Transports urbains - Définition et Explications

Introduction

Entrée du métro parisien, large avenue et trottoir en arrière-plan: tous les modes de transport urbain sont réunis

Les transports urbains sont couramment confondus avec la terminologie « transports en commun ». Les transports urbains (Les transports urbains sont couramment confondus avec la terminologie « transports en commun ». Les transports urbains traitent en réalité aussi de...) traitent en réalité aussi de transport (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre.) individuel comme la voiture (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est conçu pour le transport terrestre de personnes ou de marchandises, elle est équipée en conséquence. C'est un des...) ou le vélo. Ils concernent les différents moyens de transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus souvent en utilisant des véhicules et des voies de communications (la route, le canal ..). Par...) qui sont propres à une ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune, par...) ou un milieu urbain, adaptés à cet environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques actuels, le terme environnement...).

Ces caractéristiques propres sont principalement: une densité (La densité ou densité relative d'un corps est le rapport de sa masse volumique à la masse volumique d'un corps pris comme référence. Le corps de référence est l'eau pure à...) démographique et géographique importante, ce qui implique de bien gérer les flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie, matière, ...) évoluant dans un sens commun....) de voyageurs et marchandises dans l'espace urbain (Un espace urbain, ou espace urbain multipolaire, est, en France et selon la définition de l'INSEE, un ensemble continu d'aires urbaines et de communes dites multipolarisées, c'est-à-dire dont au moins 40% de la...); des activités économiques importantes ce qui ajoute que la ville est à la fois le lieu de départ et d'arrivée de ces flux; d'autres caractéristiques font que la ville apporte beaucoup de contraintes menant à une politique de transports urbains précise.

Nous allons ici développer quels sont les moyens de transport que l'on peut utiliser, les contraintes liées au milieu urbain qui orientent la politique urbaine de transport et enfin la gestion, l'exploitation des différents modes de transport et les outils qui y sont destinés.

Les transports aujourd'hui occupent une place importante à la fois dans l'espace urbain mais aussi dans le temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) urbain. C'est l'héritage du XXe siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d'une génération humaine et faisait 33 ans 4 mois (d'où peut être l'âge...) et de l'apparition de la voiture qui démocratise la mobilité.

Attention : Dans un premier temps, seul le transport de voyageurs sera traité. En effet, sa gestion est étudiée depuis bien longtemps, contrairement au transport de marchandises (Le transport de marchandises, ou fret, est une activité économique réglementée, à la fois au niveau d'un pays et au niveau international.), plus "sauvage", moins réglementé, même si cette gestion se développe petit à petit.

Transport de voyageurs

Différents modes de transport

Le choix du mode de transport (Un mode de transport, ou moyen de transport, ou système de transport, est une forme particulière de transport qui se distingue principalement par le véhicule utilisé, et par conséquent par l'infrastructure...) est un choix crucial. Les choix poussés par le débit (Un débit permet de mesurer le flux d'une quantité relative à une unité de temps au travers d'une surface quelconque.) de voyageurs, la vitesse commerciale (La vitesse commerciale d'un moyen de transport en commun est sa vitesse moyenne utile à l'usager.) ou le confort, ou plus simplement par le coût financier ou l'environnement urbain, privilégient tel ou tel moyen de transport, au détriment des autres. Parmi les suivants, on va voir que certains ont plus la cote (voiture, métro) que bien d'autres (bateau, trolleybus).

Modes de transports en commun

Métro (Un métro, apocope du terme métropolitain lui-même abréviation de chemin de fer métropolitain, est un chemin de fer urbain souterrain le plus souvent, sur viaduc quelquefois, au sol rarement.)

C'est un transport souvent associé à la ville, le "subway" de New York (New York , en anglais New York City (officiellement, City of New York) pour la distinguer de l’État de New York, est la principale ville des États-Unis, elle compte a elle seule...), le métropolitain de Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la...). Il est tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) de même réservé aux plus grosses agglomérations, millionnaires, la plus petite au monde (Le mot monde peut désigner :) étant Lausanne (130 000 habitants, inauguration le 18 septembre 2008).

Tramway (Le tramway (ou tram) est une forme de transport en commun urbain ou interurbain circulant sur des voies ferrées équipées de rails plats (alors que...)

Le tramway, anciennement très développé en France et dans le monde, petit à petit abandonné en France au milieu du siècle dernier, au profit de la voiture, qui revient, désormais, en star de l'aménagement urbain, puisqu'il est généralement conçu en repensant la ville autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres Erythrotriorchis, Kaupifalco,...) de lui, et qu'il amène beaucoup de nouveaux voyageurs aux réseaux de transport en commun. Ce nouvel essor est ressenti dans de nombreuses parties du monde, l'Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres émergées. Avec...) du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.), le Moyen-Orient, l'Australie (L’Australie (officiellement Commonwealth d’Australie) est un pays de l’hémisphère Sud dont la superficie couvre la plus grande partie de l'Océanie. En plus de l’île-continent du même...) par exemple. Cependant, les villes d'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité occidentale du continent eurasiatique,...) de l'Est et d'URSS ont conservé des réseaux importants.

Train (Un train est un véhicule guidé circulant sur des rails. Un train est composé de plusieurs voitures (pour transporter des personnes) et/ou de plusieurs wagons...)

Ce mode de transport est aussi réservé aux agglomérations étendues et denses, en général multimillionnaires. On pense au RER parisien et aux S-bahn (Le S-Bahn ou Schnellbahn est le nom d'un réseau ferré de type Réseau express régional en Allemagne, Autriche ou Suisse, c'est-à-dire un transport en commun desservant une région fortement urbanisée. S-Bahn est...) allemands, très développés. Le principe est de doubler le réseau (Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux pour échanger des informations. Par analogie avec un filet (un réseau est un...) de métro par des liaisons plus rapides, entre des stations plus espacées(stations de correspondances). Hors de la ville, les voies utilisées sont celles d'un chemin de fer (Le chemin de fer est un système de transport guidé servant au transport de personnes et de marchandises. Il se compose d'une infrastructure spécialisée, de...) classique, avec des gares possédant des parkings pour rapatrier les voitures sur le réseau de transports collectifs.
Le tram-train (Le tram-train est un système de transport en commun proche du train-tram, qui permet à un même véhicule de circuler sur des voies de tramway en centre-ville et de relier des stations situées dans le péri-urbain, voire...) apparaît aussi, comme une solution pour lier les zones urbaines/interurbaines, avec un développement à Montpellier (l'appellation reste "Tramway" mais la vocation est de desservir les zones rurales environnantes), le T4 de Paris, ou encore le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration...) des tram-trains de l'Ouest (L’ouest est un point cardinal, opposé à l'est. C'est la direction vers laquelle se couche le Soleil à l'équinoxe, le couchant (ou ponant).) Lyonnais

Bus

C'est un mode de transport collectif motorisé répandu. Des plus petites villes aux plus grosses métropoles, il constitue parfois le réseau principal (Dublin) ou est un complément facile à mettre en oeuvre et souple au réseau de métro pour s'étendre à la banlieue (La banlieue désigne communément l'espace urbanisé d'une ville qui est situé dans la continuité du bâti de sa ville-centre et qui en est administrativement distinct.) (Paris, Lyon).

Trolleybus (Le trolleybus est un véhicule de transport en commun de voyageurs.)
Trolleybus à Landskrona, Suède

Les trolleybus, qui sont des bus fonctionnant à l'électricité (L’électricité est un phénomène physique dû aux différentes charges électriques de la matière, se manifestant par une énergie. L'électricité désigne également la branche de la...), alimentés grâce à un réseau de fils aériens, sont souvent utilisés comme alternative à la fois au bus et au tramway, permettant de proposer un mode de transport plus silencieux, plus respectueux de l'environnement que le bus et bien moins coûteux que le tramway. Le principal inconvénient est celui qui le différencie du bus: sa flexibilité vis-à-vis d'un itinéraire; bien qu'aujourd'hui, cet avantage du bus ne soit que peu exploité. Il n'y a actuellement que 3 réseaux en France qui utilisent le trolley-bus : Lyon, St-Etienne et Limoges.

Bus à Haut Niveau de Service (BHNS)

Les bus à niveau de service reviennent à l'ordre du jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le...) depuis quelques années, il s'agit en fait d'apporter un service de meilleure qualité qu'une simple ligne de bus (Une ligne de bus est un itinéraire prédéfini de transport en commun assuré par un ou plusieurs autobus. Elle comprend plusieurs arrêts desservant...), sans subir de lourds investissements pour un tramway ou un métro. Le trolleybus est un mode utilisé pour ce type de transport en commun, le Busway (Le terme BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) fut employé en France dans les années 1990 pour désigner :) est aussi un BHNS. A Paris, la RATP (La Régie autonome des transports parisiens (RATP) est une entreprise publique désignée par le STIF pour assurer la gestion du métro et d'autres transports urbains de Paris et de sa proche banlieue : autobus, tramway,...) exploite des lignes Mobilien (Le terme Mobilien désigne un programme d’aménagements en faveur des services de transports collectifs. Conçu par l’État, la région Île-de-France, le Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF)...) qui répondent à des normes, notamment une vitesse (On distingue :) commerciale assez élevée, favorisée par des mises en site propre (La définition du site propre est donnée par le Code de l'urbanisme ; c'est une "emprise affectée exclusivement à l'exploitation de lignes de transport".), ou des fréquences élevées, une amplitude (Dans cette simple équation d’onde :) horaire importante, ... Les autres mesures caractérisant ce type de service sont la priorité des bus aux carrefours, des véhicules de grande capacité, des services plus importants aux arrêts (distributeurs de tickets, cabines téléphoniques, abribus (Abribus est le nom commercial d'un type d'aubettes ou d'abris de bus proposé à partir de 1964 à Lyon, par l'entreprise JCDecaux aux...), voire kiosques, ...). Un exemple particulier réussi et célèbre est celui de Curitiba au Brésil.

Leur efficacité a été étudiée.

Tram ou BHNS ?

La question se pose assez facilement. Les deux modes sont en effet comparables, car ils sont en site propre, le débit proposé est plutôt élevé, ... Ils diffèrent principalement dans la nature de l'infrastructure et son coût (on peut évaluer les infrastructures de tramway(rails,...) deux à cinq fois plus coûteuses que celles de BHNS, trolleybus par exemple), mais la différence durant le fonctionnement est davantage la priorité que possède le tramway par rapport aux véhicules particuliers, son réseau plus distinct de la circulation (La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route.) qui est plus lisible, mieux mis en valeur, sa régularité plus grande (moins sujette à une perturbation du trafic) et la capacité plus importante des véhicules. Cependant il faut noter qu'un problème sur le réseau tramway peut complètement (Le complètement ou complètement automatique, ou encore par anglicisme complétion ou autocomplétion, est une fonctionnalité informatique...) le gripper, tandis que le réseau BHNS peut être remplacé par des bus et emprunter une partie du site propre seulement.

Funiculaire (Un funiculaire est une forme de transport en commun circulant sur des rails et dont la traction est assurée par un câble. Il est généralement utilisé pour des lignes comportant de fortes pentes.)
Funiculaire à Valparaíso au Chili

Moyen de transport très adapté aux collines intérieures aux villes. On citera les plus connus en France : le funiculaire de Montmartre (Le funiculaire de Montmartre, situé dans le 18e arrondissement de Paris, est un funiculaire automatique comprenant deux cabines, permettant de monter au sommet de la butte...) (en fait, deux ascenseurs inclinés indépendants), et les deux "ficelles" de Lyon St Jean - St Just et Fourvière). Mais de nombreuses petites villes disposent d'un funiculaire, souvent conservé pour son charme (Les charmes constituent un genre d'arbres et d'arbustes de la famille des Bétulacées (sous-famille des Coryloïdées) des régions tempérées de l'hémisphère...), son confort, sa bonne accessibilité aux personnes à mobilité réduite, et sa sobriété énergétique (la cabine (Sur un bateau, une cabine désigne une pièce d'habitation pour une ou plusieurs personnes. Une cabine peut prendre plusieurs aspects : sur un grand navire, elle prend l'apparence d'un...) descendante compense la masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution du corps à la...) de la cabine montante, le moteur (Un moteur (du latin mōtor : « celui qui remue ») est un dispositif qui déplace de la matière en apportant de la...) de traction ne fournissant qu'une infime partie d'énergie (Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, de produire un mouvement.) (différence de masse, frottement) : Évian les Bains, Thonon les Bains, Pau...

De nombreux villes européennes disposent de funiculaires longue distance, entièrement automatisés (possibilité de demander un arrêt intermédiaire par bouton poussoir), et constituants des axes de desserte importants.

Dans les régions montagneuses ils permettent de sortir rapidement de la ville pour atteindre des lieux touristiques (Le Mont d'Or, ...).

Ce système est aussi utilisé dans le transport "hectométrique" de personnes, ou "people-mover" : desserte interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital ou en cabinet pendant une durée variable selon...) d'aéroport (Un aéroport est l'ensemble des bâtiments et des installations d'un aérodrome qui servent au trafic aérien d'une ville ou d'une région. Ces bâtiments et installations sont conçus pour que des avions puissent...), de grand centre d'exposition...

Bateau (Un bateau est une construction humaine capable de flotter sur l'eau et de s'y déplacer, dirigé ou non par ses occupants. Il répond aux besoins du...)

Des navettes fluviales sont parfois mises en place dans les villes qui voient couler une rivière (En hydrographie, une rivière est un cours d'eau qui s'écoule sous l'effet de la gravité et qui se jette dans une autre rivière ou dans un fleuve,...) ou un fleuve (En hydrographie francophone, un fleuve est un cours d'eau qui se jette dans la mer ou dans l'océan – ou, exceptionnellement, dans un...). La plupart de ces villes ont au moins étudié un projet de ce type, peu à peu ce mode de transport se développe, avec Voguéo (Voguéo est un service public de transport en commun par navette fluviale assuré sur la Seine et la Marne.) à Paris. L'avantage est souvent de mettre en avant la particularité de la ville, son fleuve, puisque la vitesse de ces navettes reste faible.
L'objectif est aussi, notamment dans le cas de Voguéo, de créer une liaison "plaisir", dont le but est d'améliorer l'image du voyage (Un voyage est un déplacement effectué vers un point plus ou moins éloigné dans un but personnel (tourisme) ou professionnel (affaires). Le voyage s'est considérablement développé et démocratisé, au cours du...) domicile-travail, de rendre ce voyage contraint plus agréable.

Transport urbain par câble
Metrocable de Medellìn

Ce mode transport peu répandu, similaire aux transports utilisés en montagne (Une montagne est une structure topographique significative en relief positif, située à la surface d'astres de type tellurique (planète tellurique, satellites comme la Lune), et faisant généralement partie d'une...), connaît un début de développement en Amérique (L’Amérique est un continent séparé, à l'ouest, de l'Asie et l'Océanie par le détroit de Béring et l'océan Pacifique; et à l'est, de l'Europe et de l'Afrique par...) du sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) et en Algérie, pour répondre à des contraintes géographiques particulières telle qu'une importante dénivelée ou une traversée de vallée (Une vallée est une dépression géographique généralement de forme allongée et façonnée dans le relief par un cours d'eau (vallée fluviale) ou un glacier (vallée glaciaire)....) ou de fleuve. Son coût est sensiblement inférieur aux autres systèmes de transport à haut débit (Le terme de haut débit (ou large bande par traduction littérale de l'expression anglosaxonne broadband) fait référence à des capacités d'accès à internet supérieures à celle de l'accès...).

Modes de transport individuels motorisés

Voiture

La voiture, symbole de la liberté et de son statut social, est le mode de transport individuel par excellence en France et dans le monde occidental. Elle prend de plus en plus d'importance en Asie (L'Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres émergées) et le plus...), alors que le vélo ou le scooter (Le scooter (du verbe anglais " to scoot" signifiant "patiner", donc patinette) ou scouteur (Québec) est une motocyclette caractérisée par des petites roues (d'un diamètre souvent inférieur...) avait plutôt cette place en Chine ou dans d'autres pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas...) comme le Viêt Nam.

La voiture possède de nombreux avantages, outre cette image, qui lui donne la première place en matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état solide, l'état liquide, l'état gazeux. La matière occupe de...) de déplacements, même en milieu urbain. En effet, sa modularité (une voiture peut transporter une personne comme elle peut en transporter quatre, ou un peu de matériel, elle est utilisée pour des courts à longs trajets, ...), sa facilité d'utilisation (le permis de conduire (Le permis de conduire est un droit administratif de circuler donnant l'autorisation de conduire certains véhicules dans un pays donné. Il est obligatoire de le posséder pour...) est très démocratisé en Europe !), le réseau routier est très dense et chaque habitation en France est accessible en voiture, ...

On ne compte ses avantages ; aujourd'hui, toutefois, en ville, on la remet en cause pour son efficacité énergétique (En physique et ingénierie mécanique, l'efficacité énergétique (ou efficacité thermodynamique) est un nombre sans dimension, qui est le rapport entre ce qui peut être récupéré utilement de la...), faible, l'espace nécessaire à son accueil, trop important par rapport aux autres modes (10 à 20 fois plus de place qu'un voyageur en métro, 5 à 8 fois plus de place que les bus ou la marche à pied (La marche (le quasi-pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est le mode de locomotion naturel de l'être humain. Il consiste en un déplacement en appui alternatif sur les jambes, en position debout...), sans compter le stationnement (Le stationnement tout comme l’arrêt d’un véhicule consiste en une immobilisation de ce dernier.). Autres reproches, la pollution (La pollution est définie comme ce qui rend un milieu malsain. La définition varie selon le contexte, selon le milieu considéré et selon ce que l'on peut entendre...) qu'elle engendre, pollution chimique de l'atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :), ou pollution sonore, la défiguration de l'espace urbain dû aux infrastructures géantes construites pour elle ; enfin, d'un point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) plus comportemental, il est plus sécurisé et plus confortable de voyager en voiture, mais cela entraîne une perte de contact avec l'environnement, alors que la marche (La marche (le pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est un mode de locomotion naturel. Il consiste en un...) à pied et le vélo rende ce rapport à l'environnement et la société alentour plus proche, voire plus convivial.

Taxi (Le taxi est un véhicule automobile terrestre privé, conduit par un chauffeur et destiné au transport payant de passagers et de leurs bagages, de porte à porte, contrairement...)

Intercatégories. On le considérera individuel car il n'est pas partagé sur un même trajet ; cependant un même véhicule (Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d'un point à un autre.) sert à transporter de nombreux voyageurs sur une même journée. Il a l'avantage d'être aussi modulable qu'une voiture, y ajoutant l'avantage pour le voyageur d'être conduit et de ne pas se soucier du stationnement ; l'avantage est partagé par la communauté, car l'espace de stationnement est réduit et donc l'espace urbain moins occupé. Il est le symbole, en jaune (Il existe (au minimum) cinq définitions du jaune qui désignent à peu près la même couleur :), de New York et particulièrement de Manhattan (Manhattan est l'une des cinq circonscriptions (borough) de la ville de New York (les quatre autres étant The Bronx, Queens, Brooklyn et Staten Island). La circonscription de Manhattan se superpose avec le comté de New York (New...), où l'espace urbain vaut cher, et où il n'y a donc pas de place pour toutes les voitures.

Deux-Roues (Un deux-roues est un véhicule muni de deux roues disposées en long et destiné au transport d'une personne, parfois deux.) motorisés

En développement ces dernières années, c'est un mode particulièrement intéressant car il offre la même flexibilité d'itinéraire que la voiture, sans peut-être la flexibilité du nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de voyageurs, mais avec l'occupation moins importante d'espace et une consommation énergétique réduite. Connus surtout pour leurs slaloms entre les voitures, ils sont petit à petit pris au sérieux par les agglomérations pour améliorer la fluidité (La fluidité est la capacité d'un fluide à s'écouler sans résistance.) du trafic et d'une manière générale le gaspillage d'espace, cher en milieu urbain.

Modes de transports actifs

Ces modes sont dits actifs, par opposition aux modes motorisés.

Vélo, roller

De plus en plus répandu, ce mode de transport a le mérite de ne pas polluer durant son utilisation, et d'être une activité physique (L'activité physique regroupe à la fois l'exercice physique de la vie quotidienne, maison, jardinage, commissions, travail, marche usage des escaliers déplacements transports, l'activité physique de loisirs, et la...). Ce mode est quand même lié historiquement à la ville : en Asie, c'est le moyen de transport individuel le plus fréquent, on peut le comparer à nos voitures. De plus, dans des villes plutôt plates avec un climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de la...) pas trop froid (Le froid est la sensation contraire du chaud, associé aux températures basses.), les conditions sont réunies pour qu'il reste un mode de transport attractif.


Avec le développement de réseaux de Vélopartage, Vélos en libre service, de type Vélo'v/Vélib', on parle de transport urbain partagé actif, de réseau partagé avec des véhicules disponibles sur des stations qui maillent la ville en réseau, le vélo n'appartient pas à l'utilisateur. Les utilisateurs prennent un vélo, roulent et le déposent à la fin de leur utilisation dans à l'une des stations, la même ou une autre. La 1ère ville française à avoir proposé ce système est La Rochelle. Autre systèmes : Vélo'v à Lyon, Vélib' à Paris, Bicing à Barcelone Call a Bike à Munich SmartBikeDC à Washington DC, BIXI à Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance et des...)...

Des villes moyennes et grandes adoptent ce système.

Le roller s'ajoute au vélo, même s'il est légèrement moins rapide.

Marche à pied

En ville, il reste toujours le plus simple et le plus évident des modes de transport. En effet, les trajets les plus courts sont toujours effectués ainsi, et ce mode reste toujours l'un des plus importants en milieu urbain (33.6% des déplacements de l'agglomération (Une agglomération est un ensemble urbain qui repose sur la continuité du bâti. L'agglomération correspond à la ville sur le plan physique....) lyonnaise, 47.4% pour la voiture, 16.8% pour les Transports en Commun).

Caractéristiques de la mobilité en milieu urbain

La ville comprend tout d'abord une masse démographique importante qui oriente vers la nécessité d'une régulation (Le terme de régulation renvoie dans son sens concret à une discipline technique, qui se rattache au plan scientifique à l'automatique.) du transport, du choix d'un système à grande capacité. On pensera facilement aux transports en commun car on peut alors jouer avec les "économies d'échelle". A quoi s'ajoute le faible espace sur lequel habite et évolue cette population. Cela signifie que l'espace dédié au système de transport est faible, il doit être géré en conséquence. De plus, la grande densité permet d'avoir un point de départ pas trop éloigné du point d'arrivée, et, surtout, un point de départ du déplacement ( En géométrie, un déplacement est une similitude qui conserve les distances et les angles orientés. En psychanalyse, le déplacement est mécanisme de défense déplaçant la valeur, et finalement le sens En...) proche de celui d'un autre individu (Le Wiktionnaire est un projet de dictionnaire libre et gratuit similaire à Wikipédia (tous deux sont soutenus par la fondation Wikimedia).). En matière de mode de transport, cela favorise donc ceux prévus pour des faibles distances (marche, vélos, deux-roues/bus) et qui occupent peu d'espace. Une autre caractéristique de la ville est qu'en plus d'accueillir des individus, c'est un lieu d'activités économiques importantes, et donc c'est une cause de déplacements, que l'on peut prévoir en fonction des zones résidentielles ou d'activités.

La manière de structurer la politique de transports urbains est aussi liée à la manière dont on structure la ville. En effet, on peut comparer les villes comme Paris ou des villes allemandes qui incluent dans le périmètre (Le périmètre d'une figure plane est la longueur du bord de cette figure. Le calcul du périmètre sert par exemple à déterminer la quantité de grillage nécessaire à la...) de réflexion des transports une grande partie de la zone d'influence de la ville (la région Île-de-France pour Paris) ; d'autres villes ont une politique de transport assez limitée, comme Lyon où le périmètre du Plan de Déplacements Urbains (En France, les plans de déplacements urbains (PDU) ont été formalisés pour la première fois dans la loi d’orientation sur les transports intérieurs (LOTI) en 1982. Ils prennent un caractère obligatoire avec la loi...) est limité à la zone où les transports en commun peuvent être très massifs.

La pollution : bien que ce sujet ne soit encore que rarement pris comme un argument de poids (Le poids est la force de pesanteur, d'origine gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique en raison uniquement du voisinage de la Terre. Elle est égale à...) dans la vision des transports urbains, il a un réel impact au quotidien. La pollution la plus perceptible est sans doute la pollution sonore, qui devient facilement une gêne.

A la suite de ces constatations, on peut distinguer trois tailles de zones urbaines suivant leur densité :

  • l'hyper-centre où la majorité des déplacements sont actifs,
  • un centre-ville (Le centre-ville est le cœur de la ville. Il est également appelé hypercentre dans le cas des grandes agglomérations. C'est le lieu des manifestations culturelles et sportives, des échanges et de la politique (au sens...) où la majorité des déplacements sont de taille moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils étaient tous identiques sans changer la...) (inter-quartiers au maximum, déplacement local minimum),
  • enfin une banlieue voire une aire urbaine (Une aire urbaine est une notion géographique utilisée en urbanisme. Les définitions et appellations d'une aire urbaine, zone occupée essentiellement...) plus ou moins large où la voiture est fréquente en l'absence d'autres infrastructures (flexibilité/rapidité importante).

Hyper-centre

L'hyper-centre correspond généralement à une zone plutôt marchande, touristique, historique ou simplement espace de vie (La vie est le nom donné :), contenant dans le cas de nombreuses villes une zone piétonne (Une zone piétonne ou zone piétonnière, ou zone pour piétons ou plateau piétonnier, d'une ville est un ensemble de rues et de...), où les modes actifs (marche à pied, vélos, navette (Une navette spatiale, dans le domaine de l'astronautique, est un véhicule aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse mais pouvant aussi assurer...) électrique) ont toute leur place. Cela correspond dans le cas de villes moyennes (voire plutôt grandes) au centre historique (Le centre historique est l'espace urbain le plus ancien dans une commune.), dans les grandes villes il peut exister une telle zone dans chaque quartier.

Concernant les modes actifs, leurs atouts sont leur adaptation à la zone (faibles déplacements, boutiques accessibles), la faible pollution engendrée (notamment sonore), la densité démographique très importante.

La voiture existe dans cet hyper-centre, provoquant plutôt une gêne sonore, transportant des voyageurs ne provenant pas de l'hyper-centre, et venant stationner leur véhicule en bout de déplacement. L'espace utilisé par les voitures est très important, on voit donc que celles-ci n'ont que peu leur place dans ce genre de zones, car l'espace y est cher (on peut arrêter leur déplacement à l'entrée de cette zone, dans un parking souterrain ou parking-relais).

Aujourd'hui, la reconquête de ces espaces pour les rendre plus humains, conviviaux, commerçant, passent par une reconquête de l'espace urbain, en limitant les espaces de stationnement de voitures (création de parcs souterrains principalement destinés aux riverains), préférant des espaces plus réduits réservés aux stationnements de deux-roues, des zones piétonnes, des squares et autres lieux de vie publics, un accès plus favorable aux navettes électriques, des "zones 30" pour rendre la voiture moins agressive (et améliorer la sécurité routière).

Concernant les marchandises, des créneaux sont aménagés pour la desserte des commerces, sur des voies piétonnes par exemple, de même que des stationnements spécifiques.

En fait, il s'agit d'une zone ou l'espace vaut cher, et où la densité résidentielle, commerciale, touristique est élevée. La mobilité dans un tel espace est complexe car les voyageurs (Les Voyageurs est un épisode de la série télévisée Stargate Atlantis. C'est le cinquième épisode de la saison 4 et le 65e épisode de la...) peuvent à la fois faire partie des résidents et des non-résidents, on a donc à la fois des déplacements intra-zone et inter-zone importants. Les premiers seront plutôt réalisés à pied, ou à la limite en vélo ou en navette, tandis que les seconds seront réalisés en métro, en voiture ou en tramways ou bus. Dans le cas des trajets vers ou depuis une autre zone, on aura souvent un premier déplacement à pied (pour rejoindre sa voiture ou la bouche (La bouche (encore dénommée cavité buccale ou cavité orale) est l'ouverture par laquelle la nourriture d'un animal entre dans son...) de métro).

Centre-ville

Le centre-ville concerne la ville intra-muros (Le terme intra-muros ou intra muros est emprunté au latin et définissait à l'origine l'intérieur d'une ville fortifiée, encerclée par des murs. Le terme un peu...) et la banlieue proche, dans la mesure où la densité d'habitation reste importante. Cette zone est celle où l'enjeu de la maîtrise (La maîtrise est un grade ou un diplôme universitaire correspondant au grade ou titre de « maître ». Il existe dans plusieurs pays et correspond à...) des transports est très importante : il y a à la fois une part importante de voyageurs pendulaires en provenance de la banlieue de la ville et des voyageurs effectuant un trajet inter-quartiers, enfin il y a aussi des trajets locaux.

C'est dans cet espace que la diversité des modes de transport est la plus grande : les voitures y occupent une grande place, bien sûr, sur les larges boulevards dédiés à des déplacements facilités, jusque dans les petites rues accueillant immeubles résidentiels, petits commerces, cabinets, ... La voiture est le mode de transport le plus utilisé, offrant un confort et une flexibilité importants. Cependant, cet espace accueille aussi les métros, transportant rapidement et massivement entre tous les coins de la ville, les tramways et lignes fortes assurés en bus qui ont un rôle similaire (relier les points importants de la ville) mais de manière un peu moins massive (Le mot massif peut être employé comme :), enfin les bus assurent des lignes plutôt longues mais permettant une proximité, utilisés surtout comme navettes de rabattement sur une station de métro ou de ligne forte.

Le problème qui se pose à cette zone aujourd'hui est la question de la place de la voiture. Son utilisation est décriée par l'espace qu'elle consomme, le bruit (Dans son sens courant, le mot de bruit se rapproche de la signification principale du mot son. C'est-à-dire vibration de l'air pouvant donner lieu à la création...) qu'elle produit, et son coût. Le défi des centres-villes est donc le suivant : comment valoriser l'espace urbain, tout en ayant des modes de transport performants, aussi bien en flexibilité qu'en vitesse commerciale ? Les réponses apportées sont nombreuses, mais le centre-ville a la difficulté que les trajets qu'il accueille sont de longueurs différentes, et donc seule une grande diversité des modes de transport semble être une solution.

Banlieue

Espace où la densité est faible, occupé par des pavillons, ou du moins organisé en zone résidentielle, l'enjeu ici est d'assurer un maillage des réseaux de transport et dans le cas des transports en commun une fréquence (En physique, la fréquence désigne en général la mesure du nombre de fois qu'un phénomène périodique se reproduit par...) suffisamment intéressante.

Dans cette zone, c'est en général la voiture qui s'impose historiquement en France. En effet, la nature des déplacements des habitants de banlieue sont leur travail, les courses, et les sorties (par ordre d'importance). D'après certaines études, ces parcours sont relativement longs et se font surtout de banlieue à banlieue (de l'ordre de un déplacement sur deux). Ces caractéristiques écartent la plupart des autres modes de transport: les Réseaux Express (Express est un langage informatique servant à spécificier formellement des données. Il a fait l'objet d'une normalisation (ISO 10303-11).) Régionaux cyclistes, ou Voies Cyclables rapides redonnent la possibilité vélo ou Vélo Assité; le réseau de transport en commun est souvent organisé par rapport à la ville-centre et est donc peu adapté aux relations inter-banlieue (la ville exerce tout de même une influence non négligeable sur sa banlieue, les transports en commun ne sont donc pas totalement absents et inadaptés à ces territoires). Toutes ces caractéristiques rendent donc dépendants de la voiture en banlieue. Elle est même désormais utilisée pour les moindres déplacements (achats locaux), même si elle ne paraît alors pas la solution la plus adaptée (en considérant notamment l'aspect énergétique).

Le fonctionnement des espaces ruraux sur lesquels la ville a un rayonnement (Le rayonnement, synonyme de radiation en physique, désigne le processus d'émission ou de transmission d'énergie impliquant une particule porteuse.) est le même, mis à part que la densité est trop faible pour organiser un réseau de transport en commun réellement intéressant (maillage et fréquences difficiles à tenir).

Thèmes importants

Stationnement

Le stationnement en ville est un sujet important concernant la gestion de l'espace urbain et des transports urbains. En effet, le stationnement sur voirie (La voirie désigne à la fois :), notamment celui des voitures, prend facilement une place proche de celle d'une voie de circulation (Une voie de circulation (communément nommée Taxiway dans le langage aéronautique) d'un aéroport ou d'un aérodrome est une voie délimitée et aménagée prévue pour que les avions...). De plus, diverses études montrent que si on propose un stationnement pour leur voiture pendant leur travail, l'utilisation de celle-ci est beaucoup plus importante (75% des gens choisissent alors la voiture contre 40% si pas de stationnement).

Ainsi, il apparaît aujourd'hui que cet espace urbain consommé peut être valorisé, en menant diverses politiques ayant pour but d'augmenter la rotation des véhicules stationnés, changer l'utilisation de l'espace (voie supplémentaire pour piétons, cyclistes, ou transports en commun permettant d'améliorer la mobilité), ou encore de limiter le stationnement aux riverains. Les moyens utilisés sont divers : construction de parkings souterrains, principalement à destination des riverains, développement de moyens de transport alternatifs, hausse du coût du stationnement, facturation augmentant avec la durée, zones bleues où le stationnement est limité dans le temps,...

On peut parler de "coût d'opportunité" de cet espace, c'est-à-dire plus simplement : Y a-t-il une manière d'occuper cet espace de façon plus bénéfique ? Il est alors évident qu'utiliser cet espace pour y laisser des voitures garées en permanence n'est pas très judicieux à moins qu'il soit vraiment rentable. L'occupation de cet espace dans un but social (terrasses de cafés, squares, ...) ou de circulation (pistes cyclables, trottoirs, voies pour voitures, ...) apparaît parfois plus cohérent avec la valeur de l'espace urbain.

Fluidité de circulation

C'est probablement LE plus gros problème qui se pose dans la gestion des transports urbains. Dans les villes anciennement soviétiques, comme Moscou (), Leningrad, où la culture (La Culture est une civilisation pan-galactique inventée par Iain M. Banks au travers de ses romans et nouvelles de science-fiction. Décrite avec beaucoup de précision et de détail, La...) fait que les transports en commun possèdent une grande place, la circulation est fluide (Un fluide est un milieu matériel parfaitement déformable. On regroupe sous cette appellation les gaz qui sont l'exemple des fluides compressibles,...), on voit seulement quelquefois des files d'autobus (Un autobus (ou bus), comme un autocar (ou car), est un véhicule automobile pour le transport en commun de voyageurs. Le mot bus et autobus vient d'Omnés Omnibus qui était le slogan du...) sur les grandes artères. Dans le reste du monde, il y a des problèmes de circulation, qui entraîne un temps de parcours plus aléatoire et plus long, surtout pour les véhicules de secours où l'intérêt de la vitesse est important. Plusieurs solutions existent, mais aucune n'est réellement miraculeuse.

La première, souvent privilégiée au cours du XXe siècle consiste à multiplier le nombre de voies attribuées aux voitures. Aujourd'hui, cette solution a montré ses inconvénients et ne semble plus (en France en tout cas) être la solution à privilégier, car les riverains en souffrent réellement, l'environnement urbain aussi, et c'est une solution coûteuse.

Trois solutions sont actuellement préférées. La première consiste à dévier les véhicules lourds, dangereux ou sans desserte locale sur une voie périphérique pour contourner la ville. Critiquée car elle ne fait que reporter ce trafic, généralement dans des zones rurales, elle a toutefois le mérite de ne pas surcharger le trafic intérieur à la ville.

La deuxième consiste à privilégier les transports en commun, notamment en leur réservant des couloirs bus et vélos, et des sites propres pour les tramways, auxquels on ajoute la priorité aux carrefours. Cette politique peut être efficace s'il y a un report d'automobilistes sur les infrastructures de transport collectif. A ces privilèges, on peut associer des tarifs préférentiels, des transports en commun davantage subventionnés.

La dernière solution s'applique particulièrement à l'hyper-centre des villes. Il s'agit de rendre des rues piétonnes, en faire sortir les modes motorisés pour changer le cadre de vie : « le but est de créer ou de recréer une ambiance urbaine de convivialité incitant à la flânerie, au lèche-vitrine,à l'arrêt sur les bancs ou aux terrasses des cafés. ». L'objectif est décrit également comme celui de faire ressembler ces rues et quartiers à ceux des souks des villes arabes, et d'utiliser pour créer cette ambiance le mobilier urbain (Le mobilier urbain est, selon une expression contemporaine, une notion englobant tous les objets qui sont installés dans l’espace public d’une...). L'inconvénient pointé pour cette stratégie (La stratégie - du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie « conduire » - est :) est la présence d'individus "non souhaités", mendiants ou musiciens de rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d'activité économique. Elle met en relation et structure les différents quartiers, s'inscrivant de ce fait dans un réseau de voies...), pourtant mieux respectés par le passé (Le passé est d'abord un concept lié au temps : il est constitué de l'ensemble des configurations successives du monde et s'oppose au futur sur une échelle des temps...). Un réel inconvénient est le climat. Dans les villes d'Amérique du Nord où il fait froid, dont New York, le choix a parfois été fait de proposer au rez-de-chaussée des gratte-ciel (Un gratte-ciel (calque de l'anglais skyscraper) est un immeuble de très grande hauteur. Il n'existe pas de définition officielle ni de hauteur minimale à partir de laquelle on pourrait qualifier un immeuble de gratte-ciel,...) des passages abrités, sortes de "rues couvertes". A Lyon, la Cité (La cité (latin civitas) est un mot désignant, dans l’Antiquité avant la création des États, un groupe d’hommes sédentarisés libres (pouvant avoir des esclaves), constituant une...) Internationale a été construite autour d'une voie piétonne abritée de la pluie (La pluie désigne généralement une précipitation d'eau à l'état liquide tombant de nuages vers le sol. Il s'agit d'un hydrométéore météorologique qui fait partie du cycle de l'eau. La...) (mais non chauffée et non totalement fermée de l'atmosphère), où le mobilier urbain est assez présent et dont le ton des façades est assez chaleureux (ocre), ce qui en fait un lieu de passage agréable.

Coût du transport

Le coût des transports est une notion très abstraite car on peut considérer celui-ci de plusieurs manières. On pense tout de suite aux coût financier pour le voyageur. Il correspond au prix de l'abonnement aux transports en commun, ou à celui de l'utilisation d'une voiture, d'un vélo,...

Il varie beaucoup selon le mode de transport utilisé. On peut considérer qu'il va d'un coût faible pour le vélo (correspondant au prix d'achat et d'entretien) à un coût de plusieurs centaines d'euros par an pour les transports en commun, voire de plusieurs milliers d'euros pour un automobiliste.

Mais le coût ne s'arrête pas là. Il y a un coût financier pour la communauté, consistant en celui des infrastructures de transport, de leur entretien et de leur fonctionnement. Par exemple, un réseau de transport en, commun est en général soumis à un plan de financement assez strict, on voit régulièrement des projets retardés par leur coût. En effet, dans le cas d'infrastructures lourdes (tramway, métro, train, autoroute), l'investissement est également lourd et atteint des centaines de millions d'euros voire des milliards d'euros.

Dans le cas des transports en commun, on doit aussi prendre en compte un coût d'exploitation relativement élevé. D'ailleurs, les transports en commun ne sont généralement pas rentables (cf § suivant). En ce qui concerne les véhicules particuliers et les piétons, la voirie a aussi un coût. L'entretien et l'investissement dans la voirie paraissant indispensable en milieu urbain, le coût n'est généralement pas un facteur de ralentissement (Le signal de ralentissement (de type SNCF) annonce une aiguille (ou plusieurs) en position déviée qui ne peut être franchie à la vitesse normale de la ligne.) trop important, particulièrement en matière de transport routier. D'autant plus que le coût de ces investissements est souvent réparti entre de nombreux acteurs (municipalité, agglomération, ... jusqu'à l'Union Européenne).

D'autres points de vue peuvent aider à définir le coût des transports. Le coût en temps par exemple. Les français passent en moyenne beaucoup de temps dans les transports. C'est aussi un aspect important. La fluidité de la circulation est d'ailleurs un des facteurs de ce coût en temps. Sa gestion (et donc la gestion de la voirie, des flux de circulation est très importante). Etant donné la qualité et la présence des réseaux routiers en ville aujourd'hui (des villes sont structurées par le réseau routier), il ne fait que peu de doute, hormis en cas d'embouteillages, que la voiture est très performante de ce côté-là. La remise en cause de sa suprématie de nos jours et le développement des transports en commun et des modes "doux" engendre le partage de la voirie avec ces autres acteurs et le développement de réseaux parallèles, parfois complémentaires, parfois concurrents, mais ces autres réseaux sont encore aujourd'hui bien moins développés que le réseau routier.

Le calcul de la vitesse généralisée incluant le temps du trajet et le temps du travail nécessaire à payer le véhicule est un nouveau mode d'évaluation.

On peut aussi parler d'un coût en santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.). En effet, l'activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) des transports génère un bruit et une pollution chimique non négligeables et donc il faut aussi s'occuper de notre santé lorsque l'on gère nos transports. Ici l'avantage est aux véhicules électriques (transports en commun hors métro), aux vélos, marche à pied, ... (d'autant plus que ces deux derniers entraînent l'entretien de sa forme physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et ancien, la physique désigne la connaissance de la nature ;...) et sont donc garants d'une bonne santé).

Rentabilité des transports en commun

Ce thème est un des plus posés par les transports en commun, notamment en milieu urbain. En effet, la rentabilité du point de vue économique est souvent considérée comme impossible ou très difficile à atteindre. De nombreux réseaux en sont la preuve.

Mais il semble que l'on puisse aborder davantage la viabilité d'un réseau, en le considérant de plusieurs points de vue, notamment par rapport au service qu'il apporte à chacun et à la communauté, en plus de la valeur en espace urbain.

Dans certains pays, notamment en Europe de l'Est et en Russie, le sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du...) de la viabilité est différent car on considère que l'absence d'un service de transports en commun serait vraiment pénalisant pour nombre d'individus. L'accès à ce service est très important. En France, on retrouve cet esprit dans les tarifs pratiqués. Ils sont en général assez éloignés (bien en deçà) du coût réel, même théorique, ce qui montre que les transports en commun reste un service mis à disposition de la société, et non un domaine motivé par la rentabilité économique. De plus, étant donné que l'organisateur de ces transports est généralement la communauté d'agglomération, c'est l'intérêt général qui doit primer, la valeur de l'espace urbain peut motiver le choix des transports en commun, pour soulager de gros axes. Le métro est particulièrement économe en espace urbain car souvent souterrain (Possible référence à New York).

Financement des Transports urbains

Multimodalité

Aujourd'hui, la multimodalité est une des principales évolutions du transport urbain. Ce terme cache un concept simple : l'utilisation de plusieurs moyens de transport pour effectuer un trajet. Ce concept a toujours existé mais n'était pas très développé. Le fait d'être automobiliste puis piéton (Un piéton est une personne se déplaçant à pied, en marchant ou en courant, par opposition à celui qui utilise un véhicule : il...) est très répandu, et dans une moindre mesure, automobiliste et passager d'un train.

Ce concept se développe car on bouge souvent dans des zones de différents types: certaines de faible densité de population, avec des routes reliant les villages, ce qui autorise une vitesse élevée et une précision dans la destination grâce à un réseau routier dense; certaines de densité de population faible avec des autoroutes ou des voies de chemin de fer (Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. C'est le métal de transition et le matériau ferromagnétique...) intercités (En France, Corail Intercités est la marque créée par la SNCF en mai 2006, pour désigner les rames Corail utilisées sur les lignes de moyennes...); certaines avec une densité de population moyenne, où le réseau routier est dense, important et la circulation relativement fluide, et où un réseau de transport en commun est présent mais peu dense (spatialement et temporellement); certaines avec une densité de population assez forte voire forte, où on a un réseau de transports en commun dense, de qualité, un réseau routier de qualité également mais où la circulation est peu fluide, un réseau accessible aux piétons et cyclistes. À cela il faut ajouter les aéroports, qui sont un point de départ vers les grosses agglomérations d'Europe et du monde, mais aussi vers les autres métropoles nationales. On obtient donc une multitude de réseaux qui se croisent, qui sont complémentaires.

Ainsi on voit qu'on ne peut se déplacer exclusivement en avion (Un avion, selon la définition officielle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), est un aéronef plus lourd que l'air, entraîné par un organe moteur (dans le cas d'un...). Il faut accéder à l'aéroport, via par exemple le réseau routier ou le réseau de transport en commun de la ville. De même pour les bateaux, et les trains. De plus, suivant les zones différents moyens de transport sont possibles et plus ou moins efficaces. On pense notamment aux centre-ville où déposer sa voiture dans un parking-relais (Un parking-relais (au Québec stationnement-incitatif) est un parc de stationnement pour automobiles, situé en périphérie d'une ville et destiné à inciter les...) pour choisir de continuer à pied, en vélo ou en transport en commun devient de plus en plus évident. Au final, on voit donc que tous les réseaux sont complémentaires et que l'on peut adopter une stratégie de combinaison (Une combinaison peut être :) des différents moyens de transport pour améliorer la vitesse de son trajet, l'adaptation à l'environnement ou encore la précision de son trajet. D'une manière plus concrète (La concrète est une pâte plus ou moins dure obtenue après extraction d’une matière première fraîche d’origine végétale (fleurs, feuille) par solvants...), on s'aperçoit que des politiques de multimodalité apparaissent dans les métropoles pour favoriser la maîtrise de l'environnement urbain. Alors qu'il a existé une période du tout-auto, on vient aujourd'hui à favoriser les transports en commun et les modes doux dans les centre-villes pour gagner de la place et de la fluidité dans la circulation.

Pollution

  • Pollution sonore : Elle consiste en tous les bruits émis par les acteurs urbains : on pense facilement aux voitures et autres véhicules, métro, avions, ... Elle est aussi due aux chantiers de construction, à la foule plus simplement, et en intérieur aux appareils électroniques, chauffages, climatisations, ordinateurs. En s'intéressant particulièrement à la pollution due aux transports, la réduire voire l'éliminer est évidemment un souhait des citadins, et aussi une réelle préoccupation de certains décideurs.
  • Pollution atmosphérique : c'est la principale préoccupation en matière de pollution aujourd'hui, car on la lie facilement aux gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de...) à effet de serre (L'effet de serre est un processus naturel qui, pour une absorption donnée d'énergie électromagnétique, provenant du Soleil (dans le cas des corps du système...) et au réchauffement climatique (Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire, ou réchauffement global, est un phénomène d'augmentation de la température moyenne des océans et de...), d'autant plus que cette pollution est aujourd'hui largement reconnue par tous. En effet, les transports sont émetteurs de gaz polluants, déchets de la réaction de combustion (La combustion est une réaction chimique exothermique d'oxydoréduction. Lorsque la combustion est vive, elle se traduit par une flamme voire une explosion.) du moteur qui sont relâchés dans la nature.

L'Information aux Voyageurs

L'information aux voyageurs semble prendre une part de plus en plus importante dans les transports. On le voit principalement dans les transports en commun car une bonne information des voyageurs permet à ceux-ci d'adapter leur trajet en cas de problème. On en voit aussi apparaître des panneaux d'information à diodes petit à petit sur les routes, depuis longtemps sur les autoroutes et périphériques. Ce type d'information devient une priorité pour de nombreuses Autorités Organisatrices. Elle se décline sous plusieurs manières: l'information sur un site Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le...), pour prévoir un trajet; l'information sur le réseau, au cours d'un déplacement. De plus en plus, les réseaux proposent un service d'annonce de perturbations par sms et les applications pour mobile naissent petit à petit. Il ne faut pas oublier les supports plus classiques, comme les plans ou la signalétique mise en place dans les stations ou aux arrêts.

Dans ce monde où l'information prend chaque jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son...) plus de valeur, ce genre d'informations est important. Et la non- ou malinformation est une des choses qui sont régulièrement reprochées aux réseaux en cas de perturbations (incident technique, grève, ...). L'enjeu est également présent dans le cas des déplacements multimodaux, de plus en plus fréquents. En effet, la synchronisation entre les différents modes est possible grâce à une bonne information aux voyageurs en amont (savoir si l'itinéraire est possible) puis pendant le trajet (quel chemin prendre pour rejoindre la correspondance (La correspondance est un échange de courrier généralement prolongé sur une longue période. Le terme désigne des échanges de courrier personnels plutôt qu'administratifs.), ...).

Place des Transports dans la ville

Les transports urbains, aujourd'hui, font partie intégrante de l'espace urbain, de manière parfois outrancière. La ville est une entité à la fois économique, résidentielle, c'est un environnement dans lequel une très large part de la population mondiale (La population mondiale désigne le nombre d'êtres humains vivant sur Terre à un instant donné. Elle est estimée à 6,793 milliards au 1er janvier 2010, alors qu'elle...) vit. Mais les différentes mutations de cet environnement, au cours de l'histoire, ont vu l'utilisation de l'espace urbain changer. Lors du XXe siècle particulièrement, la révolution des transports, devenus grâce à la voiture plus rapide, plus économique et plus faciles, ont engendré deux choses: d'une part l'espace urbain est largement consacré au mouvement, que ce soit à travers les autoroutes qui pénètrent la ville (Los Angeles, Tokyo, même Lyon), et en conséquence l'espace urbain consacré au statique (Le mot statique peut désigner ou qualifier ce qui est relatif à l'absence de mouvement. Il peut être employé comme :), les places, les bancs, etc diminue. D'autre part, la mobilité prend une place importante dans le temps. Les citadins et par extension ceux qui dépendent de la ville mais habitent en banlieue ou dans un espace plus rural, occupent un temps considérable à se déplacer. Ces derniers partagent leur vie entre la ville où ils travaillent, leur domicile, et leur voiture (ou train ou bus).

Au XXIe siècle, on voit apparaître la nouvelle notion de reconquête de l'espace urbain. On le voit en France lorsque les voitures perdent une partie de leur espace lors de la journée sans voitures, lors de Paris Plage (La géomorphologie définit une plage comme une « accumulation sur le bord de mer de matériaux d'une taille allant des sables fins aux blocs ». La plage ne se limite donc...) ou des rando à vélos ou rollers dans les grandes villes. On le voit lors des travaux d'aménagement de l'espace urbain, comme celui des berges du Rhône (Le Rhône est un fleuve d'Europe. Long de 812 kilomètres, il prend sa source, dans le glacier du Rhône, à Gletsch, en Suisse, à l'extrémité est du canton du Valais, dans les Alpes...) à Lyon, où les parkings, enterrés, offrent aux Lyonnais des espaces de vie publics. Ces espaces desquels la mobilité disparaît, et fait place au statisme, offrent une nouvelle vision de la ville, qui semblait avoir disparu il y a des années.

le Vélopartage, Velov à Lyon, un changement de mode de vie

Le Velov, pour la plupart des Lyonnais, est un mode de transport révolutionnaire. Pourquoi le Velov et pas le Velib, ni les premiers vélos de ce type? Parce que le Velov semble avoir suivi une recette particulièrement réussie. Tout d'abord, il est arrivé au début de l'été, dans une ville où la jeunesse et la modernité semble prendre le dessus. Il est arrivé dans une ville que l'on peut traverser de long en large en vélo en une bonne heure (L'heure est une unité de mesure  :) mais où les déplacements quotidiens ne dépassent pas la demi-heure, en vélo. Et puis son coût, à ses débuts, est très faible: à l'année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.), les 5 euros d'abonnement sont dérisoires. A la semaine, c'est plus élevé, puisqu'il faut débourser 1 euro. C'est approximativement le prix d'un ticket de TCL. D'où faire changer les habitudes de ceux qui n'ont pas de voiture. Le Velov est aussi présent 24 heures sur 24. Il prend donc le relais lorsque le réseau de transports en commun n'est plus là. Les jeunes Lyonnais qui rentraient avec le dernier métro n'ont plus d'excuse pour se coucher tôt. Les Velov pourront toujours les ramener. Et quel étudiant Lyonnais n'a pas encore tenté cette expérience?

La journée, le Velov est aussi partout. Vous venez de louper un tram qui ne repassera que dans 10 minutes ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. Cartographie géologique ; la minute de terrain est la carte originale, au crayon,...) et vous avez rendez-vous dans moins d'un quart d'heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il...)? Pas de problème, que ce soit des hommes en costume, des filles en jupe ou d'autres citadins anonymes, tout le monde prend un Velov pour traverser une partie de la ville. Et lors des grèves de bus, tramways? le Velov bat tous ses précédents records de notoriété.

Les Velov, dans le monde d'aujourd'hui, ont apporté une nouvelle manière de voyager, à la fois assez rapide, assez conviviale, assez aventureuse. En effet, pas de besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes...) d'équipement, pas d'encombrement, un voyage plus agréable car on profite du paysage (Étymologiquement, le paysage est l'agencement des traits, des caractères, des formes d'un espace limité, d'un « pays ». Portion de l'espace...) et de l'air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de...) libre, on va aussi vite qu'en tramway et plus vite qu'à pied, et enfin les Velov parfois crevés, ceux où la selle est trop basse ou trop haute, apporte un brin d'aventure, en plus de la circulation chaotique parmi voitures et piétons.

Suppléments d'information

Petite étude sur Lyon

Autre paramètre (Un paramètre est au sens large un élément d'information à prendre en compte pour prendre une décision ou pour effectuer un calcul.) de la structure d'une ville, les rapports avec sa banlieue, qui sont de différents ordres : résidentiels, industriels dans leurs fonctions, spatialement intégrés ou mis à l'écart de la ville.

En restant sur l'agglomération lyonnaise, on s'aperçoit que la ville-centre est très séparée de ses banlieues, par une politique très variée au cours de la deuxième moitié du dernier siècle. Tout d'abord la voie du tout-routier a été poursuivie jusqu'à une saturation : Lyon est un carrefour européen, la route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie brisée », c'est-à-dire creusée dans la roche, pour ouvrir le chemin.) encercle et traverse (Une traverse est un élément fondamental de la voie ferrée. C'est une pièce posée en travers de la voie, sous les rails, pour en maintenir l'écartement et l'inclinaison, et transmettre au ballast les charges des véhicules circulant sur les...) même la ville ; ensuite un redéploiement des transports en commun, avec principalement un réseau de métro, qui a été conçu pour mettre en relation et en valeur les centres de la ville (la Presqu'Ile, la Part-Dieu, Villeurbanne), mais qui a modelé la ville en deux morceaux : un hyper-centre rayonnant sur la ville, où chacun peut utiliser efficacement les transports en commun, très démocratisés ; et une banlieue qui commence à l'orée de la ville, voire un peu à l'intérieur (Perrache, Jean Macé, Cusset...) où le tout-routier règne, avec ses infrastructures gigantesques en béton (Le béton est un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats naturels (sable, gravillons) ou artificiels (granulats légers)...) des années 70, et qui incite à ne pas mettre le nez (Le nez (du latin nasus) est chez l'homme la saillie médiane du visage située au-dessus de la lèvre supérieure et qui, en le...) dehors avant d'arriver à destination. Même les bus, esclaves du trafic routier (La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route.) saturé, semblent faire la navette entre l'hyper-centre et le centre des villes de banlieue, prenant son apnée (L'apnée désigne l'arrêt de la ventilation (du grec pnein, respirer, et le préfixe privatif a-). On parle aussi d'arrêt...) pendant le franchissement de la frontière (Une frontière est une ligne imaginaire séparant deux territoires, en particulier deux États souverains. Le rôle que joue une frontière peut fortement...) ville/banlieue. Tout l'enjeu des transports en commun aujourd'hui réside dans l'extension du réseau, qui suit d'ailleurs cette même façon de voir les choses : le tramway LEA est une ligne à grande vitesse (Une ligne à grande vitesse, ou LGV, est une ligne ferroviaire construite spécialement pour permettre la circulation de trains à grande vitesse (initialement au-dessus de 200 km/h, aujourd'hui à partir de 250 km/h). La première ligne de ce...), qui poursuit cet effet tunnel (L'effet tunnel désigne la propriété que possède un objet quantique de franchir une barrière de potentiel, franchissement impossible selon la mécanique classique si...) entre le centre de la Part-Dieu et la banlieue résidentielle, les futures lignes Cristalis (L'Irisbus Cristalis est un trolleybus qui repose sur la base du Civis.) qui semblent desservir soit la Cité Internationale, point d'importance excentré, soit le centre des banlieues de Caluire, Cuire.

Gestion

Outils

Loi SRU

La loi sur la Solidarité et le Renouvellement Urbains du 13 décembre 2000 a pour but de lier la gestion de l'urbanisme (L’urbanisme est à la fois un champ disciplinaire et un champ professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et l'organisation de la ville et de ses territoires. Les personnes qui...) à celle des déplacements et d'une manière générale dans une optique (L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière, du rayonnement électromagnétique et de ses relations avec la vision.) de développement durable (Le développement durable (traduction de Sustainable development) est une nouvelle conception de l'intérêt public, appliquée à la croissance...).

PDU, et autres plans d'organisation (Une organisation est) des transports

Le PDU est un outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la simplification des actions entreprises, par une plus grande...) de planification (La planification est la programmation d'actions et d'opérations à mener) qui, bien utilisé, permet de recenser les besoins d'une agglomération (ou d'un espace urbain) et d'en déduire un développement ambitieux des moyens de transport dans l'agglomération.

Influencé par la loi SRU depuis 2000, il suit ses objectifs et doit notamment permettre de mettre en place une diversité des modes de transport en milieu urbain et une gestion valorisant l'espace urbain.

Etude et Connaissance des flux de déplacements

En marge des PDU et autres plans des transports urbains, de nombreuses informations sur les déplacements sont utiles à la gestion des transports urbains. Pour les collecter, on utilise divers outils :

  • des câbles enregistreurs tendus en travers de la chaussée, qui sont peu précis ne faisant pas de distinction entre différents modes de transport, mais qui donne des informations sur la fréquentation d'un axe.
  • des enquêtes réalisées ponctuellement, qui donnent des informations riches et précises mais qui coûtent cher.
  • enfin dans les transports en commun, la validation à l'entrée d'un bus/métro donne des informations faciles d'accès, assez précises. De plus, on connaît ainsi par véhicule la fréquentation (les composteurs se situent souvent dans les véhicules).

Transports Publics

L'Autorité Organisatrice (AO) des transports publics urbains (l'institution qui s'en occupe) est généralement une communauté de communes constituant une agglomération (La Métro à Grenoble, le Grand Lyon,...). A part dans de rares cas (la RTM (RTM est un sigle qui peut désigner :) à Marseille, ...), l'exploitation de ces transports (en commun généralement) est externalisée, confiée à une entreprise privée. Les principales entreprises concernées sont en France Véolia Transport, Kéolis (filiale de la SNCF) et Transdev-RATP.

La gestion des transports publics, par l'AO, consiste principalement à établir les horaires/itinéraires des lignes du réseau de transport en commun, à gérer le matériel roulant, à s'occuper de la construction d'ouvrages sur le réseau, à son extension, ... L'AO établit régulièrement le Plan de déplacements urbains pour déterminer sa politique générale.

La problématique apportée par les Autorités Organisatrices (AO) est la suivante : elles sont multiples, à l'échelle de l'aire urbaine, et entraînent parfois un réseau déséquilibré : Lyon et le Rhône pâtit de cette gestion décentralisée, essayant aujourd'hui de relever le niveau ; au contraire l'Île-de-France s'en sort plutôt bien avec la multitude de réseaux et d'interlocuteurs à gérer (RATP, SNCF (La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) est l'une des principales entreprises publiques françaises. Elle exerce une double activité :), Réseau Optile).

Par continent (Le mot continent vient du latin continere pour « tenir ensemble », ou continens terra, les « terres continues ». Au sens propre, ce terme désigne une vaste étendue continue de...)

D'une manière générale, dans chaque continent, on retrouve des tendances propres en matière de transports urbains.

En Europe, la voiture est très présente mais cohabite avec un réseau de transports en commun ; les plus grosses agglomérations ont développé un réseau de métro, tramway et/ou train. Le vélo est également utilisé, de manière moyennement importante.

En Europe de l'Est, les trolleybus sont assez présents, et d'une manière générale les réseaux de transports en commun sont couramment fréquentés.

En Amérique du Nord, la voiture possède une plus grande place, sauf peut-être à New York, dans le centre-ville, ou les taxis et le métro entretiennent leur suprématie partagée.

En Asie, les deux-roues sont omniprésents, même si la voiture arrive petit à petit à prendre leur place, un réseau de bus voire de métro existe également.

Expériences

Les transports urbains comportent de nombreuses différences suivant les villes. Au-delà de tous les aspects évoqués plus haut, de nombreuses expériences influencées par le passé des villes, la culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :) de ces différents pays font de ce thème (les Transports Urbains) une chose qui s'adapte sans que l'on puisse en tirer des théories, mais que l'on peut rassembler en expériences enrichissantes.

Le péage urbain de Londres (Le péage urbain de Londres est un péage routier, c'est-à-dire un droit de circulation frappant certaines catégories de véhicules automobiles qui entrent dans le centre-ville de Londres. Londres n'a...)

Londres (Londres (en anglais : London - /?l?nd?n/) est la capitale ainsi que la plus grande ville d'Angleterre et du Royaume-Uni. Fondée il y a plus de 2 000 ans par les Romains, la ville est aujourd'hui devenue un centre culturel, commercial et...) a mis en place un système visant à limiter le nombre de voitures en centre-ville.

Les Bus de Curitiba (Brésil)

La ville brésilienne a développé depuis quelques décennies une politique de planification urbaine en alliant urbanisme et politique de transport. Les principes de cette planification sont une structure de la ville optimisée pour la mobilité. Cinq grands axes représentent les axes d'urbanisation et de mobilité les plus importants, le long desquels circulent des bus à haut niveau de service en site propre et le long desquels les immeubles sont plus hauts. Plus on s'éloigne de ces axes, moins la densité urbaine et démographique est importante. La ville a de nombreux atouts pour avoir réussi cela. Tout d'abord, une grande part de la population utilise les transports en commun, ce qui facilite leur haut niveau de service (plus les gens s'en servent (Servent est la contraction du mot serveur et client.), plus le réseau peut être dense). De plus, la ville a mis en place cette planification car elle subissait une forte croissance à l'époque, ce qui est propice pour construire un système. Les avantages de ce système sont surtout le coût raisonnable du réseau (pas de réseau lourd de métro ou de tramway) et la qualité du réseau (rapide, dense, ...). Enfin, l'une des particularités de ce réseau est la présence de tubes de station. Les stations de ces trolleybus étaient en forme de tube, avec une porte pour y accéder en payant son entrée sur le réseau (limitation de la fraude) puis des portes pour maîtriser la circulation des voyageurs. Mais surtout, le tube contenait divers services (échoppes, téléphone (Le téléphone est un système de communication, initialement conçu pour transmettre la voix humaine.) public), et était abrité et sûr. Il vaut mieux aller voir l'article de Wikipedia dédié: Curitiba

Un réseau de métro dense : Paris

La capitale (Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans...) est notamment caractérisée par son métro, efficace : on peut aller d'un point à l'autre en deux correspondances de métro. Le réseau d'un des premiers "Métropolitain" est l'un des plus denses du monde.

Un réseau d'Amérique du Nord : la voiture, reine de la ville

Regard sur Los Angeles (Los Angeles est une ville des États-Unis située au sud de la Californie, sur la côte pacifique. Les Américains l'appellent souvent par son diminutif L.A. prononcé « él...), où il n'y a pas de centre-ville mais des quartiers assez éloignés, où l'espace est sans limite, renforçant la place de la voiture.

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