoire des Plantes, qui fut considérée comme la plus importante contribution durant l'antiquité en botanique, et même durant le Moyen Âge. De nombreuses dénominations apportées par Théophraste perdurent encore de nos jours, comme carpos pour les fruits, et pericarpion pour les vaisseaux conducteurs. Au lieu de se focaliser sur les causes formelles comme Aristote le faisait, Théophraste suggéra une approche mécaniste, en créant des analogies entre les processus naturels et artificiels, et en reliant le concept aristotélicien de " cause efficace ". Théophraste reconnu aussi le rôle du sexe (Le mot sexe désigne souvent l'appareil reproducteur, ou l’acte sexuel et la sexualité dans un sens plus global, mais se réfère aussi aux différences physiques...) dans la reproduction (La Reproduction. Eléments pour une théorie du système d'enseignement est un ouvrage de sociologie co-écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron paru en 1970 aux éditions de Minuit.) de nombreuses plantes évoluées, chose qui fut perdue dans les âges suivants.[8]

Hellenistic biology

Following Theophrastus, the Lyceum failed to produce any original work. Though interest in Aristotle's ideas survived, they were generally taken unquestioningly.[9] It is not until the age of Alexandria under the Ptolemies that advances in biology can be again found. The first medical teacher at Alexandria was Herophilus of Chalcedon, who corrected Aristotle, placing intelligence in the brain, and connected the nervous system to motion and sensation. Herophilus also distinguished between veins and arteries, noting that the latter pulse while the former do not.[10] In the same vein, he developed a diagnostic (Le diagnostic (du grec δι?γνωση, diágnosi, à partir de δια-, dia-, „par, à travers, séparation, distinction“ et γν?ση, gnósi, „la...) technique which relied upon distinguishing different types of pulse.[11] He, and his contemporary, Erasistratus of Chios, researched the role of veins and nerves, mapping their courses across the body.

Erasistratus connected the increased complexity of the surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, et est souvent abusivement confondu...) of the human brain compared to other animals to its superior intelligence. He sometimes employed expériences to further his research, at one time repeatedly weighing a caged bird, and noting its weight loss between feeding times. Following his teacher's researches into pneumatics, he claimed that the human system of blood vessels was controlled by vacuums, drawing blood across the body. In Erisistratus' physiology, air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec...) enters the body, is then drawn by the lungs into the heart, where it is transformed into vital spirit, and is then pumped by the arteries throughout the body. Some of this vital spirit reaches the brain, where it is transformed into animal spirit, which is then distributed by the nerves.[12] Herophilus and Erasistratus performed their experiments upon criminals given them by their Ptolemaic kings. They dissected these criminals alive, and "while they were still breathing they observed parts which nature had formerly concealed, and examined their position, colour, shape, size, arrangement (La notion d'arrangement est utilisée en probabilités, et notamment pour les dénombrements en analyse combinatoire.), hardness, softness, smoothness, connection."[13]

In ancient Rome, Pliny the Elder was known for his knowledge of plants and nature. Later, Claudius Galen became a pioneer in medicine and anatomy.

Période médiévale

Le déclin de l'Empire romain mena à la disparation ou la destruction d'une somme importante de connaissances. Cette période est souvent nommée la période noire. Cependant, certaines personnes travaillaient toujours en médecine ou étudiaient les plantes et les animaux. En Byzance et dans le monde islamique la philosophie naturelle a été maintenue. Plusieurs travaux de Grecs ont été traduits en arabe, et plusieurs de ceux d'Aristote ont été préservés. L'oeuvre du biologiste (Sur les autres projets Wikimédia :) arabe, al-Jahiz, mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple...) en 868, est particulièrement notable. Il a écrit Kitab al Hayawan (Livre des animaux). Dans les années 1200, l'allemand Albertus Magnus écrivit de vastes traités: De vegetabilibus, 7 livres, et De animalibus, 26 livres. Il était particulièrement intéressé par la propagation et la reproduction des plantes, il décrivit en détail la sexualité des plantes et des animaux. Il a aussi été un des professeurs de Thomas d'Aquin.

La biologie persique et arabe

Le golfe Persique (Le Golfe Persique (Persan : ???? ????, khalij-e fârs) est une mer épicontinentale de l’océan Indien. Il sépare la péninsule Arabique de l’Iran (Perse), et...) et d'autres régions arabes jouèrent un rôle important dans le développement de la science. Basées sur les sciences grecque (Les sciences grecques sont tout à la fois un ensemble de questionnements, de méthodes et de résultats à l'origine de la pensée mathématique et scientifique, qui se développera à partir du...) et indienne et connectées avec l'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent eurasiatique, voire comme une...), ces régions était bien situées pour participer au développement de la science. Les scientifiques les plus importants furent les perses mais on trouve aussi des arabes et des turcs. Avicenne (commémoré par le genre Avicenniaceae) a joué un rôle très important en biologie et fit de nombreuses découvertes. Il est souvent considéré comme le père de la médecine moderne. Rhazes a aussi joué un rôle important et a été un grand biologiste.

La Renaissance

Une célèbre estampe sur bois, gravée par Albrecht Dürer en 1515, et appelée le Rhinocéros de Dürer
Une célèbre estampe sur bois, gravée par Albrecht Dürer (Albrecht Dürer, (« Albert » la version traduite de son prénom est aussi d'usage pour les francophones), né le 21 mai 1471 et mort en 1528 à Nuremberg est un peintre,...) en 1515, et appelée le Rhinocéros de Dürer

De la même manière que de nombreux artistes s'intéressaient aux aspects des corps animaux et humains, les scientifiques de l'époque se sont mis à étudier la physiologie en détail. Un certain nombre de comparaisons ont été faites entre les membres inférieurs des humains et ceux des équidés (chevaux principalement). Otto Brunfels, Jérôme Bock et Leonhart Fuchs furent trois grands auteurs à propos des plantes sauvages. Ils sont aujourd'hui reconnus comme les pères de la botanique allemande. De la même façon, des ouvrages ont été écrits à propos des animaux comme ceux de Conrad Gesner, illustrés entre autres par Albrecht Dürer.

Bibliographie sommaire

  • Denis Buican, 1989 : La Révolution de l'évolution, Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine,...), PUF.
  • Denis Buican, 1994 : Histoire de la biologie. Hérédité-Evolution, Paris, Nathan.
  • Cédric Grimoult, 2003 : Histoire de l'histoire des sciences. Historiographie de l'évolutionnisme dans le monde francophone, Genève, Droz.
  • Axel Kahn (Axel Kahn, né le 5 septembre 1944 au Petit-Pressigny en Indre-et-Loire, est un scientifique, médecin généticien, et essayiste...) & Dominique Lecourt, 2004 : Bioéthique et liberté, Paris, PUF/Quadrige.
  • Dominique Lecourt (dir.), 1999 : Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences, Paris, 4e réed. "Quadrige"/PUF, 2006.
  • Dominique Lecourt (dir.), 2004 : Dictionnaire de la pensée médicale, Paris, réed. PUF/Quadrige, 2004.
  • Ernst Mayr, 1982 : Histoire de la biologie. Diversité, évolution et hérédité, Paris, Fayard, 1989.
  • André Pichot, Histoire de la notion de vie, éd. Gallimard, coll. TEL, 1993.
  • Jacques Roger, 1963 : Les Sciences de la vie dans la pensée française du XVIIIe siècle, Paris, A. Colin.
  • Jacques Roger, 1995 : Pour une histoire des sciences à part entière, Paris, Albin Michel.
  • Christophe Ronsin, 2005 : L'Histoire de la biologie moléculaire. Pionniers et héros, Bruxelles, De Boeck Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa...).
  • Jean Rostand, 1945 : Esquisse d'une histoire de la biologie, Paris, Gallimard.
  • Jean Théodoridès, 2000 : "Que sais-je ? Histoire de la biologie", Paris, PUF.
  • Pierre Vignais, 2001 : La Biologie des origines à nos jours. Une histoire des idées et des hommes, Grenoble, Coll. Grenoble Sciences, EDP Sciences.

Notes

  1. (en) Chain of Being, sur le site du Dictionnaire de l'histoire des idées de l'Université de Virginie
  2. Mason, A History of the Sciences pp 41
  3. Annas, Classical Greek Philosophy pp 247
  4. Mason, A History of the Sciences pp 43-44
  5. Aristotle, De Anima II 3
  6. Mason, A History of the Sciences pp 45
  7. Guthrie, A History of Greek Philosophy Vol. 1 pp. 348
  8. Mason, A History of the Sciences pp 46
  9. Annas, Classical Greek Philosophy pp 252
  10. Mason, A History of the Sciences pp 56
  11. Barnes, Hellenistic Philosophy and Science pp 383
  12. Mason, A History of the Sciences pp 57
  13. Barnes, Hellenistic Philosophy and Science pp 383-384
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia (Wikipédia (prononcé /wi.ki.pe.dja/) est une encyclopédie, multilingue, universelle, librement diffusable, disponible sur le Web et écrite par les internautes grâce à la...) en anglais : "  "
Cet article vous a plus ? Partagez-le sur les réseaux sociaux avec vos amis !
Page générée en 0.257 seconde(s) - site hébergé chez Amen
Ce site fait l'objet d'une déclaration à la CNIL sous le numéro de dossier 1037632
Ce site est édité par Techno-Science.net - A propos - Informations légales
Partenaire: HD-Numérique